Le coût de la politique migratoire de la France, par Jean-Paul Gourévitch

A lire absolument :
Le coût de la politique migratoire de la France par Jean-Paul Gourévitch .
(Monographie publiée par « Les Contribuables Associés » : www.contribuables.org)
Jean-Paul Gourévitch, universitaire et expert international en ressources humaines, spécialiste de l’Afrique et des migrations (on ne saurait trop recommander son ouvrage paru chez « Acropole » et intitulé « Les Africains de France ») poursuit inlassablement, en l’approfondissant sans cesse, sa quête de la vérité des coûts et recettes engendrées par l’immigration que nous subissons depuis de trop longues années, en l’enrichissant, dans ce nouvel essai, d’une approche des coûts et recettes afférents à « l’émigration » de ces Français qui sortent « de France » pour aller s’établir ailleurs.
Ce dernier travail reprend et élargit deux monographies précédentes intitulées : « Le coût réel de l’immigration en France » (mars 2008) et « Le coût de l’émigration : ces Français qui quittent la France » et un essai paru chez « Larousse » en 2009 : « L’immigration : ça coûte ou ça rapporte ? » le tout étant accessible sur le site : www.le-cout-de-la-politique-migratoire.fr
Ce qui caractérise la démarche de J-P Gourévitch, c’est qu’elle vise à aborder le problème des coûts et des apports de l’immigration (et de « l’émigration ») dans sa totalité en recensant toutes les données disponibles venant de tous les organismes concernés par le sujet (nationaux : INED, INSEE, Cour des comptes, Sénat, ministères… et internationaux : OCDE, ONU, Eurostat, UNESCO, Conseil de l’Europe, Migrations Watch…) en essayant d’être le plus précis et le plus « objectif » possible. Quand il manque des « pièces » au dossier, l’essayiste s’en explique et propose des approches cohérentes pour y remédier tout en jouant sur les hypothèses « basses » afin de ne pas être taxé « d’exagération ». Les chiffres sont recoupés, les éléments qui constituent le chapitre des « dépenses » et ceux qui composent celui des « recettes »sont soigneusement « listés » et visent à l’exhaustivité, les moments « faibles » ne sont pas occultés. Bref, la démarche est précise, rigoureuse, de « nature scientifique ». Et elle aboutit à la photographie d’une situation dont on peut dire qu’elle tangente vraiment la réalité.
Ainsi nous disposons d’une information précise et loyale sur l’importance de la communauté d’origine étrangère présente sur le territoire métropolitain (7,7 millions de personnes), sur le nombre d’expatriés (2,39 millions de personnes), sur les flux migratoires et leurs coûts. Au total apparaît un déficit dépenses/recettes de 30,4 milliards d’euros pour l’immigration et de 7,9 milliards d’euros pour l’émigration, soit près de 2 points de PIB à la charge des contribuables…

Laissons le lecteur parcourir les 96 pages de cette monographie pour saisir, par lui-même, le cheminement de l’auteur, cheminement balisé de chiffres précis et à chaque fois fort bien étayés. Car c’est, aussi, ce que veut J-P Gourévitch : ne présente-t-il pas son travail comme une contribution au débat démocratique sur un sujet que les « politiques » et les apôtres de la pensée unique considèrent comme « tabou » ?
Car c’est cela qui importe dans une vraie démocratie : aborder toutes les questions, appréhender tous les problèmes, à partir d’un examen « clinique » du réel afin que le citoyen soit informé des données précises à partir desquelles il pourra fonder son opinion.
De ce seul point de vue, le travail de Jean-Paul Gourévitch est incontournable. Et on comprend qu’il fasse grincer les dents de ceux qui ânonnent sottement en sautant sur leur chaise comme des cabris malades : « l’immigration est une chance pour la France », remplaçant l’analyse et la connaissance par le rabâchage et l’incantation aliénante.
Dans sa conclusion, l’auteur évoque ce que pourrait être une politique migratoire cohérente et « bénéficiaire »…Sur cet aspect de la question, nous nous écarterons de lui : l’immigration que nous subissons, outre son coût déficitaire, est liée à la mondialisation, à la libre circulation d’une main d’œuvre pesant fortement sur les salaires, à la volonté des dirigeants de « casser » les Nations et de changer les peuples. Elle a aussi un fondement politique et idéologique, comme une assise économique et sociétale. Nos lecteurs peuvent, sur ces aspects, suivre, au fil des parutions de notre lettre électronique, nos analyses et réflexions.
Il reste que le travail rigoureux, pondéré, pertinent de J-P Gourévitch doit être mis à la portée de tous…Comme cet auteur n’est que très rarement présent dans les média qui font « la pluie et le beau temps » en France, c’est à chacun de nous de le faire connaître.
Robert Albarèdes

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