L’arrivée du camp islamo-gauchiste au pouvoir est légale, mais anti-démocratique (1re partie)

Cette contribution a tout d’abord pour objet de montrer en quoi l’élection de Hollande constitue une sorte de prise de pouvoir par effraction (1ère partie). Par effraction car contre la majorité populaire.

Elle a ensuite pour but de discuter les différentes causes du résultat du 6 mai dernier et de les hiérarchiser (2ème partie). Et enfin de montrer qu’en réalité, un facteur, à lui seul, a été déterminant dans la mesure où il a fait pencher la balance à lui tout seul.

Ce facteur est très rarement mis en avant car il est méconnu et surtout occulté par les médias, politologues, analystes, et tout l’establishment. La mise en évidence de ce facteur doit nous amener par la suite à réfléchir à ce qu’il est encore possible de faire pour notre pays, notre avenir et celui de nos enfants.

1ère partie : La gauche a de nouveau gagné une élection par effraction puisqu’avec une minorité de voix par rapport à la droite

Rappel des résultats du 22 avril 2012

Il convient tout d’abord de rappeler très précisément les résultats du 1er tour puisque c’est là que s’exprime le mieux les vœux de l’électorat, et d’en tirer des enseignements.

Même avec l’extrême gauche, au 1er tour, la gauche n’a rassemblé que 44% des suffrages (contre 50% en 1981).

  • Hollande : 28,6%
  • Mélanchon : 11,1%
  • Joly : 2,3%
  • Poutou : 1,1%
  • Arthaud : 0,6%.

=> Soit un total de 43,7%. Total minoritaire, normalement insuffisant pour l’emporter[1][1]. Deux exemples d’élections présidentielles montrent qu’il s’agit d’une anomalie : en 1974, François Mitterrand avait obtenu 43,3% au 1er tour (!) et avait échoué au second tour avec 49,2%. A l’époque, le total gauche + extrême gauche était du reste de 46% (Laguiller avait reçu 2,3% des voix et Krivine 0,4%) et on pouvait y ajouter une partie significative des électeurs de l’écologiste René Dumont (1,3%) et des divers gauche ou fédéralistes européens (1% à eux trois).

1ère conclusion : Avec plus de 48% au 1er tour en 1974, la gauche échoua alors que le 6 mai dernier, la gauche a remporté l’élection présidentielle avec seulement 44% des voix au 1er tour. Nous expliquerons par la suite cette anomalie qui aura une importance cruciale pour notre avenir.

Un deuxième exemple historique corrobore le premier : en 1981, la gauche rassembla 46,8% au 1er tour, sans compter les 3,9% recueillis par le candidat écologiste. Elle l’emporta avec 51,7% (Mitterrand contre Giscard).

2ème conclusion : pour l’emporter, avec pratiquement le même score qu’en 2012 au 2ème tour, la gauche avait en 1981 obtenu au 1er tour bien plus que le 22 avril dernier (et même près de 51% si on y ajoutait le score du candidat écologiste).

Il y a donc eu une anomalie le 6 mai, une sorte de prise du pouvoir par effraction puisque c’est le camp minoritaire qui l’emporte sur le camp majoritaire. A divers titres comme nous le verrons.

On nous rétorquera que nous n’avons pas compté les électeurs de gauche ayant voté pour Français Bayrou[2][2]. Alors comptons-les.

Afin d’estimer l’exact potentiel de la gauche, on ajoutera donc aux 43,7% de la gauche (Hollande + son extrême gauche) les 30% d’électeurs de Bayrou qui se sont finalement reportés sur Hollande, soit 2,7% (30% de 9,1%)[3][3].

Avec 46,7% (43,7% + 2,7% + 0,3% de Cheminade), la gauche était donc trop basse pour l’emporter. En tout état de cause, contrairement à ce qui a été dénié par la caste dirigeante (médias télés et radios, syndicats,…), le scrutin montrait qu’une majorité de Français avait voté pour des idées plus nationales (Sarkozy ou Marine Le Pen). Le total de ces deux candidats, auxquels il convenait d’ajouter Nicolas Dupont Aignan, avait ainsi atteint 46,9%, auquel il fallait ajouter les électeurs de Bayrou qui se sont reportés sur Sarkozy (41% de 9,1%, soit 3,7%). Soit un total de 50,6% pour le camp national.

Le point crucial était que le peuple avait voté contre le droit de vote aux étrangers. Sur un axe pour / contre cette sorte de révolution contre la France – ou de résultat d’une conquête étrangère –, l’électorat penchait en moyenne quelque part entre la position de Marine Le Pen et celle de Nicolas Sarkozy.

Le score logique de Sarkozy devait donc être de 50,6%.

Pour être tout à fait exact (on ne compte pas les votes blancs ou nuls), il faut supprimer l’effet des votes blancs et nuls de Bayrou (29% de ses électeurs) qui se sont abstenus. On obtient :

  • Sarkozy : 50,6% + 1,3% (la moitié de 29% de 9,1%) soit 52%.
  • Hollande : 46,7% + 1,3% soit 48%.

Conclusion n°3 : on s’aperçoit encore que la gauche est de nouveau en train de prendre le pouvoir par effraction. Si on avait un mode d’élection à la proportionnelle en France, comme partout ailleurs en Europe[4][4], la gauche ne serait pas au pouvoir ; exit donc les islamo-gauchiste, c’est le camp national qui serait au pouvoir (avec une UMP qui serait obligée de former une coalition avec le FN).

Ainsi, avec un mode de scrutin proportionnel comme partout ailleurs en Europe, on se retrouverait avec une Assemblée Nationale comptant environ :

  • 190/200 députés de l’UMP et divers droite,
  • 110 députés du Front National,

soit un bloc de droite de 300/310 députés. Donc ayant la majorité (en supposant que ce bloc refuse de se plier aux oukazes de la gauche et des médias).

En gagnant la présidentielle alors qu’il était minoritaire par rapport au bloc de droite, le bloc de gauche a pris le pouvoir par effraction.

Avant de faire une projection sur l’avenir proche (campagne des législatives), il faut absolument déterminer les causes de la victoire de la gauche à la présidentielle (cf. 2ème partie).

Alexis Simeoni

 (à suivre)

 

1 Il est donc étrange que les médias et la plupart des «voix autorisées» aient considéré que Sarkozy était cuit le 22 avril.

2 Qui défendait du reste un programme économique quasiment aux antipodes de celui du candidat socialiste, ce dernier ne parlant aucunement des dépenses, alors que le centriste ex giscardien ne parlait pratiquement que de la nécessité de les diminuer pour réduire la dette.

3 Ainsi que les 0,25% de Cheminade.

4 Sauf en Grande Bretagne où les députés sont élus par circonscription comme en France, mais comme c’est le candidat qui arrive en tête qui est élu, cela permet une représentation de tous les partis qui comptent localement. Avec un tel système, le Front National compterait plusieurs dizaines de députés (une cinquantaine!).


 

 

 

 

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