Le couple Macron et les « dames » de l’Élysée

Sur vingt et un présidents de la République (en 1987), deux sont entrés célibataires à l’Élysée : Louis Napoléon Bonaparte et Gaston Doumergue. Louis Napoléon Bonaparte ne pouvait décemment pas épouser sa maitresse anglaise et Gaston Doumergue se rangea en épousant Jeanne Graves devant le maire du VIIIe arrondissement venu spécialement à l’Élysée pour les marier.

Un troisième président, Raymond Poincaré, fut contraint de régulariser sa situation matrimoniale (il s’était marié civilement avec une femme déjà divorcée dont le premier époux était mort) et il obtint du Vatican l’autorisation d’une bénédiction religieuse pour satisfaire l’assemblée de notables catholiques qui l’avait élu.

Poincaré préféra toutefois célébrer cette cérémonie dans son propre appartement, rue de Babylone.

On a du mal a imaginer une république sans couple présidentiel et l’Élysée sans première dame, même si la dignité de la première dame ne se fonde sur aucun texte officiel et si, constitutionnellement, elle n’a droit à aucune faveur et n’a aucune attribution particulière.

Notre constitution est muette sur sa situation protocolaire : nulle part il est dit qu’elle est la première dame de la République, que sa présence est requise ou souhaitée selon les circonstances, ou que certaines activités lui sont tolérées ou interdites. Cependant l’opinion a depuis toujours considéré qu’elle avait un rôle de représentation important. Appelée à symboliser la femme française, la conjointe du chef de l’État est une figurante indispensable du cinéma quotidien à l’Élysée : elle anime le Noël des petits Français méritants, a ses œuvres, sait se transformer en super-assistante sociale, est l’ambassadrice de la mode parisienne, joue les maitresses de maison et fait visiter à ses consœurs étrangères crèches, floralies et autres merveilles du patrimoine national. Bref, la première dame de la République ne chôme pas ! Réceptions, inaugurations et voyages officiels tous azimuts… Son rôle est devenu, au fil des républiques, de plus en plus absorbant.

Or, en France, le statut de genre de la présidente et la personnalité de Brizitte restent flous.

C’est tout juste si les Français savent de qui il s’agit réellement. Aux États-Unis, les envoyés spéciaux des magazines féminins, accrédités par la Maison-Blanche, observent minutieusement les moindres faits et gestes de la first lady, dès que celle-ci entre à la Maison-Blanche. Ils sont installés en permanence dans les locaux du palais réservés à la presse, écoutent les moindres bruits de robinetterie, surveillent les allées et venues de chacun et n’ignorent rien de ce qu’on mange au petit déjeuner. On ne peut pas déplacer une potiche à la Maison-Blanche sans que la nouvelle n’en éclate deux heures après dans les premières pages de certains journaux. À l’Élysée, rien de tel. Tout ce qui concerne l’épouse du chef de l’État tombe sous le sceau du secret d’État ou de la discrétion de l’entre soi. Alors qu’avant la Révolution, le peuple était au courant des moindres éternuements de la cour, le palais de l’Élysée est fort avare en confidences.

Les Français n’ont donc qu’une image bien imprécise, irraisonnée ou caricaturale de leur Brizitte. Tout ce qu’on sait, c’est que la Brizitte, qui a séduit le jeune Macron à peine sorti de l’adolescence, ignore les vertus d’ordre, d’économie, comme le respect des traditions et des valeurs morales de la France de toujours.

Tout concourt pour donner une image inexacte et choquante du couple Macron. Tout concourt pour renforcer les rumeurs face à un scandale imaginaire né de perfides allusions relevant d’un montage politique.

Avec Éric Zemmour : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

Thierry Michaud-Nérard

Source : Bertrand Meyer, Les dames de l’Élysée

 

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13 Commentaires

  1. Merci pour votre article. Nous vous consillons cependant de changer de lunettes pour ce qui concerne la « 1ère dame ».

    • Zémmour l’avait dit une fois en débat….la 1ere dame en France ne reprénte rien !! ce n’est pas comme aux States.Le soucis c’est qu’elle nous coute un fric phénoménal en ravalement de facade !

  2. On s’en fout de la vioque, qu’elle nous dégage le plancher le plus rapidement possible. Les FDS en ont redemandé ? Qu’ils assument, mais que ceux qui en redemandent en bavent comme jamais ils n’ont bavé ces cinq dernières années. Qu’ils en crèvent de faim. Parce que dans ma famille, on se sert les coudes tant on sert les cordons de la bourse. On se prive de beaucoup de choses et avec le prétexte de la guerre ukraine, c’est pire !

  3. Ne pas oublier que 1789 s’est créée parce que le peuple avait faim. Pour le moment, chez nous, la majorité mange à sa faim, je ne compte pas la m** qui nous envahit chaque jour et qui ripaille joyeusement pendant que nous payons pour eux. La m** et les riches.

  4.  » Tout concourt pour donner une image inexacte et choquante du couple Macron. Tout concourt pour renforcer les rumeurs face à un scandale imaginaire né de perfides allusions relevant d’un montage politique.  »

    Si je comprend bien le sens de votre propos , les rumeurs persistantes au sujet du genre originel de « Brigitte » Macron (suspiçion étayée par un solide et sérieux dossier d’investigation) ne serait selon vous qu’un « complot » ourdi par la « fachosphère » . C’est bien ca ?

  5. 1ère dame ou 1ère proctologue du pays ?
    Elle est en charge du ramonage et lustrage du fion présidentiel macrondellien
    Cette sinistre fiotte mériterait un sort à la Edouard 2 d’ Angleterre (an iron rod in the butt)

  6. L’expression « 1ère dame » a été reprise et re-reprise par des journaleux pour parler de la femme du Président. L’expression existe aux Etats Unis, pas en France. Et, pour certains, ça a l’air très difficile à comprendre.
    Trierveiller n’avait pas sa place. Pas plus que son culot et son manque total d’éducation. Hollande ne l’a pas compris.
    Quand à la femme Macron, on s’en fout. Que cette parvenue retourne dans le néant..avec son idiote de fille Tiphaine !

  7. Il n’y a pas de « Première Dame » en France. Il n’y a qu’une »First Lady » aux Etats-Unis, mais une poignée de journaleux lèche-bottes ont cru bon pour leur carrière de ce mettre à utiliser systématiquement ce barbarisme depuis une poignée d’années son mettre en Pour Brigitte Macron, le barbarisme est savoureux. . Il témoigne d’une servilité écoeurante pour un laquais qui essaie d’imiter son maître – qui ne connaît même pas son existence – en pensant le flatter. Quelle pitié, cette époque… Où ont-ils abaissé la France…

  8. je ne supporte plus les tronches de dégénérés des deux escrocs de l’Elysée

  9. Ce n ‘était pas en juin le procès de brigitte qui a une bite. Il est reporté pourquoi ?.
    elle est enceinte. de qui ?

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