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L’An 330 de la République : un incroyable ouvrage visionnaire, écrit en 1894 !

Nous avons l’habitude, en cette période marquée par l’invasion migratoire africaine dans l’Europe de l’Ouest, de considérer que Jean Raspail, auteur du Camp des Saints, en 1973, est un formidable visionnaire, ce qui par ailleurs est incontestable.

Pourtant, la lecture d’un autre ouvrage, « l’An 330 de la République », de Maurice Sponck, ne peut que laisser pantois le lecteur quand il apprend que cet ouvrage a été écrit en 1894 !

D’abord, qui est l’auteur ? Il cumule les fonctions d’avocat, de député de Paris, de journaliste de droite et d’écrivain. Son œuvre paraît marquée par l’angoisse de l’effondrement du Vieux Monde et par une vision très pessimiste de la société de progrès et de bonheur pour tous qu’il pressent.

Il décrit un monde consumériste et d’oisiveté, où les robots ont remplacé le travail et le droit de l’individu les contraintes collectives. Plus de nation, l’autonomie de toutes les communes, chacun fait ce qu’il veut. Plus de guerre, cela ne sert donc plus à rien d’entretenir le matériel militaire.

Nous sommes en 2192, l’an 330 de la République, et la dégénérescence de la France et de l’Europe en font une proie facile pour n’importe quel prédateur. Et il se trouve que les musulmans ont un chef charismatique, qui a tout compris de la situation…

La conclusion est limpide dans cette dernière phrase du livre : « Les barbares ont reconquis le monde, la civilisation est morte ».

Par ailleurs, bien qu’horriblement pessimiste, l’auteur, Maurice Sponck, n’a prévu cette catastrophe que pour 2192…

Un livre incroyable, donc, de Maurice Sponck, édité par Jean-Cyrille Godefroy, avec une préface de Marsala, journaliste à Causeur et auteur de nombreux articles consacrés aux dérives de l’utopie, qui se lit comme un roman policier, d’une seule traite.

Pierre Cassen