Le 22 août 1962, de Gaulle échappait miraculeusement à l’attentat du Petit-Clamart

Le 22 août 1962, de Gaulle réchappait miraculeusement à l’attentat du Petit-Clamart

Il y a 60 ans, le 22 août 1962 vers 20 heures, un commando de l’OAS, mené par le colonel Bastien- Thiry, tente d’assassiner le général de Gaulle, qui se rend sur la base aérienne de Villacoublay, à bord de la DS présidentielle.

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-petit-clamart-22-aout-1962-il-y-a-60-ans-187-coups-de-feu-tires-contre-de-gaulle-20220821

Attendu au rond-point du Petit-Clamart, le cortège élyséen tombe sous le feu nourri de deux fusils-mitrailleurs et de plusieurs armes automatiques. 187 coups de feu sont tirés, 14 impacts sont relevés sur la DS du chef de l’État. Et miracle : tous les occupants, dont Yvonne de Gaulle, sont indemnes !

On peut dire que le Général avait la « baraka », après avoir été visé par une trentaine de tentatives d’assassinats. Il faut dire aussi qu’il ne manquait pas d’ennemis, entre les vichystes, les communistes, les pieds-noirs et l’OAS.

Un membre de l’OAS avait même songé à bombarder l’Élysée ! Comme quoi, il n’y a pas qu’aux États-Unis que la politique prend parfois des allures de western et que les opposants font parler la poudre.

À l’époque, encore lycéen, j’étais farouchement opposé à l’indépendance de l’Algérie, qui venait tout juste de gagner sa liberté. Né en Tunisie et élevé en Afrique Noire, je vivais très mal la perte de notre Empire colonial, source inépuisable d’aventures exotiques qui nourrissaient mes rêves d’ado intrépide.

Et bien que jeune, la défaite de Dien Bien Phu en 1954, fut pour moi une humiliation suprême. Comment nos paras et nos légionnaires avaient-ils pu perdre cette guerre ? La carte du monde montrant les taches roses de l’Empire colonial français, j’en rêvais.

Par conséquent, faire une carrière militaire dans les troupes coloniales, voilà qui me convenait parfaitement. Mais le destin en a décidé autrement.

Comme tant de Français, j’avais cru au beau discours régalien d’Une seule France de Dunkerque à Tamanrasset.

Et quand de Gaulle opéra un virage à 180°, je compris la colère des pieds-noirs et de l’armée d’Algérie, qui se sentaient trahis par celui qui criait encore il y a peu : « Vive l’Algérie française ».

Le putsch ? J’étais pour. Les fusillés de l’OAS ? Des martyrs.

Bien des historiens ont disséqué la politique algérienne du Général, et celle-ci fera encore couler beaucoup d’encre. Bien des acteurs et témoins de cette période tragique se sont aussi exprimés.

Pour avoir affirmé si longtemps que l’Algérie, c’était la France, l’exode reste une plaie inguérissable dans le coeur des pieds noirs et cette guerre cruelle est une tache indélébile dans l’histoire de nos deux pays.

Mais avec le recul, ainsi qu’avec l’esprit d’analyse que procure la maturité, je pense que le général de Gaulle n’a pas trahi les pieds-noirs ni ses généraux. Il s’est résigné à l’indépendance, conscient qu’un vent de liberté soufflait chez les peuples colonisés, et qu’après la douloureuse guerre d’Indochine, il était temps de libérer progressivement tout le continent africain, d’Alger à Brazzaville et de Dakar à Djibouti.

Non, il n’a pas trompé l’opinion, mais il s’est sans doute bercé d’illusions lui-même.

Le peuple français voulait la paix, l’ONU et l’opinion mondiale poussaient à l’indépendance des peuples, l’URSS, qui de son côté colonisait toute l’Europe de l’Est, mettait de l’huile sur le feu pour nous remplacer, soigneusement soutenue par le PCF et toute l’intelligentsia de gauche.

Une Algérie française n’était plus dans l’intérêt de la France. Pas question de prolonger une guerre sans fin, une guerre d’appelés toujours plus impopulaire. Mais dommage que de Gaulle ne l’ait pas compris plus tôt.

Le pire reproche qu’on puisse faire à de Gaulle, ce n’est pas d’avoir abandonné l’Algérie, mais c’est de ne pas avoir fait respecter les accords d’Évian et ne pas avoir protégé les pieds-noirs et les harkis, dont beaucoup ont été livrés à la barbarie du FLN.

Mais revenons au Petit-Clamart.

De tous les attentats, celui du Petit-Clamart fut le plus redoutable et le plus spectaculaire. Nom de code : « Opération Charlotte Corday », pour ceux qui ont encore quelques souvenirs d’histoire.

De Gaulle dira lui-même, très sobrement : « Cette fois, c’était tangent. »

Dans la brume et la nuit tombante, deux DS se suivent. 

De Gaulle et Madame sont dans la première voiture, conduite par un gendarme. Le gendre et aide de camp du général, le colonel de Boissieu, est assis à droite.

Bastien-Thiry, qui guette le cortège, donne le signal en agitant un journal. Mais il commence à faire sombre et il pleut, on voit mal. Quelques fractions de secondes sont perdues. Le commando composé de 11 membres commence à tirer, mais trop tard. La DS roule vite. Les passagers se baissent à l’arrière, le chauffeur rétrograde et accélère malgré deux pneus crevés. Une poursuite s’engage, mais non prévue dans le plan initial, elle échoue. Tout a foiré pour le commando. Et la DS arrive au poste de police de la base aérienne, le couple présidentiel plus imperturbable que jamais. Voiture criblée de balles, pneus crevés et vitres brisées, mais pas une égratignure ! Seul Citroën pouvait faire ça !

Un miracle nommé DS, digne héritière des légendaires Traction

Oui, de Gaulle avait la baraka et le commando a géré son embuscade comme des Pieds Nickelés, c’est indéniable. Mais sans le réflexe du chauffeur au volant de la plus fantastique voiture de série jamais construite, c’était la fin pour le couple présidentiel.

J’ai souvent dit que sans la DS, le cours de l’Histoire aurait basculé. Je le sais pour  avoir possédé deux modèles de cette voiture révolutionnaire, restée inégalée. Je les regrette encore.

Voiture d’exception, à la tenue de route et au freinage légendaires, sans besoin d’électronique embarquée comme les voitures modernes, la DS pouvait rouler sur trois roues et affronter tous les temps en toute sérénité. On n’a pas fait mieux que cette merveilleuse suspension hydropneumatique.

Aucune voiture au monde n’aurait pu accélérer avec deux pneus crevés

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-voiture-qui-sauva-de-gaulle_484871.html

« Mais à cette chance inouïe, il convient d’ajouter le grand sang-froid du chauffeur, le gendarme Francis Marroux qui, dès l’ouverture des hostilités, eut la présence d’esprit de rétrograder de quatrième en troisième pour donner plus de vigueur à l’auto, et se dégager au plus vite de l’embuscade. Grâce à la commande de boîte de vitesses oléopneumatique et son embrayage automatique, Marroux opéra en un éclair et gagna ainsi de précieux dixièmes de seconde. Merveilleuse DS ! »

« Car, au bout du compte, c’est bien elle qui sauva de Gaulle. Avoir affaire à une bande de Pieds Nickelés, passer à travers les balles et s’attacher les services d’un chauffeur talentueux ne suffisait pas. »

« Encore fallait-il une voiture capable de filer droit avec deux pneus crevés, tout en prenant de la vitesse. Toute autre automobile de l’époque, dans les mêmes circonstances, serait partie en tête-à-queue avant de s’immobiliser d’une manière ou d’une autre. »

L’enquête ne traîne pas. Le colonel Bastien-Thiry est arrêté le 17 septembre 1962. Polytechnicien et ingénieur de l’armement, il est jugé et condamné à mort par un tribunal militaire, avec six autres accusés.

Le 11 mars 1963, le colonel Bastien-Thiry est fusillé au fort d’Ivry, devenant un martyr pour des milliers de pieds-noirs et de nostalgiques de l’Algérie française.

Il reste le dernier fusillé de l’histoire de France.

Conclusion

De l’eau a coulé sous les ponts depuis 60 ans. Au fil des Trente Glorieuses je suis devenu gaulliste, conscient de l’immense bond en avant que le général de Gaulle a fait faire à la France, la propulsant au rang de grande nation économique et de puissance nucléaire. Un fabuleux héritage que ses successeurs ont malheureusement dilapidé.

Mais quelle que soit mon opinion d’aujourd’hui sur de Gaulle, je ne jugerai jamais ce commando et son chef, qui ont cru à cette Algérie éternellement française, pas plus que je ne jugerai les généraux putschistes qui ont défié la République en 1961.

Tous ces officiers généraux et leurs subordonnés, dont nul ne peut mettre en doute le patriotisme et le courage, ont tout risqué pour défendre leurs convictions et ce qu’ils croyaient juste pour leur pays.

Ils se sont battus pour un idéal, bien loin des misérables visées carriéristes de beaucoup.

À ce titre, alors que toutes nos valeurs partent en vrille dans nos sociétés consuméristes et individualistes, tous ces militaires méritent notre respect, quelles que soient leur fautes et leurs choix passés.

Jacques Guillemain

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37 Commentaires

  1. J’aime beaucoup votre article et votre analyse. Il y a bien des années j’avais un ami (nettement plus âgé que moi)ancien capitaine du 1° REP. Cloué à l’hôpital au moment du putsch de 61 il n’avait pu y participer. Mais il avait été longtemps surveillé par la DST, et sa chienne s’appelait Delta. Un jour où nous évoquions la guerre d’Algérie, je lui ai demandé si, avec le recul il ne pensait pas que l’indépendance de l’Algérie était inévitable . « Oui, me répondit-il, mais ça aurait du se passer différemment ». Je pense que tout était dit, et cela rejoint votre analyse.

    • « Différemment » ? Oui ! Très différemment !
      C’est CELA la honte et la trahison de De Gaulle ! Avoir livré clés en main l’Algérie au FLN et laissé se commettre des crimes de masse horribles et la spoliation des pieds-noirs . Il était possible de laisser une Algérie indépendante qui aurait été une alliée de la France et où les pieds-noirs auraient pu rester après avoir éliminé le FLN . Bastien-Thiry était un homme d’honneur . Il faut lire ce qu’il a écrit et dit ainsi que certains de ses compagnons comme la Tocnaye

    • De Gaulle, après le « Je vous ai compris » d’Alger et le « Vive l’Algérie Française » de Mostaganem a embrayé avec « Moi vivant, jamais le drapeau FLN ne flottera sur Alger » à Saïda en mars 59. Il arait pu conduire progressivement l’Algérie à une indépendance équilibrée entre les différentes communauté. 220.000 musulmans étaient au côtés de la France, 75.000 autres travaillaient dans l’administration. Des chefs du FLN étaient prêts à accepter « la paix des braves ». De Gaulle a choisi de trahir tout le monde et de livrer l’Algérie ET LE SAHARA (!) à la barbarie du FLN. Lui-même aurait demandé à Alain Peyrefitte : « L’Algérie, c’était du travail salopé ? ». Trahison et cynisme vont de paire chez ce personnage qui qualifiait les harkis de « magma ». Il ne voulait pas que son village devienne « Colombey les deux mosquées » et pourtant c’est le résultat de son abandon de l’Algérie.

      • Bien dit. De gol sale traître. Il brûle en enfer à cause du sang versé.

  2. S’ils l’avaient abattu, qui aurait pris le pouvoir ensuite? Mitterrand, le traître ?

  3. Monsieur Guillemain,

    Je suis un indécrottable gaulliste, mais sachez que j’ai beaucoup apprécié votre article…

    Est Marroux qui a eu le réflexe d’accélérer, ou bien est ce sur injonction de de Boissieu ?

    Quoi qu’il en soit, le Général ne pouvait pardonner le fait que dans la DS (et les deux fameux poulets dans le coffre !), il y avait 3 personnes complètement étrangères aux décision de sa politique algérienne et qui auraient pu y laisser la vie : son chauffeur, son gendre et son épouse…

    Et puis un chef de commando en action ne se contente pas de donner un signal, il doit être le premier à utiliser son arme, face à l’adversaire !

    De Gaulle a eu raison de refuser la grâce.

    • On ne peut pas être d’accord, car moi je soutiens totalement le point de vue de Jacques Guillemain, sauf que lui avoue qu’il est devenu gaulliste sur le tard, alors que moi jamais, je n’oublie et ne pardonne rien de la TRAHISON et de l’abandon des harkis. Comme dit supra « Peripathos », si l’indépendance était inéluctable (pression de l’ONU etc..) ça aurait pu (dû) se passer autrement. Respect à Bastien Thiry ! Dire que De Gaulle a eu raison de ne pas le grâcier (alors qu’il a grâcié des égorgeurs FLN condamnés à mort) est simplement dégueulasse.

      • @Obstinate

        Pas « gaulliste » non plus ! Dieu reconnaitra les siens ….j’espère !
        Aucun homme , surtout pas de Gaulle , ne mérite que l’on se prosterne devant lui !
        Là dessus je suis en désaccord avec Zemmour . D’autre part le gaullisme est devenu la doxa politiquement correcte

      • De Gaulle n’a jamais été un vrai combattant. Il a trahi les Harkis, les Français d’Algérie, a ridiculisé notre pays en faisant venir sur notre sol des travailleurs algériens après avoir capitulé devant le FLN. Quant au Gaullisme social, si le Général avait été si social que ça, nous n’aurions pas eu mai 68. Il reste l’appel du 18 juin. Et le reste. Pour conclure, De Gaulle n’aimait que lui-même. La France qu’il aimait n’était que l’image qu’il s’en faisait. Quelqu’un a dit : De Gaulle est un homme très capable, mais son grand orgueil le perdra. C’était Pétain.Post scriptum, je n’apprécie pas plus ceux qui lui ont succédé, des mous, des incapables, et même des traîtres.

      • Sur les deux points suivants : la façon dont l’indépendance algérienne a été accordée, et surtout le traitement honteux des Harkis, je suis d’accord avec vous Obstinate, et je comprends très bien la colère des Pieds-Noirs et leurs descendants…

        Mon admiration pour de Gaulle concerne surtout la période 40-46.

  4. Bien écrit et bien dit !

    Bilan de tout ça, c’est nous les colonisés, d’une part par l’afwik et d’autre part par 3615 ULLA von der va te coucher sur le canapé, Erdogan arrive.

    C’est pour quand l’indépendance de la France ?

  5. Vous êtes vraiment sûr, pour la boîte de vitesses ?

    Il est pourtant bien connu que tous les pilotes de rallye de l’époque préféraient l’ID à la DS, précisément pour sa boîte de vitesses non automatique, la rendant plus nerveuse, malgré sa motorisation inférieure.

    Je ne parle pas des modèles des années 70, qui ont vu fleurir des motorisations dignes de ce nom pour la voiture des présidents, tant d’ailleurs dans la gamme ID que dans la gamme DS, mais de l’ID 19 et de la DS 19 de cette époque (ID 19 deuxième motorisation, bien sûr, pas le poussif modèle 1956).

    • Les premières DS si je me souviens étaient équipées du célèbre moteur de la « Traction avant ».

  6. Pas sûr que macrondelle , le présitante , échapperait à une tentative de liquidation par lance roquette ou missile milan malgré le fait qu’ il est difficile de savoir dans quel véhicule il se trouve et ses gorilles .

  7. Bien sur qu’il fallait donner à l’Algérie son indépendance, mais rien, absolument n’obligeait De Gaulle à céder le Sahara, puisque les indépendantistes ne le réclamaient pas!
    Résultat! la France s’est privée d’un approvisionnement en Gaz, en hydrocarbures et d »autres ressources minières.
    De Gaulle faisait de la politique à l’emporte pièce sans parfois trop réfléchir.

  8. L’OAS a cessé d’exister fin juin 62. Pierre Sergent a maintenu le peu qui restait de l’OAS Métro jusqu’en 63. L’attentat du Petit-Clamart a été ordonné par le CNR, présidé par Georges Bidault, assisté de Jacques Soustelle et Antoine Argoud. Jean-Marie Bastien-Thiry n’a jamais fait partie de l’OAS, même si son commando en regroupait des anciens membres. C’est le sort réservé aux harkis et aux pieds-noirs qui l’a décidé à agir. Lorsqu’on eu lieu les premières arrestations, il se trouvait à Farnborough et aurait pu rester en Angleterre ou se réfugier aux USA. Mais il a choisi de partager le sort de ses hommes et d’assumer ses responsabilités de chef.

    • Non Antonin !
      En 40, les seuls qui se battaient encore contre l’Allemagne nazie étaient les britanniques ! Si ceux qui luttaient contre les nazis avaient été les Papous ou les Eskimos, eh bien de Gaulle aurait créé la France libre en Nouvelle Guinée ou au Groenland…

      Parce qu’un Maréchal de France qui appelle à cesser le combat, et qui peu après engage le pays dans la voie de la collaboration, pour moi c’est impensable et scandaleux…

      On a fusillé des guerriers, des vrais, comme Ney et Murat, pour moins que ça !

  9. Il n’y a qu’Eric ZEMMOUR qui possède cet amour de la FRance pour rétablir un pays vivable. Cependant ce sera très périlleux, mais il le faudrait.

  10. Qu’on nous fiche la paix avec les harkis, d’anciens fells pour la plupart. On ne pouvait pas de toute manière les recevoir en France avec les familles ;de véritables tribus. Ils ne le souhaitaient d’ailleurs pas.
    La France n’était pas comptable ni responsable de la barbarie des Algériens.
    Il fallait obliger les Algériens à appliquer les accords d’Evian… Oui, mais comment ? En reprenant la guerre ?

  11. quand la france se respectait elle fusillait les coupables sans attendre : aujourd’hui elle leur fait des procès fleuves bidon et ils repartent en cellule payée par nos impôts, au lieu de subir le châtiment suprême qu’ils méritent

  12. l’abandon des alliés autochtones est une constante pour les USA comme pour la France car avant les harkis (harkis le jour et parfois fells la nuit) il y a eu les Méos et viets du Sud en indochine avec le GCMA (futur SA de la DGSE)

  13. Com No1:Merci Monsieur Guillemain, pour cet article des plus intéressants et qui montre combien la France et les Français ont changé. Des hommes de la trempe de Bastien Thiry, on ne doit plus en trouver beaucoup maintenant. En le faisant fusiller, le Général de Gaulle privait l’Armée d’un ingénieur militaire hors pair. Polytechnicien, il avait créé le missile SS-10 puis le SS-11. Ces missiles étaient filoguidés, on ne connaissait pas encore le radioguidage. Pendant sa course à près de 800 km/h, le missile déroulait derrière lui plusieurs fils électriques ténus reliés à une sorte de joystick de contrôle qui permettait d’agir sur ses dérives de profondeur et de direction grâce à des servo-moteurs.

  14. Com No 2 Le tireur se trouvait par ex. dans la tourelle du char AMX-13 (canon de 75mm) et guidait le missile au travers d’un dispositif optique jusqu’à une portée de 3’000 mètres. Les Américains et les Israéliens s’en équipèrent également. Rien que pour cette technique d’avant garde pour l’époque, Bastien Thiry aurait mérité d’être grâcié, après tout il n’avait tué personne. Son père qui l’avait renié avait tout de même demandé la grâce à De Gaulle. La lettre de grâce arriva trop tard, quelques heures après que Bastien ait été fusillé…

  15. Le détour par la DS, chapeau je n’y aurai jamais pensé !!!! Bravo……….

  16. Dans  » Les 10 commandements « , le cinquième  » Tu ne tueras point « . De Gaulle a dû aller à confesse, fait pénitence et puis communier à la messe. Ou sera t-il, au paradis ou en enfer ?
    Cher camarade, la DCIAA en 1992

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