L’antisémitisme d’extrême gauche et ses compagnons de combat

Il reste, bien sûr, de l’antisémitisme d’extrême droite en France. Ceux qui l’incarnent sont désormais une minorité crépusculaire, rance, et légitimement fustigée. Ils n’ont accès à quasiment aucun microphone et ils vocifèrent dans leur coin, mais ils n’agressent pas et ne tuent pas. Quiconque consulte la terrible liste des Juifs agressés ou assassinés ces dernières années n’aura aucun mal pour s’en convaincre.

Sujet tabou : l’antisémitisme qui agresse et tue des Juifs en France, depuis des décennies, et la terrible liste des Juifs agressés ou assassinés ces dernières années le montre de manière flagrante, est l’antisémitisme islamique.

Mais cet antisémitisme-là, l’extrême gauche fait tout pour qu’on n’en parle pas, parce que les islamistes en France sont ses compagnons de combat contre la civilisation occidentale et la démocratie et parce qu’il y a un pays qu’ils exècrent et qu’ils voudraient voir détruire, et parce qu’elle, l’extrême gauche, voudrait voir ce pays détruit, elle aussi : les islamistes désignent ce pays, souvent, comme « l’entité sioniste”, car dire son nom leur écorche les lèvres, l’extrême gauche, elle, l’appelle par son nom, Israël, puis déverse sur lui des jets de bile obscènes et mensongers.

L’extrême gauche n’est pas la seule à faire tout pour qu’on ne parle pas de cet antisémitisme-là : elle a elle-même des compagnons de combat dans toute la gauche et dans les organisations dites “antiracistes”, tout comme dans les organisations censées “lutter contre l’antisémitisme” et qui, en ne luttant pas du tout contre l’antisémitisme qui agresse et tue des Juifs, ne mènent aucune lutte digne de ce nom.

Elle a même des compagnons de combat à droite, car nombre d’élus de droite sans scrupules n’hésitent pas à fermer les yeux et à favoriser l’avancée de l’islam, et donc de l’islamisme, pour ramasser des voix et être reconduits dans leurs fonctions.

Elle bénéficie même de l’aveuglement volontaire  de ceux que mes amis juifs appellent les “Juifs de cour” : des gens qui, pour garder de bonnes relations avec les détenteurs du pouvoir (qui sont désormais souvent en position de compagnons de combat), ne font pas de vague et n’associent quasiment jamais les mots islam, ou islamisme, et antisémitisme et préfèrent s’en prendre rituellement (comme les organisations censées “lutter contre l’antisémitisme”) à l’antisémitisme d’extrême droite : c’est sans danger, et cela ne fait pas courir le risque de perdre des amis et des subventions. Les “Juifs de cour” aujourd’hui sont au CRIF. Ils peuvent même être grand rabbin de France.

Il y a dans la campagne pour la présidence de la République un candidat juif. Si ce candidat pratiquait l’aveuglement volontaire, s’il s’en prenait rituellement à l’extrême droite, s’il était un “Juif de cour” en somme, il serait accueilli à bras ouverts au CRIF, et le grand rabbin de France chanterait ses louanges, mais non : il ne pratique pas l’aveuglement volontaire.  Il ne s’en prend pas obsessionnellement à l’antisémitisme d’extrême droite, quand bien même il le condamne sans la moindre ambiguïté. Il sait que l’antisémitisme qui agresse et tue des Juifs est islamique et il le dit. Il sait que les islamistes en France combattent la civilisation occidentale pour la détruire et que l’extrême gauche est constituée de compagnons de combat de l’islamisme. Il ose même dire que l’islamisation de la France est, tout autant que l’extrême gauche qui lui sert de marchepied, un danger majeur pour la France et les Français, Juifs et non juifs.

Dès lors, c’est lui que l’extrême gauche et les “Juifs de cour”, toute la gauche, les organisations dites “antiracistes”, et les organisations censées “lutter contre l’antisémitisme” traitent de membre de “l’extrême droite”, et  placent sur le banc d’infamie, en usant et abusant de cette expression, “extrême droite”, si usagée qu’elle n’a plus de sens et qu’elle permet à ceux qui l’emploient de cracher sur toute personne qui se situerait à hauteur de l’épaule droite d’Anne Hidalgo, la femme qui après avoir détruit Paris aurait voulu faire la même chose avec la France entière.  Ces gens-là le traitent même de raciste alors que pas un seul mot dans ce qu’il dit ou ce qu’il écrit ne parle de race ou d’ethnie (il est vrai que pour ces gens-là existe apparemment désormais une race musulmane). Ces gens-là vont jusqu’à le traiter « d’antisémite”, et jusqu’à l’accuser d’attirer vers lui les nostalgiques du nazisme comme une lampe attire les mouches, et il a beau dire qu’imaginer qu’un Juif peut attirer des nostalgiques du nazisme est ignoble et absurde, cela continue. Ils le décrivent comme un défenseur de Pétain alors que sa famille a été déchue de la nationalité française sous le régime de Vichy. Ils le traitent même de révisionniste, comme s’il avait une seule fois remis en cause l’histoire de la Shoah…

Le dire d’extrême droite et le traiter de raciste est ignoble, mais chez ceux qui le font, l’ignominie fait partie intégrante de leurs positions politiques, et ce n’est pas surprenant de leur part. Le traiter d’antisémite est atteindre le sommet de l’abjection.

Des “Juifs de cour” l’ont fait, dont Haim Korsia et Francis Kalifat.  Ils ont ainsi ouvert la voie à des membres de La France insoumise qui ont procédé à des insinuations nauséabondes. Ils ont ouvert la voie à Yannick Jadot, « écolo de service », chef de file d’un mouvement d’extrême gauche couleur vert pastèque, vert islamique et vert-de-gris, tendance vernassi. Et les propos que Yannick Jadot a tenus récemment (sur Radio J, une radio juive !), sans que son interlocuteur le reprenne (bien au contraire !), étaient un sommet de l’abjection répugnante.

Si ces propos avaient été tenus par une personne dite « d’extrême droite”, cette personne aurait été exclue de la politique et des médias et aurait tant été traînée dans la fange qu’elle aurait dû partir en exil, mais comme Yannick Jadot est d’extrême gauche, vert pastèque, vert islamique et vert-de-gris, il a le droit de dénoncer le Juif Zemmour. Il restera candidat à l’élection présidentielle et il sera invité à la radio et à la télévision. Il pourra rencontrer Haim Korsia et Francis Kalifat. Il parlera encore sur Radio J.

Un livre écrit par des falsificateurs de l’histoire vient de paraître pour l’accuser d’être un falsificateur de l’histoire, un défenseur de Pétain et un révisionniste. Et le livre est publié chez Gallimard, qui fut une maison honorable.

Sordide époque. Exécrable époque épique.

Guy Millière

L’antisémitisme d’extrême gauche et ses compagnons de combat

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10 Commentaires

  1. je ne m’inquiéte pas du vote « juif » a 80% iront a Zémmour,la communauté juive sait qui est vraiment leur ennemis,qui les agresses,qui veulent leur mort,donc la communauté juive enverra chier le CRIF et voteront bien pour le seul qui les défendera…Zémmour.Tout ces ténors et responsables politiques ne représentent qu’eux mémes…..les adhérants n’écoutent plus les consignes de votes,ils savent pour qui voter.

  2. Le juif nationaliste s’enracinant à Israël est devenu ennemi du bobo cosmopolite gôôôcho

    Comme le juif cosmopolite du 19e était ennemi du souchien nationaliste

    « La question du rôle de la juiverie mondiale n’est pas raciale, c’est la question métaphysique portant sur la facture du type d’humanité qui, de façon absolument déliée de toute attache, peut assumer comme «tâche», au niveau de l’histoire mondiale, le déracinement de tout étant en dehors de l’être. » Heidegger

    Maintenant c’est Jadot l’ « étant » gogochon nowhere en dehors de l’ « être » humain enraciné dans une civilisation

  3. il y a eu des antisémites de droite mais aujourd’hui ils sont surpassés en nombre et en violence par les antisémites d’extrême gauche, c’est d’une telle évidence que j’irai voter EZ, le seul antisémite (selon le crif) que j’aime

    • Absolument pas. La gauche a compris que le sionisme était une entreprise impérialiste et colonialiste. Il y a de bonnes chances que les israéliens, juifs et sionistes, ne soient plus juifs au yeux de leur propre tradition.TZD qui se lamente sur l’évolution « démocratique » d’Israël n’a rien pigé au film. C’est la notion même d’état juif qui détruirait le judaïsme. Seuls les juifs de la diaspora peuvent ainsi revenir à leur tradition sans être soupçonnés d’être des traîtres à la nation. L’état s’est substitué à Dieu avec le remplacement du judaïsme par un nationalisme d’inspiration européenne, sur des terres considérées comme sacrées. La catastrophe prédite par des rabbins n’est peut être pas si fantaisiste : l’éradication pure et simple du judaïsme en Palestine, non pas du fait des arabes mais des sionistes israéliens, secondés par les sionistes chrétiens, car elle serait d’ordre spirituel avant tout.

  4. Quel fatras ! Au passage, « juifs de cour » est une expression antisémite. Le sionisme est un nationalisme qui a été développé à l’est de l’Europe par des juifs déjudaïsés et a été promu par les protestants anglais en Occident. Ainsi aujourd’hui, il y a 2 fois plus de sionistes chrétiens, les évangéliques américains, que de juifs israéliens dont la plupart sont des pseudo juifs : des colons européens, dont le judaïsme est laïcisé quand il n’est pas inexistant. Le sionisme est donc la convergence du messianisme chretien (second avènement du Christ) selon la vision protestante et du messianisme juif dévoyé (le retour des juifs en Palestine ne peut que suivre l’avènement du messie et pas l’inverse). Le sionisme est le grand remplacement du judaïsme traditionnel. Voilà pourquoi des rabbins orthodoxes le combattent. Être sioniste ce n’est pas être juif. C’est même le contraire pour nombre de juifs pratiquant le judaïsme traditionnel.

  5. Je poursuis en citant Y Rakbin :
    [Selon l’historien israélien Noah Efron, « nulle part ailleurs qu’en Israël, on ne hait autant les juifs haredis et on ne s’en méfie autant. Israël est la citadelle de l’antisémitisme, dirigé non contre tous les juifs mais contre les ultra-orthodoxes, les juifs “trop juifs” ». Une telle affirmation ne devrait pas surprendre car l’image du « nouvel homme hébreu », reposant largement sur l’antisémitisme européen, nie l’image du juif traditionnel, désormais perçu comme un être dégénéré. Selon Efron, les intellectuels sionistes auraient simplement raffiné l’image haineuse du juif traditionnel élaborée par Voltaire et Fichte …]

  6. [On peut citer également à ce propos Haïm Hazaz (1898-1973), écrivain et idéologue sioniste d’origine russe : Le sionisme et le judaïsme ne sont pas la même chose, mais bien deux choses distinctes l’une de l’autre — il n’y a aucun doute, deux choses qui se contredisent l’une l’autre. Quand on ne peut pas être juif, on devient sioniste. Le sionisme émerge des ruines du judaïsme, à l’heure où le peuple s’épuise… Une chose est sûre, le sionisme n’est pas une continuité — ce n’est pas non plus un remède à la maladie. Il déracine et détruit. »]

  7. Jadot, le « Vert-de-Gris », couleur des uniformes des Waffen-S.S

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