L’autorité d’un chef, c’est ce qui manque à Macron

Macron n’est pas un chef et il ne l’a jamais été. Macron ne sait pas comment être un chef. Il est tout juste capable de jouer au petit chef va-t-en-guerre avec un simulacre de mise en scène contre le coronavirus.

L’autorité d’un chef, c’est le modèle du général de Gaulle dans ses lettres, notes et carnets de 1925 :

On dit partout que la politique moderne est une politique des moyens. Tous les budgets de la politique moderne doivent être employés à se fournir ces moyens et tous les politiciens doivent s’instruire dans l’emploi de ces moyens. Mais, ces moyens, si puissants qu’ils soient, ne sont rien par eux-mêmes, ils n’ont aucune valeur absolue. Mettre les moyens en œuvre, c’est-à-dire discerner le but à atteindre grâce à eux, les orienter de façon à y parvenir, les conduire et les coordonner dans leur action, c’est le rôle des chefs. Rien ne peut les remplacer. Rien ne peut faire que les moyens s’orientent, se lient, se mettent en œuvre par eux-mêmes.

Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire des sociétés humaines qu’une politique ait duré ou même existé « sans que des hommes fussent élevés au-dessus des autres pour la conduire ». Et l’humanité est si bien consciente du rôle joué par les chefs, elle connaît tellement la vanité de tous les efforts, l’inanité de tous les moyens s’ils ne sont pas commandés, qu’elle a inventé la Gloire pour payer ceux qui réussissent et qu’elle leur donne ainsi largement la plus belle récompense qui puisse être : vivre dans la mémoire des hommes !

Voilà pourquoi, si l’on peut dire que la préparation à la politique, but unique de l’activité du président de la République, est la préparation des moyens, on doit dire avant tout qu’elle est la préparation des chefs.

Elle se heurte pour y parvenir à deux difficultés capitales. La première est de savoir recruter les chefs. Les entreprises, qui sont, par la concurrence, en état de lutte perpétuelle, et la volonté des entrepreneurs ou des actionnaires de gagner de l’argent, les poussent à rechercher le chef qui obtiendra les meilleurs résultats.

Les chefs d’une armée du temps de paix travaillent en quelque sorte à vide et, quand la paix se prolonge, les peuples sont enclins à la croire éternelle parce qu’ils le désirent. C’est pourquoi, ils n’apportent plus l’attention voulue à discerner et à choisir parmi les chefs ceux qui sont le mieux doués pour commander.

Ils ressemblent à des actionnaires qui, désespérant de gagner quoi que ce soit dans une entreprise où ils ont mis leur argent, ne s’occupent que de très loin de la manière dont on la dirige. Le danger pour l’armée est d’autant plus grand que la médiocrité du grand nombre a une certaine répugnance instinctive pour la supériorité de quelques-uns. À cela s’ajoute la sourde et traditionnelle méfiance des gouvernements vis-à-vis de l’autorité des chefs. Les gouvernements monarchiques redoutent de voir s’établir un prestige à côté de celui du souverain quand les démocraties craignent pour leurs libertés l’élévation d’un chef ambitieux.

Bref, l’épreuve de la guerre n’étant pas là pour procéder aux rudes éliminations, aux sélections et aux brutales consécrations, les armées du temps de paix ont tendance à s’emplir de chefs médiocres et à ne pas se soumettre aux meilleurs chefs. C’est ainsi que le désastre des armées de la Prusse de 1806, de la France de 1870, de la Russie de 1904 et de 1914, trouva au moment de se battre leur commandement insuffisant.

Une autre difficulté survient dans la préparation à la guerre d’une armée en temps de paix.

C’est que les chefs de tous grades sont naturellement portés à négliger la préparation personnelle au commandement de guerre. La nécessité ne leur en apparaît pas clairement. Si l’on enseigne minutieusement aux chefs, dans toutes les armées, la technique de leur métier, si l’on multiplie pour les capitaines les exercices où ils ont à conduire leur compagnie, leur batterie ou leur escadron, si l’on dispose dans les états-majors de chaque grande unité des modèles déterminés pour toutes les catégories d’ordres à donner, on se préoccupe assez peu d’inculquer aux chefs de tous grades la philosophie du commandement.

C’est pourquoi on néglige l’ensemble des règles qui leur permettent d’être des chefs, d’exercer sur leurs subordonnés une action personnelle et de savoir les commander, de vérifier les moyens en animant les hommes qui les manient. Ces règles essentielles sont les qualités générales indispensables à un chef et sans lesquelles un chef n’est qu’un simulacre à uniforme avec des galons ou des pattes d’épaules.

Le chef a pour rôle d’agir. Disposant des moyens, il les applique dans le but de réaliser un résultat.

C’est ce qu’on l’appelle en langage courant : l’action. Voilà pourquoi, on dit d’un chef qui élabore vite et nettement ses conceptions qu’il a de la décision. Il résulte de ces réflexions que la première qualité du chef est la décision, c’est-à-dire l’aptitude à concevoir l’action vite et nettement.

La décision est complétée par l’initiative. Quand il applique ces principes d’une manière utile, on dit qu’il a du talent. On ne peut demander à un chef d’avoir du génie, mais on doit exiger de lui qu’il ait du talent.

Et on sait que  cette qualité est la conséquence naturelle du savoir. Pour intervenir utilement dans la préparation, c’est donc le savoir qu’il faut au chef. Le savoir est la seconde qualité du chef.

Pour l’exécution, il faut au chef de l’énergie. Décision, savoir, énergie, telles sont les qualités essentielles du chef. Toutes trois ne sont rien sans une quatrième : le caractère, qui se traduit par le goût des responsabilités. Un chef peut avoir dans l’esprit tout ce qu’il faut pour concevoir, préparer, exécuter, s’il n’a pas de caractère, toutes les qualités sont nulles et ne donneront rien dans l’action.

Voilà pourquoi, aujourd’hui comme hier, Macron, le petit banquier d’affaires, ne sera jamais un chef.

Avec Éric Zemmour : nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

Thierry Michaud-Nérard

Source : Charles de Gaulle, Lettres, notes et carnets, Qualités du chef ,1925

 

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18 Commentaires

  1. Un paltoquet capricieux maqué à un vieux travelo vicieux, ça peut faire un bon numéro de music hall chez « Michou » ou autre cabaret transformiste.
    Mais bien évidemment ils n’ont pas leur place à la tête de l’Etat.
    Faut-il que nos chers compatriotes soient manipulables pour avoir voté sans sourciller pour ce couple d’histrions toxiques.

    • S’agit il vraiment de « nos compatriotes » qui ont voté pour lui ?
      Les visites dans les mosquées et en Algérie en disent long sur la question.

  2. et pourtant les votants l’ont réélu, ce qui prouve la maturité de ces gens

    • encore une fois Patphil non et non,les francais n’ont pas élu macron , »ils » ont fait gagner macron en truquant les chiffres,quand vous voyez que 8 mois avant l’election presidentielle macron été déja donné vainqueur et surtout resté tout le temps 1er en sondage !!!! tout les candidats ont fait du yoyo dans les sondages sauf lui comme par hasard,pour moi c’est bien MLP qui est arrivée 1ere au second tour,mais ca aurai foutu tout leurs plans en l’air ( a Bruxelles) si macron battu.

      • Le parti de macron n’a remporté aucune élection …Et on peut s’inyerroger sur les résultats qui lui donnent 58%aux présidentielles , et qui attribuent 16% à son parti aux législatives , sachant , en outre, que dans le mème mois de juin , il est rejeté par plus de 60%des français ! magouilles, tromperies , tripatouillages , désinformation ,propagande médiatique ? Les explications ne manquent pas,

    • Mais que fait le dard malin ? Lui qui détecte les saluts nazis plus vite que son ombre !

  3. Il est malade psychologiquement et je pensais qu’il était intelligent, il ne l’ai pas et il faut être un assassin pour faire des dégâts pareils ! Pourquoi ? Qui a explosé les partis ? Qui a explosé ses parties ? Qui a explosé pour partir ? Le 14 juillet au défilé il ne pourra pas se défiler il faut lui crier  » Macron assassin  » et que dieu est pitié de son âme ! 😇

  4. Chers (onéreux) retraités, par confort personnel pour votre PEA, vous l’avez réélu pour 5 ans. Il n’a pas augmenté vos retraites depuis 2013 (!), (plutôt une augmentation de la CSG) il a fait crever une bonne partie de vos troupes par son interdiction de soins, il vous a collé une inflation galopante, une dette que vos petits enfants ne pourront jamais rembourser, et cerise sur le gâteau, peut-être une guerre dévastatrice contre la Russie, pays ami. Le grand chelem quoi ! Stop ou encore ?

  5. Deux commentaires. Le premier sur le fond de l’article : le pouvoir politique, si je me rappelle mes cours de la faculté de Droit d’avant 1968, repose sur deux principes, l’auctoritas et la potestas, l’autorité personnelle et le pouvoir. Le pouvoir se prend, l’autorité est innée ou s’acquière. Macron a pris le pouvoir mais il n’aura jamais l’autorité personnelle.
    Le second concerne la photo en tête de l’article, Macron à Kiev le 16 juin 2022. Imaginez les réactions si Marine ou Zemmour avaient fait le même geste!

  6. Magnifique article sur les principes gaulliens du rôle du chef et de l’exercice du pouvoir !

    Tout candidat à la présidentielle devrait le connaître par cœur…

  7. et puis on ne peut pas demander l’impossible à un p’tit merdeux présidentiel
    d’adolescent prépubère couvé par sa maman transgenrée hermaphrodite Brichel
    d’être ce qu’il ne sera jamais c’est à dire d’être un homme
    puisque de facto c’est son épouse qui porte ses couilles tout comme la bite !..

  8. à Kiev ! Macron qui fait son salut Nazi-Hitlérien/Romain
    à l’empereur/dictateur Jules César Hitler-Zelensky l’Ukro-Nazi

  9. Bonjour lui un chef ? un chef de quoi ? il ,n’est même pas sorti de l’enfance et il se prend pour un chef c’est un gamin qui a besoin de sa mama pour traversé la route . Depuis sa première élection il n’a fait que des bêtises ( c’est vrai gouverné un pays n’est pas facile je le conçoit ) mais gouverné comme là , cela ne sait jamais vu , les Français sont des marionnettes pour lui , la preuve il vous a tellement bien manipulé que vous l’avez revotez , voyez le resulta et ce n’est pas fini

    • Chef de quoi ? Dans les années 50 , étudiant travaillant pendant les congés scolaires , j’avais un chef , ancien commando marine , qui lorsqu’on l’appelait chef disait: » TU PARLES CHEF DE SA SOUPE ET ENCORE QUAND ELLE EST DANS SON VENTRE « …la description
      cadre avec macron !

  10. Comme banquier d’affaires , il n’a pas laissé chez ROTHSCHILD un souvenir impérissable ;le reste de sa carrière fait surtout de lui un banquier de magouilles .Un paquet de ses semblables se sont retrouvés en taule , ou « suicidés « .Ce type n’est pas un chef, ni militaire , ni de gouvernement , ni mème de cuisine :né dans une famille curieuse , élevé par sa grand mère ( on se demande bien pourquoi ),enfant affligé d’un problème psychologique , son éducation a fait de lui un pervers narcissique à qui on ne refusait rien , et le point d’orgue reste quand mème d’avoir carambolé sa prof , mère de famille de l’age de sa mère ;Au cours de ma carrière , j’ai vu des tas de cas particuliers , mais lui c’est « UNE SYNTHESE »

  11. son bras raidi avec sa main en l’air prouve bien tout comme confirme
    que Macron est bel et bien un vrai Nazi travesti en pseudo-démocrate
    tout comme son épouse qui est un travelo déguisé en un conglomérat
    de mireille darc, de patrick juvet et d’amanda lear

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