Le culot monstre de Brice Hortefeux illustre le mépris des politiciens pour les Français

Publié le 20 août 2012 - par - 1 471 vues

Dans une interview vendredi matin à RMC/BFMTV, l’ancien ministre de l’Intérieur ose affirmer sans sourciller : « J’observe – et c’est curieux que personne ne le note – qu’il n’y a pas eu pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy d’émeutes urbaines. »

Mensonge éhonté que signale un article en ligne du Monde, qui cite (avec liens à l’appui) cinq cas d’émeutes urbaines sous le mandat de Nicolas Sarkozy (Villiers-le-Bel, Firminy, Grenoble, Woippy, Grigny).

Liste certainement non exhaustive ! On pourrait par exemple ajouter les défilés de supporters algériens à Marseille lors la Coupe d’Afrique des Nations, qui se transformaient régulièrement en démolitions de magasins et de mobiliers urbains sur la Canebière, et qui ont même causé l’incendie de cinq bateaux au Vieux-Port.

Et dans son interview, voulant en rajouter à l’encontre de Manuel Valls, Brice Hortefeux ajoute immédiatement : « Quand j’étais ministre de l’intérieur, je donnais des consignes très strictes : il faut interpeller très vite. ». (Voir la vidéo dans l’article du Monde.)

Quel aveu ! L’ancien ministre de l’Intérieur se prend les pieds dans le tapis. En effet, pourquoi apporter cette précision dans un passage sur les émeutes urbaines alors qu’il prétend qu’il n’y avait pas d’émeutes urbaines lorsqu’il était ministre de l’intérieur ?

De plus, on aimerait avoir quelques exemples d’« interpellations très vite » lors des émeutes urbaines sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Je ne me souviens guère d’une efficacité plus grande qu’à Amiens sous Hollande-Valls-Taubira…

Les mensonges de Brice Hortefeux relèvent d’un culot monstre, qui traduisent un mépris total de la classe politique pour les Français. Ce mépris par la tromperie permanente a illustré tout le mandat de Nicolas Sarkozy qui avait pourtant affirmé lors de sa campagne : « Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas ». Et évidemment, il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement sous la présidence de François Hollande.

Oui, nos politiciens UMPS (et Modem, EELV, FG) nous prennent pour des imbéciles sans mémoire, des demeurés juste bon à glisser un bulletin dans l’urne de temps en temps. Brice Hortefeux vient d’en faire une belle illustration.

Ne nous laissons plus berner par leurs belles paroles, par leurs promesses non tenues, par leurs retournements de veste. Ne comptons plus désormais que sur nous-mêmes pour renverser la table de cette arrogance méprisante qui salit la démocratie et discrédite la politique.

Roger Heurtebise

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