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Le Coronavirus va-t-il réveiller les musulmans de leur léthargie ?

Le mois de ramadan de l’année hégirienne 1451, correspondant à l’année 2020 de l’ère chrétienne, n’est-il pas le moment propice pour le monde musulman de se poser les questions sur l’état du délabrement qui le caractérise, en cette période où le Coronavirus l’a forcé à fermer les mosquées, y compris celle de la Mecque où se trouvent la maison d’Allah et celle de Médine, la ville éclairée, car bénie par Dieu et son Apôtre, selon les hadiths ?

Son retard culturel et économique n’est-il pas le fruit du dogmatisme de sa religion qui l’emprisonne et le domine depuis quinze siècles ?
Avec cette pandémie de la Covid-19, les adeptes de l’islam ne devraient-ils pas se regarder dans un miroir ?
Le moment n’est-il pas opportun pour qu’ils fassent un état des lieux ? Et dans la foulée, faire leur mea-culpa ?

Mais s’arracher à un enracinement basé sur une soumission aveugle qui refuse le doute est une œuvre de longue haleine qui peut s’avérer impossible.
Remettre en cause des certitudes qui exigent de la réflexion et de l’effort sur soi (l’ijtihad comme ils le disent), c’est s’embarquer dans une aventure qui demande de l’endurance. Et dans des sociétés soumises à la formule « Allah a dit », « le prophète a dit », cette décision n’est pas à l’ordre du jour car elle est difficile à imaginer.

En ce mois « sacré » du ramadan, continuer à faire la politique de l’autruche, c’est s’enliser davantage dans l’arriération et dans la recherche du bouc émissaire pour absoudre les méfaits du Coran de Médine.
Car persister sur le chemin du djihad, c’est ajouter du malheur au malheur.
Quand on voit les nations considérées comme infidèles par les mahométans, surtout celles des judéo-chrétiens, se lancer dans une course effrénée afin de trouver un vaccin contre la Covid-19, et ces derniers qui croient être la communauté préférée d’Allah (sourates 2/143 et 3/110), prouvent par leur passivité et la vérité du mektoub (ce qui est écrit) enseignée par leurs « savants religieux » à la science douteuse, qu’ils ont du chemin à faire pour combler leur retard.

« Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous. Et Nous n’avions établi la direction  (Qibla) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager et qui s’en retourne sur ses talons. C’était un changement difficile, mais pas pour ceux qu’Allah guide. Et ce n’est pas Allah qui vous fera perdre la récompense de votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes ».
« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si des gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plus part d’entre eux sont des pervers ».
Même un pays comme Madagascar que les riches pays pétroliers du golfe Persique regardent avec dédain, propose un remède contre la Covid-19 à base d’Artémisia, une plante à l’effet thérapeutique reconnu contre le paludisme.

Quant à eux, les donneurs de leçon à la terre entière parce qu’ils pensent à tort qu’ils sont les anoblis d’Allah, attendent avec impatience les kouffars qu’ils haïssent en demandant à Allah de les envoyer au purgatoire, avant et après chaque prière, leur procurer le médicament miracle qui leur permettra d’ouvrir les portes de la Kaâba.
En fin de compte, ils ne sont que de vils quémandeurs, eux qui pensent être les meilleurs de l’humanité face aux gaouris.

Hélas, ils sont des impérialistes inconscients au pied d’argile qui reproduisent mot à mot ce que le prophète Mahomet a dit : « Des gens de ma communauté domineront les autres jusqu’à l’accomplissement de l’ordre d’Allah ».
En attendant la réalisation de cette chimère, leur regard se perd dans le passé, au milieu des mirages des sables chauds d’Arabie.
Cette utopie totalitaire n’est qu’un leurre qui ignore que l’humanité est une et indivisible.
Alors un jour, y aura-t-il des gens du monde de l’islam décidés à tordre le cou à cette chimère ?

Et pourtant, ils n’ont qu’à ouvrir les livres des autres civilisations pour s’apercevoir qu’ils sont sortis de l’histoire depuis fort longtemps, et celle qu’ils radotent n’est qu’une compilation de fariboles magiques.
Les livres existent pour être lus, et il temps qu’ils s’en saisissent ; ils découvriront alors les bienfaits de la philosophie qui reste illicite (haram), interdite de séjour dans leurs lieux de savoir.
Pour leurs oulémas, la philosophie est la science d’Iblis (Satan), qui les détourne du Sentier d’Allah et qui sème le doute dans leur esprit. Elle est l’ennemi de l’islam.

Et pourtant, les nations judéo-chrétiennes qui les ont laissés à la traîne, ne se sont-elles pas imposées grâce à la philosophie, mère de toutes les sciences, qui reste la voie à suivre pour qu’ils découvrent la vie, la vraie vie, pas celle du mensonge permanent ? Et enfin qu’ils découvrent les vertus de l’humanisme !
Ô combien de fois par jour ne crient-ils pas, si un chrétien prononce la chahada (le témoignage de l’unicité d’Allah), il foulera le Ferdous (paradis), avant eux ?
N’est-ce pas là un aveu de leur part pour avouer qu’ils font fausse route depuis quinze siècles ?
Le temps est venu pour qu’ils découvrent les enseignements d’Aristote (philosophe, 384 av J.-C.-322 av J.C) et d’Abu Ala Al-Maari (977-1057, poète, philosophe, rationaliste végétarien).
Le fanatisme islamique doit être combattu et définitivement enterré s’ils veulent réellement s’émanciper d’une croyance qui les maltraite, car jusqu’à preuve du contraire, elle ne leur a apportés que malheur et chaos.

Parce que l’unique condition d’aller de l’avant, c’est pouvoir penser et douter librement, sans aucune crainte.
Les « savants » religieux, à l’esprit tordu, incapables de se remettre en cause car ils croient à tort qu’ils détiennent la vérité d’Allah, vendent des plats réchauffés basés sur des légendes invérifiables, sont les responsables de la catastrophe du monde islamique et doivent être jugés un jour, même à titre posthume pour tous les morts qu’ils portent sur leur conscience, à cause de leur arrogance et de leur turpitude.

Ces « savants » religieux, ne sont-ils pas les carburants de la haine envers la femme qui sévit de Tanger à Djakarta ? Ils le font savoir haut et fort chaque vendredi, lors des prêches et ne s’en cachent pas, conformément au hadith de Mahomet qui dit : « N’enseignez pas aux femmes l’écriture ; apprenez-leur à filer et la sourate de la nuit (chapitre 92) ».
Pour qu’elles demeurent ignorantes au service de leur tuteur.
Ne sont-ils pas comme ces cégétistes qui croient combattre le capitalisme financier mondialisé mais en réalité, ils ne sont que ses suppôts ? Et ils le démontrent, chaque jour qu’Allah dessine, en France…
Et même l’islam est un soutien actif du capitalisme, car lui-même est basé sur le commerce sans frontière.

Plus dogmatiques que les porteurs de l’étendard de la faucille et du marteau, tu meurs et plus fanatiques que les islamistes, tu crèves !
Quelque part, ne sont-ils pas des comparses par un accident de l’histoire ?

Hamdane Ammar