L’anti-judaïsme est un nouvel alter-mondialisme

Publié le 3 septembre 2012 - par
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Dans plusieurs vidéos qui se promènent sur internet, le Belge Michel Collon nous dévoile enfin la vérité sur Israël et les juifs. Celui qui a commencé sa carrière chez les marxistes léninistes du parti du travail belge, plus proche du rexisme antisémite et pro-nazi que du marxisme de ce pauvre Karl, nous montre le chemin de la vérité, et ce en excellente compagnie.

Jean Bricmont de l’université libre de Louvain qui pense que les attentats du 11 septembre furent organisés par le Mossad et la CIA réunis.

Les nouveaux historiens israéliens, Benny Morris Schlomo Sand, illan Pappe, l’ineffable Noam Chomsky, tarik ramadan, et toute la fine fleur de l’antisémitisme avec lequel il a organisé l’ouvrage » Israël parlons-en ».

Sa conférence sur internet tient sur trois « mythes fondamentaux ».

[dailymotion xdkign]

http://www.dailymotion.com/video/xdkign_israel-parlons-en-par-michel-collo_webcam

Le premier : Israël est un projet colonialiste né en 1897 au congrès juif mondial.

Le second « mythe fondamental » c’est que les juifs n’ont jamais été chassés en 70 apr. J.-C. par les Romains, mais ils sont toujours restés là et les Palestiniens sont leurs descendants.

Le troisième c’est qu’Israël n’est pas un état de droit, car (contrairement d’ailleurs à ce que ce collon raconte) il n’y a pas de constitution, car s’il y avait une constitution il faudrait fixer des frontières et dans ses projets expansionnistes Israël ne peut fixer de frontières qui l’empêcherait de s’agrandir.

Se prétendant « état des juifs » Israël est donc un état raciste basé sur le vol de la terre par des voleurs.

En 1920, contrairement à ce que l’on raconte, les Palestiniens avaient fait de la Palestine un grenier à blé au milieu d’un pays agricole luxuriant grâce au travail des Palestiniens arabes.

La preuve en est les oranges de Jaffa.

Bref un ramassis de toutes les idées antisémites qui agitent le monde de l’altermondialisme friand de complots, de manœuvres souterraines et de juifs agissant dans l’ombre à Wall Street.

Nous n’allons pas une fois de plus raconter complètement l’histoire des juifs et d’Israël, mais seulement rappeler quelques faits.

Le lieu de naissance du peuple juif est le Pays d’Israël. C’est là que s’est déroulée une partie importante de sa longue histoire, dont le premier millénaire est relaté dans la Bible ; c’est là que s’est forgée son identité culturelle, religieuse et nationale ; et là également qu’il a maintenu une présence physique ininterrompue au cours des siècles, même lorsque la majorité du peuple a été déportée en exil. Pendant les longues années de sa dispersion, le peuple juif n’a jamais oublié ses attaches avec le Pays.

Avec la création de l’État d’Israël en 1948, l’indépendance juive, perdue il y a deux mille ans, est redevenue une réalité.

L’archéologie en Israël permet d’appréhender le lien entre le pays et son passé dans près de 3500 sites qui témoignent de millénaires d’histoire. De nombreuses découvertes confirment la continuité des liens entre le peuple juif et la Terre d’Israël, par exemple les écuries de Salomon à Meggido (vallée de Jezreel), les maisons de l’époque du royaume d’Israel dans la Cité de David (Jérusalem), les bains rituels à Massada, d’innombrables synagogues et les manuscrits de la mer Morte contenant la plus ancienne copie du Livre d’Isaïe en une écriture hébraïque d’une grande lisibilité. D’autres fouilles ont également mis à jour des vestiges d’autres civilisations qui ont laissé leur empreinte sur le pays au cours des siècles. Toutes les découvertes sont répertoriées ; les sites historiques sont soigneusement préservés et signalés dans l’intérêt des chercheurs et des visiteurs.

Pour ce Collon et ses amis islamistes et antisémites quelques points de repères historiques. Du XVIIe-VIe siècle (avant l’ère chrétienne) :

L’époque biblique à aujourd’hui.

http://www.terredisrael.com/MOSHistoirePeuple.php

L’avènement de l’État palestinien est entré dans le champ des perspectives probables, accompagné d’un consensus si unanime que la mise en doute de sa légitimité s’accompagne d’un cortège de fatalités inéluctables. Il faudra bien pourtant que survienne le temps d’affronter les vraies questions. Anticipons cette confrontation.

Dès la consultation de manuels d’histoire, on est renvoyé à une donnée profonde et complexe. En effet, le nationalisme palestinien n’apparaît qu’en réaction au sionisme naissant. Avant cette période, nulle part n’est signalée la volonté émancipatrice des Palestiniens. Si vous recherchez sur Internet des sites sur l’histoire de la Palestine, vous constaterez que les trois quarts d’entre eux n’ont rien à dire sur le sujet avant de pouvoir mettre en parallèle les grandes dates de l’histoire du mouvement sioniste.

Nous voici confrontés à une nation qui n’existe qu’en réaction !

Peut-on sérieusement accorder crédit à l’existence affirmée d’une réalité palestinienne, voire d’une culture, si celle-ci se singularise par un silence persistant et n’est amenée à le rompre que… lorsque les Juifs projettent de revenir chez eux ? S’il existait, en effet, une entité palestinienne, elle aurait eu maintes occasions de se manifester, sous l’occupation ottomane, notamment… Pas seulement sur le plan politique, mais culturel, artistique, etc. Connaissez-vous une personnalité palestinienne du XIXe siècle qui parla au nom du peuple palestinien opprimé ?

Rappelons qu’il faudra attendre la fin des années 50 pour qu’apparaissent les deux premières organisations nationalistes palestiniennes : le FATAH et le FPLP !

Il semble donc que la Nation palestinienne naîtra avec les premiers immigrants juifs…

Or, les sionistes ne furent pas dans l’histoire de la Palestine les seuls qui voulurent y demeurer. Les derniers occupants, les Ottomans ne rencontrèrent pas de résistance et nous ne disposons pas de références contraires à ce sujet. Ce qui apparaît être mis en cause comme prétexte et facteur déclenchant d’une prise de conscience émancipatrice semble plus se confondre avec l’identité de l’occupant (fidèle ou infidèle), en l’occurrence infidèle, qu’avec une volonté libératrice.

Ce « nationalisme », en effet, semble s’être accommodé de la Sublime Porte sans résistance ou opposition, comme il faisait bon ménage, semble-t-il, avec les occupants précédents. Nous sommes là interpellés par une similitude troublante : les conquérants acceptés ou tolérés ont en commun l’Islam ! Et si la terre d’Islam les accepte, c’est qu’elle recouvre une réalité qui échappe aussi aux catégories de la pensée occidentale. En effet, le Coran ne connaît que deux espaces, le Dar El Islam (pour les musulmans) et le Dar El Harb (pour les infidèles) Le Dar el Islam ne connaît pas les nationalités. Il recouvre la grande nation arabe. On commence à y voir plus clair.

Si la nation palestinienne ne s’est révélée qu’en réaction à l’avènement de l’État d’Israël, alors qu’elle a accepté les diverses occupations arabes c’est le signe d’une réalité politique historique et culturelle radicalement étrangère au nationalisme tel que défini en Occident.

Les autochtones de Palestine ne se sont ressentis que comme relevant d’une identité qui n’est autre que celle de la grande Nation arabe ; l’Oumma.

Le pouvoir politique en terre d’Islam reste théocratique, détenu entre les mains des descendants du prophète dont l’ambition reste la constitution et la sauvegarde de la Nation arabe. Tandis que l’OLP par pure démagogie et dans le but de se déguiser en « mouvement de libération » limitait comme ses modèles occidentaux ses ambitions à la Palestine et aux Palestiniens, car en réalité les nationalismes sont le fruit de l’importation, de l’influence étrangère. L’Islam ne leur accorde aucune place. Et lorsque le dialogue à ce sujet s’installe entre Occidentaux et Arabes, de chaque côté on fait semblant de comprendre tout en sachant l’irrémédiable divergence. La nation arabe, ignore les nationalismes tels qu’on les entend en occident et ignore encore plus des frontières qui limiterais les ambitions d’invasion des musulmans.

Lorsque les Palestiniens parlent de la conscience nationale palestinienne il s’agit donc d’une approche démagogique visant à s’attirer les faveurs des occidentaux en utilisant un langage qui lest familier aux mêmes occidentaux, mais tellement éloigné des conceptions basiques de la mentalité arabe, car, si une conscience nationale recouvrait une réalité dans le monde arabe, elle s’appliquerait pour chaque citoyenneté arabe et la Nation arabe deviendrait un mythe.

Le monde arabe a connu et connaîtra des querelles intestines certes, mais visant à la préséance économique le plus souvent. Il ignorera les luttes émancipatrices pour asseoir une indépendance politique, sauf si elles impliquent des connotations religieuses pour le leadership de la Nation arabe. Il est entendu que la dimension revue et corrigée du nationalisme palestinien, au sens occidental du terme pour s’attirer les grâces occidentales, exprimera malgré tout, le rejet des sionistes, c’est-à-dire des infidèles. Il conservera donc en dépit de sa volonté de mimer le modèle européen des séquelles de la conception islamique : sa naissance coïncidant avec l’appropriation de la terre arabe par des mains infidèles. Car, ne nous y trompons pas. Le conflit Israël/Monde arabe est essentiellement un conflit d’ordre religieux. La terre en Islam n’a pas de statut neutre, elle est aux musulmans et aux infidèles s’ils l’ont conquise.

Ce qui reste, par contre, très significatif c’est la rapidité avec laquelle les dirigeants arabes ont compris qu’il était plus rentable à leur cause de prétendre à la conscience politique, telle qu’on la concevait en Occident, plutôt que de maintenir le prétexte de la Nation arabe devenu obsolète. Après 67 on n’entendra plus les dirigeants arabes prôner anéantissement d’Israël, mais évoquer la restauration des droits de l’identité palestinienne, langage que comprenaient mieux les Européens.

Israël ne pouvant être vaincu par les armes, il faudra donc développer une autre stratégie. Après 67, le leadership de facto, du monde arabe, c’est la Palestine.

Il n’y avait pas si longtemps que les Nations avaient été séduites par ces pauvres Juifs victimes de la déportation, parvenus à édifier un pays en balayant les difficultés par l’enthousiasme et la ferveur. On était encore impressionné par les incitations meurtrières des dirigeants arabes qui de 48 à 67 promettaient de « rejeter les Juifs à la mer. » Ce fut une erreur qui coûta très cher à la cause arabe.

Ses dirigeants l’ont compris et le navire arabe changea de cap à 180°.

Il s’agira par des manœuvres intelligentes et audacieuses de prendre l’emploi tenu par le Juif durant des siècles, de jouer son rôle de paria qui a tant payé.

Paysage de la misère, de la souffrance, environnement de la persécution, de l’innocence meurtrie, bafouée par les forts et les puissants. Voilà la porte cadenassée de la forteresse juive qu’il faudra forcer afin d’y déloger les infidèles et prendre leur place. Montrer à tous les amis d’Israël qu’ils ont été abusés, trompés par ces Juifs.

Prendre sans y paraître l’État juif en embuscade, lui tendre un piège fatal qui précipitera son arrogance et ressuscitera l’hostilité familière que les anti juifs entretiennent à son égard.

Car si l’on prend en considération l’engagement politique des Palestiniens, s’impliquant en qualité de représentants de la supposée nation palestinienne, avant la fin des années 50 où apparurent le Fatah et le FPLP, on ne trouve personne.

Le plan de partage voté par l’ONU en 1947 évoquait la « partie arabe. » Jamais, il ne fut question de la nation palestinienne

Concernant la Guerre d’Indépendance de 1948, le cessez-le-feu qui fut signé à Rhodes en 1949 eut pour signataires les 5 pays arabes (Égypte, Jordanie, Syrie, Liban et Irak) et Israël avec comme Article 1 : en vue de favoriser le retour à une paix définitive en Palestine.

Qu’est-ce à dire, si ce conflit avait pour objectif essentiel la sauvegarde de la Palestine, comment comprendre l’absence de représentants palestiniens ?

Après les conflits de 1956 et 1967, si ces engagements militaires visaient, entre autres, à la restauration de la nation palestinienne, pourquoi les représentants de cette nation ne participèrent pas aux accords de cessez-le-feu ?

Ainsi qu’il a été expliqué plus haut, ces événements confirment que la représentation palestinienne n’avait pas lieu d’être, car cette nation est née de l’opportunisme et non des impératifs de l’histoire.

Les Arabes par Palestiniens interposés décidèrent de se battre sur un terrain nouveau, d’engager une bataille qu’enfin les Occidentaux comprendraient. Et la question palestinienne entra par la grande porte parmi les grandes causes à défendre, ne serait-ce qu’en 1972 par l’assassinat d’athlètes israéliens lors des JO de Munich. Israël paye encore le prix fort de la lâcheté des dirigeants et des opinions occidentales devant les Palestiniens, lâcheté qui explique aujourd’hui la vague d’immigration musulmane vers l’Europe et le fait que depuis la fin juillet 2012 plus aucun juif ne vit en Norvège les 819 derniers juifs ayant quittés ce pays à la demande des autorités qui ne « pouvaient » garantir leur tranquillité face aux hurlements antisémites des immigrés musulmans en Norvège.

Le Professeur Franklin dans un article de « Riposte laïque » rappelait ce mot du dirigeant hollandais Geert Wilders « Puisque la haine génocidaire antijuive est inscrite au cœur de l’islam, la seule façon de faire disparaître “ces actes d’antisémitisme” est d’expulser en masse les musulmans racistes hors de France, comme le prône, pour l’ensemble de l’Europe, Geert Wilders.

L’islam est une idéologie violemment antijuive, qui prône l’extermination des Juifs.

Les innombrables crimes antijuifs commis par des musulmans, depuis Mahomet, qui était lui-même un assassin de Juifs, traversent l’Histoire d’une traînée sanglante.

Aujourd’hui, ce racisme antijuif, directement issu de l’islam, se répand sur toute la planète, avec l’immigration de nombreux musulmans depuis leurs pays du Tiers-Monde vers les démocraties occidentales. Ce phénomène est magistralement analysé par Pierre-André Taguieff dans son livre capital “La nouvelle judéophobie” (Mille et une Nuit, 2002).

On lira aussi avec profit l’article fondamental de Robert S. Wistrich :

“L’antisémitisme musulman, un danger très actuel”. L’antisémitisme de toujours a muté, et est désormais à l’œuvre dans les banlieues. Pire, il est à son zénith au sein de l’islamisme. Cet antisémitisme islamiste prend sa source [dans] l’antisémitisme islamique et arabe qui, en vérité, a toujours été puissant, contrairement à la légende dorée qu’on s’est plu à conter.

Suite à l’agression commise le 4 juillet contre un jeune Juif dans le train reliant Toulouse à Lyon, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a affirmé que “tous les moyens seront mis en œuvre pour faire reculer, pour faire disparaître ces actes d’antisémitisme”.

Si Manuel Valls, et avec lui le gouvernement Ayrault, et avec eux le président François Hollande, sont sérieux, si les dirigeants actuels de la France veulent réellement “faire disparaître ces actes d’antisémitisme”, ils doivent commencer à lutter contre l’islam, cette idéologie barbare qui prône l’extermination des Juifs et envisager d’expulser en masse les musulmans racistes.

Tant qu’il y aura des musulmans extrémistes, radicaux, terroristes, traditionalistes, militants, fanatiques, fondamentalistes, etc. en France, les agressions racistes antijuives et anti-blancs comme anti-chrétiennes (voir le nombre d’églises vandalisées et brûlées) continueront, et même se multiplieront.

En réalité nous sommes en 2012 de plus en plus soumis à un antisémitisme qui vient tant de la gauche que de l’extrême gauche que de l’extrême droite.

Cela ne doit pas nous étonner, 14 millions de juifs, 550 000 km2 en Israël et 5 500 000 juifs sur ce petit morceau de terre grand comme 3 départements français font fantasmer tous les antisémites, appuyés désormais sur le fantasme musulman d’un monde né avec l’Islam. Fantasme qui nous rappelle celui des noirs américains de la “nation of islam” pour qui, même le pharaon était noir. Et puis reconnaissons qu’un peuple de 14 millions de personnes qui obtient 156 prix Nobel pousse à la jalousie, quand les musulmans qui sont 1 milliard n’en ont que 3.

Décidément ces sales juifs s’arrangent toujours pour qu’on les remarque.

Mais pour en revenir à l’islam nouveau en marche, revenons au Moyen-Orient et écoutons les responsables palestiniens évoquer l’histoire de leur mouvement comme s’il s’agissait d’une réalité pouvant soutenir la comparaison avec l’histoire du sionisme, l’on se demande si la conscience nationale palestinienne ne restera pas dans l’histoire comme une des plus subtiles supercheries de notre temps que Machiavel n’aurait pas hésité à reconnaître comme la marque du génie politique !

Certes tout ne fait pas lien avec tout, mais rappelons-nous, pour en revenir à nos antisémites, islamistes plus ou moins modérés, juifs honteux voir une nouvelle élue de la République française qui ne trouve pas mieux en 3 minutes d’intervention à l’Assemblée nationale pour illustrer la situation en Grèce et à propos du compte d’affectation spéciale des “crédits à engager pour la Grèce, que de citer comme seule responsable des manœuvres comptables qui permirent à la Grèce de tricher la seule banque américaine ‘Goldman Sachs’ dite aussi chez les traders la ‘banque juive’.

Décidément le bon vieux complot américano-juif a avec cette jeune députée du Vaucluse a de beaux jours devant lui.

Elle reprend d’ailleurs les arguments des antisémites grecs comme mikis théodorakis et des altermondialistes de tous les pays pour lesquels l’ennemi c’est le capitalisme juif, Israël et bien sûr sous la pression des juifs américains les États-Unis. Ce sont d’ailleurs les mêmes arguments que ceux de l’extrême gauche française comme monsieur Mélenchon ainsi que les islamistes antisémites tels Tarik Ramadan ou de messieurs Dieudonné, soral, bouchet et chatillon et leur ami négationniste Thierry Meyssan, unis comme au front sous la même bannière”…

Ainsi, elle déclare : « Au travers de ce compte d’affectation spéciale, qui retrace seulement une partie des sommes que nous devons engager pour maintenir de force la Grèce dans l’Euro, nous payons les conséquences des manœuvres comptables orchestrées par la tristement célèbre banque d’affaires Goldman Sachs.

Celle-ci a en effet conseillé le Gouvernement grec lors de son entrée dans la zone euro, en 2001, l’invitant, pas des mécanismes sophistiqués dits de swap, à masquer une partie de sa dette déjà préoccupante.

Sans ces dissimulations, la Grèce n’aurait probablement pas rempli les critères de convergence et nous n’en serions pas là.

Cette même banque accumule parallèlement des profits indécents à coup de milliards de dollars sans pour autant voir sa responsabilité recherchée.

Guère étonnant lorsque l’on constate que, de la BCE au département du Trésor américain en passant par la présidence du conseil italien, les ex-dirigeants de cette firme tentaculaire sont partout aux avant-postes. » La ficelle est trop grosse, et sans vouloir demander à cette députée d’aller voir de plus près les comptes du crédit lyonnais, du Crédit Agricole, de la BNP Paribas et d’autres banques totalement « aryennes » nous souhaiterions l’éclairer sur une crise qui ne date pas d’aujourd’hui et lui éviter de reprendre à son compte les fielleuses et lâches explications du désormais « économistes en chef “de son mouvement Monsieur Philippot, qui, comme son maître Chevènement à tendance à mettre tous les malheurs du monde sur le dos des juifs.

Cela doit nous rappeler le secret du succès obtenu par le livre de Otto Weininger paru en 1917 ; Geschlecht un Charakter, (traduction française, Sexe et caractère, Lausanne, L’Age d’Homme, 1976,) qui reprenait sa thèse de doctorat. Rappelons que Otto Weininger était juif et que son ouvrage était un des livres de chevet de Adolph Hitler.

Le succès de cet ouvrage tient au fait qu’il met en place une nouvelle théorie de la rédemption.

L’homme, annonce Weininger, trouvera sa rédemption quand il aura dominé tout ce qu’il y a de féminin et de juif en lui et s’en sera dépouillé.

La femme et le Juif sont chez lui le ‘Non-moi’, auquel on mesure le moi.

La misogynie et la haine des Juifs se combinent avec une exceptionnelle évidence. Le Juif est l’incarnation du doute, c’est-à-dire d’une dualité fondamentale, mais l’attribution d’une dimension charnelle à l’intellectualité juive est aussi particulièrement nette dans les théories racistes et antisémites.

Les stéréotypes de l’altérité » juive étaient censés annuler l’assimilation — l’assimilation inavouée des chrétiens comme l’assimilation avouée des Juifs : il fallait rendre le ‘Juif’ à nouveau ‘repérable’ comme l’autre ». La persécution physique mena à son terme ce phantasme de la repérabilité : par la persécution l’antisémite espérait transformer le ‘Juif errant’, produit de son imagination, en un personnage de chair et de sang. En menaçant physiquement, les Juifs on voulait prouver à ses sentiments que le Juif de son monde imaginaire existait réellement. Pour l’Aryen, la mort devint le seul moyen sûr parce que réel de distinction entre lui et le Juif : l’assurance que ‘le Juif’ est autre, l’Aryen ne l’avait qu’à partir du moment où tous les Juifs étaient définitivement envoyés dans un autre monde. Et le chrétien séculier put assimiler la ‘solution finale’ à la rédemption.

Et on voit là encore, curieusement coïncider dans l’antisémitisme racial l’image du Juif et celle de la femme, à qui avait été dévolu depuis la sécularisation le rôle de faire le ‘sacrifice de sa vie’. La disparition de la femme comme celle du Juif donnait à l’Aryen l’espoir de la ‘rédemption’ ainsi voyons nous aujourd’hui, comme dans les années 1933, une union fondée sur la haine antisémite entre les nazis, les islamistes, les altermondialistes (que l’ont peut comparer aux pacifistes des années 30) et l’extrême gauche qui rappelle l’union dans des luttes communes entre les SA et les communistes en Allemagne. (voir Jan Valtin : Sans patrie ni frontières, éditions Babel, paris 1999).

Que cette paranoïa commune, soit comme toutes les paranoïas une ‘défense contre l’homosexualité’ (voir Freud : Le Président Schreber : un cas de paranoïa) n’excuse en rien cet antisémitisme qui même s’il renvoie à une pathologie paranoïaque précise est non seulement comme le disait le député de Strasbourg ; August Bebel ; le socialisme des imbéciles, mais avec son corollaire islamiste la croyance de ceux qui ont beaucoup de mal à sortir de cette emprise paranoïaque.

Lazare Zylbergleitt

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