Le bilan d’Angela Merkel est accablant pour Hollande

Publié le 24 septembre 2013 - par - 1 278 vues

L’insolente popularité d’Angela Merkel, qui attaque son troisième mandat, contraste cruellement avec le désamour grandissant des Français pour François Hollande, après seulement 16 mois de présidence. Moins d’un électeur sur quatre se dit satisfait de son bilan, assez calamiteux, il faut l’avouer. Rien d’étonnant à cela. Quand on interroge les Allemands sur leur attachement à leur chancelière, ils répondent de façon unanime qu’elle les protège. Tout est dit.

Il est vrai que toute l’action d’Angela Merkel depuis huit ans n’a eu d’autre but que de défendre les intérêts de l’Allemagne et des Allemands. Elle n’a pas balayé les réformes de son prédécesseur, elle les a appliquées. Tout le contraire de la politique de François Hollande qui ne cesse de privilégier une idéologie de gauche, de défendre les intérêts particuliers, de prôner la préférence étrangère et de s’investir dans les sujets internationaux au détriment des problèmes intérieurs.

Où est le changement promis, où est l’intérêt de la France dans tout ça ? En 16 mois il n’y a eu aucune réforme digne de ce nom et le seul changement que les Français aient ressenti, c’est un matraquage fiscal supplémentaire de 30 milliards et une baisse de leur niveau de vie sans précédent ! Pendant que ces derniers se débattent dans leurs problèmes quotidiens, que les retraites sont menacées, que la sécu s’enfonce dans le rouge, que les délocalisations s’amplifient et que l’insécurité explose, François Hollande ne trouve rien de mieux que de nous imposer le mariage pour tous, de bâcler la réforme des retraites, de distribuer notre social à toute la planète avec soins gratuits pour les sans papiers et retraite pour les étrangers n’ayant jamais travaillé ni cotisé en France, de matraquer les riches, les patrons et les propriétaires créateurs de richesses et d’emplois, et pour finir de vider les prisons.

Quant à la gestion du dossier syrien, elle est un modèle de cafouillage et d’amateurisme qui laisse pantois, tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme notre va-t-en-guerre s’est retrouvé à la remorque d’Obama et s’est vu mis sur la touche par Poutine, véritable artisan de la solution politique. Sur le fond, Hollande a fait le choix ahurissant de se mettre du côté d’une opposition syrienne, dont 80% des éléments sont des islamistes anti occidentaux et anti chrétiens, multipliant partout les massacres et les actes de barbarie. Un vrai fiasco diplomatique.

Et s’il fallait comparer l’état de l’Allemagne à celui de la France, cinq ans après le début de la crise, y a pas photo ! Taux de chômage actuel : 10,5% en France et 6,8% en Allemagne, croissance 2013 : 0,1% en France et 0,6% en Allemagne, déficit public 2012 : – 4,8% en France et + 0,2% en Allemagne, dépense publique 2012 : 56,6% en France et 45% en Allemagne, balance commerciale 2012 : – 81 milliards en France et + 187 milliards en Allemagne, budget sécu : 135 milliards de dettes cumulées en France depuis 20 ans, excédentaire en Allemagne depuis 2004 ! Et tout cela, avec moins de députés et sénateurs en Allemagne, laquelle compte pourtant 17 millions d’habitants de plus. Dans tous les domaines, la France mérite le bonnet d’âne et aucune réelle volonté d’y remédier ne se manifeste chez nos dirigeants. Gestion à la petite semaine, sans ambition ni vision de long terme et gabegie généralisée, sont les caractéristiques du modèle français, dont se gargarisent à longueur de journée nos irresponsables, mais que plus personne ne nous envie.

Où est donc le sens de l’Etat que tout citoyen est en droit d’attendre de ses élus ? Vraiment pas de quoi pavoiser ! Nous sommes à des années lumière de la fin des trente Glorieuses, quand la France avait le cinquième niveau de vie au monde, loin devant l’Allemagne. Quel gâchis !

Jacques Guillemain

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