Le 13 mai 1958 : histoire d’une trahison

Publié le 12 mai 2019 - par - 71 commentaires - 1 465 vues
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«  Jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger … »
(Charles De Gaulle, en juin 1958).

Aujourd’hui, des vieux soixante-huitards, devenus les « bobos » de la gauche-caviar, vont se remémorer, avec des trémolos, leur 13 mai 1968 : cette époque bénie où ces enfants trop gâtés de l’après-guerre(1) pouvaient tout casser, brûler des voitures, jeter des pavés sur les forces de l’ordre et hurler « CRS=SS » quand les flics ripostaient à coup de matraque. Bravant sans le moindre risque le pouvoir gaullien, ils se prenaient pour des révolutionnaires ou mieux, pour des héros.

Quand on voit l’écolo-libéral « Dany le Rouge » soutenir Macron, on se dit que, finalement, les CRS de 68 auraient dû taper plus fort !
Moi, tous les 13 mai, j’ai une pensée pour celui de mes huit ans. C’est loin, très loin, mais je n’ai rien oublié de ce fameux 13 mai 1958, raconté avec force détails par de nombreux écrivains, plus ou moins témoins ou acteurs de ce qu’il faut bien appeler un coup d’État des séides gaullistes.
Sur Wikipédia, on peut lire ceci : « Le putsch du 13 mai est le coup d’État mené à Alger (département d’Alger) le mardi 13 mai 1958, conjointement par l’avocat et officier parachutiste de réserve Pierre Lagaillarde, les généraux Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Jean Gracieux, l’amiral Auboyneau avec l’appui de la 10e division parachutiste du général Massu et la complicité active des alliés de Jacques Soustelle… ». C’est (comme d’habitude !) approximatif et incomplet.

Au départ, en pleine guerre d’Algérie, c’est un drame qui va provoquer l’indignation des foules : le 25 avril 1958 un tribunal révolutionnaire de l’ALN(2) condamne à mort et exécute trois soldats français prisonniers depuis le 1er novembre 1956. Ces soldats, qui sont tombés dans une embuscade, sont René Decourteix et Robert Richomme du 23e RI et Jacques Feuillebois du 18e Dragons. Pendant 18 mois, ces malheureux garçons ont subi un atroce calvaire, traînés de village en village, la corde au cou, couverts de crachats, de coups et d’insultes. Ils sont fusillés par l’ALN… sur le sol tunisien, ce « pays neutre  et ami de la France » aux yeux de l’ONU.
Le général Salan était aux premières loges.
Il a raconté en détail le 13 mai dans un numéro d’« Historia », repris dans ses mémoires(3).

En France, le gaulliste Alexandre Sanguinetti remue ciel et terre pour organiser une grande manifestation en mémoire des trois soldats fusillés.
À Bône, à Oran, puis à Alger, les partisans de l’Algérie française et les associations d’anciens combattants en font autant. Mais il ne faut pas occulter l’agitation provoquée autour de ce drame par les partisans de « l’ermite de Colombey » qui ne rêve que d’un retour au pouvoir.
Retour que seules des conditions dramatiques pourraient provoquer.

Le dimanche 11 mai, un gaulliste historique demande à Raoul Salan :«  Mon général, pouvez-vous temporairement vous passer de deux régiments parachutistes et, en cas de troubles, les envoyer sur la région parisienne ? ». Le 13 mai 1958 est un coup d’État gaulliste : les gaullistes ont bien envisagé un coup de force des paras pour s’emparer du pouvoir !

Salan était prêt à marcher puisque, il l’écrira lui-même : «  À Paris, des hommes politiques reprochent à cette guerre de s’éterniser et de coûter cher. 400 000 hommes, disent-ils, n’arrivent pas à bout de 60 000 fellaghas ! Je retrouve les propos tenus autrefois sur l’Indochine… Mais Alger est à la porte de Paris… ». Manipulé par les gaullistes – qui ont pourtant tenté de l’assassiner en janvier 1957 (4) – Salan déclare à la presse : «  Pour éviter le désordre, je suggère que monsieur Pflimlin se retire et qu’un gouvernement de salut public soit constitué avec, à sa tête, le général de Gaulle, seul garant pour nous de l’Algérie française … ».

Le 13 mai, une grève générale est décidée à Alger, en même temps qu’une grande manifestation patriotique au plateau des Glières, où se trouve le monument aux morts de la ville.

Cette manifestation de « Pieds-noirs » et de musulmans, qui fraterniseront avec les paras du 3e RPC de Trinquier et ceux du 6e de Romains-Desfossés va prendre une ampleur considérable.
Au balcon du gouvernement général, la foule en liesse acclame les différents orateurs.

On crie « Vive l’armée », « Vive Massu », « Vive Salan », « Algérie française », mais surtout « Vive de Gaulle » et « de Gaulle au pouvoir ».
De nombreux auteurs qualifieront d’« heures historiques » ce qui fut une gigantesque manipulation. Pendant ce temps, de Gaulle secoue ses supporters et ses fidèles en leur rappelant qu’il n’interviendra que « comme arbitre ». Il n’ose pas encore dire comme sauveur !
Et « l’ermite de Colombey » revint aux affaires, après une longue traversée du désert, à coups de propos mensongers. Bernard Moinet, dans son « Journal d’une agonie »(5) s’est donné le mal de reprendre les différents discours, notes, conférences, dans lesquels « l’homme du 18 juin » a pris position en faveur du maintien de la France en Algérie mais surtout, a demandé aux militaires, aux « Pieds-noirs », aux harkis, de lui faire confiance. C’est à la fois édifiant et scandaleux !

Le fourbe va rapidement tomber le masque. Dès janvier 1959, une des premières mesures du tout nouveau président de la République laisse les « Pieds-noirs » et l’armée perplexes : la grâce de 180 terroristes – excusez du peu ! – du FLN, condamnés à mort pour des massacres, la libération de 7 000 prisonniers (qui s’empressent de gagner le maquis pour reprendre les armes contre la France) et le transfert du traître Ben Bella et de ses codétenus à l’île d’Aix, où ils allaient bénéficier d’un hébergement de luxe. Cette clémence n’était que la première étape du chemin de l’abandon.
Très rapidement le « général micro » – qui découvre, en revenant aux affaires, l’utilisation qu’on peut faire de la télévision – dévoile ses véritables intentions : l’indépendance à court terme.

Déjà des émissaires gaullistes rencontraient en grand secret des responsables du FLN pour préparer ce que de Gaulle appelait « la paix des braves ». Le 16 septembre 1959, il prononçait son discours sur « l’autodétermination » qui ouvrait la voie à l’indépendance.
Pierre Pflimlin, éphémère président du conseil, qui n’avait tenu que 20 jours avant d’être renversé par les gaullistes en mai 1958, avait vu juste quand il déclarait : « Les gens d’Alger vont avoir des surprises avec de Gaulle. Il les matera durement. Il ne croit pas à l’Algérie française. Il ira plus loin dans la politique algérienne qu’aucun gouvernement n’aurait pu le faire… Un jour les Français d’Algérie regretteront de m’avoir renversé… ».

La perte de l’Algérie, c’est aussi la fin de notre autosuffisance énergétique et le début de l’immigration-invasion que nous subissons actuellement. Comme disait un humoriste – ô combien lucide ! – « Lors du divorce entre la France et l’Algérie, c’est la France qui a obtenu la garde des enfants. Pour moi, le 13 mai sera toujours une journée de deuil ! Semper fidelis.

Éric de Verdelhan

1)- C’est une époque où 20 % des bacheliers, généralement issus de la bourgeoisie, pouvaient faire des études supérieures. Depuis, par souci d’égalité, on donne un bac totalement dévalorisé à 85 ou 90 % d’une classe d’âge et on s’étonne qu’il n’ouvre qu’une porte : celle de Pôle-emploi.
2)- Armée de Libération Nationale ; la branche armée du FLN.
3)-« Mémoires » du général Raoul Salan, mémoires en 3 tomes. Le dernier, et le meilleur, traite du drame algérien ; Plon ; 1973.
4)- « L’affaire du bazooka » qui coûta la vie au commandant Rodier. Philippe Castille, l’un des auteurs de l’attentat, rejoindra plus tard Salan au sein de l’OAS.
5)- « Journal d’une agonie » de Bernard Moinet ; éditions Saint Just; réédition 1981.

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Notifiez de
eitan

n’oubliez pas ces événements que nous rappelle Manuel Gomez:
https://www.dreuz.info/2017/08/24/nous-sommes-le-28-aout-1944-et-il-est-18-h-45/

meulien

si j’en crois les ommentaires ,pour differentes raisons,la majorite des francais etait contre le maintient de 8 millions de francais musulmans dans la republique…..tous des racistes!

Vincent L.

Il est interdit à une musulmane de se marier avec un non-musulman, est-ce raciste ?

Le king

Non, vu que l’Islam n’est pas une race…

Vîncent L.

Donc qu’on ne veut pas vivre sous l’influence de l’islam, ce n’est pas du racisme.

POLYEUCTE

Excellent rappel journalistique.
Mais, une fois de plus, la Démographie éternellement oubliée, était contre Nous.
1,5 M contre 8 M !
Sursaut vital, s’il en était, géopolitique implacable, hélas…

PIstou

Aujourd’hui on serait bien content d’avoir un DE GAULLE et si on avait conservé l’algerie on serait algérien.

Gaulois réfractaire

Le grand problème de l’Algérie est que les francs-maçons interdisaient les missionnaires d’évangéliser une population qui aurait certainement accepté de retrouver la religion de Saint Augustin.
Les berbères chrétiens auraient fait un pays encore plus riche que le Liban.

Le king

Les Maghrébins ne sont pas faits pour le christianisme et inversement..,,

Jill

L’indépendance était inéluctable ;il eût fallu la
négocier après la guerre, mais les pieds noirs
n’auraient pas voulu en entendre parler.

Vincent L.

Les pieds noirs bien avant les métropolitains savaient que le vivre ensemble était impossible. Il ne faut pas trop leur en demander aux pieds noirs. C’est bien la France, l’Etat français qui a fait de l’Algérie des départements français. Et négocier quoi ? L’indépendance ?

Vincent L.

De Gaulle a commis une faute avec les harkis. Mais a sa décharge, il faut souligner qu’il a hérité d’un bâton vraiment merdeux. Il fallait absolument larguer l’Algérie. Ce n’était qu’un gouffre. Nous ne devons avoir aucun regret de nous en être séparé. Et le mieux aurait été sans doute de le faire bien avant (mais c’est facile à dire une fois que l’histoire est écrite).

Gaulois réfractaire

Le problème est que nous ne sommes pas séparés de l’Algérie contrairement à ce que vous dites. Manifestement, il fallait s’y prendre autrement. De toutes façons, agir avec déshonneur se paie tôt ou tard, et il semble que ça va nous coûter très cher.

Vincent L.

Gaulois réfractaire. Comment appeler l’indépendance si ce n »est pas une séparation. Après l’indépendance, le grand patronat a fait pression pour qu’il ait de l’immigration et à la fin des années soixante cela fonctionnait plutôt bien. C’était à courte vue. Tout est question de nombre et nos politiques se sont couchés devant l’immigration et certains ont profiter électoralement de cette immigration. Sans l’indépendance nous aurions aujourd’hui une chambre de députés composée pour moitié (ou à peu près) de musulmans.

Jill

Qu’on nous fiche la paix avec les harkis ;d’anciens Fellouzes pour nombres d’entre eux, qui n’ont pas choisi la France mais se sont engagés sous nos couleurs pour des raisons économiques ou pour se venger de leurs anciens camarades.

Vincent L.

Qu’il y ait eu des harkis pour des raisons économiques, c’est indéniable. Mais les choses étaient bien plus complexes. Et parmi les harkis, il y a eu et il y a d’authentiques Français qui doivent être reconnus comme tels.

Furax

il reste des braises de cette tragédie sous la cendre de l’Histoire , d’une Histoire qui ne passe pas comme un plat indigeste qui vous reste sur l’estomac. Les américains voulaient la décolonisation dès avant 1945 (prendre la place des français?) Le malheur aura fait, par la fourberie de De Gaulle, que l’affaire se termine de la pire façon, que l’armée vainqueur sur le terrain, soit trahie à Paris, les populations européennes et autochtones pro-française soient abandonnées aux couteaux des égorgeurs, et que le gouvernement fasse tirer sur son peuple (rue d’Isly) pour mener une guerre sans merci contre les… lire la suite

Laureano

Aujourd’hui la France paie les fruits de sa trahison

Jill

Heureusement que De Gaulle s’est pointe car la
4*République ne savait plus comment se tourner avec l’Algérie ;un gâchis qui durait depuis 4 ans déjà.Le Général ignorait sans doute le processus qu’il allait engager, mais il s’est vite rendu compte
que l’indépendance était la seule issue ;mais l’indépendance sous quelles conditions, c’est ce qui restait à déterminer.
L’affaire s’est conclue dans la douleur, mais conclue tout de même.
La faute :ne pas avoir exclus tous les Algériens du territoire français avec interdiction d’y revenir.

eitan
Charles DALGER

Moi, j’avais onze ans sur le Forum à Alger, avec mes parents, lors du 1er discours du traître. Malgré mon jeune âge, j’avais fait tout haut la réflexion, à mes parents, au milieu de la foule. En effet, à Alger, sur le Forum, les Pieds Noirs ne scandaient pas (encore) le nom du traître, mais celui de (Jacques) SOUSTELLE. Et je fus vraiment choqué qu’arrivé au balcon du GG (Gouvernement Général)le traître fasse taire la foule d’un ton que je trouvais déjà trop autoritaire. Pourtant, comme le rappelle l’auteur de l’article, en ce temps là, on enseignait bien l’Histoire, surtout… lire la suite

Michel de Belcourt

Tout ce que tu dis est exact, moi j’avais 14 ANS J’y étais avec des copains, j’entends encore la foule et le discourt du grand c..

BARRET Alain

Comme quoi l’expérience ne sert que rarement; ça n’avait pas suffit en 39/45 (affaire du chiffon blanc et de l’épée non rendue) , et le carapatage en Angleterre pour se mettre au chaud et jouer au grand libérateur ??? Au fait, juste une p’tite question comm’ ça en passant, n’est-ce pas la même chose avec Narine le Benne qui ne fait que trahir ???
Et comme le dit Pierre, hé les z’amis, ce sera sans moi !!!

Jill

Personne, même ses pires ennemis n’ont mis en cause le rôle de l’homme du 18 juin ;Revoyez votre histoire.

dissident

DE Gaulle n a fait que fuir tottute sa vie, en 14 18, drapeau blanc sans combattre, fuite a Londres car a Vichy on n avait pas voulu de lui comme ministre, fuite en mai 68 face aux émeutiers en carton a Baden Baden ou il été sérieusement repris en main par Massu

Jill

Vous racontez des conneries… voyez donc la biographie du Général par Jean Lacouture, qui n’était ni de droite, ni gaulliste, mais un vrai
historien.

Bernard Atlan

Enfant en Algérie nous étions sorti du lycée pour crier de Gaulle au pouvoir, Algérie Française. Quelle déception lorsqu’il nous a abandonné.
Puis une plus grande déception lorsqu’en 1967 il décréta un embargo sur les armes à destination d’Israël et dit lors d’un discours, en novembre 1967, que la France aller renouer avec les peuples arabes. La politique arabe de la France a été initiée par lui.

Le king

Et oui, ce piètre de Gaulle aurait dû prendre conseil auprès de vous. En dépit de vos jeunes années, je suis sûr qu’il aurait été positivement influencé par votre vison précoce de la géopolitique…

Marnie

La période « De Gaulle » est, derrière nous depuis pas mal de temps. Il aurait été facile, et même mieux il serait facile de s’approvisionner ailleurs en gaze et en pétrole. Ce boulet, pire ce clou rouillé, devrait être définitivement abandonné à son sort. Pire que cela, la porte est grande ouverte à des gens qui sont nos ennemis. Les adeptes du Coran doivent être interdits sur notre sol et notamment les algériens auteurs de très nombreux attentats en France.

Le king

Le salaud ! Il aurait dû prendre conseil auprès de vous. En dépit de vos jeunes années, je suis sûr que votre analyse des événements l’aurait fortement impressionné…

Michel de Belcourt

Ca a été toujours un pleutre, un traite et une grande gueule, il a trahi tout son monde.

Jonathan

En défintive, De Gaulle se sera complètement trompé : 1) sur l’algérie, parce qu’en la quittant, il croyait détacher la France de la démographie algérienne qui pourrait nous submerger, mais il n’a pas vu l’immigration qui allait venir et rien fait pour la prévenir après lui, 2) parce qu’il a voulu faire l’Europe autour d’un noyau dur franco-allemand, alors que nous nous sommes fait doubler par l’allemagne dès le traité qu’il a signé à Versailles en 1963. Et De Gaulle, en 1945, en infirmant la légitimité du gouvernement de Vichy, a fait l’économie d’une réflexion nationale sur les causes de… lire la suite

Jill

La demographie ? Imaginez la situation si nous
avions 35 millions de  » Français » islamiques de l’autre côté de la Méditerranée avec liberté de circulation entre les deux rives;sans compter l’incidence économique induite par tout ce beau monde.

Jonathan

Vous n’avez donc pas compris ce que je disais ? C’est exactement ce que j’ai écrit !!!!!

Jill

En fait vous évoquez davantage l’immigration qui n’était pas perceptible en 1962, que les conséquences démographique d’une Algérie
française à part entière.

torghal

Je ne pense pas que de Gaulle voyait si loin. En fait tout simplement la France ne pouvait pas se maintenir en Algérie, la pression internationale était trop forte et de plus le coût financier pour la France était insupportable. Quitter l’Algérie c’était du pragmatisme pur.

Verdammt

Tout a fait d accord Jonathan.
De plus, Il a fait rentrer les cocos dans les rouages de l état,
Oui pour le nucléaire, Mais on paye cher ses imbeciltes.
L Armée d Afrique n en voulait pas. Vaste sujet …
Un PN

Jill

Non, en 1945,le PCF était le premier parti de
FRANCE ;De Gaulle pouvait il l’ignorer…

ven85

LE RN EST BIEN LE 1 PARTI DE FRANCE ET MACRON LUI L’IGNORE

Furax

sauf que le Parti Communiste Français (Moscoutaire) en 1945 était un parti armé ! avec le nombre de FFI-FTP en armes il fallait bien y aller mollo si on ne voulait pas prolonger les horreurs de l’épuration sauvage. Pour rétablir l’ordre il fallait déjà désarmer les milices résistancialistes armées de la dernière heure. Pour cela De Gaulle a pu compter sur la « collaboration » d’un Maurice Thorez (porté déserteur!) revenu de Moscou. Staline aurait dit : »je leur rend Thorez, j’espère qu’ils ne vont pas le fusillé tout de suite! ». Le PC faisait où Staline lui disait de faire.

Gaulois réfractaire

Pour ce qui est du nucléaire, c’est la quatrième république qui a initié la chose.

Le king

L’Algérie de Papa coûtait trop cher ; et les années 60 allaient être celles de la modernisation de la France… de Gaulle a eu raison. Et entre nous, quel Français aurait accepté, à l’époque, de naturaliser 8 millions f’algériens ?

eitan
artisan

Cessez donc de nous empester avec les rémugles de l’Algérie française. 3 millions de « franco-algériens » ne vous suffisent pas; vous en voudriez dix fois plus?

dissident

il faut en effet demasquer le « general micro », le grand menteur destructeur de l Algerie française et qui a provoque l immigration invasion, il faut avoir de la mémoire sinon on ne reconstruira rien, merci pour avoir rappele ces tristes verites

JACOU

Il me semble avoir lu quelque part que le général De Boissieu , gendre de De Gaulle, aurait dit, que son beau père, dès le soir du 13 mai 58, lui aurait déclaré dans la chambre de l’hotel où ils étaient hébergés, qu’il allait abandonner l’Algérie. Ci c’est vrai; 2 Gaulle était vraiment un pervers.

meinert

En 1956 De Gaulle avait dit a un journaliste Autrichien que l’Algerie serait independante.

eitan

des sources?

Vincent L.

Il était surtout un pragmatique. S’il avait constaté que c’était jouable, il l’aurait volontiers gardée l’Algérie.

. Dupond 1

Les algériens ne voulaient pas etre français et les PN ne voulaient pas etre algériens . Tant que la France a pu allonger pour l’Algérie tout allait bien et on buvait l’anisette sous les oliviers . Avec ou sans les PN avec ou sans Degaulle ce pays est perdu et ils peuvent défiler tous les vendredis l’Algérie ne redeviendra pas le cinquieme exportateur mondiale de vin . Ils ont quitté un sois disant colonisateur chrétien pour avoir un affameur musulman de leur race venu du clan d’oujda ( qu’ils s’en demerdent)
https://vacarescribere.wordpress.com/2016/07/27/la-france-sest-elle-enrichie-grace-a-la-colonisation-algerienne/

beretvert

Oui mais cette guerre gagnée militairement par la France et perdue diplomatiquement par le traitre de Gaulle aboutira à la colonisation de la France par le Maghreb aidée par le félon macron.

Le king

Euh…Macron n’est là que depuis 2 ans !

. Dupond 1

Il n’a vraiment pas arrangé la situaton !!!

vieux patriote'en doute fort

c ‘est deux de trop

. Dupond 1

beretvert
+1000000000000000000000000000
Je cautionne beaucoup vos com mais il nous faut garder espoir .Prenons le cas de l’Italie qui n’a pas colonisée (a part la lybie) ce pays est tout autant envahit que nous et en ce moment c’est la gauche qui supplie Salvini d’accelerer le processus d’expulsion….oui nous sommes trahit mais par une justice rouge qui devra rendre des comptes . C’est toute notre constitution qui est a revoir avec un droit du sol qui n’a plus lieu d’etre ainsi qu’une double nationalité qui doit etre supprimée

Omar Chalombre

Qui a ouvert les vannes !? Miterrand !

. Dupond 1

Plutot giscard !!!

eitan

ce salaud était obligé de le faire:

ven85

j’etais jeune et j’avais 20ans,j’atais arriver en mars 1958 au camp du lido,armee blindee de cavalerie d’alger comme soldat et nous avons participer le 13 mai 1958 au forum a alger,sans arme,il y avait autant de musulmans que de pied noir,27 mois apres je rentrais dans mes foyers,vivant en laissant pas mal de camarades ,tues,et cela pour rien,vu que nous sommes envahis par ses lecheurs de babouche,qui viennent nous coloniser,nous leur avons laisser une algerie et une agriculture,la meilleurs d’europe,maintenant il doivent pour survivre,importer leur nourriture,nous l’ont avons laisser le pretrole,le gaz, go home les lecheurs de babouche,rentrer chez vous… lire la suite

. Dupond 1

ven85
Ceux qui les ont »niqué » le plus sont leurs propres freres en religion
https://www.lematindz.net/news/24858-algerie-france-repentance-et-vous-m-bouteflika-qui-vous-pardonnera.html

Vincent L.

Notre « colonisation » aurait été bien plus rapide sans l’indépendance de l’Algérie. L’Algérie, il fallait la larguer car elle ne présente aucun intérêt. L’auteur de l’article parle d’une autosuffisance énergétique mais cela est faux. A l’époque l’extraction du pétrole, enfouis très profondément, avait un prix de revient au-dessus du cours mondial. Et ce que l’on aurait pu en tirer ultérieurement serait parti en fumé pour financer la démographie démesurée de l’Algérie. L’Algérie était et restera une boîte à chagrins. Reste que l’on aurait pas dû se retirer de cette façon et avec les harkis, de Gaulle a commis un faute. Notre… lire la suite

Le king

La Belgique a colonisé le Congo !

Vincent L.

Oui, merci, mais ce n’est pas très difficile à savoir. Mais la Belgique est surtout colonisée par des Maghrébins. Il suffit de se promener quelque peu à Bruxelles.

Le king

Il est des renversements de l’histoire contre lesquels nous ne pouvons rien. A partir de 1958, la France devait quitter l’Afrique pour se jeter dans le grand bain europeiste !

patphil

l’indépendance de l’algérie (entre le maroc et la tunisie indépendante) se justifiait!
la trahison a été de faire croire que la sécurité des piednoirs et des harkis pouvait être garantis, les massacres d’oran quelques jours après l’indépendance en est la preuve

. Dupond 1

Le maroc et la Tunisie sous protectorat n’etaient pas départements français . L’Algérie coutait 20%du PIB français chaque année mais il faut admettre que d’avoir trainé les pieds a mettre de l’ordre dans ce pays apres la guerre n’a pas arrangé la situation ….le statut d’indigénat n’avait rien de glorieux pour une nation dite démocratique

Jonathan

C’est un fait que la France, pays soi-disant « cartésien », n’a jamais rien su faire de logique avec ses colonies ni définir la moindre politique d’envergure. Depuis les Gaulois, nous sommes un peuple de cons et de losers, et ça ne changera plus.

. Dupond 1

Jonathan
+1000000000000000000000000
Consolons nous en nous disant que les autres pays d’europe (Angleterre portugal belgique hollande ) n’ont pas fait mieux
…..Mais je crois fermement que ceux qui se sont libérés du colonialisme n’ont pas pour autant gagnés le gros lot
https://www.bastamag.net/Les-dictateurs-ont-detourne-200

Jonathan

On aurait pu assurer la sécurité des pieds-noirs et des harkis si on n’avait pas donné l’ordre à l’armée de rester dans ses casernes après le 19 mars. A partir du moment où le FLN violait les engagements qu’ils avait pris, nous étions déliés des nôtres et il fallait donner l’ordre à l’armée d’intervenir. Ne pas l’avoir fait, c’est cela la trahison (entre autres choses, car il n’y a pas eu que cela…).

. Dupond 1

Qu’attendre d’un pays qui a encore le nom de tureau ( colonnes infernales) génocideur des Vendéens gravé sur l’arc de triomphe

Jill

Une intervention ponctuelle de l’armée après le 19 mars et à fortiori après l’indépendance aurait embrasé le pays;les pieds noirs auraient
Été massacrés par dizaines de milliers…le FLN
n’attendait que cela.