Laïcité : il n’y a jamais eu de société sans religion

Publié le 1 janvier 2017 - par - 41 commentaires - 2 044 vues
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Notre serveur s’appelle «Riposte laïque». Ne serait-il pas utile de réfléchir un peu sur la question de savoir quel sens donnons-nous à ce mot ?
Dans le petit Larousse, l’on trouve la définition suivante : «laïcité n.f. Caractère laïque. Système qui exclut les Églises de l’exercice du pouvoir politique ou administratif, et notamment de l’organisation de l’enseignement».

La laïcité n’est donc pas synonyme de l’athéisme militant. Et l’on peut se demander si l’actuelle faiblesse des Occidentaux, face à l’invasion musulmane, n’est pas due avant tout au fait que la plupart d’entre nous ne croient plus à rien.
Henri Bergson disait : «On trouve dans le passé, on trouverait même aujourd’hui, des sociétés humaines qui n’ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais il n’y a jamais eu de société sans religion».
Le rabbin Avraham Ytshaq Hacohen Kook a écrit : «La disposition pour la vocation religieuse se trouve dans les cœurs de tout le genre humain. Elle donne naissance à des religions et à des croyances variées». Dans ses commentaires des textes du rav Kook, Benjamin Gross ajoute : «Il arrive cependant que le lien social s’étant affirmé sur un fondement matériel solide, une économie florissante, le groupe s’imagine pouvoir assurer sa persistance sur cette seule base, sans avoir recours à l’idée divine. Il se coupe ainsi de sa source qui avait assuré sa vitalité et se condamne à un affaiblissement progressif».

L’on sait que la nature a l’horreur du vide. Les sociétés occidentales contemporaines souffrent de la dislocation de la religion, de la nation, de la famille. Ces phénomènes sont interconnectés. L’enfant s’identifie d’abord avant tout à ses parents. Traditionnellement, à côté de son père terrestre – la cause immédiate de son être – il apprenait à vénérer aussi son père céleste, la cause première de son être. Et à côté de sa famille nucléaire, il s’identifiait aussi à sa famille élargie : le clan, la tribu, la nation.

L’affaiblissement, pour ne pas dire la disparition de tout cela, conduit à la solitude. Celle-ci cause une souffrance que même le plus grand bien-être matériel ne peut pas compenser.
Bien sûr, beaucoup d’entrepreneurs et d’hommes d’affaires subordonnent tout à leur âpreté au gain. Mais, tant que le nationalisme servait à écarter les concurrents étrangers, à leur assurer des marchés protégés, ainsi que des matières premières, ils étaient de bons patriotes. Avec la globalisation, ils sont devenus hostiles à toute identité nationale ou religieuse. Car ces identités peuvent être des obstacles à la libre circulation des marchandises, des capitaux et de la main d’oeuvre, qui leur assure les plus grands bénéfices.

Et puis, tant qu’ils redoutaient le triomphe du communisme, ils pouvaient quand même percevoir ces identités comme des contrepoids utiles. Maintenant que le communisme s’est effondré, ce n’est plus le cas.
Quant aux chefs des partis et des mouvements de gauche et d’extrême gauche, ils se rendent bien compte que les travailleurs européens se sont depuis longtemps détournés d’eux. Ils espèrent se mettre à la tête des immigrés et accéder au pouvoir par leur intermédiaire. Ils continuent donc à être hostiles aux identités nationales et religieuse des populations locales, tout en favorisant des identités étrangères, avant tout l’identité des immigrés musulmans.

Je pense que la soif du gain des uns et la soif du pouvoir des autres sont perverses. Le besoin d’une identité est un besoin naturel. L’être humain ne peut pas être heureux, s’il n’a ni famille, ni patrie. J’ai été assez longtemps seul et apatride, pour le savoir.
Je pense qu’il ne peut non plus être heureux, s’il n’a aucune religion. Le mot religion vient du verbe relier. La religion est ce que relie l’individu au grand tout, à la cause première de son être.

Pour ce qui me concerne, quand l’on me demande, si je suis croyant, j’ai la tendance à répondre que je me définirais plutôt comme «espérant». J’espère que ma vie a un sens. J’espère que la beauté que nous pouvons voir dans la nature, l’harmonie que nous pouvons observer dans l’univers, ne sont pas dues seulement à des forces aveugles, à des hasards et des coïncidences.

Et la laïcité ? Bien sûr, il faut défendre la liberté de conscience. Qui souhaiterait revivre les bûchers de la Sainte inquisition, ou la nuit de la sainte Barthélémy ?
Mais n’oublions pas que notre conception de la laïcité, de la séparation des pouvoirs temporel et spirituel, a pour origine la fameuse phrase de Jésus : «Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu». L’islam ne connaît rien de tel. La religion y est inséparable d’une pensée et d’un projet politiques.

Bien sûr, il faut «défendre la liberté contre les ennemis de la liberté», comme disait Saint Just. Qui sont ces ennemis ? Pour trouver la réponse, il suffit de se rappeler que le vingtième siècle fut marqué d’abord par le génocide des Arméniens, commis par le califat ottoman, il y a tout juste un siècle, puis par les génocides nazis et communistes.
L’on peut se poser la question de savoir si ces horreurs n’étaient pas liées au fait que les peuples d’Europe avaient pris trop de distance par rapport à leur héritage spirituel, leur héritage biblique.

Dans l’article que «Riposte laïque» a bien voulu me publier le 16 novembre 2016, je parle un peu de ma modeste personne. Venu en France en 1965, j’avais d’abord beaucoup de mal à comprendre les Français. J’avais le sentiment qu’ils avaient tout et qu’ils ne l’appréciaient pas. Autour de moi, tout le monde contestait.

D’ailleurs, si la France m’a accordé l’asile que m’avait refusé l’Autriche, puis la Belgique, j’apprenais qu’elle comptait aussi, à l’époque, de nombreux prisonniers politiques. Non pas des communistes, ni des islamistes, mais des patriotes, partisans de l’Algérie française. Par exemple, le général Raoul Salan, qui avait combattu les nazis pendant la deuxième guerre mondiale et les communistes pendant la guerre d’Indochine.
J’ai aussi appris que Jacques Soustelle, qui s’était opposé aux accords de Munich et a été ensuite Commissaire à l’information de la France libre, était alors exilé. Entre autres, en Israël. On m’a dit que ce descendant des huguenots était ami personnel de Menahem Begin, à l’époque chef de l’opposition de droite dans l’Etat juif.

Autour de moi, l’on disait de tous ces prisonniers et exilés, que «ce sont des fascistes». Dans mon esprit, les juifs et le fascisme, ça n’allait pas ensemble. Mais progressivement, je me suis habitué à l’idée que pour la gauche et ceux qui se laissent manipuler par elle, tous ceux qui ne leur plaisent pas sont des fascistes.

J’ai déjà écrit dans mon article du 16 novembre que mes camarades de faculté gauchistes ne daignaient pas discuter avec moi, du moment que je ne partageais pas leur admiration de Ho Chi Minh, de Fidel Castro et de Mao Tsé Toung. Mais mes condisciples catholiques ne voulaient pas trop m’écouter non plus. Ils me disaient qu’ils s’entendaient bien avec les communistes. Apparemment, ils voulaient surtout que l’on oublie que leurs parents avaient été pétainistes.

Je crois que l’actuel déclin moral est un peu la suite de tout cela. Mes condisciples maoïstes ou trotskystes sont devenus des dignitaires du parti socialiste au pouvoir. Et mes anciens condisciples catholiques sont des actuels « chrétiens de gauche » qui cirent les chaussures des islamistes souvent encore avec plus de zèle que les marxistes.

L’on sait que la «théologie de libération» s’est développée en Amérique latine, mais aussi en Afrique du Sud et parmi les Palestiniens. Ceux-ci, au nom de l’antisionisme, coopèrent avec les islamistes très activement.

En 1983, j’ai séjourné en Amérique centrale, dans le cadre de mes activités anticommunistes. Outre nos contacts avec les « contras » qui combattaient le régime de Nicaragua, nous écoutions aussi des conférences. Je me souviens que l’on nous disait que l’Église catholique est aujourd’hui très divisée. De notre côté sont notamment des gens de l’Opus Dei. Par contre, beaucoup de jésuites sont proches de «la théologie de la libération». L’on sait que l’actuel pape François est un ancien jésuite.

Malgré tout le terrain qu’elle a perdu, l’Église catholique demeure toujours une très grande puissance. Rien ne serait plus catastrophique que si elle penchait complètement en faveur des ennemis de notre civilisation.
Si le monde libre a gagné la Troisième guerre mondiale, la guerre froide, le catholicisme, et concrètement le pape Jean-Paul II, y ont beaucoup contribué.

Je viens de lire un ouvrage sur le mouvement sus-mentionné «Opus Dei». Il fut fondé en 1928 par un prêtre espagnol Josemaría Escrivá de Balaguer (1902-1975). Celui-ci a souffert de la part de l’extrême gauche, comme c’était aussi le cas de Pie XII et, plus tard, de Jean-Paul II .
Le pape polonais a ensuite assuré la béatification de Josemaría Escrivá de Balaguer en 1992 et sa canonisation en 2002. De son côté, Mgr Jean-Marie Aaron Lustiger, l’archevêque de Paris, prononça en 1992 une homélie très favorable à la béatification du prélat espagnol.
Pendant la guerre civile en Espagne, celui-ci a dû fuir la zone républicaine et a réussi à gagner la zone contrôlée par le général Franco.

Après la guerre civile, en Espagne, le national-catholicisme devint une sorte d’idéologie officielle. Sa doctrine reposait sur l’unité entre la foi religieuse catholique et l’identité nationale : un bon Espagnol est un bon catholique.

Est-ce qu’une telle vision des choses s’accorde vraiment avec le génie du christianisme ? Déjà le mot catholique signifie universel, universaliste. Peut-être que l’orthodoxie russe peut davantage réaliser une unité entre la foi chrétienne et le nationalisme. Ce n’est probablement pas un hasard, si tant d’Occidentaux conservateurs aujourd’hui sympathisent avec la Russie de Poutine.
Le président russe vient de déclarer le deuil national pour le 26 décembre 2016, pour commémorer les 91 victimes de la chute de l’avion qui transportait les membres de la chorale Alexandrov de Moscou en Syrie. Ils devaient chanter dans la ville d’Alep, reconquise par l’armée régulière. L’on sait que la Russie pleure actuellement aussi la disparition de son ambassadeur en Turquie, Andréï Karlov, assassiné par un islamiste, membre de la police turque.

Je dirais que si un bon orthodoxe peut devenir bon nationaliste russe, un bon juif peut encore plus facilement devenir bon nationaliste israélien. Comme l’écrivait Benjamin Gross : «À un moment où la tendance générale est à l’effacement des frontières entre les nations et les États, l’État d’Israël lutte désespérément pour l’établissement de frontières sûres et reconnues».
Mais est-ce qu’un bon catholique peut devenir facilement bon nationaliste français. Ne doit-il plutôt choisir entre les deux ?

C’est un fait que si Moscou se voulait traditionnellement la troisième Rome (après la Rome en Italie et Constantinople), en France, depuis 1789, l’idée de nation et de patrie était longtemps plutôt de gauche. Jean Jaurès écrivait : «Un peu d’internationalisme éloigne de la nation, beaucoup en rapproche».
Dans le «Livre d’or de la patrie» qui, sous la Troisième république formait les enfants des écoles laïques, Jacques Crozot écrivait : «Depuis l’exemple héroïque et sublime de notre immortelle Jeanne d’Arc – la sainte de la Patrie avant celle de l’Église – le sentiment patriotique n’a fait que se développer avec le temps, et, quoi qu’on dise et qu’on fasse, il fleurit vivace encore dans l’âme populaire de notre vieille France….N’est-ce pas cet amour sacré de la patrie qui a inspiré et magnifie à nos yeux les actions des Jeanne d’Arc, des Bayard, des Hoche, des Marceau, des Carnot et des Chanzy ?… Il faut reconnaître, en un mot, que le sentiment patriotique, loin d’être, comme on le croit trop communément, l’antithèse du sentiment de fraternité universelle, en est, au contraire, le corollaire obligé, et prépare le jour béni- mais combien lointain encore ! – où toutes les nations sympathiseront et où tous les hommes communieront enfin dans un même sentiment d’amour, de justice et de solidarité».

Mais qu’est-ce cet idéal, sinon un écho des propos des prophètes bibliques. Concrètement, du prophète Isaïe, nous annonçant que « …alors de leurs glaives ils forgeront des socs de charrue et de leurs lances des serpettes. Un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple, et on n’apprendra plus l’art des combats».

Et puis, Jacques Crozot écrivait «toutes les nations sympathiseront». Il n’écrivait pas qu’elles se fonderont dans un magma. C’est la grande différence entre ce qu’était l’idéologie de la Troisième république et l’idéologie de nos maîtres actuelles.

C’est contre ces maîtres-là, des socialistes, des communistes, des écologistes, au service du grand capital multinational, que doivent se dresser tous ceux qui ne veulent pas assister à la disparition de leur identité, de leur culture, de leur civilisation.

Se dresser tous ensemble, qu’ils soient croyants ou non, qu’ils se sentent de gauche ou de droite. Et aux prochaines élections voter pour ceux qui ont le courage de dire que la gigantesque explosion démographique dans le tiers-monde porte avec elle la perspective de graves conflits, auxquels il faut se préparer dès maintenant. Et que l’islam, prônant le devoir religieux de conduire la guerre sainte, jusqu’à ce que l’humanité toute entière se soumette au pouvoir du califat musulman, représente un idéal, capable de mobiliser les masses des futures conquérants.

Dr Martin JANECEK

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41 réponses à “Laïcité : il n’y a jamais eu de société sans religion”

  1. eozen dit :

    il n’est jamais trop tard pour bien faire!!!

  2. Lyhns dit :

    J’aime votre définition « d’espérant » et je n’y répondre en quelques phrases. Je suis athée car pour moi les religions ont plus divisé les hommes qu’elles les ont unis! Je crois en l’humanité, mais je sais que de tout temps l’homme à toujours eu besoin d’un pourvoir spirituel et temporel. Il y eu d’abord le grand guerrier et le sorcier où chaman, puis les divinités plus abstraites. Car plus l’homme avançait dans ces découverte plus les simples divinités ne pouvait répondre à la seul et véritable question que se pose l’homme: Qui suis je? Quelle est m place dans l’univers ? Qu’est ce qui rayonne en moi et me donne les pensées, les rêves et que vais je devenir après la mort? Est ce que tout ce qui me constitue va-t-il disparaître avec moi?

  3. Lyhns dit :

    L’autre grande question qu’est que l’univers, comment a-t-il était créé. Pour moi la religion a été créé par de grands philosophes pour expliquer ce que l’homme ne pouvais comprendre. Il ne faut pas oublier que les religions se sont créées au fils des siècles et sont constituées d’un mélange d’anciennes croyances et de philosophie. Le judaïsme mère des 3 autres religions fut elle-même créée à partir d’autres religions et de philosophie par des sages et contre les tyrannies et légalité des hommes. Le christianisme est né au temps des Zélotes qui se révoltaient contre l’envahisseur romains voulant mettre leur divinité dans le temple sacré.

  4. Lyhns dit :

    Le judaïsme comme le christianisme sont nés de la révolte contre la tyrannie, dans un esprit humanisme. Mais chacune représentait le pouvoir spirituelle et non temporelle. elles représentaient l’espoir, la paix, la délivrance, la liberté, l’égalité et la fraternité. Les pouvoirs étaient bien séparés. Ce n’est que quand les hommes se sont servi de la religion pour leur avidité que la religion s’est détourné de ses dogmes et à engendré les plus grands massacres et génocides.

  5. Lyhns dit :

    N’oublions pas que les nazis voulaient créer une religion et Himmler se mis en quête de construire cette religion en partant de recherches archéologiques pour appuyer le nazisme sur une religion ! Recherches d’ailleurs qui n’aboutir sur rien ! Mais toutes les grandes cérémonies Nazi n’étaient pas simplement conçues pour hypnotiser les foules mais pour les amener vers une religion Nazi. Les nazi était aussi contre le christianisme met ne pouvait le combattre sans que le peuple allemand se retourne contre lui ! c’est pourquoi il commença par détruire les racines du christianisme :le judaïsme !

  6. Lyhns dit :

    Hitler fut un grand admiratif de l’islam car il comprit que dans l’islam il n’y avait aucune séparation du temporel et su spirituel puisque dans le coran tout est dicté par la voix d’Allah et qu’il n y a aucun humanisme car il ne par le de détruire et d’anéantir tout ce qui n’est pas musulman. Voila pourquoi nous devons combattre l’islam. L’homme aura toujours besoin de croire, cela est un échappatoire. Notre société a perdu tout ses idéaux remplacer par le consumérisme.

  7. Lyhns dit :

    Chacun s’identifie par apport à l’autre. Il recherche continuellement sa place dans la société. Le marketing a su jouer de se besoin en créant des icônes, des marques qui permettent de soit disant se différencier ou d’affirmer sa caste ! Nous sommes revenus au temps les plus primaires de notre humanité alors que la science n’a jamais autant été aussi avancée !

  8. Lyhns dit :

    Oui l’homme a besoin de repères. Le mot foyer remontant au temps les plus primitifs le feu où se réunissait le clan pour se réchauffer manger se protéger et aujourd’hui bien démanteler. Car si la mondialisation a des cotés positifs de rapprocher les hommes ! Elle rend les hommes nomades a la recherche constante d’un travail pour survivre !Attali dans son livre : « s Dans une brève histoire de l’avenir » ,l’avait depuis longtemps prédit. Peut être est venu le temps du grand bon où le foyer serait notre terre, car la terre n’appartient pas à l’homme, mais l’homme appartient à la terre !Comme il est dit dans la bible de poussière tu es né, poussière tu redeviendras ! Faut il le craindre ?

  9. Lyhns dit :

    Je pense que notre seul combat doit être celui de la liberté, égalité, la fraternité et la laïcité ! Ce qui est en somme écrit dans la bible hébraïque e chrétienne !Car le « peuple élu » n’a pas été élu car il était au dessus des autres mais car il devais conserver la foi en l’humanité malgré toutes les persécutions. Et depuis 5000 ans il n a pas failli. Le christianisme fait parti du peuple élu même si il y a eu chiisme car le message est le même comme il y a eu entre catholicisme et le protestantisme!Sans oublier les différences entre les chrétiens d’orient et les orthodox. C’est pourquoi je n’ai jamais compris l’antisémitisme des chrétiens.ainsi que leurs guerres de religion ! Car le message est le même !

  10. Lyhns dit :

    La différence avec l’islam est que le judaïsme et le christianisme sont des religions de paix est d’humanisme. Les paroles évoqués dans leurs textes sont des paroles de paix et d’amour. De plus chacune d’elle laisse le libre arbitre afin d’étudier les textes en profondeurs et de se poser des questions faces à leur interprétation. Ce sont des textes de lumières qui avec les philosophes ont amené à la démocratie.

  11. Lyhns dit :

    L’islam est un diktat qui ne laisse aucune place au libre arbitre ! Son premier message n’est pas l’amour et la paix mais la guerre de conquête et l’anéantissement des mécréants des juifs te des chrétiens en premiers car ils sont les premiers hommes du livre ! Voila pourquoi l’islam doit disparaître car comme le nazisme il est un cancer pour l’humanité!Car il n’y a pas de musulmans radicaux, islamistes, ils ne sont que des musulmans qui obéissent aux lois du Coran!En revanche il y a des musulmans qui se détournent du Coran voyant la criminalité et le racisme de ce texte !

  12. BOUDRY dit :

    l’homme ne maitrise pas sa destinée,il l’a subie puisqu’il n’est que de passage.
    il est régit par deux principaux instinct,celui de sa survie,et celui de se reproduire.
    il ne lui est pas utile pour évoluer de se fabriquer une religion,mais par contre s’il en a choisi une,ce n’est pas dramatique si ça l’aide a vivre sans pour autant l’imposer aux autres…..et c’est bien là la difficulté.
    les 3 commentaires de monsieur WELL en bas de page,malgré qu’ils soient mal compris,sont fort intéressant parce que la réflexion motivante sort des rails du commun !

  13. ROB dit :

    C’est sans «sur moi» qu’il n’y a jamais eu de société. Jusqu’ici, les «sur moi» ont été des religions, des modes de jugements ou des idéologies qui ont fait leur cycle mais n’ont jamais été universels. La libre pensée et le libre arbitre apporteront-t-ils davantage aux hommes ???

  14. patito dit :

    Notre société fonctionnait très bien sans religion ou du moins avec le religion catholique qui ne concernait que ceux qui ont la FOI ; les autres , comme moi , se contentant de se poser des questions mais sans tirer à la AK 47 sur les croyants.
    On aurait pu continuer à vivre en paix dans une société laïque mais depuis une bonne vingtaine d’année c’est devenu impossible car on a laissé piétiner le concept de laicité par une secte à visée dominatrice.

    • eozen dit :

      ….depuis que la laïcité à neutraliser le christianisme après des siècles de combat!!!! ce que malheureusement elle n’arrive pas à faire avec l’islam? Sinon le catholicisme n’était pas mieux.
      Par ailleurs, les catholiques aident les musulmans, bien qu’ils les assassinent partout dans le monde!

  15. Rudolph dit :

    N’oublions jamais que la laïcité est un pur produit chrétien, et que toute tentative d’un retour au sacré, c’est à dire au sacrificiel, est l’œuvre de sectes; la plus organisée est l’islam.Le combat pour la liberté continue, il ne sera pas remporté par le rétablissement d’anciennes liturgies, mais par un compte-rendu historique de ce qui s’est déroulé; ainsi, cet étrange incident sur le Golgotha : en 33 de notre ère: Jésus sur la croix: Suicide, accident ? Étant données les circonstances du drame, on pencherait davantage pour un crime, un lynchage, plus précisément; Le Christ, Dieu du lynchage raté ? Eh oui, ça ne marchera plus désormais; on ne se refera plus une santé sur le dos des autres, suffit d’observer les efforts dérisoires des antisémites !Antisionistes.

  16. Paganel dit :

    Le confucianisme existe depuis 2500 ans, la Chine aussi, et on ne peut pas dire que le confucianisme soit une religion. Plutôt une philosophie de vie dans un grand empire.

    Idem pour le bouddhisme dont seule une branche a au fil du temps dégénéré en religion.

    L’idée d’un Dieu ou d’une vie post-mortem ne semblent donc pas a priori indispendables à une société, et nous en avons ici deux exemples éblouissants

  17. Ivan Greindl dit :

    Bel article, M. Janecek, — un peu longuet peut-être, mais débordant d’idées intéressantes. Merci pour ça.
    SI personnellement je partage votre concept d’ « espérant », il me semble plus ardu d’associer aussi intimement les notions d’identité et de religion. Certes, la plupart des sociétés se sont inventé des « religions », — ou plutôt des référents aux pouvoirs plus étendus que les leurs.
    En effet, par un besoin génétique d’être rassuré, l’Homme s’est toujours cherché un ou des « Êtres Supérieurs », dont il espérait une influence bénéfique sur son destin.
    Ces croyances suffisent-elles à le *définir*, à caractériser son identité propre ??
    Quels arguments cohérents, imparables, pourraient appuyer cette idée ?…
    Ils seraient reçus avec intérêt et reconnaissance.

  18. Jean-Louis dit :

    Autrefois, les temps étaient durs pour l’immense majorité des personnes, beaucoup plus que ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui. Le seul élément où les gens pouvaient se raccrocher était la religion et par conséquent Dieu. Ces derniers temps, le confort, la progression de la consommation et les avancées sociales ont donné le sentiment que l’on pouvait se passer (a tort ou à raison) de Dieu.
    Mais la nature a horreur du vide : 4,5% de chrétiens pratiquants, 41% de musulmans croyants et pratiquants. Comme les musulmans tiennent à leur religion comme à la prunelle de leurs yeux, ils la défendent avec une farouche détermination en n’hésitant même pas à tuer. Et comme les les chrétiens et les athées français n’ont plus aucune détermination, vous avez tout de suite compris qui va l’emporter.

  19. OCTAVE DE MEQUERVILL dit :

    la laïcité est un concept francais , né en France , un régime d’état et de la société qui s’inspire de la civilisation européenne , helléno-chrétienne et de la mentalité aryenne . La laïcité ne concerne ni l’Islam ( qui la combat d’ailleurs et extermine les laïcs sur les territoires qu’il domine ) ni les autres religions . En termes plus clairs et plus simples : la Laïcité c’est une affaire entre les francais gaulois européens dans leur pays qui participe à leurs libertés individuelles et collectives . La laïcité ne veut jamais dire le remplamecement de la population française par des populations étrangères extra europeens ni le remplacement du Christianisme religion histotqiue de la France , sa culture et ses mœurs d’inspiration euro-chretienne par d’autres , conquérantes ou rivales

  20. Canis Majoris dit :

    Je suis né dans une famille athée, mes parents avait une position claire : pour eux les religions structurent l’être humain mais sont des constructions humaines. La croyance cependant est nécessaire, en dehors des religions, pour parvenir à un but. Tout homme a au moins la religion de Jean Paul Sartre : en l’absence de puissance supérieure, un souffle intérieur nous porte vers une idée du moi, de l’harmonie personnelle. Écouter ce souffle, atteindre cet idéal, prend l’allure d’un parcours initiatique, nous menant vers nous-mêmes au travers des épreuves, des choix et du temps. La question d’un ailleurs est subsidiaire. L’athéisme est rarement dépourvu d’élévation, et j’espère moi aussi, que les français protègeront leur liberté de ne pas croire, en votant judicieusement.

  21. YAYA dit :

    Laïcité pour favoriser l’islam, NON !!!… car c’est exactement ce qui se passe.

  22. Mathieu dit :

    Définition très révélatrice !! :
    «laïcité n.f. Caractère laïque. Système qui exclut les Églises de l’exercice du pouvoir politique ou administratif, et notamment de l’organisation de l’enseignement».

    En effet la sémantique est imparable, stricto sensu le vocable « Eglises » se limite à l’Eglise catholique, protestante, orthodoxe, anglicane, mormone, etc.

    Cette définition n’exclut ni les loges (dont les rites et dogmes sont typiquement sectaires), ni les mosquées, ni la synagogue…

    • sylvie d. dit :

      Effectivement le mot « églises » concerne le christianisme. Mais la laïcité date de 1905….. Et à cette époque il n’était pas question d’Islam ! Je pense qu’aujourd’hui il faut prendre le mot « églises » au sens plus large qui concerne toutes les religions…..

  23. Marie dit :

    Mon commentaire posté il y a une demie-heure a-t-il été censuré ?

    • Marie dit :

      J’essaie maintenant alors de le recomposer …. peut-être ce fut une erreur d’informatique.

      « il n’y a jamais eu de société sans religion », vous dites dans le titre notamment,
      ALORS, INVENTONS LA!

      Vu que les religions s’entrechoquent violemment depuis des siècles et des siècles, clairement il nous faut trouver une nouvelle religion (de relier/religare).

      Toutes les religions héritées du passé étant basées sur des MYTHES, elles, tout naturellement, déclinent et c’est un grand bienfait pour l’humanité.

      L’imprimerie il y a 500 ans a donné naissance à la Réforme Protestante. Actuellement, l’internet nous permet de dépasser les religions monothéistes et toutes misogynes, y compris les philosophies d’Asie dont le bouddhisme par ex.

      Une ère de Paix est en devenir. Créons la!

  24. Anne Lauwaert dit :

    Les dieux ont été des réponses aux questions auxquelles dans le passé il n’y avait pas d’autres réponses. Si les églises se vident, c’est qu’on n’y croit plus, ce qui n’ôte rien à l’Histoire ni à la Culture. Nous vivons la fin d’un monde et la naissance d’un autre, comme cela s’est fait à la Renaissance. Les musulmans qui vivent dans le monde actuel sont confrontés à la réalité en face de leurs croyances et traditions et en tireront eux-mêmes les conséquences, à nous de les y aider. Rien ne sert de pleurer sur le passé, nous sommes obligés d’aller de l’avant.

  25. Didier dit :

    « Je pense qu’il ne peut non plus être heureux, s’il n’a aucune religion. Le mot religion vient du verbe relier. La religion est ce que relie l’individu au grand tout, à la cause première de son être. »

    Encore faudrait il qu’il ne confonde pas son état-civil avec « la cause première de son être ». La religion exotérique n’a guère de valeur spirituelle dans son seul apport culturel.
    Quand on veut unifier une nation, on force les bretons à parler français et on impose une religion créée par les élites. La religion de la République était le catholicisme cf l’Histoire de France de Michelet et ses pages sur Clovis, Saint-Louis et Jeanne d’Arc.

  26. Anne Lauwaert dit :

    L’épouvantable explosion démographique du Tiers Monde ! Considérons les humains comme une espèce animale parmi les autres et souvenons-nous que quand il y a surpopulation parmi les rats, ils se bouffent entre eux… Tout se tient : plus il y a d’humains, plus il y a de pollutions = changements climatiques = catastrophes – Solution ? régression démographique + décroissance = qualité au lieu de quantité.

  27. Marie dit :

    « il n’y a jamais eu de société sans religion », alors INVENTONS LA !
    car les religions du passé s’entrechoquent toutes,
    et sont basées sur DES MYTHES astrothéologiques.

    Pour en savoir plus, visiter le site de cette excellente chercheuse
    http://www.truthbeknown.com

    L’imprimerie à permis la réforme protestante. L’internet nous permet de dépasser les religions. L’avènement du Christ (si l’on veut), 2000 ans plus tard comme promis.

    Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

  28. Well dit :

    3) j’en ai raz le bol du bashing anti coco, c’est le défoulement facile, vu le consensus général là dessus. C’est la conversation qu’on est sûr de plaire à tout le monde au comptoir, entre le foot et le cul. Un peu comme le bashing Trump (du temps où ils étaient convaincus qu’il serait perdant). Pour en revenir au communisme, il n’est pas venu tout seul. Il y avait un contexte, créé pas d’autres, sûrement de droite, eux. C’était une grande idée, mais utopique. Les Hommes ne sont pas mûrs, et ne le seront jamais, car le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard (Aragon). Le bonheur ne se distribue pas sans effort (car on ne l’apprécie pas). A chacun de se le construire (selon ses capacités, ses besoins)

    • eozen dit :

      tout comme les chrétiens de base qui ont au départ une religion humaniste , les cocos espéraient aussi le bonheur pour lequel ils militaient.
      Le fait que l’un et l’autre disparaissent, c’est bien à cause de la trahison de leurs élites et de sa prise de conscience!!!
      ce qui n’est manifestement pas le cas des musulmans!

  29. Well dit :

    2) (suite). Maintenant, vous dites que vous avez séjourné en Amérique centrale dans le cadre d’activités anticommunistes. Ce n’est pas mon genre non plus d’aller faire cet espèce de djihad chez les autres. Je ne cherche à convaincre personne, car je suis convaincu que c’est vain,et ce n’est qu’un combat de coqs. Je suis bien où je suis, et j’y reste, je ne vais pas passer mes vacances chez les autres (Maghreb et Cie), et j’entends qu’on ne vienne pas chez moi. Mais ça, c’est une autre histoire, car malgré nos 100 milliards de neurones, nous sommes des bêtes qui se battent pour un territoire, en l’habillant de prétendues activités plus humaines. Je me contente simplement de protéger le mien de territoire, contre d’autres encore plus « bêtes ».

  30. Well dit :

    1) Mon cher monsieur (ou mon pauvre ?) vous semblez un écorché, ce n’est pas mon cas. Je n’ai pas d’héritage biblique. Je suis totalement incroyant et ne me pose aucune question. Je ne suis pas baptisé, mon père et mon grand père non plus, et mon arrière était Communard. Cependant, je ne suis pas contre les crèches dans les Mairies, c’est beau, c’est notre histoire, et cela enjolive la vie. Mais je comprends les laïcards qui veulent les interdire, car je suis conscient que sur des esprits faibles, ces bondieuseries d’un autre âge leur font croire à des balivernes.

    • Daniel BOUTONNET dit :

      Qu’il y ait eu des « balivernes » comme vous dites, assurément, même si elles relevaient souvent plus des symboles que d’une réalité concrète, que la science ait démontré des tas de choses qui demeuraient jusque-là inexpliquées, bien sûr, mais affirmer de manière péremptoire que Dieu n’existe pas relève de la croyance au même titre que l’affirmation inverse: NUL ne peut le prouver.

      • Well dit :

        objection. La différence entre ces deux croyances comme vous dites, c’est que pour la première; on s’en sert pour faire « craindre dieu », la peur de l’enfer, s’assurer du paradis, ce qui n’est pas le cas de la seconde, où l’on agit plus en son âme et conscience, sans ordres venus d’en haut, ou plus bas d’une chaire. Quoique, pour certains à gauche, c’est pour s’assurer le paradis socialiste (une place de permanent au parti ou d’une « assoce » comme ils disent, ou l’amour des électeurs. Les uns comme les autres font le bien, ou ce qu’ils supposent, par peur ou par intérêt, et non conviction personnelle. Chez les seconds, on va toujours à la messe, mais celle du dimanche est remplacée par celle de TF1, ou même de Hollande avec son ton faussement humaniste.

      • eozen dit :

        on peut prouver qu’aucun des dieux humain n’existe!

    • Françoise dit :

      « Sur des esprits faibles, ces bondieuseries d’un autre âge leur font croire à des balivernes « . Bien que n’étant pas française de souche (malheureusement ) ni chrétienne d’origine (mais bouddhiste) je me suis intéressée au christianisme des origines. Et là ô merveille ! Dans les églises romanes (avant le 12 ème siècle ) il y a un message caché pae les druides qui permettait à l’homme de sortir de sa misérable condition et de trouver l’harmonie, la paix, la joie. La méthode est ultra simple, ne coûte rien et est inscrite noir sur blanc sur les chapiteaux ! Ah! si seulement les Français pouvaient s’y intéresser à nouveau, ils retrouveraient leurs racines magnifiques et leur honneur! Les Anciens (avec majuscule )avaient du génie mais l’excès de matérialisme a gommé cette richesse !

    • victoire de Tourtour dit :

      Well
      « Des esprits faibles » ,dites-vous . Donc, Blaise Pascal, Bossuet, Etienne Gilson, Paul Claudel, Péguy, Bernanos, Paul Ricoeur (pour ne citer qu’eux, mais la liste serait interminable) étaient des esprits faibles , selon vous ?

  31. Spipou dit :

    Oui, je ne sais pas trop… La perte de la foi est un phénomène récent, et pas seulement dans le christianisme. Il n’y avait pas autrefois de société sans religion, tout simplement parce qu’autrefois, la religion était le seul moyen pour l’homme d’expliquer le monde. La science a ouvert de tels horizons, déjà à l’époque de Bergson, que c’est un phénomène auquel nous devrons, je pense, nous habituer.

    Je pense que reconnaître que l’Europe est de culture chrétienne ou que la Birmanie est de culture bouddhiste peut très bien s’accorder avec le fait de ne pas croire en dieu ou de croire en ce qu’on veut. Mais le fait est qu’il y a, de nos jours, UNE religion qui est restée conquérante contre vents et marées (mais celle-ci perd aussi beaucoup de fidèles, même si on en parle peu).