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Le courage exceptionnel de Meriam Abidi, la couardise des Femen collabos

Les Femen, ces bonnes femmes qui s’en prennent à la mourante Église catholique, ne m’intéressent pas. Leurs seins, aussi variés que les zizis chantés par Pierre Perret, (des vrais, des faux, des laids, des beaux, des durs, des mous…), leurs torses maltraités par des slogans souvent insipides, sont moins érotiques qu’un chapeau de la reine d’Angleterre.
Dégrader une des cloches restaurées de Notre-Dame, recouvrir l’autel de l’église de la Madeleine de morceaux de foie de veau pour critiquer la position du Vatican sur l’avortement, brailler « In Gays We Trust » lors d’une manifestation contre le mariage homosexuel, ne m’a jamais paru d’un courage excessif.
A attaquer les Catholiques, on ne risque pas grand-chose. Ils sont capables d’en redemander.

Mais l’action de Meriam Abidi lors du honteux défilé islamo-gaucho du 10 novembre à Paris est loin des habituelles démonstrations infantiles et sans danger des Femen.

Meriam Abidi, alors que le cortège scandait “Solidarité avec les femmes voilées”, s’est immiscé dans la manifestation des Frères Musulmans et des idiots utiles de la gauche française en brandissant un écriteau : “Le blasphème est un droit républicain”.
Les adeptes de la religion d’amour, de paix et de tolérance et leurs alliées de gauche qui facilitent tellement la liberté d’expression dans les universités, ont apprécié. Sifflets, insultes, crachats, jets de bouteilles dans sa direction. On lui arrache sa pancarte.
Elle ne renonce pas. Elle enlève sa veste, lève les poings vers le ciel en arborant sur son buste nu “Ne bradons pas la laïcité”.

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Les mots orduriers en arabe fusent, des coups partent. On ne proteste pas impunément contre les frustrations sexuelles et mentales transmises par le Coran.

Le service d’ordre antifa de la manifestation tente de la dégager. On la recouvre d’un drapeau palestinien. Les militants de la gauchiasserie française comme un vulgaire général à un architecte des Monuments historiques lui ordonnent : « Ferme ta gueule ».
Meriem Abidi continue. Elle scande « Vive Charlie » et « La France n’est pas raciste ».
Les islamo-gauchistes recouvrent ses slogans en hurlant encore plus fort « Solidarité avec les femmes voilées » et tentent de dissimuler ses seins nus sous des foulards islamiques. Plus tard, ils éructeront des “Allahou Akbar”.
Meriam Abidi est interpellée par la Police qui la place en garde-à-vue.

Meriam Abidi mérite que l’on raconte brièvement son histoire.
Native de Kasserine en Tunisie, elle a une quarantaine d’années. Famille pauvre, enfance de moins en moins heureuse quand elle commence à percevoir le carcan dans lequel l’islam emprisonne les femmes : tenue vestimentaire, attitude corporelle et surtout position d’inférieure au nom de ces versets si limpides : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles. (IV.34) » « Lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit, il suffoque, il se tient à l’écart, loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il conserver cet enfant malgré sa honte, ou bien s’enfuira-t-il dans la poussière? (XVI.58) ».
A la radio, il y a toujours la voix d’un imam ou d’un expert religieux pour dicter de quelle manière la bonne musulmane doit se comporter.

A 13 ans, elle comprend que la jeune femme morte dans une demeure du voisinage a été empoissonnée par la mère et les frères de celle-ci. Sa famille lavant ainsi la honte d’une grossesse hors mariage. «La culture de la honte est au cœur des morales islamiques. En vivant en dehors des règles, tu es responsable de la honte que tu apportes à ta famille et à ta communauté entière. Et donc, tu dois être punie», dit-elle dans une interview à Libération.

A 18 ans, avec l’accord de ses parents, elle noue une relation amoureuse avec un voisin de son âge, Mohamed. Il l’invite chez lui pour rencontrer sa mère. Prétexte. Il la viole, prend des photos d’elle nue attachée à son lit et jure devant Allah de diffuser les photos si elle ne lui obéit pas. Il lui ordonne de ne plus sortir de chez elle jusqu’à ce qu’ils se marient. Par peur du délicat Mohamed et de la divulgation des photos, elle reste enfermée chez elle pendant un an et demi. Lui, vient régulièrement la voir jusqu’au jour où Meriam fait discrètement sa valise et s’enfuit. «Le jour où je suis partie a été la plus belle victoire de ma vie. J’ai compris que j’avais gagné une bataille.»

Elle s’installe en France en 2006.
En 2013, elle entre dans le groupe des Femen pour défendre, pense-t-elle, la condition féminine face au totalitarisme islamique.
Elle affronte à plusieurs reprises les représentants musulmans fondamentalistes. En 2015, seins nus, elle perturbe le rassemblement des imams radicaux lors du salon de la femme musulmane de Pontoise y lançant en arabe : « Personne ne me soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète ! ». En 2016, toujours seins nus, elle fait irruption dans le trente-troisième rassemblement des musulmans de France, organisé au Bourget, par Tariq Ramadan et les Frérots. « Allah n’est pas un politicien » clame-t-elle.
Elle considère alors Inna Shevchenko, la patronne des Femen, comme sa sœur.

Mais comme on l’apprend en vieillissant, on est la plupart du temps trahi par les siens.
Shevchenko par un retournement de veste digne de Mélenchon brûle soudain ce qu’elle a adoré et adore ce qu’elle a brûlé. Par un tweet, elle condamne l’attitude de Meriam Abidi, l’abandonnant à la haine des islamo-gauchistes. « La tactique FEMEN a été utilisée par une activiste sans accord du mouvement. FEMEN se bat pour le droit au blasphème contre toutes les religions, y compris l’Islam et pour le respect et la dignité des personnes, y compris des musulmans » écrit Shevchenko. « #FEMEN se bat pour la laïcité, la liberté d’expression et le droit au blasphème contre toutes les religions, y compris l’Islam. De la même manière, le mouvement se bat pour le respect et la dignité des personnes, y compris des musulmans. »

https://twitter.com/Femen_France/status/1193567430913798145

Meriam Abidi a compris. Les Femen ont la trouille des Frérots et de leurs complices de LFI, du NPA et autres micro partis de la gauchiasserie ordinaire. Elles appellent à la fraternité avec les pires ennemis de la femme, reniant tout ce qui est le combat de Meriam Abidi.

Les Femen ont le cœur volage. Mais ça, depuis le livre de Fourest sur sa romance avec Shevchenko, nous le savions.

Marcus Graven