Le 21 avril 1961, un putsch avorté : dommage !

Publié le 20 avril 2021 - par - 42 commentaires - 1 003 vues
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« Ils pleureront des larmes de sang, plus tard, lorsqu’ils comprendront ! Au moment où les Français ne sauront plus comment caser leurs enfants ni leur assurer des situations et leur ouvrir des débouchés, ils ferment devant eux, de leurs propres mains, ce champ d’action formidable et ce vaste morceau de notre France qu’était l’Algérie ! L’industrialisation de l’Algérie, à elle seule, aurait eu de quoi  occuper trois  générations, c’est perdu ! Oui, j’attends les Français  avec leurs milliers de jeunes réclamants des emplois ! Et le Sahara, avoir abandonné le Sahara avec ses richesses inouïes, ses richesses morales surtout ; c’était là-bas que se forgeaient les hommes et les âmes, quelle faute ! Les Français comprendront plus tard, et ce plus tard sera bientôt ! »  (Maréchal Alphonse Juin (1))

 Le texte ci-dessus date de 1962, mais il n’a pas pris une ride. Plus d’un demi-siècle après son indépendance, l’Algérie a gâché le bel héritage laissé par les colons français. Quant à la France,  elle a  renoncé à son autosuffisance énergétique en bradant le Sahara.  Trois ans après les funestes accords d’Évian, nous abandonnions Mers-El-Kebir, trois autres années encore et nous laissions le Sahara et ses immenses gisements de gaz et de pétrole. La  France, réduite à un hexagone, tirait un trait sur ses matières premières. Le premier choc pétrolier, en 1974, s’est chargé de le rappeler à un peuple trop stupide pour comprendre que l’héritage gaulliste, c’est aussi cela, c’est surtout cela.

La fin de l’Algérie française aura été, en fin de compte, un match nul, perdant-perdant.

Grâce aux opérations du « Plan Challe » nous avions gagné ce conflit militairement.

Le FLN (2), avec la complicité du gouvernement français, l’a gagné politiquement. En effet, il faut arrêter d’entretenir le mythe du peuple algérien se levant d’un bloc contre le colonisateur honni. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 1958, quand l’ermite de Colombey revenait aux affaires, l’ALN disposait de 20 000 combattants et autant d’auxiliaires, soit 40 000 hommes plus ou moins bien armés. Lors des accords d’Evian (18 mars 1962),  elle avait  moins de 4 000 combattants réguliers et 10 000 moussebilines. Et dans le même temps, les effectifs  des  musulmans algériens servant  dans (ou aux côtés de) l’armée française passeront de 30 000 à… 260 000 hommes.  Certes, certains se sont engagés moins par conviction politique que par refus des méthodes et des principes du FLN mais, qu’on le veuille ou non, ils avaient choisi de servir la France. Beaucoup sont morts pour elle.

« On ne s’est pas enlacés pendant 130 ans, écrira le sociologue Jacques Berque, sans que cela descende très profondément dans les âmes et dans les corps… ».

De nos jours, les dirigeants algériens – au pouvoir sans discontinuer depuis presque 60 ans – tentent de faire oublier leur incompétence crasse  et la corruption endémique qui gangrène leur pays en chargeant la France de tous les maux. La moitié du peuple algérien – soit plus de 20 millions de personnes – a moins 25 ans, et elle apprend dès son plus jeune âge que tous ses malheurs viennent de nous. Les déclarations irresponsables d’Emmanuel Macron, le scandaleux  « rapport Stora » et notre mea-culpa perpétuel  viennent – chaque jour un peu plus – mettre de l’huile sur le feu.

Il ne sert à rien de réécrire l’histoire, car, comme dit l’adage populaire : « si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle » or, dans notre époque qui perd tous ses repères, l’oncle peut « en avoir » et … être une tante. Pourtant, quand arrive le 21 avril, je me dis que la réussite du putsch d’Alger aurait été assurément une bénédiction, tant pour les Français que pour les Algériens.

Hélas, ce pronunciamiento, comme tant d’autres, a fait un flop. Dès le 26 avril 1961, Maurice Challe, l’un des putschistes du « quarteron de généraux à la retraite » fustigé par de Gaulle dans une allocution télévisée, se rendait aux autorités,  et avec lui, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, dont le régiment – le glorieux 1er REP (3)- avait été le fer de lance du soulèvement.

Ainsi s’achevait, tristement, le dernier sursaut de l’Algérie française.

Toute cette affaire, qui se terminait mal, avait commencé quelques jours plus tôt.      

Le 21 avril 1961, l’armée – une partie – entrait en dissidence : les généraux Challe, Zeller, Jouhaud, puis, dès le lendemain, « le Mandarin »  Raoul Salan, prenaient le pouvoir à Alger.

Des généraux, des colonels, des capitaines  les avaient suivis avec leur régiment, ou, plus modestement leur section. Le 1er REP, les Commandos de l’air, des régiments paras accompagnaient cette rébellion. Les civils, « pieds-noirs » ou musulmans, avaient été tenus à l’écart (à l’exception de membres du groupe « France-résurrection » chargés de guider les troupes). L’armée voulait un coup d’état militaire. On peut penser, après coup, que le putsch était jouable en y associant les « pieds-noirs » et les musulmans pro-français. Charles Maurras a dit : « Un peuple qui néglige son armée est un peuple malade. Un peuple qui se sépare moralement de son armée est un peuple perdu… ».

Lors de la « semaine des barricades » de janvier 1960 à Alger, les civils ont agi seuls ; en avril 1961, les militaires ont voulu agir seuls ; bilan de ce sectarisme réciproque : deux échecs !  

Les services secrets français annonçaient depuis longtemps que le malaise de l’armée pouvait dégénérer en coup de force mais de Gaulle n’y croyait pas. Ce « militaire de plume » ne comprenait rien à l’armée d’après-guerre. Cette armée qu’il avait lui-même désorganisée à la Libération et qui présentait un arc-en-ciel d’idéaux très disparates.

Quant aux militaires qui avaient cru en de Gaulle le 13 mai 1958, ils tombèrent de haut, en septembre 1959, quand ce dernier inventa « l’autodétermination ». De Gaulle ne cachait pas son dédain, voire son mépris, pour les militaires. Lui, l’intellectuel, le littéraire, supportait mal leur lenteur d’esprit. Mégalomane et orgueilleux, il se jugeait au-dessus de la mêlée. Pour lui plaire, un général devait être : «… un homme d’État, un visionnaire, un réformateur et un poète. Ramsès II, Mahomet, Saint Louis  et Pierre le Grand avaient toute son admiration, mais les hommes d’une pareille envergure sont rares dans l’armée… » (4). Durant ses 12 années d’exil, sa longue traversée du désert à Colombey, il avait perdu le contact avec la nouvelle armée.

Or cette armée, humiliée en Indochine, trouvait en Algérie une raison d’espérer. Il attribua le malaise des militaires  à un manque de discipline et aux faiblesses de la IVe République. Cynique, il ironisait en public sur ces soldats « qui ne voient pas plus loin que le bout de leur djebel… ».

Le 21 avril donc, la « grande muette » sort de sa réserve et… de ses casernements ; le putsch démarre ! Ceux qui l’ont organisé ne veulent pas mettre à mal la République, ils veulent sauver l’Algérie française. Ce n’est pourtant pas ce que l’histoire « officielle » retiendra !

La Maison de la Radio fut enlevée sans coup férir par les légionnaires-paras du 1er REP, aux ordres, par intérim, du commandant Denoix de Saint Marc.

Avant de partir en permission, son colonel lui avait déclaré: « Je vous confie le régiment. Nous vivons une époque tragique où il n’est pas facile pour un soldat de savoir où est le droit chemin… » À 18 ans, Saint-Marc  a été déporté à Buchenwald. Il a eu une conduite  héroïque en Indochine comme en Algérie. C’est un homme de devoir et d’honneur. Le général Challe est, pour lui,  celui qui «  a commandé les troupes françaises et les a menées à la victoire ». Il éprouve pour lui « admiration, respect et amitié » (5). Quand Challe, en civil, en simple blouson d’aviateur, sans écusson ni grade, le convoque, il lui déclare sans ambages : « Je suis un démocrate, Saint-Marc, ni raciste, ni fasciste, mais il s’agit bien d’un coup d’État… ». Et Hélie de Saint Marc, n’écoutant que sa conscience, a lancé ses légionnaires-parachutistes à l’assaut des points stratégiques d’Alger.

La réputation, la qualité et la discipline des troupes putschistes évita un bain de sang. Un adjudant du REP fit une victime – la seule – en ripostant contre un tir des gardiens du poste relais d’Ouled Fayet. Le lieutenant Durand-Ruel, du REP, tira lui aussi un seul coup de feu… dans le pneu de la jeep du général Gambiez  qui « gesticulait comme un diable »  pour arrêter, à lui seul, un convoi de légionnaires-paras. Le lieutenant Godot avait désarmé sans difficulté le général Vézinet. Ce dernier, indigné, déclarait : « De mon temps, les lieutenants n’arrêtaient pas les généraux ».

Et Godot avait  répondu sèchement: « De votre temps, les généraux ne trahissaient pas ! »

Les unités se rallient comme prévu : après le 1er  REP, les 18e et 14e RCP puis le 1er REC avec ses harkis. On annonce l’adhésion du 27e Dragons du colonel Puga, du 7e RTA, ce régiment qui fut glorieux à Diên-Biên-Phu, du 1er RIMA  du commandant Loustau. Les putschistes se prennent à rêver : c’est la victoire !  Oui mais, comme l’écrit Pierre Montagnon : « Alger n’est pas l’Algérie ».

À Constantine, le général Gouraud joue la valse-hésitation. À Batna, le général  Ducourneau choisit la fuite, c’est-à-dire d’attendre le vent. À Bône, le général Ailleret… attend de voir. À Oran, les troupes ne suivent pas le général Gardy. Dans l’armée d’active, chez les « Centurions », c’est une explosion de joie et d’espoir. Pourtant, les plus lucides  comprennent vite que c’est fichu : on attendait Massu ou Bigeard. Ils ont tous deux choisi leur carrière.

On espérait un soulèvement des « pieds-noirs » et des ex « Unités Territoriales » ; Challe n’a pas voulu mêler les civils à son coup de force. Le 22 avril cependant, on veut y croire encore : Argoud est arrivé à Oran avec deux régiments paras. Le 2e REP, aux ordres de ses capitaines, part pour Alger. Le colonel Ceccaldi  – pourtant Compagnon de la Libération – entraîne avec lui  les 6e et 2e RPIMa  et le 9e RCP.  Pratiquement, à un régiment près  – le 3e RPC, l’ancien régiment de Bigeard – les deux divisions parachutistes ont basculé dans la rébellion.

Le 23 avril va être la journée de l’enlisement. À quoi faut-il attribuer l’échec du putsch ?

Les causes sont multiples mais les historiens sont assez unanimes sur certaines d’entre elles :

– La volte-face de plusieurs généraux qui, au dernier moment, se sont défaussés

– Ce drame ne concernait que les « pieds-noirs », que Challe a refusé d’embrigader, et l’armée d’active  (en dehors des régiments parachutistes qui étaient majoritairement composés d’appelés). Le contingent n’avait qu’une hâte et une envie : rentrer en métropole.

– Mais la principale raison de l’échec du putsch fut l’utilisation, savamment orchestrée, de la télévision par de Gaulle. Le 23 avril en soirée, il prononça une allocution qui fit date. Personne n’a oublié ce « quarteron de généraux à la retraite… qui a pris le pouvoir en Algérie… ».  Et de Gaulle de rajouter, en martelant bien les mots : « J’interdis à tout soldat d’exécuter aucun de leurs ordres… ».

Le peuple français est peureux ET légaliste (ou légaliste parce que peureux ?). Il attendait que le guide le ramène dans le droit chemin ; celui de la tranquillité, de la soumission moutonnière.

L’homme, que personne  n’avait entendu le 18 juin 1940, fut écouté par des millions de Français le 23 avril 1961. Une fois de plus, le grand homme allait sauver la France !

Dès le lundi 24 avril, la situation se dégrade et le 25, le navire prend l’eau de toutes parts.

Le général Challe décide d’arrêter et de se constituer prisonnier.

Certains voudraient continuer le combat mais à quoi cela mènerait-il ?  Dans le ciel d’Alger on voit passer les « Noratlas » qui regagnent la France. En fin d’après-midi, les régiments parachutistes et ceux de la Légion regagnent presque tous le Constantinois, d’où ils sont venus. Quand la nuit tombe, le 1er REP quitte le Gouvernement Général et embarque dans ses camions. Des accents gutturaux – des légionnaires d’origine allemande – entonnent « Je ne regrette rien », cette chanson d’Édith Piaf en vogue à l’époque. Challe, Jouhaud et Salan se mêlent aux légionnaires.

Zeller s’est éclipsé dans la foule. Des colonels font de même ainsi que quelques officiers.

Le putsch est terminé ! Les lendemains seront amers pour les vaincus : Challe, puis Zeller occupent les cellules désertées par Ben Bella et ses complices. D’autres généraux les rejoignent : Bigot, Gouraud, Petit. Ainsi que les chefs de corps les plus compromis : La Chapelle, Masselot, Robin, Saint Marc, Lecomte, Cabiro, Bréchignac… Plusieurs sont des héros de Diên-Biên-Phu.

La colère gaullienne frappe aussi les régiments : le 1er  REP, les 14e  et 18e RCP(6), les Commandos de l’air, sont dissous. Les deux divisions parachutistes – la 10e et la 25e  – dont les chefs ont été soit rebelles soit attentistes, sont dissoutes et refondues en 11e DLI (7). Cette division sera retirée du champ de bataille et rapatriée, dès l’été 1961,  vers les brumes lorraines.

À la suite du putsch d’Alger, le pouvoir annonça que 1 100 à 1 200 officiers et sous-officiers étaient « écartés » de l’armée. De Gaulle réglait ses comptes !

Au moment du putsch, j’ai 11 ans et je suis « enfant de troupe » au Prytanée militaire d’Aix-en-Provence. Dans ma section, nous sommes deux fils d’officiers supérieurs, tous deux parachutistes.

Allez comprendre pourquoi la chanson « je ne regrette rien » me donne la chair de poule  chaque fois que je l’entends, plus d’un demi-siècle après le putsch des généraux ?

Je n’ai rien oublié…  Semper Fidelis.   

Eric de Verdelhan                                                                                                                                                   

P.S : Ce texte est tiré, du moins en grande partie, de mon livre « Hommage à notre Algérie française » (Éditions Dualpha ; 2019).

 

1)  Qui fut condisciple de Charles de Gaulle à Saint-Cyr, et notre dernier maréchal de France.

2) FLN = Front de Libération National algérien. ALN = Armée de Libération Nationale, armée du FLN.

3) Régiment Etranger de Parachutistes.

4) « Les combattants du crépuscule » de l’américain Paul Henissart ; Grasset; 1970.

5) Témoignage d’Hélie Denoix de Saint-Marc  dans ses « mémoires » et dans le « livre blanc de l’armée française en Algérie ».

6) Régiment de Chasseurs Parachutistes.

7) 11e Division Légère d’Intervention.

 

 

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Notifiez de
Soazig NEDELEC

Merci pour cette page d’histoire, dommage que ce putsch n’ait pas abouti..

hello

oui vraiment dommage

Vive la France !

La plan Challe après la Bataille d’Alger avait fait en sorte que la France avait gagné militairement ? Oui, et alors ?.
Les rapports de forces internationaux depuis 1945 faisaient en sorte que les pays européens ne pouvaient plus garder de colonies, pas plus l’Algérie française que l’Inde britannique.
Les seuls à avoir voulu tenir coûte que coûte furent les Portugais. Ils durent partir comme les autres.

meulien

challes ne voulait pas le pouvoir,et il avait oublie que beaucoup de militaires sont des fonctionnaires

Michel de Belcourt

Merci pour ce rappel de notre histoire. Que de souvenirs j’en ai les larmes aux yeux. Quand on voit voit notre France aujourd’hui quelle tristesse . Il y avait quand même de grands hommes.

Denfer VICTORIA

Salut Michel de Belcourt … Hé!!!OUI!!! Il avait raison le dernier Maréchal de FRANCE .
La France est en état de péché mortel.
Elle connaîtra un jour le châtiment. »
Maréchal Alphonse JUIN, 2 juillet 1962
https://chardon-ardent.blogspot.com/2012/05/la-malediction-du-marechal-alphonse-juin.html
Et en plus: Né à Bône (Algérie) en 1888, Alphonse Juin sort de Saint-Cyr en 1912, major de la promotion de Fès, la même promotion que le Général de GAULLE. (Ce félon)… Comme tant d’autres “patoss”.
http://exode1962.fr/exode1962/en-savoir-plus/celebres/juin.html
NI OUBLI NI PARDON.

Michel de Belcourt

Merci pour ce rappel.

Theodore

Michel de la place de belcourt… quel numero ? rires

Michel de Belcourt

20 rue Lamartine à Belcourt

"à la" poubelle !

En 1961, il y avait déjà un tag humoristique dans un couloir du collège :” Challe fait chier, Zeller d’un con, Salan merde, et Jouhaud con !”

jeanlg75

Vous imaginez la situation de la France avec 40 millions de “français” musulmans en plus ? Moi non ! De Gaulle ne voulait pas d’un “Colombey-les-Deux-Mosquées”, moi non plus, je l’en remercie…

D. Lajoie

à jeanlg75. : En 1961 , les ” français musulmans ” étaient entre 6 et 7 millions . ( tenue un peu aléatoire des registres d’État Civil ) . De nos jours les algériens musulmans sont six fois plus nombreux . La messe est dite .

Denfer VICTORIA

Holla!!! jeanlg75… Mais vous les avez les millions de “français” musulmans en 2021 en FRANCE et ils vous disent un grand merci aux veaux comme vous qui avez offert les Départements Français en Algérie en juillet 1962. Grace au félon 2gol. Vous serez maudits jusqu’à la fin des temps.
NI OUBLI NI PARDON…

Duval

Vous n’êtes pas un peu collabos ? Votre merde de de gaulle ne voulait pas de colombey les deux mosquées mais vous en avez 2500 aujourd’hui !!! Qu’avais vous fait tout ce temps avec un tel résultat ???
Les pieds noirs NON mais les bougnes OUI…Bravo ! Pffff…

Denfer VICTORIA

Salut Duval, et merci car j’aurai dit la même chose à “yadlajoie” .
Pour info!!! J’ACCUSE DE GAULLE de Manuel GOMEZ (Auteur) Descriptions du produit Pourquoi j’accuse DE GAULLE d’imposture, de forfaitures et de crimes contre l’humanité entre 1940 et 1968
https://www.dreuz.info/2016/01/03/manuel-gomez-jaccuse-de-gaulle/

Denfer VICTORIA

En plus!!! La haine métropolitaine du “Français d’Algérie” a été exacerbée par des intellectuels d’extrême gauche
PUBLIÉ PAR MANUEL GOMEZ LE 17 AVRIL 2021
https://www.dreuz.info/2021/04/17/la-haine-metropolitaine-du-francais-dalgerie-a-ete-exacerbee-par-des-intellectuels-dextreme-gauche/

Duval

Et surtout par les communistes ! à ce demander comment ils peuvent encore exister après avoir était porteur de valises du FLN… Merci pour votre réponse qui démontre une chose face à ceux qui répondent en collabos c’est qu’on a pas fini de ce battre car il y a trop de traitres en France et ils sont de partout… D’ailleurs les muz l’ont très bien compris et ils en profitent ! Bonne journée.

Révolutionem

Pendant combien de siècle encore allons nous nous en..quiquiner avec cette période de notre histoire ?
Nous le savons depuis longtemps, il y a les pour l’algérie Française, et… il y a les contre, dont je fais partie !
Pourquoi ?
Simplement parce-que tous les conflits de ce genre ont été perdus par les grand pays qui s’y sont essayé de par le monde, pour se retirer ensuite, car dans ce type de guerres non conventionnelles, l’ennemi est insaisissable, s’en prend prioritairement aux populations civiles qu’il est impossible de protéger avec efficacité
Pour ce qui concerne de Gaulle, idem… moi je suis pour défendre ce qu’il a fait !
Pourquoi ?
Entre autre, car sans lui, aujourd’hui nous parlerions peut être allemand ou…
Américain !
Et tant d’autres points à développer…

Domisoldo Dièz

Assez d’accord avec vous. L’ONU et les grands puissances voulaient la fin de l’Algérie française. Certes, la guerre était gagnée sur le terrain. Mais elle aurait été rallumée encore et encore.
Ceci dit, je me refuse à condamner les militaires qui ont voulu rester fidèles à une parole donnée.

Charles DALGER

Mais alors, pourquoi lis tu RL ? C’est évident que le déclin moral, de la France, de l’Europe et de l’occident en général, s’est accéléré avec l’abandon de l’Algérie. J’ai vécu le putsch, adolescent à Alger. Les paras du 1er REP ont stationné sous nos fenêtres, boulevard Pitolet, avant de prendre le GG et la radio. Bien sûr, les empires d’avant-guerre étaient finis. Mais ce qui est occulté dans cette affaire, c’est qu’au delà des revendications nationalistes, soutenus par les 2 blocs USA-URSS, déjà les nazislamistes recommençaient leur jihad. La suite, nous la vivons maintenant…

Theodore

Mais ce qui est occulté dans cette affaire, c’est qu’au delà des revendications nationalistes, soutenus par les 2 blocs USA-URSS, déjà les nazislamistes recommençaient leur jihad. La suite, nous la vivons maintenant…/ dixit

Bravo… rien a ajouter ! Il y a que les bourriquots du type “Révolutionem” pour ne toujours pas comprendre

Duval

Pauvre type… maintenant vous parlerez arabe…..

Bou

4 généraux à la retraite mais dignes et courageux face à un vieux général qu’on disait sénile et qui a bradé l’Algérie. Ceux qui à l’époque ont voté pour que ce pays soit donné aux arabes doivent se réjouir tous les jours de voir les “chances pour la France ” leur apporter leurs “bienfaits “

Sjean-louis

Merci Monsieur de VERDELHAN pour ce rappel; j’avais 11 ans moi aussi. Comme un c.. j’avais dessiné le portrait du traitre national pour son arrivée en 1958 malgré les observations de mon paternel .
Le soixantième anniversaire peut nous réserver d’amères surprises !

D. Lajoie

à Sjean-louis. : En avril 1961 , j’avais 23 ans et 2 mois d’armée ( appelé sursitaire ) . Les officiers d’active nous ont ” sondés ” pour savoir si nous marcherions dans leur combine de coup d’état militaire .
Nous les avons envoyés paître et nous avons appris par la suite que notre attitude avait contribué à faire échouer cette aventure irresponsable.
Personnellement j’en suis fier .

Duval

Traitre et collabos en plus…. Vous devez aimer vos nouveaux envahisseurs alors…

Travis

Passionnant récit ! Une page essentielle de notre Histoire . Ce n’est pas celle-ci qu’il faudra déconstruire, mais démolir l’image de ces imposteurs ridicules du Général De Gueulle à l’ histrion Macron.

Alain MARSAUGUY

Merci cher Eric pour ce bel hommage rendu à ces soldats qui ont eu le courage de refuser le déshonneur. Ils méritent notre respect pour avoir délibérément sacrifié leur carrière pour un idéal qui les dépassait. Comme ils nous manquent aujourd’hui alors que le combat n’est plus pour garder l’Algérie française mais seulement la France française…Tout comme vous je ne peux m’empêcher d’essuyer une larme en écoutant la chanson d’Edith Piaf “Non je ne regrette rien”. Je revois ces hommes au béret vert ou amarante regagnant en camion le camp de Zeralda après l’échec du putsch.

Patrick Verro

Excellent récit, très bien documenté, à l’époque j’avais 17ans ; j’étais au Lycée Carnot et j’avais effectué ma préparation militaire supérieure à Senlis (lieu de casernement des Spahis).
J’estimais que le général Challe avait gagné sur le terrain et que les traitres étaient les politiciens de la capitale (dont Michel Debré) et, pensant déjà à tous ceux qui avaient rallié la France et se trouvaient de facto extrêmement menacés ainsi qu’à tous ceux qui allaient probablement devoir quitter des départements français qu’ils avaient contribué à mettre en valeur, j’étais aux abords de l’aérodrome militaire de Creil pour accueillir les divisions parachutistes…

Patrick Verro

La suite allait plus que confirmer mes appréhensions et malgré mon engagement dans le dossier de la “Partition de l’Algérie”, dont je connais les vicissitudes, et mes actions en faveur des harkis je ne pu qu’assister au désastre et assumer la honte de la mauvaise conduite de la France ayant abandonné lâchement ses enfants aux pires tourments de ses ennemis qui s’étaient comportés comme de vrais “barbares”.
Depuis j’ai pu méditer sur les bienfaits de cette république qui mena une guerre génocidaire contre les vendéens (que d’ailleurs Lénine aura étudiée de près à titre d’inspirations pour ses futures exactions envers son peuple ; puis il y eut la commune qu’Adolphe Thiers en tant que « chef du pouvoir exécutif de la République française »,réprima très durement les Français patriotes

Patrick Verro

qui ne voulaient pas de l’occupation allemande (déjà !), les exécutions sommaires de la Libération, puis l’envoi du contingent en Algérie au titre de la répression terroriste, lequel mena une guerre dans des conditions très difficiles de non-soutien de la métropole et même de trahison des porteurs de valises (que l’on encense aujourd’hui…) et puis il y a maintenant cet abandon coupable au profit de l’islamisme sur bases de connivences insupportables !
J’attends avec impatience les célébrations historiques, l’année prochaine, des accords d’Evian, dont pas même une virgule ne fut respectée ; et si l’on omet des atrocités du FLN tant vis à vis du MNA, des pieds noirs et des soldats français et des supplétifs, les exactions

Patrick Verro

barbouziennes gaullistes , ainsi qu’entre autres le massacre de la rue d’Isly, je sortirai ma jolie collection de livres sur le sujet et ferait quelques révélations à propos du dossier de la Partition (qui n’a pas eu d’applications en Algérie mais qui risque bel et bien d’être d’actualité dans ce pays en voie de défiguration avant liquidation qui est toujours le notre ainsi que sur la vie du héros que fut Jean Marcetteau de Brem…

Argo

J’ai vécu à Tulle, où les généraux avaient été incarcérés. Mon père était militaire de carrière et était en Algérie à ce moment-là! Pour moi De Gaulle a trahi ce jour-là!

patphil

dès 1958 et ses déclarations sur l’algérie française

Theodore

Tres beau texte… felicitations !

“On espérait un soulèvement des « pieds-noirs » et des ex « Unités Territoriales » ; Challe n’a pas voulu mêler les civils à son coup de force.” Dixit

C est exact ! C est la PIRE erreur de ce putsh…ne pas avoir donne des armes aux pieds noirs pour combattre…( mais l armee favorable a DE GAULLE avait compris le danger des 1957… )
mais il faut reconnaitre que c est facile 60 ans apres de critiquer et de refaire l histoire… car c etait une epoque hyper trouble.

Concernant le SAHARA vous oubliez le photovoltaique… une immense richesse du SOLEIL ! Bien plus grande que le petrole ou l uranium grace aux centrales solaires ! ( si la France avait garde l algerie nous serions le pays avec l arabie saoudite le plus riche du monde )

Excalibur

Des militaires indignes qui auraient du se balancer au bout d’une corde.

Patrick Verro

Desquels parlez-vous ? De ceux qui ont voulu respecter les engagements de la France ?

Excalibur

Je parle d’un quarteron de généraux à la retraite…

Filouthai

On voit bien qu’agir en accord avec sa conscience, ça n’est que des mots pour les politiciens français sans conviction et sans projet, à part ce qui concerne la progression de leurs avoirs bancaires.
Heureusement, de vrais hommes, comme Helie Denoix de Saint Marc, qui ont eu une vie difficile ont toujours agi dans l’honneur et en accord avec leur conscience.
Je retiens une de ses pensées :
« le métier d’homme est difficile »
parce qu’en lisant votre commentaire je comprends que vous n’êtes qu’un adolescent immature !

Patrick Verro

On s’est mal compris, votre formulation était ambigüe, désolé car je vous rejoins entièrement…
Mais peut-être aussi que vous n’aviez pas pris connaissance de mon commentaire

Excalibur

Moi au moins je n’ai jamais trahi.

Patrick Verro

¨Pourquoi : j’aurais trahi ?

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