Lang-Hollande à l'IMA : une belle paire de nouilles

langhollandeÀ l’heure où l’Europe s’embrase, pays après pays, sous les assauts des incendiaires « revenus » de leur aventure levantine, les pompiers de chez nous s’emploient à laisser vivre, toutes compromissions dehors et sous prétexte de les éteindre, les incendies que depuis quarante ans, avec un zèle de douaniers turcs contrôlant des touristes Grecs, ils allument au coeur même des sociétés d’Occident.
Une obscénité sans nom se fait jour sous nos yeux, instruite par des comparses dont on peine à cerner les motivations réelles : s’accrocher encore quelque temps au pouvoir ? Satisfaire le désir de quelque maître ? Courir devant ses propres peurs en espérant les conjurer ? De tout cela, sans aucun doute, une part. Dans l’immense désordre de la pensée qui noie aujourd’hui toute analyse sereine de la situation, dans l’hystérie qu’ils entretiennent avec disons le, talent, ces capitaines cherchent, dans la masse de leurs passagers transformés en troupeau, les forces qui leur manquent pour embarquer dans les canots de sauvetage.
« Les premières victimes sont les musulmans », nous assène le Président de la République française. Truqueur ! Tandis que l’on enterrait les vrais morts, les cadavres troués par les balles, ceux-là sont restés chez eux et continuent à s’y planquer, bien au chaud devant les âtres où flambent les enveloppes des chèques mensuels, des sécurités de tous ordres, de la ruine de l’hôte et de celle de la France. Quant au reste du monde accablé par la geste coranique, ce sont jusqu’à preuve du contraire des non-musulmans qui paient aujourd’hui le tribut le plus lourd, le plus sanglant, le plus atroce, à la tyrannie du Livre.
http://www.europe1.fr/politique/hollande-les-musulmans-premieres-victimes-du-fanatisme-2344817
« Nous devons modifier les programmes scolaires », nous susurre le vieux satrape revenu de quelques très littéraires empalements, dépouille cent fois rectifiée sur table d’opération de ce qui eut été la compagnie scélérate d’un Gide quittant les couches de l’enfance marocaine en se faisant passer pour Claudel. Sordide miroir de nos civilisations en totale déconfiture, agent des sicaires dont il réclame, entre les mots sortant de ses lèvres figées par le silicone, la toute-puissance sur ce qui lui reste de dignité, il cause, encore, et se vautre, livide, abject. Mourant, et payé pour ça.


Une belle paire de nouilles que ces deux-là, dévidée dans l’évier par la bonde duquel s’écoule à son tour, dans le tumulte des grandes lessives de l’Histoire, le pays de Montaigne, de Charles V, de Flaubert et de Jean Moulin. Voici donc les hommes à qui quatre millions de marcheurs sidérés ont confié le soin de conduire leurs destinées. Et en lesquels, incorrigibles rêveurs, ils semblent croire encore. Malgré l’évidence. Malgré le gouffre ouvert sous leurs pieds. Malgré tout.
« Le pays tout entier dressé ». Mais si éreinté que déjà, l’émotion retombée, il s’allonge à nouveau, bercé par l’opium du discours officiel. Dors donc, brave pays perclus de mille douleurs, on s’occupe de tout, donc de toi. Dors, gentille France réunie devant les kiosques à journaux quand ses avions de chasse manqueront bientôt de carburant, dors bien, chérie du Dieu qui, du haut de sa rémanente virtualité, impose qu’en fin de compte, quand tout cela sera terminé, tu aies disparu de cette carte du monde où des automates indifférents au dessin des frontières se préparent, aidés de l’intérieur, à gommer pour toujours les tiennes.
Jean Sobieski

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