Le CFCM, le CCIF et le COJEP s’appuient sur l’OSCE pour museler la critique de l’islam

Publié le 1 juillet 2011 - par - 1 430 vues
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L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest de l’Europe, étendue aux pays issus de l’ex-Union Soviétique. Elle a une vocation de lieu de dialogue géopolitique.

A ces fonctions déjà prenantes, l’OSCE semble vouloir ajouter celle de conscience morale auto-proclamée. Elle vient d’envoyer une mission d’inspection en France pour y produire un rapport sur « l’islamophobie ». Nous observons là un exemple de plus de l’offensive faite à l’international, initialement sous l’égide de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) pour interdire ce qu’ils appellent la « diffamation des religions », en clair toute critique de l’islam. La plupart des organisations internationales marchent dans la combine, en particulier l’ONU, toujours discrète sur les crimes commis sous l’égide de l’islam, mais toujours prête à critiquer l’Occident, comme on l’a vu avec l’exemple de la loi suisse contre les minarets. Un travail diplomatique incessant se fait dans différentes instances discrètes pour interdire la critique de l’islam, sur la base de législations contre le blasphème ou contre le racisme, selon ce que permet l’état du droit dans chaque pays. Le Conseil de l’Europe est aussi très réceptif à ces projets liberticides.

L’OSCE s’est dotée d’un Représentant Spécial de la Présidence sur l’intolérance et la discrimination envers les musulmans, l’Ambassadeur Adil Akhmetov, de nationalité kazakh. Celui-a a effectué, lundi 27 juin, une visite à Paris afin, comme dit Saphirnews, d’aller à la rencontre de représentants de la société civile musulmane. Il a rencontré à ce titre le Collectif contre l’islamophobie (CCIF), bien connu de nos lecteurs, ainsi que M. Mohamed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte musulman (CFCM) et d’autres associations, dont le COJEP, inconnu de nous jusqu’ici.

Plusieurs rencontres entre M. Akhmetov et des représentants de l’Etat sont également prévues durant son passage. Ces entretiens sont destinés à l’élaboration d’un rapport sur l’islamophobie en France.

Si je comprends bien, la France subit une inspection et encourt des leçons de morale.

Il est inadmissible que le gouvernement tolère cela et accepte même que des représentants de l’État rencontrent M. Akhmetov. En effet :

1) l’OSCE est une organisation internationale qui a des attributions précises ; elle n’est pas chargée de mettre la France sous surveillance religieuse, et notre pays ne lui doit aucun compte ;

2) M. Mohamed Moussaoui est président du Conseil français du culte musulman (CFCM), organisme qui a aussi des attributions bien précises ; il est chargé d’organiser le culte musulman. Le CFCM, sous forte influence marocaine depuis les dernières élections, possède une tendance permanente à déborder du cadre de ces  attributions et à se faire le censeur de la France. Il a ainsi eu l’occasion de se plaindre, par exemple, du lancement du dernier débat sur la laïcité ; du fait que Ben Laden ait pu être qualifié d’islamiste ; des critiques de Marine Le Pen sur les prières dans les rues ; d’un débat intitulé «Immigration, Islamisme, la France menacée?» que certains députés voulaient tenir à l’Assemblée Nationale ; de la loi sur le voile intégral.

Désolé, M. Moussaoui, mais les Français n’ont aucune permission à vous demander pour débattre des sujets qui leur causent souci. Et le peuple français est souverain, il vote librement les lois dont il estime avoir besoin.

J’ajoute qu’il faut un sacré culot, de la part d’un organisme sous influence marocaine, pour aller reprocher à la France de ne pas en faire assez pour l’islam.

Les musulmans ont le droit de pratiquer leur culte en France, et même celui de rechercher des conversions. Au Maroc, pays dont le CFCM est actuellement un relai d’influence, juifs et chrétiens n’ont pas le droit de chercher à convertir des musulmans, et les adeptes des religions non abrahamiques n’ont même pas le droit de pratiquer leur culte. La logique voudrait que le Maroc rende des comptes à la conscience internationale pour ces limitations à la liberté de conscience. Mais non ! Des comptes, loin d’en rendre, il en réclame à la France par des procédés indirects ! Il ne suffit pas qu’elle permette aux musulmans de pratiquer leur culte ! Il faudrait encore qu’elle s’assure que les Français s’abstiennent de toute critique !

Même après le « printemps arabe », la liberté de conscience n’est pas à l’ordre du jour dans les pays musulmans, même réputés modérés comme le Maroc. Ce dernier pays a bien songé à l’y inscrire, mais il semble que finalement cela ne se fera pas (Source : Autrement : Adieu à la liberté de conscience, par Rachid Benzine, Aujourd’hui le Maroc, 28 juin 2011, relayé par Poste de Veille).

Principaux extraits :

Les Marocains nés dans l’Islam ont l’obligation d’y rester, quoi qu’ils puissent croire et penser en leur for intérieur. Les croyants des autres fois qui vivent au Maroc ont le droit de pratiquer leur culte s’il s’agit du christianisme ou du judaïsme, mais à condition de ne pas chercher à séduire à leur foi des personnes nées dans l’Islam (l’article 220 du Code pénal actuel prévoit de trois mois à trois ans de prison pour qui contreviendrait à cette interdiction). Selon la législation marocaine en vigueur – qui devrait ne pas changer –, la liberté de conscience ne saurait jouer que dans un sens : la conversion bienvenue de chrétiens ou de juifs à l’Islam.

3) le CCIF est une des plus folkloriques parmi les associations de police de la pensée, et l’on s’étonne qu’il puisse être pris au sérieux ; nous renvoyons le lecteur à la grande auto-présentation bien gratinée que son président en a faite ; extraits : « Heureusement qu’il y a du sang à Gaza. » ; « Ils ont été condamnés à 15 000 euros d’amende, ce qui me semblait très peu. Mais nos avocats nous ont dit que c’est pas les États-Unis la France, et qu’on peut pas espérer gagner des millions de dollars » ; nous renvoyons aussi à son dernier rapport supposé recenser des actes « islamophobes » .

Le CCIF se présente

Voici quelques actes « islamophobes » au sens que le CCIF donne à ce mot :

  • Plainte du maire de Roubaix contre le Quick halal ;
  • Tract d’un syndicat de policiers protestant contre la présence de viande halal à la cantine ;
  • Refus de la maire de Saint Gratien de permettre des prières  de rue ;
  • Un ancien garde des Sceaux déclare : « Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France » ;
  • Un formateur a fixé une élève voilée pendant le cours ;
  • Le maire de Marseille a qualifié de déferlement la présence de 15 000 musulmans sur la Canebière à l’occasion du match Egypte-Algérie
  • Un conseiller municipal déclare : « J’ai des convictions laïques » ;
  • Le CROUS d’Antony refuse une salle pour les prières  à des étudiants qui « sont contraints » de prier dans les couloirs (noter l’inversion accusatoire : en réalité, ce sont eux occupent illégalement un espace public)
  • A l’occasion de démarches d’état-civil, un fonctionnaire demande à une voilée de montrer son visage (plusieurs exemples) ;
  • Un conducteur de bus ne  marque pas l’arrêt quand un groupe de voilées est seul à attendre ; elles pensent qu’il fait exprès ;
  • Une agence bancaire exige de voir le visage de celles qui entrent dans ses locaux ;
  • Sihem Hachi veut porter plainte contre la liste du NPA qui présente une femme voilée ;
  • NPNS brandit des pancartes « Ni voiles ni burqas » et voile la statue de Marianne
  • A Agen, le Bloc identitaire réussit à empêcher la venue du prédicateur Tarik Oubrou (un radical qui veut conquérir Rome) ;
  • A Nantes, une conductrice est verbalisée pour avoir conduit en niqab ;
  • Un proviseur contraint une lycéenne à enlever son voile pour recevoir son diplôme ;
  • Un médecin refuse un arrêt de travail à une femme, pensant qu’elle n’est pas malade et cherche à pratiquer sa religion chez elle (plusieurs exemples) ;
  • Une femme amenant un enfant à l’hôpital est temporairement soupçonnée de maltraitance par l’équipe soignante ;
  • Un animateur est licencié d’un centre de loisirs pour y avoir effectué des prières avec les enfants ;
  • Benjamin Lancar attribue la débâcle de l’équipe de France aux tensions raciales et au rejet d’Emmanuel Gourcuff ;
  • Des femmes voilées sont empêchées de se baigner tout habillées dans une piscine ;
  • Un manuel scolaire des éditions Nathan souligne le peu de liberté des femmes musulmanes et les punitions qu’elles encourent ;
  • Robert Ménard a déclaré lors d’une de ses émissions « Il y a trop d’immigrés musulmans en Europe » ;
  • Le Maire de Montfermeil aurait traité les responsables de la mosquée de « parasites ».

On l’a compris : le CCIF est spécialisé dans la dénonciation de malheurs imaginaires, et son rapport démontre malgré lui que les musulmans sont fort bien traités en France.

4) Le COJEP, dont on peut explorer le site internet, est un relai d’influence de la Turquie, lui aussi spécialisé dans la dénonciation de l »‘islamophobie ». Voici quelques vues de son site (cliquer sur les images pour les voir plus grandes et pouvoir lire le texte, qui est bien gratiné) :

La laïcité, c'est ça le problème.

On aimerait que chrétiens, athées et adeptes des religions non-abrahamiques soient aussi bien traités en pays musulman que les musulmans le sont en France.

Léonidas

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