Le débat sur l’islam mérite mieux que des caricatures infantiles

Publié le 21 septembre 2012 - par - 1 228 vues

Les textes fondamentaux de l’islam sont la doctrine de référence attribuée (qu’elles même ne s’attribuent pas toujours), à un milliard quatre de personnes,  le droit musulman qui en émane a été pensé durant des siècles par des esprits aussi subtils que les ceux de nos juristes. Le débat sur la compréhension, la plasticité ou non du sens de ces textes, et leurs conséquences politiques, psychologiques et autre, mérite mieux que des caricatures infantiles.

Je suis indignée par cette véritable entreprise d’occultation du débat, que représente le fait de le ramener à des enfantillages. Je suis indignée par le mépris qu’il y a pour « la culture de l’autre » dans cette attitude, cette volonté de faire croire qu’il n’y a rien à débattre, que des siècles de traités et de  jurisprudence islamique peuvent balayés par un dessin malpropre.

Quel mépris pour les populations soumises à l’islam : là, oui, il y a un véritable mépris et un véritable européocentrisme, un esprit colonialisme qui n’arrive même pas à imaginer que l’autre puisse avoir une culture et un droit !

Depuis que j’étudie l’islam et ses textes, certes je les conteste, certes je les accuse d’être des textes extrêmement dangereux promouvant (mais pas  uniquement ….) la violence, la haine, le mépris, certes j’estime (sous réserves d’en connaitre plus) qu’il y a sans rien de radicalement original dedans (de l’originalité dans la formulation certes), comme le dit Arnaldez, mais j’y trouve aussi la recherche d’esprits humains, d’un niveau tout à fait estimable, une recherche qui doit être reconnue et discutée avec les données d’aujourd’hui.

« Soufi ou mufti ?», demandait le livre de Anne-Marie Delcambre : à quoi peut mener l’islam, compte tenu de ses textes et de la situation actuelle, connaissant ces textes, connaissant l’histoire, quelle est ou peut-être leur plasticité, leur évolution : c’est à ce niveau que doit se situer le débat.

Je suis anti-islam parce que je pense que compte tenu du sens de ces textes, étant-doné leur lecture logique au vu des règles d’interprétation qui en émanent, les textes fondamentaux de l’islam sont des prêches de violence, de haine et de mépris, une violence, une haine et un mépris qui sont le sens logique de textes dont la force de contrainte vient de la foi en un Dieu qui menace de l’Enfer, et que par conséquent, le risque que cette violence soit appliquée par quantité d’adeptes est très élevé, sans qu’il n’y ait bien entendu aucun déterminisme entre le fait d’être dit « musulman » et la décision volontaire, prise selon son libre arbitre, d’obéir aux injonctions les plus dures de ces textes, ni à l’inverse, la décision de ne pas s’y soumettre ou d’invention une lecture plus douce.

Autrement dit j’estime que la plasticité de ces textes est bien trop insuffisante pour éviter qu’ils ne mènent aujourd’hui, étant donné les circonstances économiques, géologiques et démographiques actuelles, à des génocides et autres horreurs, qu’il est urgent, plus qu’urgent d’enrayer.

Les textes de l’islam comprennent des aspects semblables à la doctrine nazie, et les rappels du coran criés aujourd’hui sur les Champs Elysées «  Khaibar .. » par « quelques » musulmans, rappels qui sont des appels aux pogroms montrent une fois de plus le degré de dangerosité, à l’heure actuelle de ces textes.  Voilà pourquoi il faut être anti-islam, ce qui n’a rien à voir avec une accusation abusive de « tous » les musulmans, alors que tous ne prônent ( ni même ne connaissent…) pas l’application la plus dure de ces textes.

Voilà aussi pourquoi il faut continuer le débat, avec les musulmans convaincus qu’une interprétation plus douce est possible, comme aussi avec les « islamistes », pour comprendre leur pensée, pour les convaincre de l’horreur de cette doctrine, que l’on soit croyant ou pas. Ce débat ne peut pas se réduire à des caricatures stupides : s’il y avait un réel débat repris par les grands médias, si les débats qui ont eu lieu par exemple entre Rémi Brague et Malek  Chebel, entre Tarik Ramadan et Dominique Urvoy, entre Anne-Marie Delcambre et des imams, étaient mis à la une de nos grands titres, le fait que Charlie publie ses déconnades à coté paraitrait normal, mais quand la presse française ne sait mettre à la une que ces enfantillages, on peut parler de décadence.

La seule issue pacifique au problème posé par ces textes, violents et justifiant la haine, est la prise de conscience. La prise de conscience implique la connaissance et non pas la « pieuse ignorance », elle est facilitée par le débat avec tous.

Tous ceux qui empêchent cette prise de conscience, soit en accusant, par divers amalgames et confusion, les critiques de l’islam de racisme, soit en occultant l’objet du débat : les textes et la jurisprudence islamique, comme le fait cette politque de publications d’idioties, tous ceux sont coupables de favoriser les violences qui découlent de ces textes, de réduire les chances de cette prise de consience, je le répète : seule issue pacifique possible.

On me reproche de critiquer le mouvement féministe d’aujourd’hui : je remarque encore une fois que c’est un anti-islam nommé Zohra Nedaa-Amal qui dénonce les appels au pogrom, en nous expliquant la référence que le slogan « Khaibar » fait aux textes, et que à part ma pomme qui les dénonce depuis des années, ces appels au pogroms n’ont été dénoncés par aucune féministe, aucune n’étant capable de savoir ce qu’explique Nedaa-Amal : là aussi, incompétence et décadence ( ou indifférence envers les pogroms …)

 Elisseievna

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