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Le courage de leurs femmes nous donnera la victoire !

Beaucoup se souviennent de la phrase prononcée par Houari Boumédiène en avril 1974 à la session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU : « Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ». Seulement voilà, le chef de l’État algérien avait oublié qu’au-dessus du ventre des femmes que les musulmans considèrent comme « un champ de labour » corvéable, bien sûr, à merci, il y a au-dessus une tête et dans cette tête, une intelligence, un esprit, un cœur et une âme. Et la musulmane n’en manque pas, loin s’en faut. Comme elle ne manque pas de courage malgré cette entreprise phénoménale de conditionnement qu’est avant tout sa religion. Car il lui en faut une sacrée dose, dans le milieu excessivement répressif dans lequel elle vit chaque jour sa triste vie.

Après la mort de cette pauvre jeune femme de 22 ans, Masha Amini, accusée par la police des mœurs iranienne d’avoir mal posé sur sa tête son hijab, laissant ainsi apparaître une mèche de cheveux, des milliers d’Iraniennes bravent le régime des ayatollahs dans tout le pays, se coupent les cheveux et brûlent en public leurs hijabs. Toutes ces femmes, jeunes pour la plupart, sont à l’avant-garde du combat pour la liberté, à tel point qu’elles entraînent dans leur volonté de dignité les hommes qui, pour se moquer de leur religion d’enfermement, se montrent partout, dans la rue, sur internet, avec sur leurs têtes un hijab ! Quand chez nous des petites pétasses prétentieuses, parce qu’elles bénéficient du droit de s’exprimer, revendiquent le droit de porter partout le foulard, on se dit qu’il y a des claques qui se perdent !
Oui ! Je sais, intellectuellement mais aussi il est vrai par intuition que la musulmane est la source lumineuse qui provoquera l’effondrement de l’islam. Alors aujourd’hui même je dis : « Vive la femme musulmane !!! ». Bien sûr, vous allez m’objecter – et vous n’aurez pas tort – que je ne me mouille pas en lançant cette affirmation presque péremptoire. Et puis, vous allez, à juste titre, me demander en quoi le combat héroïque de la musulmane va nous donner, à nous qui souffrons de l’invasion islamique sur notre territoire, la victoire, c’est-à-dire bien sûr notre libération… puisque justement, frustrés, avachis dans notre immobilisme, nous ne nous mouillons pas. Mais tout simplement parce que toutes ces Iraniennes, ces musulmanes admirables sont les héritières aujourd’hui, les poursuivantes du combat de nos propres femmes ! qu’elles rejoignent, – ou tout au moins, font tout pour s’en approcher -, nos valeurs de liberté d’expression pour lesquelles les nôtres se sont battues, pour leur émancipation    vis-à-vis des mâles – j’allais dire les bourreaux – qui, depuis des millénaires, les ont considérées comme des bêtes de plaisir et des bêtes de somme, bref, comme de vulgaires objets de chair.
Mais là par contre, je dois reconnaître que l’émancipation de la femme a été chez nous pervertie jusqu’à atteindre le déconstructivisme de Sandrine Rousseau et le wokisme. Or je vois, à l’observation, que la musulmane, elle, dans son combat présent, ne tombe pas dans ce travers, qu’elle reste femme dans sa nature totale. Il me paraît important – ce n’est pas une digression – de citer quelques phrases du livre « L’Homme, cet inconnu » d’Alexis Carel, prix Nobel de médecine : « Les femmes doivent développer leurs aptitudes dans la direction de leur propre nature, sans chercher à imiter les mâles… Il ne faut pas donner aux jeunes filles la même formation intellectuelle, le même genre de vie, le même idéal qu’aux garçons. Les éducateurs doivent prendre en considération les différences organiques et mentales du mâle et de la femelle, et leur rôle naturel. Entre les deux sexes, il y a d’irrévocables différences. Il est impératif d’en tenir compte dans la considération du monde civilisé ».
 
La musulmane, dans son combat pour la liberté, son émancipation donc, est non seulement pour nous, Occidentaux, l’espoir de notre victoire sur l’islam mais également l’espoir d’une rectification humaniste du statut de la femme occidentale. Il y a eu chez nous, et il y a plus que jamais aujourd’hui, un déviationnisme machiste de la libération de la femme, je veux dire un mimétisme de la femme à partir de l’homme. La musulmane nous aidera à y remédier. Grâce à elle, nous sommes sans doute à l’aube d’une ère nouvelle car elle bien sûr n’a pas été touchée par ledit mimétisme qui est un vrai échec pour nos propres femmes.
Pour l’heure, Shirin Ebadi, Iranienne militante des droits de l’Homme et prix Nobel de la paix en 2003, évoquant donc le combat de la musulmane a dit : « Un frémissement existe encore même s’il n’est pas visible. C’est le feu sous la cendre et la cendre se disperse facilement ». Et l’on mesure, comme on le mesure chez nombre de musulmanes, l’immensité de son courage quand elle ajoute : « Malgré mon amour pour ma famille, je n’arrêterai pas mon combat ». Une autre Iranienne, Maryam Namazie, fondatrice du Conseil des ex-musulmans participe à notre victoire sur l’islam quand elle évoque les progrès de l’apostasie dans cette religion : « Il y a un tsunami d’athéisme, et on le voit clairement à travers les réseaux sociaux et internet qui sont en train de faire à l’islam ce que l’imprimerie a fait au christianisme ».
 
Quand on réfléchit, c’est quand même malheureux de rêver, de tout miser même sur le combat de libération de la musulmane pour vaincre l’islam sur notre propre sol, car cela témoigne de notre avachissement, de notre pusillanimité. Bien sûr, personne chez nous n’osera venir les soutenir concrètement, si ce n’est que par des mots. Nous devrions tous avoir honte !
Philippe Arnon