Le CRIF représente qui et que veut-il vraiment ?

Publié le 6 mars 2014 - par - 1 039 vues
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Tzukirman parle au nom de qui, et veut quoi, quand il déconnecte du djihadisme et du takfirisme en voie d’expansion la violence meurtrière frappant les Juifs.

Pour Tzukirman et son bureau, l’heure est à utiliser la violence croissante contre les Juifs pour cibler un adversaire, et un seul : le parti du Front national.

Pour cela, – prenant prétexte de moins d’un demi-millier de soralo-dieudonnistes principalement formés de jeunes de la mouvance Mohamed Merah-Fofana venus se surajouter-, une manifestation quatre-vingt fois plus nombreuse de personnes hostiles au gouvernement est cataloguée comme étant « liguarde », comme un retour des « jours les plus sombres » et une manifestation de chemises brunes et autres SS/SA…

En jouant à ce petit jeu des amalgames, – rappelant une autre époque la plus sombre, celle où il était « minuit dans le siècle », celle des impostures judiciaires des procès de Moscou et aussi de la lâche complicité des chefs de la seconde internationale (ainsi Adler refusant de défendre les accusés voués à la balle dans la nuque du mauser des tueurs staliniens)- Tzukirman et sa petite clique rendent un bien mauvais service aux Juifs de France. En outre, ils n’aideront pas ainsi, à reprendre de la vigueur, un gouvernement discrédité.

Et ce n’est pas en invitant ce Président à déclarer les « Juifs cause nationale », que les caporaux chefs du CRIF aideront leurs amis hôtes actuels de l’Elysée et de Matignon. A l’inverse, ils les desserviront et desserviront plus encore les Juifs embarqués sur un vaisseau politique prenant eau de toutes parts.

En jouant à ce petit jeu de Vychinski de pacotille, tout au plus serviront-ils de caution à la dissolution de la nation française condamnée à la kossovisation, par la bureaucratie de l’union européenne.

En d’autres termes, le bureau du CRIF terminera plutôt lamentablement son mandat.

On peut, on est même absolument en droit, pour ces graves raisons,  de s’inquiéter de qui seront les princes consorts que nous prépare cette dynastie d’impotents ? Des Princes consorts à oindre ou des Prince consorts qu’il faudra sortir, si on ne parvenait pas à les empêcher d’occuper la responsabilité principale à la tête de l’organisme créé en 1943 par les Bundistes, les Poalé tzionist, les staliniens de la future rue de Paradis, flanqués de quelques rabbins courageux.

Pour revenir au dîner du CRIF : haro sur le FN, par contre, silence radio, complicité de fait avec un antisémitisme nettement plus actif et ample, progressant en nombre et en violence, un antisémitisme nettement plus menaçant

 Rappelons, pour mémoire, les provocations il y a quelques mois, contre un professeur d’Histoire dans un lycée de Nancy.  Souvenons-nous de la cabale ourdie contre lui, pas par des éléments FN, mais à l’initiative d’un militant du MJS, de cadres et d’élus du PS, avec la compréhension plutôt bienveillante de « syndicalistes » FSU, Pourquoi ? Parce que ce professeur… « Parlait trop de la shoah ».

Le CRIF ne voudra pas connaitre cette machination sordide contre le Professeur et  l’enseignement de la shoah tel que prévue au programme des lycées.  Il ne veut toujours pas connaître.

Et quand des militants de la mémoire de la shoah lui ont demandé qu’il fasse quelque chose, le bureau du CRIF fut alors brusquement victime de la formation d’un très gros bouchon de cérumen dans ses oreilles, par ailleurs si sensibles…

Les chahuts organisés, pendant la minute de silence pour les victimes juives de la tuerie de Toulouse, pour Tzukirman, ça semble n’avoir jamais existé : Les dénoncer, en parler en 2014, serait-ce une odieuse calomnie xénophobe, un ignoble ragot raciste, provenant d’individus « d’extrême droite » pour lesquels le rôle des Juifs vivant en France dans les années trente est aujourd’hui tenu par les observants de la charia.

Tandis que les deux ou trois cents, sur trente à quarante mille, scandaient : « Juifs la France n’est pas à vous ! CRIF dehors !!! », Ça c’est autre chose, bien plus grave que les meurtres de Toulouse.

Cela, c’est du lourd ! Cela doit faire oublier la manifestation salafiste des Champs Elysées, ponctuée de « égorgez  les Juifs ».

Pour les dirigeants du CRIF, les apprentis égorgeurs de Juifs, que l’on retrouve dans les réseaux takfiri pourvoyeurs en combattants pour le califat islamique en Syrie, ne doivent plus être cause de préoccupation. La menace est ailleurs. La menace, c’est ce qu’ils appellent « extrême droite », qui recouvrirait tout ce qui pense que le Président Hollande n’est plus à sa place à l’Elysée et que l’union européenne n’est pas légitime.

Pour les dirigeants du CRIF, sont donc « d’extrême droite », les sans-culotte, Saint-Just, Babeuf, Couthon, les « Montagnards » de 1792-1794, les socialistes de 1848, Blanqui, Vaillant, les hommes de la Commune de 1871 ; ils ne seraient pas des républicains, puisqu’ils estimaient : que les mandants sont au-dessus des mandés, qu’un mandat électif peut être retiré par le Peuple qui le lui a confié dès lors qu’il ne se reconnait plus dans les choix et décisions gouvernementaux.

Il faut croire que pour les notables impotents, qui parlent depuis la tribune du dîner du CRIF au nom du peuple d’Israël en France, au nom du peuple juif, c’est infiniment moins grave d’appeler à « égorger les Juifs » que de penser que ce gouvernement et que son chef ont fait leur temps, au plan politique.

En les écoutant on doit se dire : qu’il ne faut surtout pas rendre responsable, des vastes pogroms espérés par une population fanatisée par l’idéologie du djihad et du Takfir, ni l’UOIF ni sa matrice l’internationale du djihad rampant, les « frères musulmans », dont on voit en Tunisie, en Egypte, à Gaza… qu’elle est bien la fabrique d’où sort en permanence djihadisme et takfirisme.

Alon Gilad

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