Le 6 mars souvenons nous des femmes victimes des barbus

La lettre, écrite par le père de Katia qui fut assassinée il y a 16 ans en Algérie pour avoir refusé de porter le voile, ne peut laisser personne indifférent.
http://www.ripostelaique.com/Katia-Bengana-assassinee-par-les.html
Elle fut publiée en 2008 sous le titre « J’accuse » et il est important de la publier dans les colonnes de RL à la veille de la journée internationale des droits des femmes parce qu’il faut montrer qu’aujourd’hui la situation des femmes musulmanes est toujours aussi désespérément tragique et pas seulement en Algérie.
Cette lettre est un cri de détresse, un cri d’alarme lancé à tous nos dirigeants bardés de bonne conscience et qui, englués dans leur petites ambitions politiciennes, ferment les yeux devant l’offensive d’un islam destructeur qui perpétue les violences et les actes criminels contre les femmes. Publier cette lettre, c’est pointer du doigt toutes les musulmanes qui, en portant le voile, cautionnent cette violence et encouragent, partout dans le monde où sévit l’islam, la mise à mort de celles qui refusent de le porter.
Des « Katia » torturées, assassinées, il y en a eu et il y en aura encore, en Algérie, en Iran, au Pakistan et ailleurs. Il y en a eu en France et il y aura encore si on ne fait rien pour mettre un terme à l’islamisation de notre pays. Cette violence envers les femmes musulmanes, nous pouvons la constater à chaque fois que nous croisons des femmes sans visage. Nous la constatons avec l’augmentation du nombre de mariages forcés, avec la multiplication du nombre de jeunes filles voilées de plus en plus jeunes, nous la constatant en croisant dans nos villes ces linceuls ambulants qu’on appelle « niquab » ou « burqa ». Il est insupportable de constater de telles violences envers les femmes dans un pays dont l’histoire est marquée de tant de luttes émancipatrices, dans le pays d’Olympe de Gouges, de Condorcet, de Victor Hugo, de Jaurès et de Simone de Beauvoir.

De nombreuses manifestations sont prévues pour la journée internationale des droits des femmes, ce samedi 6 mars. Comme tous les ans, les organisations féministes défileront pour réclamer plus d’égalité entre les hommes et les femmes, pour demander au gouvernement des mesures efficaces pour lutter contre les violences faites aux femmes. Elles rendront hommage à toutes les combattantes féministes qui ont donné de leur vie, qui ont payé de leur vie, pour faire avancer la condition des femmes depuis des siècles. Beaucoup de ces féministes se souviendront de celles qui ont mené les luttes des années 70 et qui ont permis de lancer les premières campagnes contre les violences domestiques, mais combien d’entre elles auront le courage de dénoncer ces violences envers les femmes musulmanes perpétuées au nom du coran ?
Nous entendrons certains slogans plus revendicatifs qui dénonceront les mariages forcés et la situation dramatique des jeunes filles des cités. Nous nous souviendrons de ce 8 mars 2004 qui vit naitre la première manifestation féministe et laïque derrière les « Ni putes Ni soumises ». Refusant la présence des voilées prétendument féministes, nous dénoncions haut et fort tous les intégrismes et plus particulièrement l’intégrisme musulman. Nous proclamions haut et fort le lien intangible entre le combat féministe et le combat laïque. Mais, en cette année 2010, y aura-t-il encore ces revendications, ces mots d’ordres ?
Il y aura sans doute, dans les rangs de la poussiéreuse Coordination Nationale des Droits des Femmes (CNDF) quelques voilées de services, de celles qui font partie de l’ « Organisation Femmes Egalité » et qui prendront part à ce meeting parisien intitulé « Femmes comme Falestine », en soutien aux musulmanes de Gaza. Il y aura consensus pour ne pas parler du voile, pour ne pas discriminer ces femmes là. Il y aura consensus pour ne rien dire contre la religion musulmane, pour dire que la violence vient de cette secte d’intégristes qu’on appelle « salafistes », pour dire que le voile ce n’est pas la burqa et qu’il faut faire une différence entre islam et islamisme.
Honte à ce féminisme là qui refuse de dénoncer les violences envers les femmes perpétuées au nom du coran. Que l’on nomme ces violences crimes d’honneur, coutumes archaïques, intégrisme religieux, machisme ou ignorance, ce qui se passe aujourd’hui en Algérie, ce qui se passe aujourd’hui en France, au sein des familles musulmanes, dans les quartiers, ne sont pas de simples faits divers isolés. Un mariage forcé, ce n’est pas un fait divers, une tournante dans une cave, ce n’est pas un crime exceptionnel, ce sont des situations de violence extrême qui font partie du quotidien, ce sont les signes d’une dégénérescence de notre société eu même titre que la prolifération des voiles, des burqas et des barbus.
« Halte à l’islamisation de notre pays, plus de voile, plus de burqa, plus de barbus ! », voilà ce que devraient crier les militantes féministes. Nos filles auront encore à défendre nos acquis contre les extrémistes religieux qui chercheront toujours à les reléguer au second rang de l’humanité. Mais aujourd’hui c’est la religion musulmane qui musèle les femmes, qui les voile, qui leur prend leur liberté et les enferme dans des prisons de tissu. Ce sont les musulmans qui propagent cette misogynie insupportable et qui affichent leur machisme en arborant une barbe patibulaire comme un faire valoir à leur statut de mâle dominant. Ils ont un sérieux problème avec leur virilité, ces musulmans barbus. Il leur faut un appendice de poils sur le visage pour montrer qu’ils sont les maîtres et ils cachent leur femmes dans des paquetages, comme un produit à consommer, à servir, à procréer. Leur barbe, leur djellaba, comme le voile porté par leur fille, sont des marquages idéologiques qu’ils imposent à notre société, des signes de leur conquête au même titre que la prolifération des restaurants hallal, et la multiplication des mosquées.
En cette journée du 6 mars 2010, nous n’oublierons pas toutes les Katia, les Djamila et les Fatiha du monde, victimes de cette barbarie, assassinées parce qu’elles refusaient de porter le voile. Notre cœur sera avec les militantes de Ni Putes Ni Soumises, qui ont décidé de défiler avec le bonnet phrygien, à Paris, depuis la place de la République, à partir de 12 heures.
Brigitte Bré Bayle

image_pdf
0
0