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L’athéisme : bombe à retardement des pays musulmans ?

Il n’y a probablement pas de Dieu.

Maintenant, arrête de t’inquiéter et jouis de la vie

Les tenanciers des mosquées, des organisations islamiques et du business islamique mondial sont atteints par un mal, un cauchemar qui les empêche de dormir et de profiter de la rente de situation que l’islam, doté de la rente pétrolière, leur a assurée : une richesse et un confort inespérés.

Il s’agit même d’un tsunami, qui inquiète au plus haut point les deux structures de l’idéologie islamique dans le monde, l’université al-Azhar au Caire et l’Académie internationale du droit islamique, fondée en 1981 et émanation de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) : l’athéisme.

Un peu de linguistique

Il est courant d’appeler l’athée « moulhid مُلحد », de la racine « lhd لحد  ». Or, al-lahd, en arabe, signifie la tombe. On peut donc faire le rapprochement entre la tombe et le châtiment que l’islam réserve à l’athée ou au renégat qui quitte l’islam. Ce châtiment est la mort, comme le prescrit le Coran et les hadiths : « Celui qui change de religion, tuez-le. » (hadith d’al-Boukhari N° 6922).

Quelle est donc cette épidémie qui bouscule et déracine l’islam ?

L’athéisme est une épidémie, peut-être salutaire pour les musulmans. Il ne s’agit pas de cas particuliers qui s’installent en catimini mais d’un phénomène qui touche surtout les jeunes, donc l’avenir, et qui se diffuse en traînées de poudre à travers les réseaux sociaux. Pour échanger leurs idées, les jeunes ont multiplié les sites internet. Ils s’y moquent de la religion et apportent des arguments cartésiens irréfutables. Ils font appel aux autres jeunes pour les suivre. À travers leurs échanges, ils questionnent aussi les tenants de la science religieuse, et à ces questions, l’archaïsme des religieux est incapable de répondre.

Le dos au mur,  comment les savants en religion se défendent-ils ?

En juin 2015, al-Azhar a demandé au président al-Sissi de « trancher le cou des athées » et « d’appeler les athées à se repentir ; s’ils ne révisent pas leur position, qu’il les décapite en place publique, qu’il leur retire la nationalité égyptienne ». Car, pour al-Azhar, al-Sissi est « responsable de la protection de l’islam … [il est de son devoir] de stopper tout ce qui fait du tort aux fondamentaux de la religion ».

De même, le président du parti salafiste égyptien dénonce « ces appels à l’athéisme qui émanent d’infidèles à l’esprit absent qui ne comprennent pas la nature de la religion et ne croient pas à l’existence d’Allah ».

En Irak, l’État et les partis politiques surveillent les librairies et les mettent en garde contre la vente de livres qui font l’apologie de l’athéisme.

Mais l’inquisition dans l’islam n’est pas propre aux hommes de religion et aux gouvernants. Le peuple lui-même, les familles, qui veillent sur « l’honneur » sont des inquisiteurs, et, avec l’intégrisme ambiant, l’athée est déjà condamné. Sans jugement. Il suffit même de critiquer la religion pour être taxé de blasphémateur, d’apostat qui trouble l’ordre public, désarçonne la foi des fidèles.

Mais l’athéisme en lui-même n’est pas le problème, car ce qui compte, c’est de ne pas le revendiquer publiquement. On peut être un musulman sans être croyant… Pour l’islam, il y a le musulman et le croyant, les deux ne vont pas forcément de pair. L’important, c’est que le musulman non croyant n’affiche pas son athéisme. Ainsi va l’hypocrisie, la religion reste sauve.

Mais pour ne pas être débusqués, les athées restent musulmans en façade : ils fréquentent les mosquées, les femmes portent le voile et, pour veiller à leur sécurité et pour vivre  « heureux », ils vivent cachés. Ils se protègent ainsi du rejet familial, conservent sous certains cieux leur droits civiques, évitent d’être assassinés par les fondamentalistes.

Notons toutefois qu’en pays musulman, il est plus difficile d’avouer son athéisme que son homosexualité.

L’athéisme sort au grand jour 

Internet et les réseaux sociaux offrent aux hésitants un champ de liberté, pour le moment, infini. En Égypte, on estime le nombre d’athées à deux millions. Ils s’affichent même au grand jour, ont leur chaîne internet « L’Esprit Libre ». Ils réclament même que l’athéisme soit reconnu par la Constitution. Citons aussi l’Arab Atheists Networks, La revue des athées arabes, etc. Déjà, en 2012, dans le monde arabe en général, 18 % des musulmans se sont dits « non religieux » et 2 % « athées ». Ce mouvement d’athéisme fait tâche d’huile en Irak, en Tunisie, en Syrie et même parmi les réfugiés syriens en Europe au contact de la société libérale des pays d’accueil. En Tunisie, une association mentionnant explicitement l’athéisme dans ses statuts a été reconnue par les autorités.

Pourquoi cette déferlante ?  

L’idéologie islamique s’est répandue par la contrainte et par le sabre. Elle s’est développée au cours des siècles par la terreur.

De plus, c’est la religion « du berceau au tombeau », du « pas de salut hors de l’islam » et de « Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’islam (Le Coran 3 :19). »

Par la diffusion d’internet et des réseaux sociaux, celui qui doutait de sa religion trouve qu’il n’est pas seul. C’est ainsi que se tissent les liens entre les futurs athées.

La prise d’assaut des chaînes satellitaires par des téléprêcheurs stipendiés par les pays islamiques les plus rétrogrades (Arabie saoudite, Qatar) a propagé le ridicule de leurs sermons que les libéraux musulmans n’ont pas tardé à tourner en dérision.

De nombreux exemples d’amoralité ou d’immoralité tirés de l’histoire de l’islam sont régurgités par ces « savants » : le mariage du prophète avec la femme de son fils adoptif rendu licite, le mariage de plaisir rendu halal par Mohammad pour ses combattants qui prennent les femmes captives, l’imposition de la capitation aux gens du Livre traités de kouffars (mécréants), leur exécution s’ils n’obtempèrent pas, la déclaration, comme halal, de la possession d’un nombre illimité de femmes pour le seul plaisir sexuel de l’homme, la fornication avec toute femme croyante qui s’offre à lui, Mohammad, l’octroi par le prophète, d’1/5 du butin des razzias, l’autorisation pour l’homme de battre sa femme si elle se refuse à lui, le rapport sexuel d’adieu à la femme morte, etc…etc.

Par ailleurs, l’expérience désastreuse en Égypte sous le gouvernement des Frères musulmans a réveillé beaucoup de jeunes. Les exactions commises par Al-Qaida, Daech, l’État islamique, avec les égorgements et les tueries de masse pratiqués par les saigneurs terroristes, le terrorisme sur les 5 continents, le jihad de fornication, les marchés aux esclaves ont ouvert les yeux de bon nombre de jeunes sur la nocivité de cette idéologie mortifère drapée de rites religieux.

Ce simulacre de religion a provoqué un désenchantement chez les jeunes Arabes vis-à-vis de tout l’héritage religieux. « L’islam est la solution » ne fait plus recette. Mêmes des recrues fondamentalistes ont tourné casaque après avoir perçu puis dénoncé, de l’intérieur de l’institution, la manipulation psychologique qu’ils ont subie.

Par ailleurs, pour les jeunes, les pays qui ont abandonné la religion et qui pratiquent la laïcité sont les plus avancés dans le monde.

Conclusion

Le bouillonnement actuel dans le monde arabo-islamique n’en est qu’à son début. Les gardiens de la doxa ne peuvent plus, par la contrainte et par les menaces, tenir les fidèles en laisse. Il ne sera plus possible d’exécuter les apostats par milliers. La fuite en masse des musulmans vers la liberté de conscience, vers l’athéisme sera le phénomène du XXIe siècle. Sans oublier les milliers de musulmans qui se convertissent au christianisme qui est une religion d’amour et de fraternité universelle. Nous assisterons bientôt à des « Apostasy Pride » dans toutes les capitales des pays musulmans et en Europe. Ce sera la bouée de sauvetage des musulmans, donc la fin de l’islam et de la dictature de la pensée unique.

Sans ses affidés, point d’islam.

Bernard Dick

 

Au 7/10/2019 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :