Le Brexit entraînera-t-il la fin du Royaume-Uni ?

Publié le 1 juin 2017 - par - 6 commentaires - 954 vues
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L’alliance européenne offre une chance aux petits pays de s’émanciper de la tutelle de voisins encombrants. Après le Brexit, l’Irlande du Nord (Ulster) et l’Écosse voient dans la revendication de leur identité européenne un moyen de se libérer de la tutelle de Londres.

Le Brexit pourrait décider les Irlandais du Nord à quitter le Royaume-Uni et s’unir avec le Sud comme nation européenne. Si, au contraire, l’Irlande du Nord choisissait de rester au sein du Royaume-Uni, cela pourrait conduire à des problèmes de frontière entre l’Ulster et l’Irlande au sud, et peut-être même remettre en question la paix civile obtenue, depuis 1998, par le Good Friday Agreement.

Il y a un détail que tout le monde oublie : l’accord de paix de 1998 offre la possibilité aux 1,8 million d’Irlandais du Nord de détenir la double-citoyenneté britannique et irlandaise. Le passeport irlandais est un passeport européen. 56 % des Irlandais du Nord ont choisi la citoyenneté irlandaise. Depuis, la tendance est en hausse : 3 973 demandes de citoyenneté irlandaise en janvier 2016, 7 045 en janvier 2017. Car les Irlandais du Nord craignent que le Brexit n’aboutisse à remettre en place une frontière, comme celle qui existait avant l’accord du Good Friday Agreement. Depuis 1998, 60 000 personnes franchissent quotidiennement la frontière entre le nord et le sud de l’Irlande. Les échanges de capitaux, la mobilité du travail ont permis l’essor d’une économie prospère, le commerce est florissant. L’Ulster ne profitera des 7,9 milliards de dollars de fonds européens, qui lui sont alloués jusqu’en 2020, que si Bruxelles consent à en poursuivre le versement.

Les partenaires européens ont parfaitement conscience de l’enjeu. Le 29 avril 2017, ils se sont réunis à Bruxelles et ont adopté le « Kenny Text » qui, dans l’esprit du « Good Friday Agreement », se prononce très clairement pour la réunification en douceur des deux Irlande au sein de l’Europe. Cela donne des idées aux Écossais, qui se sentent également européens, et prévoient déjà un prochain référendum pour obtenir l’indépendance de l’Écosse. C’est une période délicate pour Londres.
William Kergroach

Source : http://williamkergroach.blogspot.fr/

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Notifiez de
Jacques Barrio

Vous avez sans doute raison W. Kergroach. La domination Anglaise sur l’ensemble des Iles Britanniques s’est faite au fil de l’épée. Les forces centrifuges dans le Royaume Uni, subjuguées mais toujours présentes, se réveillent. Le Brexit pourrait leur donner un coup d’accélérateur. On peut d’ailleurs élargir la question au reste de l’Europe. En France des Bretons, des Basques, des Occitans et beaucoup de Corses veulent secouer le joug de Paris. Idem en Espagne avec la Catalogne. L’Europe des Nations va-t-elle céder la place à d’autres entités? Une Europe des Régions? Ou encore un Califat d’Eurabia?

caramel

je ne suis pas d accord car si l Europe accepte les Catalans.et beaucoup d autres régions de pays de l UE voudront le même traitement que l Ecosse ou l Irlande et le je ne vous dis pas le bordel

Paskal

Un « bordel » momentané qui peut être libérateur. L’islam est mondialiste.

Robin Dubois

Les anglais ont su résister à Napoléon et à Hitler : à côté, le Brexit est une aimable plaisanterie… Je ne suis vraiment pas inquiet pour leur avenir !

alesia

pas si sur, le territoire irlandais est proche de l angleterre.une scission se produira tôt ou tard,les irlandais veulent leurs autonomie, ce qui n est pas si simple, du point juridique,probléme religieux récurrent,sans compter le coté ethnique des irlandais, très attachés a leur nation.la partition est déjà annoncée.que va t il advenir de l irlande dans le futur, sans compter que le pays de galles, et l écosse lorgne leurs voisins,eux aussi friands, d indépendance.par rapport a la mére nation qu est l angleterre.

Mickdan

tout a fait de votre avis !!