1

L’antiracisme, le poison qui rend fou : haro sur le baudet Filoche !

J’avais expliqué, dans un article récent, en m’appuyant sur trois duels opposant des personnes de gauche, à cause de la religion musulmane (Plenel-Charlie, Mélenchon-Valls, BHL-Dupond-Moretti) que l’islam était un poison qui rend fou.

http://ripostelaique.com/lislam-le-poison-qui-rend-fou-plenel-charlie-melenchon-valls-et-tous-les-collabos.html

Ce jour, dans la continuité de ce premier article, je vais démontrer, suite à ce qu’il convient d’appeler une nouvelle affaire Filoche, en quoi l’antiracisme est lui aussi un poison qui rend fou.

Je sais que mes amis de Riposte Laïque n’ont pas toujours été tendres avec celui que tout le monde, à gauche, appelle « Gégé » avec une certaine affection. Ancien inspecteur du Travail, choyé par les journalistes, pour qui il est un bon client, il est demeuré fidèle à ses convictions de jeunesse, ce qui est trop rare pour être signalé, même si cela l’amène à des acrobaties souvent laborieuses à l’intérieur du PS…

Je dois l’avouer, Gérard Filoche a toujours été mon trotskiste préféré, jusqu’en 1993, et mon socialiste préféré, depuis qu’il a rejoint le PS, à cette époque.

C’est d’abord tout le contraire d’un bureaucrate, c’est un homme sympathique, humain, agréable, drôle, bon vivant, et je n’ai que de bons souvenirs des nombreux moments que j’ai passés avec lui, il y a une vingtaine d’années. C’est sans doute parce qu’il est pourvu de toutes ces qualités qu’il n’a jamais réussi à se faire une place dans le marigot socialiste, qui s’est toujours servi de lui, avant les élections, pour gauchir son discours… et oublier, une fois élu, les belles promesses écrites par leur idiot utile Filoche.

Il se trouve que la vie nous a séparés, et que mon engagement contre l’islamisation de la France ne pouvait cohabiter plus longtemps avec sa défense de l’immigration, encore moins en période de chômage de masse, quand le communautarisme progresse, sous la pression de l’islam. Contrairement à nombre de ses proches, le voile à l’école et à l’université m’agresse. Je ne me retrouve plus dans la seule explication sociale, pour tout justifier, même l’indéfendable. Je ne suis pas internationaliste, je suis patriote. Je ne suis pas citoyen du monde, je me sens Français au plus profond de mon être. Et ma formation syndicale m’a appris que la gauche, en période de chômage massif, s’opposait au patronat, quand il voulait utiliser les flux migratoires pour remettre en cause les acquis sociaux. Je n’arrive plus à comprendre ces militants qui défendent les travailleurs quand ils sont dans l’entreprise, et se foutent de leur quotidien glauque quand ils rentrent chez eux, et ne se sentent plus en France.

Mais il n’empêche que je trouve que le procès qui est fait à Filoche est particulièrement dégueulasse. Résumons les faits. Gérard, qui exècre Macron, a diffusé sur son compte twitter ce montage qu’avait réalisé le site « Egalité et Réconciliation », d’Alain Soral.

Je pourrais ironiser sur la schizophrénie de l’ancien inspecteur du Travail, qui qualifie de sale type un candidat pour lequel il a appelé à voter, pour battre le « fascisme », alors que Marine Le Pen avait promis d’abroger la loi El-Khomri, et que Macron s’était engagé à durcir, par ordonnances, cette loi, ce qu’il a fait. Il y a d’autres façons de défendre le salariat que de faire élire le candidat des mondialistes, soutenu effectivement par toute la finance mondialiste.

Mais l’essentiel n’est pas là. Filoche, qui aura bientôt 72 ans, a certes multiplié les erreurs politiques dans sa vie militante (les mauvaises langues disent même qu’il n’a fait que cela), mais on ne peut pas lui retirer une certaine cohérence. Il est demeuré un gauchiste, qui considère que le pire danger qui menace le pays, c’est le Front national, et pas les tueurs islamistes. Filoche n’a rien d’un raciste, rien d’un antisémite. On pourrait plutôt lui reprocher son aveuglement, voire sa complicité, devant le racisme que subissent, au quotidien, nombre de nos compatriotes, de la part de ressortissants d’Afrique du Nord ou subsaharienne, qui les traitent trop souvent de « sales blancs », quand ils ne les agressent pas de manière violente. Mais ce racisme là n’intéresse pas ceux qui veulent en finir avec le turbulent inspecteur du Travail.

En effet, tout le monde tombe sur Gérard Filoche :

– Le PS annonce une procédure d’exclusion rapide à son encontre. Il est vrai que cela fait un moment qu’il emmerde tout le monde, en rappelant les trahisons des différentes directions, mais aussi en faisant un tweet peu adroit le jour de la mort de Margerie, le PDG de Total, ou en voulant s’imposer de force à la primaire socialiste, mobilisant les médias pour se faire mousser.

– Attali, qui figure sur le montage, annonce, lui aussi, qu’il faut poursuivre Gérard Filoche, pour « incitation à la haine raciale ». Ben voyons ! Et en plus, il s’en prend au « Monde » coupable d’avoir utilisé le mot « controversé » pour qualifier le tweet de Filoche. Selon Sa Majesté Attali, il aurait dû dire « ignoble » ! Il attend donc des excuses !

– Mais ce qui est le plus dégueulasse est le lâchage général dont il fait l’objet de la part de ses copains, parfois anciens trotskistes ou compagnons de route socialistes. David Assouline, pourtant longtemps proche de la mouvance Filoche, le balance sans vergogne. Anne Hidalgo, pourtant ancien inspectrice du Travail (fictive disent là encore de mauvaises langues) demande son exclusion du PS, comme de nombreux médiocres socialistes, qui ne lui arrivent pas à la cheville. Rachid Temal, qu’on dit coordinateur du PS, annonce avoir entamé les démarches pour virer « l’antisémite ». Quant à ses anciens camarades trotskistes, quand ils ne lui marchent pas dessus, ils sont aux abonnés absents : Laurence Rossignol, Julien Dray, Harlem Desir paraissent avoir oublié tout ce qu’ils doivent à Filoche.

– Bien évidemment, les vautours de l’antiracisme se mettent en branle. La Licra va saisir la justice. « Ce tweet de Gérard Filoche est une honte absolue relayant des contenus complotistes trempés dans l’obsession des juifs. » Plus facile de s’en prendre à Filoche qu’aux islamistes…

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a également annoncé sur Twitter qu’il allait porter plainte. Tout comme l’Union des étudiants juifs de France. Et sans doute tous ceux qui vont vouloir passer à la caisse.

Gérard Filoche a beau raconter partout qu’il a fait une connerie, que ce n’est pas lui qui a appuyé sur le bouton, parce que d’autres amis gèrent son compte twitter, mais qu’il est solidaire, il a eu beau avoir effacé le tweet tant décrié, c’est trop tard, la machine est en route. Le pire, et cela confirme la stupidité de tous ses lyncheurs, est que le montage d’Egalité et Réconciliation, que personne ne connaissait, est désormais connu de tous les Français. Filoche, le meilleur attaché de presse de Soral, qui l’eût cru ?

Mais il faut tout de même rappeler à l’ami Gégé qu’il est un des cofondateurs de Sos Racisme, lancé par les militants trotskistes de sa mouvance : Harlem Desir, Julien Dray (qui fut aux manettes) et le journaliste Didier François, à l’époque appelé « Rocky » à la LCR.

Or, ce sont ces militants qui ont impulsé la dictature de l’antiracisme, si justement dénoncée par Alain Finkielkraut. Le coup de l’incitation à la haine… en raison de l’appartenance religieuse, ils en ont abusé, et trop souvent. Des Houellebecq, Brigitte Bardot, Charlie Hebdo, Eric Zemmour, Fanny Truchelut, Christine Tasin, moi-même, Pierre Cassen, avec un apostat de l’islam, Pascal Hilout, Robert Ménard et même Georges Bensoussan, l’historien de la Shoah, se sont retrouvés devant cette même 17e Chambre, traînés par nombre d’amis de Gérard Filoche, qu’ils appartiennent au Parti socialiste ou à Sos Racisme. Tous ces inculpés, je peux en témoigner pour les connaître presque tous, ne sont pas davantage racistes que ne l’est Gérard Filoche, qui se retrouve en l’occurrence (même s’il n’est pas encore devant la 17e Chambre) dans le rôle de l’arroseur arrosé.

Reste le fond du débat. Je suis d’autant mieux placé pour le poser que, contrairement à Gérard Filoche, je suis inconditionnellement un défenseur de l’Etat d’Israël, conscient que si les islamo-fascistes du Hamas, nostalgiques d’Hitler, et les prétendus martyrs palestiniens parvenaient à éradiquer ce pays, cela serait un rempart de moins pour l’Occident, face à l’offensive mondiale des islamistes. Et je n’ai jamais caché mon admiration pour ce peuple exemplaire, mobilisé pour défendre son pays, sa culture, son identité et sa survie, quand tous ses voisins arabes ne rêvent que de l’anéantir, et d’exterminer tous les juifs qui y vivent. Sans la moindre ambiguïté, je me sens plus proche d’Israël, démocratie occidentale, que des pays qui l’entourent, qui cultivent, eux, une haine à l’encontre des Juifs (que Georges Bensoussan avait relevée) qui n’émeut aucun de ceux qui vont poursuivre Filoche.

Pour autant, je ne pense pas que traîner devant les tribunaux Faurisson, faire de Filoche un antisémite, interdire à des militants comme Soral d’avoir une vision du monde qui tourne autour du complot américano-sioniste soit la meilleure des réponses. Je pense même totalement contre-productif de judiciariser tout débat sur ces questions, car c’est cette censure qui alimente les fantasmes des pires antisémites. Soral ou Filoche pensent que le monde est dominé par l’axe américano-sioniste, regardons certaines réalités, le poids de la Chine, de la Russie, ou la réalité de certaines fortunes de dirigeants arabes. Et permettons à ce débat d’exister.

Les 100 Arabes les plus riches en 2015

Il est vraiment temps d’en finir avec la dictature de cet autre poison qui rend fou, l’antiracisme, qui, après avoir touché des mal-pensants sur l’islam, frappe à présent de plein fouet des personnalités comme Georges Bensoussan ou Gérard Filoche, sans oublier les animateurs de notre mouvance.

Ostracisé par les siens, Gérard Filoche ira-t-il, dans un soubresaut de lucidité, jusqu’à demander l’abrogation des lois liberticides Pleven, Gayssot et Taubira ?

Le connaissant, il va faire du Plenel, et d’abord se monter un comité de soutien. On va voir les courageux…

Pierre Cassen