Le Cran fait annuler un concert « raciste »

Le Cran a bien choisi son nom : il a le mérite de mettre à cran une bonne partie de la France.

A défaut du C.A.C.A ou de la C.H.O.U.C.R.O.U.T.E (un must), les associations anti racistes existantes sont déjà assez bien nocives pour les libertés.

Le dernier épisode ne concerne pas des écrits, mais une musique, ou plutôt, son clip et la pochette du groupe qui va avec :

Comment ? Vous n’avez pas vu d’élément raciste ? Eh bien, en fait, sur ce coup, même Sos racisme et la Licra ne sont pas du même avis que le Cran, c’est dire le niveau de paranoïa qu’a atteint le Cran. Ou plutôt, qu’a toujours eue cette association. N’oublions pas l’acharnement judiciaire qu’aura fait le Cran contre un album de Tintin, Tintin au Congo, qui aura duré plusieurs années, et ceci bien après la mort de l’auteur, auteur qui avait dessiné cet album dans un contexte totalement différent de notre époque.

Mais revenons sur le clip incriminé. Qu’y voyons nous ? Une femme peinte en blanche et 2 hommes peints en noir qui se promènent dans des paysages enneigés. Voilà, nous y sommes. Voilà l’élément soi-disant raciste  Des hommes blancs qui se maquillent de noir, ce qui serait une référence au blackface. Vous ne savez pas ce que c’est ? Normal, c’est une mouvance du XIXème siècle, disparu dans les années 60… https://fr.wikipedia.org/wiki/Blackface

En fait, avec le Cran, c’est simple : on ne doit pas parler des noirs, sauf en bien. Toute référence à la couleur noire est du racisme. A quand les procès aux gangrenés ?

Et avec cette rhétorique, les voilà qui arrivent à faire annuler un concert de musique à Paris. Une fois encore, au lieu d’être contre le racisme, le Cran est pour un communautarisme extrémiste, ou chacun  reste dans son coin sans jamais parler aux autres. Où le moindre faux pas est sanctionné par une campagne de menaces et de boycott relayée par les réseaux sociaux.

Ce qui est grave dans cette affaire, en plus de l’importance accordée à une association moribonde qui n’a qu’un millier de membres, très loin d’être représentative de qui que ce soit, c’est le piétinement de nos valeurs, de notre culture, de notre liberté d’expression. Les hommes et les femmes qui se déguisent en animaux, avec des masques, des couleurs, font partie de notre culture populaire, de nos festivals, de nos fêtes ancestrales. Un peu à l’instar du père fouettard qu’on veut supprimer parce qu’il se déguise en noir, ce qui est totalement aberrant puisque la couleur noire n’a absolument aucune référence aux personnes de couleur noire mais aux ramoneurs qui sortaient couverts de suie !

Dans ce clip, on se déguise pour représenter des animaux dans un paysage enneigé, deux ours et une chatte, et ce simple clip vaut une annulation de concert. Heureusement, le groupe a eu l’autorisation de se produire ce mercredi 22 février à Strasbourg, mais à quel prix ?

« Aux alentours du Camionneur, des patrouilles de police vont circuler, indique Marie Vialle de Bloody Mary Music & Records, colabel de production de Rivers avec OH ! et tourneur du trio strasbourgeois. J’ai le numéro direct de la salle d’état-major en cas de problème.  Le gérant du Camionneur ».

http://www.lalsace.fr/actualite/2017/02/22/polaroid3-le-concert-apres-la-polemique

Voilà où nous en sommes avec notre liberté d’expression. Surveillée, bridée, déformée, pour finalement n’être autorisée que sous surveillance, et seulement après avoir donné des gages de bonne conduite.

A quand l’arrêt des subventions de ces associations nocives, communautaristes et véritables porteuses de conflits ?

Olivier Pfister

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