Le colonel Beltrame n’aurait jamais dû mourir, donc il y a problème…

Publié le 28 mars 2018 - par - 196 commentaires - 4 927 vues
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Pas question bien sûr de ne pas respecter infiniment la mémoire du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame. C’est un héros, indéniablement. Il a fait ce qu’il a pensé être son devoir et il faut le saluer et l’honorer comme il le mérite.

Pas question non plus de critiquer son choix de prendre la place du dernier otage. Il faut respecter ce choix également.

Passer trois heures seul face à face avec un terroriste armé, dangereux, déterminé, ayant déjà tué trois personnes et agressé CRS et policiers dans la journée, n’a pas dû être facile pour lui. Ce face à face a dû être terrifiant, même pour quelqu’un de formé, d’aguerri. Il s’agit là d’un héroïsme peu commun.

Peut-être a-t-il espéré jusqu’à la fin une intervention du GIGN pour le sauver, qui ne s’est jamais concrétisée. Même dans le sacrifice, il est clair qu’on ne peut pas s’empêcher d’espérer que quelque chose se produise pour changer le destin.

Paix à son âme héroïque.

Non, c’est aux donneurs d’ordres adressés à Arnaud Beltrame qu’on peut motiver toutes sortes de reproches. A ses chefs. politiques et militaires. Ils ne l’ont pas protégé et l’ont in fine envoyé à la mort. Ils l’ont sacrifié à leurs idées ou plutôt à leur absence d’idées. A leur impréparation.

Les donneurs d’ordre ont fait deux erreurs :

– Laisser s’exposer Arnaud Beltrame

– Privilégier le dialogue alors qu’il n’était plus possible.

S’abritant derrière une nécessité purement idéologique de dialogue avec le terroriste (d’autres pays ne voient pas du tout la chose ainsi et ne pratiquent pas ce dialogue), s’abritant derrière une obligation de négocier, (comme si on avait négocié avec les nazis), et la nécessité (davantage plausible) de sauver le dernier otage, ils l’ont laissé affronter une mort effroyable, solitaire, sans aucune protection et sans même intervenir.

Arnaud Beltrame est devenu, de fait, le dernier otage. Qui est venu le tirer à son tour de ce piège mortel ? Personne. Il a été exécuté par l’ennemi, de la manière préférée et prévue entre toutes de notre ennemi, qu’on trouve dans ses textes « saints » : l’égorgement.

On ne peut pas s’empêcher de penser que les choses auraient pu et dû tourner autrement.

Certains disent : « oui mais pour intervenir face à un terroriste il faut un début d’exécution de ses intentions ». Mais justement le début on l’avait, puisque le terroriste avait déjà tué trois personnes. Que fallait-il de plus ? Une tuerie sauvage dans le supermarché ? Que les bombes installées dans les lieux par le terroriste éclatent ? Ce n’est pas ainsi qu’on mène une guerre.

D’autres disent : « le GIGN ne peut pas intervenir sur un claquement de doigts dans un milieu fermé ». Vraiment ? On a vu ailleurs le GIGN intervenir extrêmement vite, dans des actions de forcenés non terroristes, et les Français être informés à la fois de l’action et du dénouement.

Non, ici visiblement il y a eu un grain de sable dans l’engrenage des décisions, lequel, c’est ce que l’enquête devra déterminer.

D’autres refusent toute discussion, la qualifiant d’indécente. C’est pourtant de notre avenir qu’il s’agit. Allons-nous encore souvent assister à des égorgements islamistes parce que l’ordre d’intervenir n’aura pas été donné à temps, en raison d’une politique inepte ?

Combien d’hommes d’élites seront-ils encore abandonnés à un adversaire sanguinaire qui les mettra à mort ? Peut-on se permettre ces sacrifices, qui sont autant de victoires pour l’ennemi  ?

Pensons à Tatjana Festerling qui nous dit dans une vidéo douloureuse qu’il y a les protégés et les non-protégés et qui se demande combien de temps la mise à mort des Européens par attentisme, par soumission, va encore durer.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=786&v=vYs7M58-Vao

Nous sommes, d’après Tatjana Festerling, dans une société profondément malade, névrotique, sans auto-critique, sans réflexion. Nous sommes confrontés à une perte de contrôle totale, ajoute-t-elle. Elle est dans le vrai. C’est bien une perte de contrôle totale qui est à l’origine de la mort d’Arnaud Beltrame.

Les cérémonies telles que celle d’aujourd’hui, en favorisant encore et toujours l’émotion, ne paralysent-elles pas exprès la raison ? Ne paralysent-elles pas, dans une fausse communion autour du héros, la mise en accusation des vrais responsables, que sont les membres de notre classe politique ?

Mais pire encore : Macron et ses sbires ne préfèrent-ils pas les héros de la résistance morts et égorgés plutôt que vivants et résistants ?

C’est ce qu’on va finir par penser.

Les résistants vivants entravent la marche triomphale vers la mondialisation béate et l’islamisation « heureuse ».

Si nous avons envie de vivre, il va falloir changer certaines règles qui nous paralysent et nous mènent à la mort. Et pour commencer, il va falloir imposer à l’Etat de nous défendre.

Sophie Durand

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Notifiez de
ausecours

le bla bla à la française a atteint ses llimites..dans le train Bruxelles-Paris, 3 américains ont réglé un problème sans attendre. En france, on compte les morts et on défile…..

Florence Labbé

Un Américain, les deux autres ne sont intervenus qu’après. Le premier a eu la chance que l’arme s’enraye.

Durand

Le copain de mon fils, viet de 24 ans, adepte de la muscu et des sports de combats, employé chez les commandos-marine (il est mécano et pilote les zodiacs et barges de débarquement) aurait défoncé le type en 30 secondes.
Le lieutenant-colonel était brave, mais manquait sans doute d’entretien physique. 44 ans, c’est juste pour jouer les héros quand on est dans le staff !

Captain Cook

Pas sûr, il y avait une otage devant lui, il a pris l’arme du lieutenant…..l

monrose

Qui a pris les décisions durant ces 4 heures de prise d’otage ? Le Lieutenant Colonel, ses Supérieurs militaires ou les Politiques ? On se croirait le 10 mai 1940…Quel foirage !
Entendu sur BFM un journaliste patenté parler, le matin des obsèques nationales du malheureux Arnaud Beltrame, de « fabrication d’un héros national » sans réaction à ces propos…

EVA

Il a raison, en un sens, le journaliste vendu.
Car avec un lâche comme lui, il aurait été impossible de « fabriquer » un héros, même en y mettant toute la bonne volonté de la terre…

Dominique

« …imposer à l’État de nous défendre » n’arrivera jamais, nous défendre est le seul chemin !!!
Alea jacta est, vae victis ⚔️☠️⚔️

limone

oui mais quand on ne commence même pas par le 1e ultimatum , vous savez que se défendre aujourd’hui n’est pas souhaitable , pas de chef ! le 1er ultimatum c’est à dire demander à l’Etat ;;;est plus à notre portée pour le moment sauf que là aussi , personne ne sort dans la rue, sauf pour Mme Mireille .. ( et c’est bien ) qui est l’arbre qui cache la forêt, puisque le problème est le même, qu’il vient des mêmes personnes !!

limone

2/ qui vient des même personnes, les tueurs et aussi Mr le 1er ministre et les députés qui ont applaudi lorsque ‘il a dit que le salafisme était « une idée  » et qu’on ne pouvait pas la combattre ! c’est fort , très fort !

Conophobique

C’est pas faux tout ça !