Le 13 décembre 1914, un journaleux de gauche réclamait une mosquée à Paris

Publié le 1 janvier 2015 - par - 2 110 vues

LePetitJournal-13 decembre1914Voudriez-vous savoir comment tout a commencé ? Aimeriez-vous connaître le nom du lointain ancêtre des Plenel, Askolovitch, Juppé, Fabius et consorts ? Le cas 0, en quelque sorte, le premier malade touché, celui qui allait infecter tous les autres, par qui allait arriver le scandale de l’esprit contaminé, l’ancêtre des plumitifs islamophiles, aujourd’hui innombrables ?

Des chercheurs autrement plus pointus que moi, archéologues sourcilleux de la presse d’antan, se mettront peut-être en devoir, demain, de m’infliger un camouflet cinglant en opposant à ma modeste Lucy, pour la première fois à l’écran ci-dessous, un Toumaï bien plus ancien qui viendra insolemment chasser la pauvrette de son podium… Qu’importe ! Je prends le risque de la honte publique, du déshonneur de l’ignorance, du pilori des ânes et je vous soumets la pépite trouvée sur l’excellent site de généalogie Généanet qui est une mine d’informations pour tous les chasseurs d’ancêtres et, plus largement, pour tous ceux qui ont la mémoire sépia et l’âme nostalgique.

Le nom de ce funeste précurseur de la dhimmitude à la française ? Ernest Vauquelin. Ernest, comme le fâcheux procureur Pinard, persécuteur de Flaubert et de Baudelaire qui, aujourd’hui, poursuivrait sans doute de sa vindicte les nouveaux déviants que sont Renaud Camus, Éric Zemmour ou Pierre Cassen, à moins qu’il ne consacre ses efforts à réduire une vieille dame coupable d’avoir récolté de l’argent pour le distribuer à des associations caritatives. Un procureur à l’image de la justice Cayenne, en somme, compatible en tous points avec l’ordre Taubira tel qu’il règne, en ces temps de malheur, sur notre infortuné pays…

Mais revenons à nos moutons (certifiés halal).

Ernest Vauquelin, donc, journaliste de gauche (un pléonasme aujourd’hui) commet un article digne de la plume contemporaine d’un Bruno Roger, grand ou petit, d’un Joffrin, d’un Plenel… Vous trouverez ci-après l’objet du délit qui vaut son pesant de versets coraniques !

L’article est daté du 13 décembre 1914, un dimanche, un jour où Dieu a le dos tourné, où il est occupé à autre chose, où il ne peut pas se défendre.

Il paraît dans le Petit Journal (déjà), bien avant celui de C…. + : il y a de ces clins d’œil de l’Histoire…

Et tout y est, ou presque, de ce qui suivra plus loin, bien plus loin dans le siècle. Certes, le militant zélé de Mahomet ne préconise pas encore une Marianne devenue Rachida ou Fatima, comme le fera Laurent Fabius quelques décennies plus tard ; certes, il n’ose encore imaginer un président de la République prénommé Mohammed ou Nordine, comme le rêvera le susnommé Roger-Petit dans un opus récent qui restera dans les a(n)nales… donc à sa vraie place.

Mais pour le reste…

Il conviendrait, selon l’auteur, de bâtir d’urgence une mosquée à Paris pour que tous les fils d’Allah présents sur notre sol, touristes, soldats ou étudiants, puissent venir y faire leurs dévotions, répondant ainsi à l’appel du muezzin (cinq fois par jour, tout de même !) du haut de son minaret. Et foin des tympans parisiens plutôt familiers du carillon des jours de fête ou du glas des jours de deuil ! Au diable les sonneurs de Notre-Dame renvoyés illico à une époque révolue ! L’avenir est à la mélopée orientale incessamment projetée, par haut-parleur, dans notre espace sonore revisité…

Pour ce qui est du financement, l’impétueux rédacteur, outre les fonds déjà récoltés précédemment auprès de souscripteurs privés, recommande une active participation du gouvernement, donc de l’état laïque, en dépit de la loi de séparation des Églises et de l’État qui n’a rien à voir en cette affaire (sic) ! Péremptoire, l’Ernest, et la loi en question a seulement neuf ans d’âge ! Mais elle ne s’appliquera pas à l’islam qui devrait donc (au nom de quoi ?) bénéficier d’un statut particulier exorbitant de la règle commune : quand je vous disais que tout, déjà, était en germe dans ce texte de haute vo(i)lée et le ver (musulman) dans le fruit (républicain)…

Exeunt l’esprit des Lumières, la laïcité si chèrement acquise, les siècles de lutte pour délivrer l’Homme de l’opium du peuple !

En fait d’hallucinogène, il s’agira plutôt, en l’espèce, du kif des cons… Parce que, entre nous, comment imaginer un dieu tout-puissant, créateur du ciel, de la terre et des coccinelles, se préoccupant de la main avec laquelle il convient de tenir son pénis pour uriner (pour la moitié de l’humanité qui en est dotée, la seule qui vaille, d’ailleurs, pour la divinité en question) et de celle à utiliser pour s’essuyer le fondement (il me semble que c’est la même, mais je n’en jurerais pas…) ? Pour ce qui est de cette dernière opération d’hygiène élémentaire, l’usage préconisé de pierres plates (!) me laisse songeur quant à la conformation particulière du divin orifice. De là à conclure qu’Allah serait doté d’un rectum particulièrement accueillant à tous objets à la fois durs et volumineux, il n’y a qu’un pas que m’empêchera de franchir le profond respect que je voue à l’ineffable Seigneur des sables et qui transparaît, j’en suis sûr, dans chacune de ces lignes composées de deux doigts tremblants !

Ernest Vauquelin a sans doute depuis longtemps quitté cette vallée de larmes. Paix à ses cendres, bien froides aujourd’hui, ce qui ne m’empêche pas de lui garder un chien de ma chienne ! Pouvait-il prévoir ce qu’il adviendrait, un siècle plus tard, de cette première ambassade du Mal ouverte sur notre terre, de cette première brèche dans la muraille entourant Islamic Park et par où allaient débouler des millions de tyrannosaures de la pensée, de raptors affamés de conquête et de destruction ? Le mouton Ernest argue, pour justifier son enthousiasme, des importantes possessions musulmanes de la France d’alors. Pouvait-il imaginer que nous deviendrions à l’inverse, quelques décennies plus tard, le temps d’un souffle ou d’un adieu, une prise de guerre islamique d’un nouveau califat en devenir ? J’espère au moins, à sa décharge, qu’il ignorait tout de la funeste suite au chapitre qu’il appelait de ses vœux.

Les naufrageurs qui nous gouvernent aujourd’hui, plumitifs, politiciens, médiacrates de tout poil, nouveaux miliciens du nazislamisme conquérant, ne peuvent plus se prévaloir d’une quelconque innocence ou d’une ingénuité confondante. Tous les signes de notre inéluctable anéantissement leur apparaissent, aveuglants, depuis plus de quarante ans. Ce ne sont donc plus des idiots utiles qui nous dirigent ou nous désinforment, mais des traîtres criminels qu’il conviendra de châtier, le jour venu, comme ils le méritent !

A moins que, cette fois, ce ne soient pas les dinosaures d’Allah qui disparaissent, mais nous, les civilisés, le produit de siècles d’évolution et de conquête, pas à pas, de l’esprit sur la matière…

Mort, où est ta victoire ? Y a-t-il un au-delà pour les civilisations défuntes, manière de Paradis pour celles qui n’auraient pas trop démérité des hommes et des dieux ?

Je suis athée, grâce à Dieu !, et je n’espère pas plus de cet hypothétique Éden collectif que d’un quelconque Ciel individuel… Mais comme le disait ma grand-mère, « si je ne crois pas au Paradis, je fais tout pour le mériter ! ». C’est une assez belle règle de vie, finalement, pour les humains que nous sommes.

Pour ce qui est de notre civilisation, il faudra plus que de bons sentiments pour lui permettre de survivre, plus que de simples échéances électorales portant au pouvoir un parti aujourd’hui trop policé, trop bien élevé. Il faudra se battre, un jour ou l’autre, et renoncer temporairement, la mort dans l’âme, à nos aimables camisoles démocratiques, le temps de se débarrasser de ce cancer de l’esprit qui est en train de nous emporter. Albert Camus, pendant la guerre d’Algérie, avait écrit : « Entre la Justice et ma mère, je choisis ma mère ! ». Le simple citoyen que je suis est tenté de dire aujourd’hui : « Entre la République et la France, je choisis la France ! ».

C’est d’un Général Vendémiaire que nous aurons besoin demain. Oui, mais pour cela il faudra sans doute en passer par une révolution…

Raphaël Delahaut

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