Le choix, c’est la France ou sa disparition !

Le débat de cette campagne présidentielle qui débute, ou plus exactement de cette opération de propagande électorale qui prend de l’ampleur, est singulièrement manichéen. En cela rien n’est véritablement nouveau. En effet, on y retrouve, en gros, deux camps, tous deux d’une nature pourtant inédite, qui ne représentent, en réalité, que la nouvelle dichotomie de la politique française qui elle-même résume assez bien les enjeux de notre époque.

Naguère, et sans discontinuer depuis la IIIe République, les choses étaient assez simples, il y avait la droite et il y avait la gauche. La droite prônait l’ordre, la sécurité, le mérite individuel, la tradition et pour certains un conservatisme plus ou moins affirmé. Dans le même temps la gauche défendait l’égalité, la solidarité, le progressisme et pour certains l’insoumission plus ou moins assumée.

Oui, mais voilà, cela c’était avant ! C’était du temps des grandes idéologies, celui des grandes aspirations, celui où la France s’affirmait sous l’influence des doctrines, des luttes de classes et des luttes de pouvoir, le tout bouillonnant sous le couvercle d’un consensus national qui se manifestait dès que l’intérêt suprême du pays l’exigeait.

Aujourd’hui, et depuis un certain nombre d’années, nous sommes dans le temps de la déconstruction, déconstruction de l’histoire, démolition des équilibres pourtant chèrement payés. Nous sommes dans une période de décomposition sociale, sociétale, identitaire, et même civilisationnelle. Ce mouvement « négationniste » est animé par des supposés citoyens que la Nation n’inspire plus et poussé par des forces extérieures ou en tous cas se situant hors du champ national. On peut ajouter à ces acteurs de la désintégration du pays un grand nombre de ceux qui furent jadis accueillis, intégrés mais jamais assimilés et qui s’activent pour détruire ce en quoi ils avaient semblé aspirer à leur arrivée : simplement LA FRANCE.

Pour remonter aux origines de ce phénomène français, disons que le moment initial de ce qui apparaît comme l’entame d’un véritable chaos se situe à l’instant où la France a cessé d’être la première nation du monde avec la fin du règne de Louis XIV, même si l’Empereur Napoléon Ier lui a redonné, dans un sursaut fantastique, sa splendeur pour quelques décennies. C’est assez dire si le processus est lent mais décrit un mouvement indéniable.

La lente glissade de notre pays s’est poursuivie durant deux siècle durant lesquels notre peuple n’avait perdu ni sa cohérence ni sa cohésion. Cette espèce de fière solidarité a définitivement disparu au seuil de la période dite « des Trente Glorieuses », lorsque François Mitterrand sonna la fin des idéologies, la fin de la gauche et donc aussi celle de la droite (l’une se définissant par rapport à l’autre et inversement). Cet épisode est tout sauf anodin. La lutte pour l’existence n’est plus seulement contre l’extérieur mais elle trouve à l’intérieur la matière de son asservissement et de sa dislocation. Nous sommes entrés à cet instant dans une espèce de rejet de ce que nous étions pour nous livrer à une gouvernance qui nous absorberait nous tirant à la périphérie pour mieux nous faire disparaître.

C’est alors que le débat (celui qui s’impose aujourd’hui), n’était plus de savoir s’il y avait une meilleure manière d’être français, mais plutôt s’il fallait être français. D’abord, de façon silencieuse, à bas bruit puis de manière plus affirmée et enfin sans vergogne et bruyamment, la question d’un remplacement de souveraineté s’est révélée, s’est imposée, nous a été imposée, renforcé par un changement de population.

La question qui s’impose à nous au seuil de l’élection présidentielle d’avril 2022 est : veut-on encore être français ou ne le voulons-nous plus ?

À cette question, Macron a répondu de façon claire, c’est carrément NON. Il vote sans aucun état d’âme pour l’UE, étape préliminaire avant le règne de la gouvernance mondialisée, celle de l’argent-roi, celle des élites gâtées, rassasiées et dominatrices d’un pauvre monde régi par la loi du plus fort, du plus riche et sans alternative.

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Pour Valérie Pécresse la réponse est comme toujours oui, mais, non, mais… Il nous faut nous rappeler, pourtant qu’elle s’est toujours franchement identifiée comme une Européiste convaincue et que les mouvement migratoires massifs ne la dérangent pas vraiment. Elle n’est donc pas un choix différent, elle est plutôt le faux nez de la même tendance que son adversaire putatif.

Si Macron n’est plus tout à fait un perdreau de l’année en matière de politique, puisqu’en 5 ans il a tout fait et aussi tout son contraire, Pécresse est la résurgence de tout ce que nous avons connu de plus chaotique pendant 40 ans de gouvernance UMPS.

L’un comme l’autre a depuis belle lurette relégué la France et les Français au rayon des vieilleries de l’histoire. Leur objectif semblable, sinon commun, est de passer à une autre réalité. Cette réalité, est la supra-nationalité dans la « souveraineté » européenne avec comme but final une mondialisation « heureuse ».

C’est donc, pour ceux qui font le choix de la France, vers ailleurs qu’il faut regarder, ceux qui prônent la primauté des mesures politiques en faveur des Français.

Doit-on les nommer ?

Leur lutte est la même, espérons que leur combat ne les conduira pas à s’éliminer l’un l’autre.

Jean-Jacques FIFRE

 

 

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5 Commentaires

  1. Leur lutte est la même, espérons que leur combat ne les conduira pas à s’éliminer l’un l’autre./ dixit

    rectificatif :

    Leur lutte n’est absolument pas la même ! et c’est bien le tout le problème concernant la défense véritable de la VRAIE France que prône Zemmour…

    malheureusement il faut ce duel risque pour jeter de nouvelles bases souverainistes ( vu que MLP pense à sa pomme avant de penser à l’intérêt VITAL du pays),

    je ne crois pas à sa solution tiédasse !

  2. Pour résumer : LE PLUS IMPORTANT, à mon humble avis, c’est que TOUS les VRAIS patriotes demandent à ce que Marine se désiste et fasse voter ses partisans pour Eric Zemmour : Car si elle est trop avide de pouvoir et vaniteuse au point de ne pas le faire; et comme elle ne « passera » JAMAIS, elle aura la responsabilité de la réélection de macron ou d’une autre crapule politique dans le genre de celui-ci!
    https://drive.google.com/file/d/1_bQCWFVobo9RYpLLSTv52KSsx_WQ8y13/view?usp=sharing

  3. très bon texte, fort intéressant !
    malheureusement, il suffit de voir beaucoup trop de commentaires sur ce site, pourtant patriote, pour comprendre que les gens preferent se battre entre eux (Marine ou Zemmour) plutot que de virer les mondialos qui ne nous feront aucune pitié ….

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