Le cabinet noir, les rebelles et le Grand Remplacement démocratique

Publié le 4 avril 2017 - par - 5 commentaires - 592 vues
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Le sort politique de la France et celui de l’Union européenne sont scellés d’un même destin et le choix d’un homme, Fillon ou Macron, influera sur son cap !

Un immense travail de sape affecte le premier et une fiévreuse activité de locuste nourrit le second, une mante religieuse (Macron), choisie pour manger son partenaire, après avoir copulé avec lui. Le système politique de la Cinquième République est en train de s’éroder et les deux piliers qui en définissaient les bases et l’alternance, la droite et la gauche, s’effondrent et s’étiolent.

L’émergence des rebelles précède l’éclat de la « révolte » populiste et le Pouvoir-Léviathan, institué en « pouvoir de l’ombre » et en « Cabinet noir », dispose de capacités de contrôle et de nuisance qui feraient pâlir le Cardinal Richelieu, Pince de Retz, en suscitant son envie de renaître en nos temps modernes, pour y maîtriser les grands réseaux de la « High politics », la CIA, le Mossad et le FSB moscovite.

Meurtres et assassinats ciblés redeviennent le pain quotidien de la politique et de l’accession au pouvoir. Les intrigues du « Coup d’État », dénoncé par Fillon, restent pour l’heure sans vengeance, car les forces de riposte, en compétition désordonnée, ne comptent plus, en leur sein, des bonapartistes, des trotskistes, des castristes, ou des spetsnaz, campés aux portes de l’Élysée, pour faire tomber la « Moncada » hollandiste ou la « Lubianka » macroniste.

Les « droites » continuent de se battre entre elles, « bonapartistes » contre « légitimistes » et orléanistes contre « esprit républicain ». Et, surtout, contre leurs intérêts collectifs et au profit de leurs ennemis communs.

Pas de « conscience de classe » marxiste-léniniste chez les élites françaises, énarchistes et ordo-libéralistes!

Pas de « forces blanches » anti-révolutionnaires et anti-bolcheviques, prêtes à combattre les Mélenchon ou les Hamon.

Pas de général Kornilov contre le « Tsar rouge » (Hollande).

Rien d’étonnant, ainsi, que des rebelles anti-système deviennent les cibles privilégiées du « pouvoir de l’ombre » et que le premier d’entre eux, Fillon, soit épinglé comme « Bouc émissaire » par le « Cabinet noir » du Léviathan.

Les politiques de l’échec ont donné naissance en Europe à des mouvements anti-système, que des historiens et des économistes (I.Wallerstein-G.Arrighi), ont classés, dans les années 1970, comme hostiles au capitalisme et aujourd’hui, à sa variante ordo-libérale. Les « rebelles » actuels se révoltent davantage, à droite comme à gauche, contre la « pensée unique », de matrice thatchérienne, selon laquelle il n’y aurait pas de solution de rechange au système capitaliste.

Les rebelles, les ralliements et les trahisons

En France, ces rebelles, héritiers de la Fronde, peu enclins à se soumettre aux règles d’une campagne présidentielle, aux apparences multiformes, subissent des revers cuisants et risquent une mort lente et cruelle, suivant les rituels des supplices chinois et l’abandon simultané de leurs camps et de leurs soutiens.

La section « Yitzhak Rabin-Israël » du parti socialiste a déjà fait tomber son appui à Benoît Hamon, qui dénonce ceux qui lui ont planté « le couteau dans le dos » et, suivant Le Monde du 26 mars, le durcissement du discours de François Fillon désarçonne une partie de son camp, pendant que des juppéiste et des centristes, parmi les plus calculateurs, embarquent sur le paquebot du salut universel, « l’Arche de Noé » libre-échangiste et social.

Par ailleurs, il est rappelé sans gêne, que le « délit mortel » du candidat Fillon, c’est d’avoir choisi une ligne de défense « complotiste », qui ne « doit » transformer le gaulliste social qu’il est, comme héritier de Séguin, en adepte populiste de l’anti-système, le détesté Trump.

Et encore, une menace à peine voilée est adressée à des destinataires bons entendants et inconnus, par le député D. Meslot, du Territoire de Belfort : « Une réaction violente est à prévoir, en cas d’élimination du candidat de la droite au premier tour », car « les militants ne veulent pas se faire voler les élections » et sont éruptifs et en colère.

Le ton de la révolte monte et si, pour l’heure, l’initiative de la mobilisation générale du machiavélisme et de la ruse appartient aux tenants du système, l’esprit de révolte est aux mains des rebelles anti-système.

Ce ne ne sont pas des lames de rasoir qui sont caressées dans l’ombre pour des soirées de bienfaisance, mais des sabres napoléoniens pour couper le gazon sous les pieds des perdants et des mauvais perdants.

« On a rendu l’imperdable ingagnable, donc on ménage l’avenir, en pensant au coup d’après ! » anticipe déjà un dirigeant de LR.

A l’opposé de l’échiquier politique, la rivalité entre Macron et Hamon/Mélenchon menace de faire exploser le Parti socialiste par les ralliements en chaîne au leader d’En Marche ! et annonce un acte de décès prochain du vieux dinosaure de la politique. Le Parti socialiste, pilier incontournable des Quatrième et Cinquième Républiques.

A propos de ces changements de camp, Benoît Hamon, dans ses ultimes moments d’agonie, a adressé lucidement son testament politique, en soupirant ses vérités de moribond.

« Je ne suis pas dupe du ralliement de ces vieux caciques, qui ont gouverné à gauche et à droite et qui se retrouvent pour gouverner ensemble, comme l’ultime convulsion d’une élite qui ne veut pas lâcher le pouvoir. » La crédibilité et la confiance vis-à-vis des politiques ne peuvent qu’en être brisées !
Maintenant que Hamon a lui même annoncé sa « mise à mort », il ne reste qu’à attendre ensemble la « Saint-Barthélemy » et la « Nuit de la Saint-Valentin », pour que les caciques du parti, qui n’ont rien de comparable avec les nobles sanguinaires de la Renaissance italienne, déchaînent leur vengeance, sur fond de damas de Venise et en levant des coupes de poison florentin dans les salons de l’Élysée.

Les divisions, le « Cabinet noir »et le grand remplacement démocratique

Tout semble avoir  eu son origine dans les Palais du Léviathan, ce lieu satanique, où le Grand Manipulateur célèbre l’Eucharistie du vin et du sang, où les ambitions se commuent en coups pervers et où l’ampoule du Christ s’illumine, aux yeux du peuple, de l’espoir du miracle, pendant que les yeux des élites incroyantes blessent tout autour de leurs lames acérées. Ça serait dans ce lieu, où les têtes tombent et les dossiers glissent discrètement d’un maroquin à l’autre, sous les ors et les cristaux de la République, qu’un « Cabinet noir » s’est organisé en « structure clandestine » pour nuire aux adversaires du pouvoir et commanditer leur mort.

C’est enfin là où les impartialités des domaines du pouvoir (justice, police, administration…) se seraient pliées à la force secrète d’un impératif de survie, soldé par des poignées de main doubles, glaciales et irréfutables.

Tels sont les enjeux de cette campagne hors-norme, où tout se joue à la roulette russe.

France, Europe, Brexit, sur le tapis vert d’un billard des bas-fonds de Chicago, de l’époque prohibitionniste et des mafias. Le rendez-vous avec l’Histoire est là, ouvert aux quatre vents !

Vu de l’étranger, un manque de hauteur frappe l’observateur sur le fond du vrai choix, pour les répercussions futures de ces élections, entre un France souverainiste dans le cadre d’une Europe allemande et une France mondialiste au sein d’une Europe dissoute. Régression des idées et personnalisation des leaders complètent le paysage. Tous les candidats, sauf deux, ont oublié qu’il y avait une Nation à sauver, un État à diriger et une place à sauvegarder pour le pays dans l’ordre du monde.

Vue du point de vue socio-politique la gauche implose et la droite se disloque. Un seul coupable ! Le « grand remplacement démocratique » et la numérisation du monde, qui obligent les politiques à réfléchir à la société à partir de l’individu et donc de l’incertitude ! C’est un défi et un impensé radical pour la pensée de gauche, qui n’est plus protégée par l’État ou par l’immunité républicaine.

C’est un pari pour la France, dont la force rassurante du récit, l’amène, par le poids de sa culture, vers un passé rayonnant, plutôt que vers un avenir incertain.

C’est un grand bond pour la liberté, qui fait de l’intégration vers un monde en mouvement, le grand défi de l’intranquillité du siècle, apportant la preuve que tous les régimes politiques et toutes les formes d’État sont périssables et précaires.

Irnerio Seminatore

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Notifiez de
Nemesis

Moi je dirais plutôt une UE allemande car les européens subissent actuellement l’Allemagne à leur corps défendant et la haïssent profondément. Une Europe des nations serait souhaitable …

André Léo

Votre vision est trop « littéraire », pas assez politique.
La gauche n’implose pas, elle se recrée…à droite.
5 ans de hollando-macronisme ont montré un péhesse faisant une politique bien plus à droite que ne l’a jamais fait la droite officielle. Pourquoi les « thinkeurs » de Terra Nova ont-ils enjoint à hollande de faire ce qu’il a fait? La liquidation de la Laïcité dans le grand remplacement islamo-religieux; 43 milliards de CICE aux multinationales sans contreparties; la destruction des valeurs morales républicaines: mariage homosexuel, salles de choute; utilisation de l’appareil d’état pour tuer l’opposition ( CF F.Fillon) ..etc? Autant de traitrises pour appuyer la mondialisation.
Les Français laisseront-ils Soros, Bergé, Drahi, Puech…gagner cette bataille contre notre souveraineté?

Colonel de Guerlasse

Certes, mais Fillon n’était pas obligé de taper dans la caisse. Ce qui lui arrive est de sa faute. Bon, ils auraient trouvé autre chose, des « mignons » par exemple.

François de France

Essayez de vous ressaisir et arrêtez de dire des conneries. Fillon na pas tapé dans la caisse. Jusqu’en 2013, la réserve parlementaire revenait directement dans l’escarcelle du député-sénateur, quand il ne l’avait pas utilisée. Au passage, lui a payé, avec sa femme, des impôts et des charges sur les salaires versés (le détail est à Bercy et son antenne Canard Enchaîné) pour un travail effectif (c’est dorénavant prouvé par les 700 pièces justificatives fournies au dossier). Il a juste optimisé, comme tous les français, les possibilités qui lui étaient offertes. Si vous voulez qu’on fasse la liste de tous les avantages des gens qui ont travaillé pour l’État français, on va y passer des mois. Voulez-vous qu’on fasse la liste des avantages des gens qui ont travaillé dans l’armée ?

François de France

Et puis, c’est vrai, Hollande n’aime pas l’argent, comme Mitterrand, mais il aime le luxe, comme Mitterrand. Seuls les socialistes savent qu’il n’y a aucun lien entre le luxe et l’argent. Hollande et Mitterrand, la gauche, aiment se faire tout payer par l’argent public. Ce faisant, ils ne s’enrichissent pas, mais ont un train de vie qui feraient pâlir de jalousie un milliardaire. On rappelle souvent que Mitterrand se faisait toujours inviter au restaurant, qu’il n’avait jamais payé. Qu’il ne voulait surtout pas regarder les valises de billets. C’est clair que Chirac à côté était un pourri ; il comptait les liasses sur le bureau de la Mairie de Paris. La différence ente eux : les socialistes délèguent à des petites mains charbonneuses la crapulerie, la droite met les mains dans la caisse.