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Le Coran ne s’interprète pas, il est immuable et inoxydable

« Nul, à part Allah, ne connaît l’interprétation du Coran » (3, 7)

Les musulmans peuvent toujours affabuler sur l’innocence de l’islam, il n’y a qu’une vérité et une seule et c’est celle de la loi de l’islam telle qu’elle est énoncée dans le Coran.

La loi de l’islam n’est pas une loi temporelle que l’on peut abroger, amender et modifier à chaque fois qu’il est nécessaire pour la caler à la réalité de son époque. Ce n’est pas à elle de changer, c’est aux musulmans de s’y adapter et de l’appliquer fidèlement sans y apporter la moindre retouche pour ne pas porter atteinte à « l’œuvre divine » et à sa nature de « verbe incréé ».

Ils ne peuvent, par conséquent, arguer de sa contextualisation et faire croire que ce qui était valable à une époque ne l’est plus aujourd’hui. Cela irait à l’encontre des principes fondamentaux de son inaliénabilité, son immuabilité et son intemporalité. Elle n’est ni réformable ni amendable ni même interprétable.

La sourate 3 d’Al-Imrane dans son verset ne laisse aucune possibilité aux musulmans de se faire leur propre opinion du texte coranique, de le revisiter et surtout d’essayer de rechercher des accommodements personnels : « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclination vers l’égarement mettent l’accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n’en connaît l’interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais, seuls les doués d’intelligence se le rappellent. »

Ce qui était valable hier l’est encore aujourd’hui et le sera ainsi pour l’éternité. Il prêchait la haine des mécréants au temps de Mahomet et incitait les fidèles à leur mener une guerre à mort, les « mécréants » sont restés « mécréants » et les musulmans le sont plus que jamais. Plus ils s’imprègnent du Coran, plus ils prennent la voie de la radicalité et adoptent un comportement inadéquat avec le monde contemporain. En mettant le cap sur un retour aux sources originelles de leur foi, ils ne se rendent pas compte qu’en empruntant l’autoroute humaine à contre-courant ils multiplient les risques des chocs frontaux avec les véhicules qui roulent dans le bon sens. Devenus de plus en plus nombreux depuis le 11 septembre 2001.

La guerre aux » mécréants » est plus que jamais ouverte et les musulmans sont de plus en plus dans la logique de leurs préceptes coraniques qui vouent aux gémonies les non-musulmans, des êtres infâmes de la pire espèce dont il faut purifier la terre de leur présence.

Aucune grâce pour les « mécréants » aux yeux de ce dieu qui a érigé la haine en dogme religieux, comme l’attestent ses saillies venimeuses ci-après et qui se suffisent à elles-mêmes pour tordre le cou à l’image lénifiante que les musulmans véhiculent sur leur religion qui ne connaît de l’amour que l’amour exclusif d’Allah, de la tolérance que le déni du droit à la différence et de la paix que la soumission pour avoir la vie sauve.

S.8; V.57 : « Il n’y a point auprès de Dieu d’animaux plus vils que ceux qui ne croient pas et qui restent infidèles. »

S.8; V.55 : « Les pires bêtes, auprès d’Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement). »

S.8; V.66 : « Prophète ! Excite les croyants au combat. Vingt braves d’entre eux terrasseront deux cents infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles n’ont point de sagesse. »

Salem Benammar