L’appel du 18 juin : encore un beau roman !

 

 

« Qui a entendu l’appel ? Les émissions de la BBC sont encore peu écoutées en France, les nouvelles circulent par le bouche à oreille, la BBC fournit à la presse française une version du texte, reprise par les journaux comme « Le petit Provençal »… » (Site « Pour émoire »)

« Je n’ai pas entendu l’appel du 18 juin et je ne crois pas en avoir eu connaissance avant la fin de 1941 mais dès le mois de juillet 1940 j’ai connu le défi relevé par de Gaulle. Je l’ai appris par les Allemands… ». (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, dans la revue « Résistance »)

Dans cette « Année de Gaulle », après le combat de Montcornet, il nous reste à fêter la mort (9 novembre 1970) et la naissance du grand homme (22 novembre 1890) et avant, l’incontournable « appel du 18 juin » qui fit d’un général à titre temporaire, qui s’était battu ni mieux ni plus mal que les autres (1), le « premier résistant de France ».

Cet appel fait parti du mythe gaulliste et il est donc malvenu d’oser le contester. Et bien tant pis ! J’ai pris ce risque dans un livre (2) et j’en remets une couche dans cet article. Je vais encore me faire agonir par les thuriféraires du « Grand Charles » ; ceux que le Général traitait de veaux et qui, un demi-siècle après sa mort, adorent encore leur Veau d’Or.

Comme je l’ai souvent dit, pour moi, de Gaulle n’avait rien d’un grand homme, mais c’était un remarquable illusionniste ; or le Français a besoin d’illusions. C’est sous de Gaulle que la France connut la Libération et mai 1968. La pantalonnade de mai 68 – cette colère d’enfants gâtés – a permis de passer de « la Carmagnole » à « la Marseillaise » sans passer par la révolution. Quant à juin 1944, ce fut, pour une majorité de nos concitoyens, ce qui a permis de sauter du passé à l’avenir sans avoir besoin du présent ou mieux, de passer de la défaite à la victoire sans passer par la guerre.

Qui a entendu « l’appel du 18 juin » ? Personne ou presque, et pour cause. Le pays  était en pleine débâcle, peu de gens possédaient la TSF et le texte officiel, celui que tout le monde connaît, date, en fait, du 22 juin.  Sur Wikipédia, cette « encyclopédie pour les nuls », on peut lire ceci :

« Ce discours (du 18 juin) – très peu entendu sur le moment, mais publié dans la presse française le lendemain – est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole. La version sonore de ce discours, que l’on peut encore écouter de nos jours, est celle de l’appel du 22 juin 1940. L’enregistrement de l’appel du 18 juin ayant été perdu… ».

Ainsi s’écrit l’histoire, la légende, le mythe, qui, en l’occurrence, commence par un faux !

Situons le contexte  et tentons de rectifier les faits :

De Gaulle arrive à Londres le 17 juin 1940 à la demande de Paul Reynaud, avec pour mission  de négocier avec les Anglais la poursuite de la guerre. Il rencontre Winston Churchill, dans l’après-midi, et lui expose son projet de maintenir la France dans le combat, même en cas de capitulation du gouvernement français (replié à Bordeaux). Il émet le souhait de pouvoir s’exprimer à la radio dès que la nouvelle de la capitulation tombera. Churchill donne son accord de principe.

Dans la soirée du 17 juin, l’écho du discours du maréchal Pétain parvient à Londres. Ce dernier annonce qu’ « il faut cesser le combat » et fait part de son intention de demander, « dans l’honneur », la signature d’un armistice.

Dans l’après-midi du 18, Élisabeth de Miribel tape à la machine le texte du discours, dont de Gaulle a rédigé un premier brouillon dès le 17 juin à Bordeaux, au petit matin.

De Gaulle lit son discours sur les antennes de la BBC, « à 18 heures ». Mais les historiens ne sont pas d’accord sur la date : le  discours aurait été annoncé dans le programme de la BBC « à 20 h 15 et diffusé à 22 h » mais quel jour ?

De plus, ce premier message – celui que l’histoire n’a pas retenu – est un appel à la poursuite du combat aux côtés des Britanniques. Pour de Gaulle, la bataille qui vient d’être perdue ne signifie pas la fin de la guerre car « cette guerre est mondiale » et la France pourra s’appuyer sur la force industrielle de ses alliés, notamment celle des USA. S’adressant aux soldats français, ce message d’espoir se termine par un appel à la résistance, dont la flamme ne doit pas s’éteindre.

Pour autant, contrairement à une idée reçue, le fameux appel n’était pas une incitation à constituer des réseaux de résistance sur le territoire français. En militaire, de Gaulle s’adressait avant tout, et de manière assez explicite, aux militaires et aux industriels de l’armement en les appelant à appuyer l’effort de guerre du Royaume-Uni. En effet, l’URSS (en raison du pacte germano-soviétique) et les États-Unis (en position de neutralité) n’étaient pas encore  engagés aux côtés de la France.

Mais surtout, et ce point est crucial, l’appel initial n’est pas  une rupture avec le gouvernement français car de Gaulle déclare : « Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer. »

De Gaulle expliquera, longtemps après, dans ses « Mémoires de guerre » les raisons qui lui ont fait ménager le gouvernement français. Il le fera, comme toujours, dans un style empreint d’une vanité hors du commun : « Pourtant, tout en faisant mes premiers pas dans cette carrière sans précédent, j’avais le devoir de vérifier qu’aucune autorité plus qualifiée que la mienne ne voudrait s’offrir à remettre la France et l’Empire dans la lutte. Tant que l’armistice ne serait pas en vigueur, on pouvait imaginer, contre toute vraisemblance, que le gouvernement de Bordeaux choisirait finalement la guerre. N’y eût-il que la plus faible chance, il fallait la ménager… ».

Si le texte « officiel » de l’appel est connu de tous, il n’existe aucun enregistrement du discours lu par de Gaulle. Les documentaires lui substituent souvent l’appel du 22 juin (dont l’enregistrement nous est parvenu), mais sans préciser qu’il ne s’agit pas (et qu’il ne peut s’agir) de celui du 18. Par ailleurs, l’appel  est souvent confondu avec le texte de l’affiche « à tous les Français » qui fut placardée sur les murs du Royaume-Uni, au début du mois d’août 1940. Ce texte a été publié dans le « Bulletin officiel des Forces Françaises Libres » dès le 15 août 1940.

Des historiens affirment que le « Times » et le « Daily Express » publiaient le discours de De Gaulle « dès le 19 juin » mais il s’agit, en réalité, du texte émanant du ministère de l’Information britannique (texte qui  deviendra l’appel retenu par l’histoire).

De Gaulle a même été filmé, prononçant une version légèrement différente de son appel, pour les actualités cinématographiques mais c’était… le 2 juillet 1940. Ce jour-là, après un déjeuner avec Duff Cooper, ministre de l’Information britannique, de Gaulle est fermement invité à rendre son texte plus neutre : les Anglais voulant ménager le maréchal Pétain. La référence à la trahison du gouvernement de Pétain qui s’est « mis en rapport avec l’ennemi » a donc été supprimée.

Toutefois, c’est la première version qui a été publiée ensuite dans le « Bulletin officiel des Forces Françaises Libres » du 15 août 1940, dans le premier numéro du « Journal officiel de la France Libre » le 20 janvier 1941 puis, enfin,  dans tous les recueils de discours de De Gaulle.

En résumé, du 22 juin au 2 juillet, à partir des studios de la BBC, de Gaulle a diffusé des versions successives de son appel, en condamnant de plus en plus durement Pétain.

Ce qui passe pour être « l’appel du 18 juin » est en fait un processus qui s’étend sur une quinzaine de jours : le texte n’en est définitivement établi qu’au début août dans une affiche de la France Libre naissante.

La légende nous raconte aussi que tous les pêcheurs de l’Île de Sein, entendant « l’appel du 18 juin », embarquèrent sur leurs chalutiers pour rejoindre Londres. En réalité, et ceci n’enlève rien à leur mérite et à leur courage, quelques habitants de l’île entendront le message du… 22 juin, ce qui va conforter le départ vers l’Angleterre, les 24 et 26 juin, de 132 hommes – de 14 à 54 ans – sur quatre bateaux de pêche. Exemple emblématique célébré par la geste gaullienne, ces volontaires de l’île de Sein s’engagent dans les Forces navales françaises libres (FNFL).

Et on continue à nous faire croire qu’à l’instar de ces courageux marins, les Français ont répondu massivement à « l’appel du 18 juin »  en gagnant l’Angleterre. Disons un mot des effectifs des  « Forces Françaises Libres ». Le 14 juillet 1940, les « Forces Françaises Libres » défilent à Londres. II y a là 25 légionnaires,  une section de chars, 30 marins  et 40 aviateurs (la plupart sans avion). Fin août 1940, les effectifs gaullistes sont plus importants : 98 officiers, 133 sous-officiers, 716 hommes de troupe, 1 118 civils en instance d’incorporation.

Et qui sont ces premiers gaullistes ? Dans un document en date du 11 septembre 1942, rédigé à Londres à l’intention de Léon Blum, le socialiste Félix Gouin décrit qui sont les hommes de la France Libre. « Parmi les rares Français qui, au début, ont suivi de Gaulle, quelques civils, mais davantage de militaires. La plupart étaient des gens de droite et d’extrême droite et ils ont transporté leurs préjugés et leurs croyances… Sous leur influence, ils ont constitué, ici, une sorte de copie en réduction du gouvernement Pétain ; mêmes tendances, mêmes conceptions autoritaires… Seule différait l’attitude à observer vis-à-vis de l’Allemagne… »

Mais revenons, et terminons, avec « l’appel du 18 juin ». Il existe quelques photos de De Gaulle lisant, face à un micro de la BBC, « l’appel du 18 juin », mais les premières datent du 2 juillet.

Pour glorifier le mythe, on raconte même que le texte de l’appel serait inspiré par un discours prononcé par de Gaulle le 21 mai 1940, à Savigny-sur-Ardres, quelques jours après la bataille de Montcornet. Quand on sait ce qu’a été, réellement, le combat perdu de Montcornet, ce discours mégalomaniaque prend tout son sel. Extraits :

« C’est la guerre mécanique qui a commencé le 10 mai. En l’air et sur la terre, l’engin mécanique – avion ou char – est l’élément principal de la force… Notre victoire nous viendra un jour de nos divisions cuirassées et de notre aviation d’attaque. Il y a des signes précurseurs de cette victoire mécanique de la France. Le chef qui vous parle a l’honneur de commander une division cuirassée française. Cette division vient de durement combattre ; eh bien ! On peut dire très simplement, très gravement – sans nulle vantardise – que cette division a dominé le champ de bataille de la première à la dernière heure du combat (ce qui est totalement faux !). Tous ceux qui y servent ont retiré de cette expérience une confiance absolue dans la puissance d’un tel instrument.

 C’est cela qu’il nous faut pour vaincre. Grâce à cela, nous avons déjà vaincu sur un point de la ligne. Grâce à cela, un jour nous vaincrons sur toute la ligne… »

Rappelons que durant « la campagne de France », de Gaulle a été au feu les 17 et 18 mai…

Depuis la fin de la guerre, un notaire français, Jacques Fourmy, et l’historien suisse Christian Rossé ont retrouvé les retranscriptions de l’appel réalisées par les services d’écoute de l’armée suisse. Le fameux appel que personne n’a entendu sauf ceux, rarissimes, qui avaient la TSF et se trouvaient devant leur poste lors de l’émission. Nos troupes étaient prises dans la tourmente de la débâcle, quand elles ne poursuivaient pas le combat, et une partie de la population civile était sur les routes de l’exode. Ce n’est donc que beaucoup plus tard, après avoir lancé plusieurs autres appels, que de Gaulle sortira enfin de l’anonymat. Sa médiatisation, il la devra surtout à sa condamnation à mort, prononcée par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand, le 2 août suivant, pour désertion.

L’information a fait  la une de nombreux quotidiens dont « Paris-Soir » et  « Le Figaro ».

En revanche, le 17 juin, le peuple français dans son immense majorité, sonné par la plus  mémorable raclée de son histoire, applaudit quand le vieux maréchal Pétain, 84 ans, le « vainqueur de Verdun », déclare : «… Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur… C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités… ».

Et Henri Amouroux a raison quand il écrit que, jusqu’au débarquement allié du 6 juin 1944, le pays comptait « 40 millions de pétainistes » (3). Tant pis si ça écornifle un peu la légende gaullienne !

Éric de Verdelhan

1) Mais moins longtemps. Durant la Seconde Guerre mondiale, de Gaulle aura commandé une unité au feu pendant… deux jours avant de continuer le combat derrière les micros de la BBC.

2) « Mythes et Légendes du Maquis » Éditions Muller ; 2019.

3) L’un des titres de « La grande histoire des Français sous l’Occupation » d’Henri Amouroux ;  Robert Laffont ; 1976-1993. Dix ou douze (gros) volumes qui devraient faire partie des programmes scolaires.

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61 Commentaires

  1. Je fais des appels tous les jours et alors tout le monde s’en fout.
    Personnellement j’en ai rien à gauler

  2. Présent au feu du 16 au 17 mai… Vous oubliez Abbeville, du 27 au 30 mai. De Gaulle a fait reculer les Allemands de 8 km ! Il ne l’a finalement pas emporté faute de radios performantes par qui il aurait pu savoir que le 28, il n’y avait plus qu’à se ruer par les ponts d’Abeville pour conquérir la ville…

    Ceci est à mettre en perspective avec l’épisode de l’île de Sein de ce jour, où l’on a entendu une poignée de « pue-la-merde » siffler Marine Le Pen.

    Il est vrai qu’elle n’y a recueillie que 22% des voix en 2017, preuve que les habitants actuels ne sont pas les descendants des pêcheurs de 1940 ou alors qu’ils sont dégénérés, par savoir et par armes !!!

    • +10000000000000000000000000000000000
      La population de l’ile de Sein n’est plus celle de 1940……des bobos s’y sont installés . Jusqu’en 1965 quand vous arriviez a Sein en breton on vous disait « paix aux ames de vos morts » . La vulgarité a envahit nos sanctuaires

    • On peut reprocher un certain nombre de choses à De Gaulle, mais quand on voit le niveau des Français d’aujourd’hui, on est amené – en effet – à relativiser un peu les choses…

    • guderian qui commandait les divisions de chars qqui envahissaient la France a dit lui meme :quand j’ai vu ce mur de chars de combat des Francais qui avancaient sur moi j’ai donné immediatement l’ordre a mes chars de reculer, car les chars qui composaient cette force etaient pour une bonnemoitié des panzer 1 et 2 c’est a dire des chars tres legers, disons des chenillettes, face aux chars Francais de 28 a 32 tonnes armés de canons de 50 a 75 mm; il faut dire que Guderian avant la guerre avait devoré les livres ecrits par De Gaulle sur l’utilisation des chars, quand il a appris que c’etait De Gaulle qui commandait la division face a lui il a pris cette decision de reculer

  3. Mais oui, il y en asez de De Gaulle et de tous les bien pensants qui s’e’ reclament. Quelle imposture, quelle honte ce type .!

    • C’était quand même mieux que de cesser le combat et d’aller se faire emprisonner en Germanie !

    • L’imposture a fait en sorte que la France soit assise à la table des vainqueurs en 1945, malgré sa participation certes courageuse, mais symbolique à la victoire eu égard aux forces engagées.

      • «  »soit assise à la table des vainqueurs en 1945, » »….on voit le résultat de cette « victoire » en 2020 !!

  4. La pelle du 18 juin….
    Quel bon communiquant ce 2 gaules. Il cartonne encore en 2020 !

  5. Merci de dire la vérité sur le colonel de Gaulle. Général de brigade. Sur les monuments aux morts pour la guerre 39/45, nous avons fort heureusement peu d’hommes tués au combat. L’armistice n’était peut être pas la meilleure solution, mais, elle a épargné des vies humaines, certains enfants et petits-enfants devraient s’en souvenir aujourd’hui. J’en sais gré au Maréchal Pétain. Comme Clémenceau, franc-maçon, de Gaulle voulait continuer la guerre. Voilà un bien triste grand homme.

    • Qu’on le veuille ou non, l’histoire lui a donné raison. Ce n’est pas tant De Gaulle qu’il faut blâmer, mais Reynaud et Daladier qui n’étaient pas à la hauteur. Sans compter le Front Populaire qui nous a désarmé moralement !

      L’armistice était peut-être inévitable, mais c’était une grande faute d’annoncer qu’il fallait cesser le combat sans connaître les conditions de l’ennemi. Cela nous a valu un million de prisonniers en plus des 800 000 hommes déjà capturés, la honte absolue !!!

      • C’était surtout l’armée qui était dépassée ;voir notre malheureux fantassin de 1940 par rapport à l’allemand… capote, bandes molletieres et un barda innommable sur le dos.

    • si l’armistice a sauvé des vies, je vous l’accorde
      mais la politique de collaboration avec des gens qui souhaitaient la victoire de l’allemagne, permettez moi de cracher dessus

    • L’armistice était inéluctable ;d’ailleurs quand Petain
      l’a demandée le 17 juin 1940, les Allemands étaient déjà dans Paris déclarée ville ouverte.
      Il fallait continuer la guerre ;ce que fit de Gaulle en rejoignant notre alliée, l’Angleterre et en initiant
      La France Libre, laquelle après bien des péripéties nous conduisit à la table des vainqueurs.

  6. L’appel du 18 juin 1940 a Été peu entendu c’est vrai ;néanmoins il a néanmoins contribué aux fondements de la France Libre ;il a Été un symbole. Le Général d’armée Catroux, le gouverneur général Éboue, Leclerc, Remy,
    Jean Moulin, Brossolette… les marins de l’île de Sein;entre autres se sont ralliés à de Gaulle.
    Ils n’étaient certes pas nombreux, mais sont
    restés dans l’histoire.

  7. Eric, le fait que tu cites Henri AMOUROUX me fait vraiment plaisir !!

    J’ai toute la collection de 10 livres dont la parution a commencé en 1976 et s’est terminé en 1993, tant la « grande histoire des Français sous et après l’occupation » a donné lieu à des milliers de témoignages de ceux qui ont vécu la seconde guerre mondiale en France …

    J’ai lu le tome 4  » Le peuple réveillé  » , je vais lire toute la collection en commençant par le début…

    Sachez que, malheureusement, ces 10 livres intéressent très peu de monde, j’ai eu la collection Robert LAFFONT pour le prix du port, rien d’autre (sic!) …

    Allez sur le site leboncoin, vous avez des chances de trouver ces livres en don (donner) …

    Henri AMOUROUX était un vrai journaliste, et son travail est énorme, vraiment !!

    • Les livres d’Henri Amouroux ont Été des best sellers ;ils font autorité sur la vie des Français sous l’occupation. L’auteur a fait une œuvre d’historien, mais en plus il a recueilli des milliers de
      témoignages. L’ensemble constitue un monument.

      • Tout à fait Jill !!

        C’est pourquoi lire ses livres est se ré-informer sur les réalités de la seconde guerre mondiale…

        As-tu lu 1 ou plusieurs tome de cette collection-là ?

        • Je les ai tous lus ;10 volumes suivis de deux autres sur la même période ;dont
          Les règlements de comptes.
          C’est remarquable.

  8. De Gaulle a eu cette réflexion qui en dit long sur le personnage : à Londres je pensais trouver la France et je vois la cagoule et la synagogue , pauvre type, imposteur .
    Le premier à avoir créer la France libre est l’amiral Muselier que de gaulle a mis au rancart.

    • C’était évidemment à prendre au deuxième degré ;pour dire que la gauche était absente ;mieux d’ailleurs le PCF collaborait avec l’ennemi.

    • A ma connaissance, personne n’a rejoint l’amiral
      Muselier ;entre autres le général d’armée Catroux, le gouverneur général Éboue, et un peu plus tard
      Jean Moulin et Pierre Brossolette…

  9. Et alors ?….

    Et Jeanne d’Arc a entendu des voix.

    Et le résultat est là.

    • «  »Et le résultat est là. » »….oui , on parle de plus en plus anglais …

  10. Mais oui, 40 millions de pétainistes en 44! Je veux bien le croire. Cela n’écornifle pas le moins du monde la légende gaullienne. Les patriotes étaient minoritaires. Aujourd’hui, c’est exactement la même chose. Tous les pétochards voient, ou plutôt évitent de voir la réalité mais ils la voient quand même. Ils sont prêts à tout accepter pourvu qu’on ne leur fasse pas de mal. La soumission à l’islam et à la dictature mondialo judéo américaine, ils sont prêts. Il est donc logique que ces mêmes styles de pėtochards aient suivi Pétain très longtemps… jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun danger à acclamer de Gaulle.

  11. Les sans-grade. Ils n’entendirent probablement ni des voix venues du Ciel, ni celle de De Gaulle le 18 Juin…

    Mais un appel dont nous leur laisseront le mystère.

    A mon Beau-père, membre de l’équipage, absent le jour du drame et survivant, donc.

    Et à mon Père, portant la Croix de Lorraine.

    http://www.france-libre.net/sous-marin-narval/

    Passage :

    «Tous excusaient leurs compatriotes de France à cause du coup de massue terrible que leur avaient asséné l’armée et l’aviation allemandes.

  12. On peut être critique sur de Gaulle, notamment sur son attitude vis à vis de l’Algérie mais je pense qu’il faut honorer l’homme du 18 juin 1940. Il a permis à la France d’être dans le camp des vainqueurs. Rappelons aussi qu’Hitler haissait les Français et les plaçait parmi les untermenschen (sous hommes). Voir ce qu’il en dit dans Mein Kampf.
    Alors Vive De Gaulle !!!

    • Son attitude vis à vis de L’Algérie ? Qu’eut il fallu faire en Algérie? Rappelons que la 4 République a piétiné pendant 4 ans…

  13. Il faut savoir que Charlot fut un imposteur prêt à tout pour surnager !! Lisez le très bon livre de feu le colonel Argoud: La décadence, l’ imposture et la tragédie ( chez Fayard) !! Vous apprendrez tout sur le libérateur (!!!) qui fit enter un communiste déserteur dans son premier gouvernement !!!

    • Argoud comme référence ;vous plaisantez…
      vous ne comprenez rien à la politique.
      En 1945, le PCF était suite aux élections le premier parti de France ;il fallait donc se ménager Thorez.
      Ceci étant, il ne fût que 2 mois ministre du
      Général.

      • Jusqu’en1945 le PC était encore un parti interdit.
        C’est le gauchiste De Gaulle qui l’a remis sur les rails suite aux injonctions de Staline.

        • Après la guerre et la Résistance, le PCF ne
          pouvait rester à l’écart ;il y aurait eu denit de démocratie, ce d’autant qu’après les élections le parti communiste était le premier de France.

  14. 1)

    Pas mal de mesquineries choquantes dans les commentaires émis par les uns ou les autres.

    Certes, il y a eu plusieurs moutures de l’appel dit « du 18 juin ». On peut effectivement relever des variations dans les différentes versions de ce texte. Cependant il est indiscutable que l’essentiel du message est bien le même : continuer la guerre aux côté des Anglais !

    Certes, la contre-attaque de Montcornet, contre-attaque finalement avortée pour diverses raisons, mérite d’être quelque peu démythologisée, mais elle a cependant bien eu lieu !

    Certes, la façon dont De Gaulle a opéré le nécessaire désengagement de la France en Algérie est sur certains points très critiquable. On est en droit de lui reprocher des fautes et même des crimes à l’encontre des pieds-noirs et des harkis.

  15. 40 millions de Pétainiste en 40, peut être mais qu’est-ce que cela veut dire ? A quoi adhéraient exactement les Français de l’époque ? Cette phrase est une manipulation et dit tout ou rien.
    Il ne faut pas oublier qu’à l’époque Pétain était un héros national et que très peu de gens remettaient en cause son patriotisme et son dévouement à la Nation. Qui aurait pu penser qu’il allait compromettre la France et les Français dans une collaboration honteuse avec les nazis ?
    L’Histoire est toujours romancée pour donner une vision compatible avec l’idéologie du présent ou du lecteur de l’Histoire. La vérité Historique n’est jamais délivrée par les politiques ou les partisans et à la lumière du présent

  16. Il est fait tout un patacaisse pour le 18 juin 1940 beaucoup plus que pour honorer nos libérateurs Américains, Anglais, Canadiens, Polonais, ect, qui sont venu sacrifier leur vie lors débarquement en Normandie et sur la cote de Méditerranée pour que nous puissions vivre libre.
    Les guignols qui nous gouvernent aujourd’hui sont-ils conscients de l’échelle de reconnaissance qu’ils doivent mettre en oeuvre pour rendre hommage aux vrais libérateurs?.
    Ceux qui ont quitté la France pour soit disant mieux combattre le nazisme, ou ceux qui sont venu mourir par milliers sur nos plages pour nous libérer?.
    Pour ma part, mon choix ne s’est jamais tourné vers les imposteurs et les déserteurs, j’ai une reconnaissance sans limite pour ceux venu d’ailleurs qui se sont sacrifié pour notre liberté.

    • Dommage que les bombardements anglo-américains aient fait des dizaines de milliers de morts et les GI des milliers de viols.

    •  » pour que nous puissions vivre libre. »…mdr, pour sortir leur pays du marasme économique en se créant un marché captif (plan Marshall mais pas que), pour démolir un leader nationaliste, économique et politique, pour annihiler l’ Europe avant qu’elle ne devienne un concurrent …pour préparer notre éviction de nos colonnies asiatiques et africaines , et sous l’amicale pression de certains .etc…. » »mon choix ne s’est jamais tourné vers les imposteurs » »…ça saute pas aux yeux…..

      • gelase…👌👍 plus 100.000👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏…
        tu est la reference en se qui me concerne d’une elites d’intellectuel patriotes..
        Moi comme Jean hayssoupé nous ne somme que de simples gueuriers spartiates d’occident (patriote nationaliste souverainistes heleno chretien blanc)…
        Je te présente mes plus grands respect….tu fait partie pour moi de l’élite patriotique

        FORCE //HONNEUR ……..EN CHRIST-ROI !

        • @sniper 338 c est l heure de tes cachets surtout ne sors pas dans la rue avec les gens normaux sans les avoir pris ….

    • vivre libre ?….ben tu croie pas qu’il y a comme un raté ? 🤭

  17. De Gaulle et son appelle du 18 juin, vrai ou faux peu importe si les français aiment cultiver la légende de cet homme devenu une référence dans l’abnégation pour son pays, ça leur permet de ne pas tomber complètement neurasthéniques avec le tordu Macron qui déclarait coupables les français de crimes contre l’humanité, pour la colonisation commise par leurs ancêtres, à partir de lui et sur plusieurs générations, transforme la France en dépotoir humanitaire sous la houlette islamique.

  18. Vous m’étonnez quand vous ne citez que la bataille de Montcornet ! Il y a eu la bataille de Gembloux où pendant 3j la Wehrmacht a eu des pertes importantes et nos blindés ont été remarquables ( A tel point que les Allemands les ont adoptés à l’exception du B1 et B1 bis).. Vous m’étonnez quand vous citez le socialiste Gouin dire que ceux qui avaient rallié Londres étaient de droite ou extrême, car à cette époque, si on était de « bonne famille » on était chrétien et de droite, donc anti-communiste et anti-nazi sachant que ces 2 idéologies viennent du…socialisme, une maladie mortifère qui continue hélas de plus belle.. Bon quoiqu’il en soit pour faire court, le Général De Gaulle est celui qui a redonné espoir à la France. Point barre.

  19. L’appel du 18 juin c’est un peu comme les citations apocryphes , ça repose sur pas grand chose mais c’est vachement pratique pour faire avancer sa propre version des faits…

  20. Déserteur qui se protège derrière un micro et exhorte les autres à combattre et attendant que les alliés aient libérés la France pour se présenter comme général victorieux. A menti sur l’Algérie française, a abandonner les harkis a abandonner le pétrole du Sahara a institué une organisation criminelle le SAC alias les barbouzes.A tout fait pour qu’ Après MOI le CAHOS.

      • 03/08/1940 : Condamnation à mort du général de Gaulle
        Le tribunal militaire permanent de la 11e région, siégeant à Clermont-Ferrand, condamne par contumace le colonel d’infanterie breveté d’état-major, en retraite, Charles de Gaulle, à la peine de mort, à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens meubles et immeubles. La décision est motivée par la trahison, la désertion à l’étranger en temps de guerre, sur un territoire en état de guerre et de siège. Ce jugement sera annulé par arrêt du CPA de Riom du 11 janvier 1945.

    • Quel ramassis d’insultes et de haine tellement idiotes que cela ne peut venir que de vos souffrances mais tout ce que vous dites est à classer verticalement car vous n’avez jamais était soldat et donc ne pouvez comprendre.; de plus vous ne connaissez pas l’histoire de cette époque. triste vraiment.

  21. Apparemment la suite de mon commentaire n’a pas été publiée. Je vais donc le redonner ici :

    Certes… Certes… Certes…

    2)

    Néanmoins, il est incontestable que De Gaulle, tant pendant la dernière guerre et à la Libération qu’après son retour au pouvoir à partir de 58, a contribué de façon déterminante au redressement de notre pays.

    Avec le recul et au vu de l’incurie de ceux qui lui ont succédé, on ne peut que lui être reconnaissant pour la grande pertinence de ses analyses et la volonté inflexible dont il a témoignée pour mettre celles-ci en application.

    Signé : un ancien soixante-huitard repenti

    • Ok ok, mais alors pourquoi nous a-t-il mené à mai 68 ce grand visionnaire ?

      • Mai 68 est la vengeance des Américains par CIA interposée à cause de l’audace du Général qui réclamait l’or de France envoyé en 40 et que les Yankees ne rendaient pas. Il a envoyé un croiseur ( Le Colbert je crois) dans le port de New-York pour récupérer les lingots manu militari. L’agent Cohn-Bendit était l’agitateur choisi, ce qu’il est toujours.

  22. D’un coté les alliés Américains, Canadiens, Anglais, Polonais, de l’autre coté le rouleau compresseur Russe, les boches ne pouvaient pas faire de plis, ce n’est certainement pas quelques braves volontaires Français ayant entendu l’appel du 18 juin qui pouvaient déloger les Allemands.
    (le chef Chaudard dans la forêt de Machecoul pour faire la tenaille).

    • En 1940, ni les soviétiques, ni les américains n’étaient engagés dans la guerre ;les Polonais étaient déjà réduits.
      De Gaulle et La France Libre nous ont permis d’être assis à la table des vainqueurs.

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