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Le coronavirus, révélateur de la nocivité de la mondialisation


La mondialisation, ce sont les paradis fiscaux, les délocalisations, le dumping social, l’interdépendance des économies. Et voici le coronavirus 2019-nCoV, pas un virus informatique, pas une bière : 1 000 morts et quelques milliers de malades. Encore épidémie, demain peut-être pandémie.
Et surtout un exemple supplémentaire des méfaits de la mondialisation.

Le chiffre des malades décédés est faible. Mille personnes dans un pays de 1,4 milliard d’habitants, ce n’est pas encore la mortalité de la peste noire au Moyen Âge.
Toutefois la nocivité sanitaire du virus de Wuhan (on en est aujourd’hui de la transmission de la chauve-souris porteuse à l’homme par l’intermédiaire d’un pangolin !) ne doit pas être écartée pour la raison que les principes actifs de nos médicaments proviennent essentiellement de Chine. C’est le cas, par exemple, du paracétamol. Si demain, l’épidémie se mondialise, les rayons de nos pharmacies pourraient ressembler à ceux des magasins de l’Allemagne de l’Est d’avant 1989.
Ce cher coronavirus fait regarder aux grands groupes industriels, aux banques, et même aux services de défense, la mondialisation d’un œil nouveau (pour combien de temps ?).
Le confinement de la population chinoise ralentit fortement l’activité économique de la planète. 80 % des produits industriels consommés de par le monde ou intégrant des composant made in China sont fabriqués dans l’ancien Empire du Milieu. Les chaînes automobiles coréennes sont à l’arrêt par manque de pièces chinoises. Celles encore localisées en Europe, celles des fabricants d’avions et d’outils militaires (drones et compagnie), les boutiques de smartphones, celles de vêtements, pourraient bientôt connaître quelques difficultés.
Du côté du tourisme et de l’industrie du luxe, les perspectives en cas de crise « coronavirale » durable ne sont pas des plus enthousiasmantes. Si certes, il est difficile de pleurer sur les dirigeants de LVMH ou du Club Med, il n’est pas interdit de penser aux petites mains que le chômage guette à travers les pupilles fiévreuses du dragon asiate.
Quant à l’activité financière, les flux pourraient se figer avec un résultat plus catastrophique que le krach de 2007-2008. Devant cette asphyxie financière, les États toujours en manque de liquidité se tourneront comme d’habitude vers les banques centrales. Mais celles-ci ne sont pas au meilleure de leur forme, engluées dans des taux zéro et les rachats de dettes. Faire tourner encore une fois la planche à billets à plein régime aggraverait l’état de la situation plutôt que l’assainir. Ne vendez pas tout de suite votre or.
La mondialisation est la dépendance généralisée des pays à l’atelier chinois. La crise actuelle montre les limites de cette concentration industrielle, de la sino-mondialisation.
Le pays chéri du capitalisme – alliance d’une dictature politique et d’un libéralisme économique – bégaye. L’opaque centralisme communiste craint de ne pouvoir enrayer l’épidémie. Il n’a que de mauvaises solutions : soit continuer à confiner les habitants chez eux (fermetures des écoles et des usines), soit les autoriser de nouveau à circuler (risque que la situation devienne incontrôlable). Dans les deux cas, un soulèvement populaire n’est pas exclu, surtout que depuis le décès de Li Wenliang (39 ans), le médecin qui, le premier, avait alerté sur le coronavirus et avait été sanctionné pour cela, la colère gronde.
Par contre, Trump a plutôt de quoi se réjouir.
Le fléchissement de la mondialisation aux couleurs pékinoises ne peut que le conforter dans ses décisions de retour des industries au pays natal, de préférence des produits américains aux produits importés.
Les Américains vont comprendre la leçon et, avec leur réactivité coutumière, réagir très vite.
Reste l’Europe et particulièrement la France. Paralysée par cette autre mondialisation nocive qu’est l’islam, incapable de réagir face aux dangers de la propagation du coronavirus – Buzyn comme d’habitude est en dessous de tout – le pire est à craindre pour les prochaines semaines
Mais celui-ci, comme le meilleur, n’est jamais certain.
Marcus Graven