Le Conseil européen et les nominations, ou les spitzencandidaten fusillés au dos

Publié le 5 juillet 2019 - par - 7 commentaires - 844 vues
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Paralysie jusqu’au bout, terreur au bord du précipice, puis  incertitude et sueur  froide pour les épreuves qui viendront. Tel est le bilan d’un sommet des chefs d’États et de gouvernements, un sommet de désunion, qui confirme les structures de pouvoir du passé et ignore avec mépris le message des peuples et les défis des réalités.

La « old Europe » pourra-t-elle se ressaisir, se ressourcer et renaître de ses cendres ? La force du changement peut-elle venir de sa faiblesse ?

Quels sont l’idée et l’acteur de la renaissance promise ?

Tout au long de ces réunions extraordinaires, un théâtre d’ombres a fait croire à une parodie d’action sur scène, où les mots déclaratoires de la veille ont été oubliés pour ne pas les anéantir de l’intérieur et les vider de sens ;  souveraineté, démocratie, peuple, libéralisme, classe politique, gouvernement, et cetera. Avant de proclamer le gagnant de cette immense et interminable bataille de Pyrrhus, essayons de compter, sur le champ du déshonneur, les morts et les blessés. Au plan institutionnel, le parlement et donc la démocratie, la voix des peuples, grand mutilé de guerre, perdant son autonomie au profit du Conseil des chefs d’États et  des gouvernements et des fonctions non électives. Au plan des compromis, l’affaiblissement et la  perte de crédibilité du couple franco-allemand, incapable de proposer des choix consensuels,  se taillant toutefois la part du lion, sans apaiser la sourde fureur venant de la jungle des exclus. Au plan  symbolique, le virement du dos des Britanniques, pour marquer encore plus  l’imaginaire collectif du  » Bréxit » imminent. Puis, à la marge du sommet, les « have not« , d’où viendront les remontrances de demain, les facteurs de divisions et de conflits, le champ des blessés et des insatisfaits, les pays souverainistes de Visegrad et l’Italie, punis par manque de soumission aux diktats des oligarques, renonçant à agréger la grande majorité des pays et des forces politiques. In fine et au cœur du dispositif, le changement de paradigme et donc de légitimité,  qui anéantit la procédure des spitzenkandidaten, fusillés au dos, au profit de désignations venant du Conseil, qui réduit le Parlement  européen  en appendice du pouvoir de décision, coupé des vrais jeux politiques. Face à un cadre politique extrêmement fragmenté, caractérisé par une multiplicité d’intérêts politiques, divergents et irréductibles, les forces souverainistes (73 sièges sur 751)), plus nombreuses que par le passé, sont en embuscade à l’intérieur des partis traditionnels et, au moins trois pays, Italie, Pologne et Hongrie, évoluent en dehors des schémas de conduite traditionnels. Au-delà de la fanfare du succès, l’œil des diplomates et des stratèges, méfiants par nature, lorgne sur la faiblesse de l’Europe et de son cadre institutionnel. La confirmation du parlement sera-t-elle assurée, en particulier envers celle qui est sortie du cylindre de Mme Merckel, Mme von der Leyen, considérée par la presse allemande parmi les deux ministres les  moins compétents de la Grosse Coalition ?

Qu’en est-il du rôle de l’Europe dans le monde ?

Avec Borrell, l’Europe sera plus forte, on murmure avec satisfaction.

Mais, que pourra-t-il faire, Borrel, face à la séparation institutionnelle de la diplomatie et de l’action militaire, dont l’unité constitutive est le fondement articulé de la politique étrangère ? Faut-il rappeler que l’amont et l’aval de la politique étrangère d’un acteur étatique présupposent  l’identification de la figure de l’ennemi, qui est définie par Hégémon, la lecture unitaire du système international, en vue de la guerre qui vient, pour la définition des alliances et la hiérarchie de puissance et d’action, qui appartiennent à l’Otan ?

L’Europe du passé pourra-t-elle s’opposer aux vieilles servitudes, sans un élan, sans une force, sans une idée du choc de civilisation en cours avec l’Islam, dont l’émigration continue représente, non pas seulement le « Grand Remplacement », mais la poursuite des invasions musulmanes du VIIe au XIIIe siècle de l’Espagne à l’Indus, jusqu’à la conquête sanglante de Constantinople au XVIe siècle et à la proclamation de l’EILL par Al Qaïda à nos jours ?

Irnerio Seminatore

 

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POLYEUCTE

Cerveau atteint par la chaleur estivale ?
Vous ou moi ?

André LÉO

34 « partis-cules candidats aux zeuropéennes en France, plus du double en Allemagne, ça en fait des centaines de « tendances » dans cette auberge bruxelloise inventée par la CIA et le pétainiste Monnet. Aucune entente possible, sauf sur la mondialisation pour la majorité des 700 et quelques « élus ». Tout baigne pour Soros, les Biderberg, les G7-10 ou 20 et les macrons.

Un patron de la commission « socialiste » (alors que les roses sont devenus arc en ciels!), pour remplacer un poivrot, des fous des loups, des ours des cavernes et des feux de bois, des repris de justice, des avides de pouvoir et de fric… et les Français qui applaudissent les bourreaux qui veulent leur peau et celle de leur Nation
Qui va nous sauver de ce pressium ‘Deloris » cauchemardesque?

zéphyrin

il y avait un vrai sentiment et une envie d’europe chez les jeunes, certes différents dans leurs intérêts économiques (en fait comme les différences d’économies en France)
nous étions en sécurité chez eux et inversement…nous redécouvrions une civilisation commune
je pense que l’image de l’europe qu’on s’échange entre nous actuellement est perturbée par la vague migratoire en particulier celle qui est musulmane.
on regarde atterrés: « même chez eux, ce n’est pas possible »
mêmes causes mêmes effets: montée des populismes en europe…

André LÉO

Zéphirin, la civilisation commune, on l’a connue en 732 avec les ottomans à Poitiers, avec les espagnols, avec les anglois pendant la guerre de cent ans, avec TOUTE l’Europe coalisée contre la Révolution en 1789 et ensuite contre Napoléon, puis avec les prussiens en 1870, en Quatorze et en quarante.
Il faut arrêter avec cet angélisme mondialiste absurde.
Notre culture et notre civilisation sont FRANÇAISES et à l’opposé du multiculturalisme cosmopolite à la Macron!

Marnie

Il aurait fallu que l’UE rassemble, unisse des peuples différents qui n’ont pas beaucoup d’atomes crochus et qui n’ont aucun désir de se faire mener par le bout du nez. L’UE allemande doit cesser car les peuples qui y adhèrent sans aucun enthousiasme, sans désir de n’en faire qu’une sont là que pour profiter de l’argent qui coule comme le lait et le miel alors qu’une faillite n’est pas à exclure… Et que dire d’une UE que certains voudraient même méditerranéenne. Au fou !

patphil

autrefois on disait « la vieille europe »…

Spipou

On peut avoir une explication de texte ?