Laisser les journalistes propager leur fiel c’est accepter le pire

« Vous oubliez simplement que notre génération de journalistes professionnels a appris que la base du métier ce sont en priorité “les faits, rien que les faits et toujours les faits”. En réalité vous ne faites plus du tout le même métier puisque, pour vous, les faits sont inconnus. Vous utilisez votre fonction sur l’antenne pour créer les faits à votre image, selon votre pensée, votre opinion : c’est tout simplement honteux mais comme vous êtes tous formatés de la même manière, vous n’êtes même plus capables de vous en rendre compte, persuadés que vous êtes tous dans LA vérité, “votre vérité”, celle en laquelle tout le monde doit croire. C’est la pensée unique dont vous êtes incontestablement un brillant exemple et même un représentant parfaitement extraordinaire ! » (Henri Charpentier ancien rédacteur en chef de France Inter, « Lettre ouverte à Patrick Cohen »)
(http://www.ojim.fr/lettre-ouverte-a-patrick-cohen-dhenri-charpentier/)

La vérité objective des faits, les journalistes français s’en soucient comme d’une guigne. À l’investigation et la confrontation des sources s’est substituée l’idéologie. Bien sûr, un journaliste est avant tout un homme, avec ses opinions propres, mais celles-ci ne doivent en aucun cas travestir la réalité et devenir le prétexte à haranguer les masses contre tel ou tel pestiféré du système. Étouffer la moindre voix dissidente relève de méthodes abjectes et intrinsèquement anti-démocratiques. Où sont donc ces professionnels qui, jadis, pointaient le sort peu enviable de leurs confrères étrangers sous le joug de régimes totalitaires, à droite comme à gauche, et que défendait avec courage Robert Ménard ?

Serait-ce la paresse intellectuelle ou la lâcheté qui cantonnent aujourd’hui ces journalistes à une pensée héritée de Mai 68 ou, peut-être, l’appât du gain, puisqu’en brossant le système dans le sens du poil, on s’assure ses bonnes grâces, c’est-à-dire argent et promotion ? Étrange, toutefois, de voir inlassablement les mêmes têtes qui s’adonnent au jeu des chaises musicales pour les postes importants à pourvoir dans le milieu !

Il est vrai que les médias étant majoritairement aux mains des grands patrons, mieux vaut ne pas froisser leur susceptibilité financièrement globalisante ! Et malheur à qui s’écarterait du chemin tracé. Valeurs actuelles en fait régulièrement les frais :
« Le directeur de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, a été condamné […] à 1.000 euros d’amende pour avoir injurié les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qu’il avait notamment qualifiés de “valets” d’un “cabinet noir” contre Nicolas Sarkozy. »

Combien de journalistes de gauche injurient inlassablement Valeurs actuelles en toute impunité, quand ce ne sont pas carrément des attaques frontales de la part du pouvoir : « Le 2 novembre dernier [2015], Fleur Pellerin [lors ministre de l’inculture !] a étendu les aides à la presse au titre du pluralisme d’opinions, mais en excluant les titres condamnés au cours des cinq dernières années pour incitation à la haine raciale ou à la violence. Parmi ceux visés par cette mesure se trouve “Valeurs actuelles”, dont le directeur, Yves de Kerdrel, a été condamné, en mars 2015, à 3 000 euros d’amende pour “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence”, et pour diffamation en raison d’une couverture d’août 2013 intitulée “Roms : l’overdose”. »

(http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20151201.OBS0468/valeurs-actuelles-enquete-sur-une-extreme-droitisation.html)
(À noter que le groupe qui détient ce titre a déposé un recours auprès du Conseil d’État.)

Toutefois, Valeurs actuelles est payant, pas  Riposte laïque, Boulevard Voltaire, Fdesouche, etc. Mais à trop mépriser la base patriote, et notamment la réinfosphère, il se pourrait que son lectorat fonde comme neige au soleil, faute d’une marque tangible de respect. C’est dit !
Plus généralement, dans le journalisme français, soit on file droit, soit on se retrouve devant une sainte inquisition progressiste sans pitié : l’éviction d’Éric Zemmour de la chaîne iTélé en décembre 2014, tandis que son essai, Le Suicide français, se vendait comme des petits pains – ceci explique cela ! –, l’illustre parfaitement. À l’époque, dans la foulée : « Côté PS, plusieurs députés se sont félicités de la décision de la chaîne d’informations du groupe Canal+. Tout comme SOS Racisme et le CRAN, qui ont exhorté RTL, Paris Première et le Figaro à prendre “la même décision”. »
(http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20141220.OBS8421/la-decision-d-i-tele-d-arreter-l-emission-de-zemmour-fait-des-remous.html).

Car les associations, les politiques, les journalistes se mêlent volontiers dans cette orgie de la pensée unique, et nul ne trouve rien à redire. Le danger pour la démocratie, que les mêmes brandissent à tout-va comme un brevet de vertu, est pourtant bien réel. Et ce sont ceux-là qui invectivent encore de Gaulle et sa mainmise sur l’information !

Des millions de citoyens français partagent pourtant les points de vue de la réinfosphère, lisent ses articles, mais combien de ses représentants sont invités à s’exprimer dans les médias mainstream ?

Oui, les cadres du Front national ont raison de dire qu’ils sont quant à eux conviés la plupart dut temps pour tomber dans un traquenard où ils seront accablés de toutes les tares brunes, au lieu d’une discussion de fond. Le seul à avoir autrefois pris des risques de ce côté-là est désormais mis au placard : Frédéric Taddeï. Il est allé trop loin !

L’information – qui n’en est plus une – est filtrée, parce que les faits sont à ce point accablants que le mensonge ne peut tenir autrement. Comme la plupart des gens sont devenus paresseux, ils supportent passivement cette censure. Désormais, les patronymes exotiques impliqués dans des délits ne sont plus communiqués. Et ça passe, et on se convainc que Marine Le Pen mettra la démocratie en danger si elle est élue, et tout le monde est content, jusqu’au jour où un père et une mère de bonne volonté multiculturelle vont chercher leur enfant à la morgue parce qu’un « Jean Dupond » lui a tiré dessus à la kalachnikov !

Parfois, certains mettent littéralement en danger la France. Je pense à Laurent Ruquier – aussi vain que mauvais –, proposant d’assassiner le président d’une Nation avec laquelle nous avons de nombreux échanges commerciaux. Que Donald Trump prenne très mal la plaisanterie et inflige des sanctions aux entreprises françaises qui exportent vers les Etats-Unis, sera-ce ce gay luron qui épongera les pertes ? Qu’en sera-t-il de ces Américains partisans de leur président, venus dépenser leur argent sur notre territoire, s’ils se sentent à ce point insultés ? Ça, les médias s’en tapent, parce que l’outrance de Ruquier cadre avec leurs normes, comme la provocation idiote d’Anne-Sophie Lapix, qui parle de sexisme quand Florian Philippot se contente de la recadrer. Le sexisme eût été de se retenir parce qu’elle était une femme !

Laisser les journalistes propager leur fiel c’est accepter le pire. La réinfosphère l’a compris et c’est sans doute pour ça que Riposte laïque, par exemple, est attaqué si souvent en justice. Nous n’aurions qu’une centaine de lecteurs par jour, tout le monde s’en moquerait, mais tel n’est pas le cas : nos articles sont lus et abondamment relayés, ce qui fait dangereusement tanguer le navire Propagande !

Balzac écrivait que « le journalisme est une grande catapulte mise en mouvement par de petites haines. »
Et Jean Yanne disait : « Cette manière d’élever le journalisme à la hauteur d’un spectacle permet à ses promoteurs de laisser croire qu’ils ont du talent. »

Pour ce qui nous concerne, comme ils avaient raison !

Charles Demassieux

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8 Commentaires

  1. « Laisser les journalistes propager leur fiel c’est accepter le pire. » Ah C’est méchants journalistes qui ne sont pas frontistes ! Qu’elle horreur ! Il faudra nettoyer tout ça quand Marine sera présidente hein ?

    • Ca te fait trembler ed ? Mais non t’en fais pas. Ils reviendront aux fondamentaux du journalisme d’eux mêmes parce que leurs patrons leurs diront de mettre de l’eau dans leur picrate afin de continuer de toucher les subventions de l’Etat.

      Le pognon c’est le pognon ed.

  2. Trump a dit:  » Ils sont tellement préoccupés par dire du mal de moi qu’ils se sont trompés de vainqueur « . C’était à propos de la cérémonie des Oscars.

  3. Comme d’habitude votre article est on ne peut mieux. Mais j’ai peur pour vous , car vous ne devez pas avoir beaucoup d’amis dans le monde journalistique hormis dans la réinfo.Quand à RUQUIER le succédané de l’almanach Vermot 1875 , voire Lapix qui n’en laisse pas placer une à Philippot , à croire que c’est elle qui est l’invitée.de piètres personnages , que je ne vois que sur RL heureusement…..

  4. rajouter les journalistes dit sportif comme sannier qui a fait venir sur le plateau noa pour parler de Trump , il etait pres a lui bouffer je ne sais quel partie de son corps + beaucoup d’autres journaleux

  5. oui mais si ces journalistes existent c’est qu’ils ont un public…

  6. On va se répéter, monsieur Demassieux! Vos articles sont toujours remarquables et il est facile de comprendre (sans l’admettre) la rage des journaleux à votre encontre et à celle de R.L ! Ces pourritures doivent dégager ! Mitterrand l’a bien fait, non ? Il a viré les journalistes de droite, à la tévé, pour les remplacer par les journaleux gauchiasses et on voit le résultat aujourd’hui !

  7. À force de propager le mensonge, les journalistes perdent peu à peu l’audience du peuple, qui ne les croit plus. Leur malignité se retourne contre eux. Et bientôt le peuple qu’ils méprisent tant les rejettera.

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