Le candidat de la semaine : Jacques Nio, Bagnolet (93)

SONY DIGITAL CAMERARiposte Laïque : Vous postulez à la mairie de Bagnolet. Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel et politique ?

Jacques Nio : je suis de formation biologiste, j’ai fait d’abord de la recherche en neurosciences puis de l’enseignement que je continue encore aujourd’hui.

Riposte Laïque : Notre journal a épinglé à plusieurs reprises la municipalité de votre ville, et son maire, qui ont défrayé la chronique à plusieurs reprises, de manière peu glorieuse. Au-delà d’une gestion souvent clientéliste, que reprochez-vous essentiellement à M. Everbecq et son équipe ?

Jacques Nio : Je lui reproche :

Une politique clientéliste mais aussi communautariste par la majorité municipale qui aboutit à privilégier certains bagnoletais plus que d’autres sur des critères qui ne sont pas ceux de la République.

Une gestion de bagnolet qui se solde par plus de 100 millions d’euros de dettes ce qui signifie que chaque habitant bagnoletais a une dette de 3200 euros.

Une insécurité grandissante dans la ville, une augmentation des incivilités et des agressions ces dernières années, peu de réactions face à l’installation de squat et de campement de communauté rom ou bulgare.

Avoir son directeur du Centre Technique Municipal arrêté par la brigade des stupéfiants après que celle-ci a trouvé plusieurs kilos de cocaïne, des armes de guerre, des gilets pare-balles et de l’argent liquide au Centre Technique municipal.

De ne pas avoir fait le suivi des écoles, la conséquence l’école Jean Jaurés qui va au vacances de Février devoir faire des travaux en urgence après que des plafonds se sont fissurés.

De ne plus savoir ce qu’est devenue une subvention de 350000 euros pour la rénovation de l’école Jean Jaurés D’avoir construit un Hotel de ville à 47 millions d’euros.

De laisser la ville dans un état de saleté rarement atteint.

Riposte Laïque : Sur quels thèmes ferez-vous campagne ?

Jacques Nio : Celui de l’économie, faire venir de nouvelles entreprises et aussi faire en sorte de garder celles qui sont sur Bagnolet alors qu’aujourd’hui elles ont tendance à partir.

De l’insécurité, mise en place d’une police municipale armée et de la vidéosurveillance.

Riposte Laïque : Quelles sont les autres listes en présence, dans cette élection, à ce jour ?

Jacques Nio : Celle du maire sortant communiste mais qui n’est pas soutenue par la cellule locale. Celle du premier adjoint qui lui, a obtenu le soutien du PC local. Celle des socialistes qui ont été au cours des années passées des collaborateurs du maire sortant et qui sont ainsi co-responsables de la situation actuelle.

2 autres adjoints font leur liste aussi, l’un avec une liste dite citoyenne et l’autre soutenu par Jean Pierre Chevenement.

Les Verts sont aussi présents.

Riposte Laïque : S’il fallait procéder à des alliances, au deuxième tour, pour battre l’équipe sortante, quelle serait votre stratégie ?

Jacques Nio : Aucune liste qui se présente ne peut nous satisfaire c’est pour cela que notre but est de réussir à conquérir Bagnolet.

Riposte Laïque : Comment réagissent les habitants, à l’annonce de votre candidature ? Sentez-vous que vous incarnez une possible alternance, à leurs yeux ?

Jacques Nio : En venant nous encourager car  beaucoup d’entre eux ne sont pas d’accord avec la politique menée par la gauche bagnoletaise, Nous essayons de leur démontrer que nous sommes une alternance possible mais que pour cela nous avons besoin de toutes les voix de droite et du centre. Cette fois-ci, il est possible de faire bouger sérieusement la situation de Bagnolet alors il ne faut pas hésiter.

Riposte Laïque : La ville de Bagnolet, et son maire, viennent de faire à nouveau parler d’eux en faisant de Georges Ibrahim Abdallah, terroriste libanais, assassin de deux diplomates, américain et israélien, à Paris, en 1982, un citoyen d’honneur de votre ville. Comment expliquez-vous un tel choix, et quelle est votre réaction ?

Jacques Nio : Ce choix s’explique uniquement par une volonté de faire plaisir à une communauté pour obtenir des voix aux élections.

J’ai engagé avec notre avocat Jérome Boulay, suivi par le préfet de Seine Saint Denis une procédure auprès du tribunal administratif de Montreuil pour faire annuler cette décision, le jugement a été rendu vendredi dernier et Georges Ibrahim Abdallah n’est plus citoyen d’honneur de Bagnolet.

Propos recueillis par Pierre Cassen

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