Le Coronavirus et les relations internationales

Publié le 25 mars 2020 - par - 13 commentaires

L’épidémie du virus Corona a suscité toutes sortes de réflexions.
Certaines sont tellement aberrantes qu’il peut paraître insensé de les mentionner. Je viens de lire, par exemple, que d’après certains Webs, derrière cette pandémie, il faut chercher “la domination mondiale juive et le Mossad israélien.”

Nous qui militons contre l’islamisation de la France et de l’Europe, nous ne fantasmons pas que derrière cette pandémie il faut chercher je ne sais quels agissements islamistes. Je viens tout juste de lire dans Le Figaro du 23 mars que le député Les Républicains des Alpes -Maritimes, Éric Ciotti, a dit que “L’État islamique a également lancé un message pour profiter des circonstances et nous frapper.” Il dit aussi qu’il existe des quartiers entiers où le confinement ne s’applique pas, par crainte de soulever des émeutes urbaines. Il demande le déploiement de l’armée dans ces quartiers.

En ma qualité “d’anticommuniste primaire, viscéral et systématique’”, je me permettrai quand même de rappeler que ce virus commença à se propager en République populaire de Chine, dirigée par un parti communiste. Je pense que cela n’est qu’une simple coïncidence, que le virus aurait pu apparaître tout aussi facilement ailleurs. Mais dans le même numéro du Figaro, le professeur Dominique Reynié dit au sujet de la Chine que “demeure la question de ses responsabilités qui sont immenses.’”

En tous cas, tous ceux qui s’opposent à la globalisation ont beau jeu de dire que le Coronavirus ne se propagerait pas aussi vite et aussi facilement sans cette libre circulation de personnes et de marchandises qui caractérise l’économie globalisée.

Il peut aussi être utile de se poser la question de savoir quelles forces spirituelles et morales se trouvent derrière les partisans et les adversaires de la globalisation. Beaucoup de ceux qui se présentaient comme “Français et catholiques pour toujours’” avaient longtemps la tendance à penser que le capitalisme cosmopolite, comme d’ailleurs aussi le socialisme internationaliste, avaient derrière eux les Juifs.

Il faut admettre que même les pensées les plus délirantes peuvent contenir une part de vérité. C’est un fait que depuis la destruction du Deuxième Temple de Jérusalem par les Romains, au premier siècle de notre ère, le peuple juif vivait sans son propre État, sans son propre territoire. Pendant longtemps, beaucoup de Juifs cherchaient à compenser cette absence de patrie par un attachement d’autant plus fort à leur croyance religieuse. Mais avec l’affaiblissement des sentiments religieux, chez les membres de la majorité chrétienne comme de la minorité juive, depuis 1789, ce mécanisme ne fonctionnait plus aussi bien.

L’on sait que beaucoup de ceux qui sont privés de quelque chose ont tendance à souhaiter que les autres soient également privés de ce bien. Ainsi ont pu apparaître des ploutocrates juifs cosmopolites d’un côté, des hommes comme Karl Marx ou Léon Trotski d’un autre.

Mais il serait erroné de penser que le judaïsme s’oppose à l’existence des identités nationales.
Je viens de lire un livre d’un auteur juif important, André Neher (1914-1988), L’identité juive (Petite Bibliothèque Payot 2007 ; première édition 1977).

L’auteur y dit (p. 166) : “La division de l’humanité en peuples spécifiques est un des principes essentiels de l’optique juive du monde. L’unité du genre humain, issu du couple primitif, échoua avec la génération du déluge. Dès Noé, c’est la séparation en trois peuples originels : Sem, Cham et Japhet. Et l’éclatement des langues à la tour de Babel parachève l’œuvre de séparation et multiplie les nations du monde.
Dès lors, les soixante-dix peuples de la Terre (selon le chiffre de Genèse 10, retenu par la tradition juive) ont une vie particulière et autonome, une mission propre. (…)

L’idéal juif est, certes, que ces soixante-dix peuples de la terre convergent autour d’une croyance commune.
C’est d’ailleurs un des points où la vision eschatologique juive se distingue radicalement des perspectives chrétiennes. Pour l’Église, la fin des temps verra se réaliser l’unification de toute la race humaine en un seul peuple, devenu le peuple de Dieu qui sera le seul existant. Israël espère une ère où tous les peuples se réuniront pour chanter le même Dieu. Mais ce chœur ne sera pas un chœur à l’unisson. Chaque peuple continuera de chanter sa partie, selon son tempérament propre, ses capacités, sa vocation : chœur polyphonique, où l’essentiel sera qu’aucune voix ne soit fausse, aucune voix ne chante un faux Dieu.

Sur le plan des peuples, Israël est donc farouchement hostile à tout nivellement, à toute assimilation, à tout renoncement de personnalité ethnique, aussi bien pour lui-même que pour les autres.’”
On peut, évidemment, se poser la question de savoir ce qui incitait André Neher à affirmer que le christianisme prévoyait l’unification de tous les peuples.

En tous cas, Saül de Tarse, mieux connu sous le nom de saint Paul, a écrit dans l’épître aux Galates 3,28 : “Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni personne libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus.”
En lisant cette phrase, on peut y voir comme un programme de toutes les remises en cause des identités spécifiques des uns et des autres qui semble être tellement à la mode aujourd’hui.

J’ajouterai encore quelque chose : André Neher dit que le point de départ de la conception juive se trouve dans le premier chapitre de Genèse, qui insiste si fortement sur la création de tous les êtres vivants selon leurs espèces. Ce principe trouve son expression dans des injonctions comme : “N’accouple point les bêtes d’espèces différentes ; ne sème point dans ton champ des graines hétérogènes ; qu’un tissu mixte ne couvre point ton corps” (Lévitique 19,19) ; ne laboure pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble ; ne t’habille pas d’une étoffe mixte mélangée de lin et de laine” (Deutéronome 22, 10-11).

Je ne sais pas si beaucoup de chrétiens, en admirant les représentations des crèches de Bethléem, réalisent que le fait qu’un âne et un bœuf, soufflant ensemble une haleine chaude sur le nouveau-né, c’est déjà un programme de remise en cause de ce qu’ordonne le Deutéronome, le cinquième livre de Moïse.
Pour en revenir à la pandémie actuelle de Coronavirus, certains rabbins pensent qu’il s’agit des douleurs d’enfantement du messie. Un rationaliste dira évidemment que ce n’est qu’un phantasme de plus, parmi tant d’autres. Probablement ! Mais d’un autre côté, j’ai déjà écrit que tant que les hommes ne s’entretuaient qu’à coup d’épée ou de massue, ils pouvaient s’adonner à cette distraction sans que la survie de l’espèce humaine fût réellement menacée. Avec le développement des armes nucléaires, biologiques et chimiques, c’est déjà moins évident. Peut-être bientôt les hommes devront décider s’ils acceptent de disparaître ou s’ils veulent survivre – et dans ce cas-là, s’améliorer réellement.

Cette deuxième alternative évoque le prophète Isaïe (2,4), disant que quand le messie viendra, “de leurs épées ils forgeront des socs et de leur lances des serpes ; une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre et l’on n’apprendra plus la guerre.”

Les chrétiens diront que le messie était déjà venu, il y a deux mille ans. Il s’appelait Jésus de Nazareth.
Que l’on me permette d’ajouter que la différence essentielle entre les juifs et les chrétiens est dans le fait que si les premiers attendent toujours la venue du messie, les seconds attendent son retour. C’est ce que la théologie chrétienne appelle la parousie, le retour glorieux du Christ-Roi.
Personne ne conteste que les épées n’ont pas encore été transformées en socs de charrues et que l’on continue bien à apprendre l’art de guerroyer.

En toute sincérité, reconnaissons que cette pandémie nous fait peur. On se demande combien de temps il nous reste à vivre.
Ceux qui pensent que la religion est avant tout l’expression de la peur de mourir se diront qu’il n’y a donc rien d’étonnant si cette pandémie encourage les croyances religieuses. Que certains puissent penser qu’elle est un signe de la venue (ou du retour) du messie serait donc dans l’ordre des choses.

Mais même ceux qui pensent que ceci n’est qu’une idée folle, née de l’angoisse de mourir bientôt, mais qui n’oublient pas la cause de Riposte laïque – la défense de la France et de l’Europe contre l’islamisation – peuvent se dire que l’on se défendra mieux en s’attachant à nos racines bibliques.
On lutte toujours mieux pour quelque chose que seulement contre quelque chose.

Dr Martin Janecek

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Notifiez de
Y P

pathétique…

Coco

Rien à foutre des racines bibliques et des pleureuses !

Marnie

Cher Dr Martin Janecek Certains sont atteints par le fameux syndrome de Stockholm, et d’autres continuent de penser que les autres sont à l’origine de leurs malheurs : l’humanité est ainsi faite : c’est pas moi, c’est l’autre. Pas d’amalgame bien sur… Mais penchez-vous – pas trop quand même – car vous risqueriez de tomber de haut sur : BHL, Attali et plein d’autres qui clament ouvertement leur désir de voire le monde musulman s’incruster en France et dans tout l’occident. Ceux-ci ont oublié ce qui est arrivé à certains des leurs qui ont du partir d’Espagne car trop impliqués dans l’invasion musulmane. L’humanité est ainsi faite je vous le répète.

Anne-Marie G

L’Ancien Testament est très peu lu par les catholiques car ses prescriptions sont obsolètes pour les chrétiens à quelques exceptions près quand des sujets ne trouvent pas de réponse dans le Nouveau Testament. Vous m’avez donc appris des choses que j’ignorais sur les croyances eschatologiques juives. Pour l’antisémitisme, je ne veux rien ajouter considérant que tous les peuples suscitent du rejet chez les autres depuis leur existence et que si l’antisémitisme est si banal c’est parce que des communautés juives sont implantées un peu partout dans le monde. En outre, le rabâchage de la shoah, les menées d’un Soros et du Crif contre un parti patriote comme le RN contribuent à alimenter la méfiance. Simone Weill dans “le déracinement” a dénoncé la haine des racines des autres chez les juifs.

Dada-Dirladada

Saül de Tarse, le père de Méta ? https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tatarse
Personnellement je suis athée, camarade-docteur !

Anonyme 1

En lisant cet article qui rappelle toutes ces prophéties, ces espérances arrogantes, totalitaires ( car de quoi je me mêle) et infantiles en un progrès de l’espèce humaine, je comprends de plus en plus pourquoi tant d’européens sont attirés par l’antique paganisme européen ; avant j’avais tendance à les railler, mais je pense que j’avais tort.

Monrose

Ceux qui déliraient sur le Tsar de la Sainte Russie qui a su stopper le virus aux frontières vont être bien déçus, Le voila rattrapé par la réalité comme Boris Johnson et Trump. La casse va commencer en Russie comme ailleurs et avec un baril de brent à 28 euros et donc un gaz pétroier bas, l’économie russe va en prendre un sérieux coup.

Y P

en Russie, ce jour 27/03, seulement 1036 contaminés et 3 morts…!!!
Poutine prend l’humanité pour des kons…

maujo

“On lutte toujours mieux pour quelque chose que seulement contre quelque chose.”

Aujourd’hui sur LCI, Zemmour dans sa prise de parole a indiqué que pendant la guerre 14/18, ce qui revenait le plus souvent dans les lettres des poilus qui écrivaient à leurs familles, c’était leurs foie en Dieu et qu’ils se battaient pour la France.
De nos jours tous le monde est charlie , la foie et la France qui s’en soucie.

Daniel

Sans foi ni loie ! mais sans e !

Y P

c’est peut-être bien parce qu’ils croyaient en dieu qu’ils faisaient la guerre!!!!!!

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