Le 8 mars, que les hommes portent le voile !

Publié le 5 octobre 2007 - par
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Ce texte s’adresse à tous ceux et toutes celles qui croient sincèrement en l’égalité entre hommes et femmes et s’évertuent à défendre la laïcité, les valeurs républicaines, la démocratie et la liberté.
Le 8 mars approche. Il est temps d’organiser les manifestations dans les villes de France pour célébrer la Journée Internationale de la Femme.
Dans le passé les femmes se sont battues pour obtenir le droit de voter, divorcer, avorter, choisir leur contraception, faire ouvrir des centres de planning familial.

Les manifestations étaient une affaire de femmes.
Le 8 mars prochain femmes et hommes devront manifester ensemble car aujourd’hui il ne s’agit pas seulement de défendre les acquis des femmes et leur liberté, mais il est aussi question de préserver la laïcité et les fondements de la République.
Les femmes défileront, fières de leur corps, de leurs cheveux, de leur liberté.
Les hommes défileront derrière les femmes et porteront le voile.
Ils seront muets, marcheront la tête baissée avec une pancarte qui dira : « Le voile, c’est mon choix » ou bien : « Le voile, c’est ma liberté ».
Pourquoi cette mise en scène ?
Parce que de plus en plus nombreux sont les Français qui se disent irrités par la prolifération des voiles dans les rues de France, qui sont inquiets quant à la multiplication des agressions et des plaintes venant de la part de militant(e)s islamistes qui veulent remettre en question les valeurs de notre société.

Des médecins sont agressés dans les hôpitaux s’ils osent ausculter ou accoucher une musulmane ; des femmes voilées portent plainte contre des propriétaires de gîtes qui leur demandent d’ôter le voile dans les parties communes ou contre des professeurs d’école lorsque celles-ci refusent de les accepter en tant qu’accompagnatrices pour les sorties scolaires ; des musulmans protestent lorsque les professeurs d’école organisent des visites d’expositions artistiques installées dans des églises ; des créneaux horaires sont réservés aux musulmanes dans certaines piscines municipales, ce qui favorise la ségrégation des sexes. Dans certaines classes des élèves musulmans s’insurgent quand on parle d’avortement, refusant même d’assister aux cours de sciences naturelles. Certaines filles musulmanes refusent de se présenter aux cours d’Education Physique car elles ne doivent pas être vues en tenue sportive par les garçons. On exige même un menu spécial pour les musulmans dans les cantines scolaires.

On veut instaurer l’obscurantisme au pays des Lumières. On veut instaurer la ségrégation au pays de la laïcité, synonyme de vivre ensemble.
Certains soi-disant libertaires affirment que nous n’avons pas le droit d’interdire aux femmes le port du voile, nous traitant de liberticides et nous taxant d’arrogance et tyrannie. Ils veulent nous donner des leçons de démocratie.
Comment ont-ils réagi, ces soi-disant libertaires, lorsqu’ils ont vu à la télévision les images de femmes en tchador à l’époque de la révolution islamique en Iran ou de femmes en burka à l’époque des talibans en Afghanistan ?

Pourquoi étaient-ils choqués au sujet de ces pays lointains et ne le sont-ils pas au sujet de notre propre société ?
Ces soi-disant libertaires déclarent qu’en France c’est différent, qu’ici les musulmanes choisissent librement de porter le voile, et que ce n’est pas simplement une question de religion, mais aussi une question de tradition à respecter.
Ils nous expliquent que nous n’avons pas le droit d’interdire aux femmes de respecter les traditions.
Pourquoi cette tradition avait-elle été mise entre parenthèses jusqu’au début des années 1990 ? Pourquoi resurgit-elle comme par magie ?
Pourquoi n’aurait-on pas le droit d’interdire des traditions (plus ou moins intermittentes) qui perpétuent l’oppression et la soumission de la femme ?

Il y a des femmes qui pratiquent et font pratiquer l’excision et l’infibulation au nom de la tradition. Doit-on se taire au nom du respect de la tradition ?

Il y a des jeunes filles qui sont mariées de force. Doit-on laisser passer cela au nom du respect de la tradition ?

Il y a des femmes qui acceptent de devenir les deuxièmes, troisièmes ou quatrièmes épouses d’un polygame tout en sachant qu’elles seront malheureuses. Doit-on accepter cela au nom du respect de la tradition ?
Il y a des femmes qui sont battues voire tuées si leur dot n’est pas considérable. Doit-on crier hourra à cette tradition ?

Il y a des femmes qui organisent avec leur mari, fils, frère ou beau-frère le crime d’honneur ou la lapidation de leur fille qui aurait regardé un garçon, qui aurait eu des rapports sexuels en dehors du mariage ou qui aurait été violée. C’est une tradition. Doit-on fermer les yeux ?
Il y a des femmes qui gavent leurs filles au Mali et en Mauritanie pour qu’elles soient suffisamment grosses afin de trouver un beau parti. Doit-on saluer cette tradition ?

Il y a des femmes qui repassent les seins de leurs fillettes au Cameroun car elles ne doivent pas émoustiller les sens des garçons. Doit-on admettre cette tradition aussi ?

Les musulmanes qui prétendent choisir le port du voile sont victimes du prosélytisme islamiste qui se propage dans les quartiers depuis quelques années.
Comme toutes les femmes évoquées ci-dessus, elles se conforment à la règle pour être respectées, admirées ou tout simplement pour avoir la paix. Celles qui s’opposent aux normes sont considérées comme de mauvaises musulmanes, sont insultées, voire battues ou tuées.
Le port du voile reflète l’honneur de la communauté, du groupe, qui s’identifie et s’affirme en opposition aux valeurs occidentales, considérées comme décadentes.

Le port du voile s’accompagne d’une suite d’interdits : interdiction de sortir, de participer aux voyages scolaires, de se maquiller, de porter des pantalons trop moulants ou des jupes trop courtes, de fumer, de fréquenter des garçons, d’avoir des rapports sexuels avant le mariage, de tomber amoureuse d’un infidèle, etc.
Que diraient les soi-disant libertaires s’ils voyaient un homme cagoulé pénétrer dans une école, un musée, un bureau ou bien au volant d’une voiture ? Ils seraient épouvantés. Pourquoi ne le sont-ils pas lorsque c’est une femme ( ?) avec voile intégral qui est autorisée à le faire ?
Ne sont-ils pas choqués lorsqu’ils croisent dans la rue un homme marchant devant et son épouse entièrement voilée le suivant derrière, ne marchant pas à ses côtés ?

Ne sont-ils pas choqués lorsqu’ils voient sur les plages de France une femme voilée étaler la crème solaire sur le dos de son mari ?
Ne sont-ils pas révoltés par cette injustice et par ce mépris pour la femme ?

Pourquoi ne permettrions-nous pas à ces victimes du machisme islamiste de s’émanciper ?

Elles ont intégré depuis leur plus tendre enfance l’idée que la femme est inférieure à l’homme, qu’elle doit servir son mari, son père, son frère, qu’elle doit honorer et faire honneur à sa communauté et ignorer les attraits de la société occidentale, synonyme de consommation, débauche et dévergondage.
Devons-nous rester les bras croisés et attendre que l’émancipation de ces femmes vienne du ciel ?

Devons-nous attendre que les rues de France soient envahies de voiles, tchadors et niqâbs ?
NON !

Alors, chers camarades masculins, préparez vos voiles et soyez prêts à défiler derrière des femmes à la tête nue, belles, resplendissantes, dignes et libres !

Rosa Valentini

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