Les curieuses méthodes du directeur de Sos Racisme pour défendre la liberté d’expression

Publié le 9 novembre 2011 - par - 3 952 vues
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Dimanche dernier, 6 novembre 2011, Guillaume Ayné, directeur général de SOS-Racisme a tenté de m’empêcher de manifester sur l’esplanade de l’Hôtel de ville à Paris. Il s’agissait pourtant d’une protestation ouverte à tous les citoyens qui s’élèvent contre l’incendie des locaux de Charlie Hebdo, contre le piratage de son site par des hackeurs turcs et pour défendre la liberté d’expression, y compris caricaturale et blasphématoire.

Aux côtés de mes amis de gauche, lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, j’avais soutenu Charlie Hebdo, sommé qu’il était de se soumettre aux interdits islamiques et, finalement, mis en demeure par des associations musulmanes soi-disant modérées. La République ayant tenu à ses principes, ces charlots musulmans qui voulaient restreindre la liberté d’expression ont fini par perdre le procès. A cette occasion, le journal satirique a même publié un petit texte que j’avais intitulé : « Ce n’est même pas une caricature ! ». J’y avais démontré que Mahomet, prescripteur et pratiquant actif du jihad, sabre en main, est bien pire que les esquisses qu’en ont fait les Danois et nos dessinateurs français. Les jihadistes musulmans savent très bien que c’est l’exemple de Mahomet qui les inspire. La bombe placée par le caricaturiste danois dans le turban de Mahomet reflétait une certaine vérité. C’est pour cela que bien des musulmans se  sentirent blessés.

A l’époque du procès contre Charlie Hebdo, j’étais encore en odeur de sainteté auprès de la revue Prochoix et de mes amis de gauche. Mais entre-temps, ces compagnons de route sont restés en si bon chemin : ils s’en donnent à cœur joie, tout autant que le régime saoudien, contre les islamistes et contre les extrémistes. Autrement dit, mes amis de gauche s’occupent des feux de diversion et nous laissent nous attaquer, nous autres ripostards laïques, au cœur du réacteur, à l’islam, à cette vénération mortifère et meurtrière du Coran et de Mahomet. Voilà donc le buisson ardent, source de tous nos ennuis, à commencer par ses premières victimes : les musulmanes et les musulmans. Il est aussi la pomme de discorde entre Riposte Laïque et nos anciens amis de gauche. Touche pas à l’islam, nous disent-ils tous en cœur, sinon nous vous collons l’étiquette d’extrême droite, surtout que vous vous associez à des actions où le Bloc Identitaire est présent !

SOS-Racisme et toute la gauche, pour des raisons bassement électoralistes, se sont ainsi laissés engluer dans l’hypocrisie : Harlem Désir, Malek Boutih, Fadela Amara, Dominique Sopo, Guillaume Ayné, Ni Putes Ni Soumises… savent très bien que c’est l’islam qui prescrit la soumission, au quotidien. Ils savent très bien que c’est l’islam qui prescrit le voilement des filles, nos citoyennes ou voisines qui doivent raser les murs et baisser les yeux dans nos quartiers. Ils savent très bien que cette soumission est si voyante que les militants de la prosternation (sans les militantes) narguaient le maire socialiste du 18e, Daniel Vaillant, ex-ministre de l’intérieur, comme ils avaient si longtemps nargué la République et bien des ministres de l’intérieur, de droite comme de gauche. La République des lâches n’étant pas l’apanage d’un seul camp !

SOS-Racisme et nos amis de gauche savent très bien que les vidéos de Riposte Laïque ont patiemment révélé, semaine après semaine, ce scandale qui leur crevait les yeux, ces occupations illégales des rues par des prieurs du vendredi, sans qu’on y voit les musulmanes s’abaisser à cette indignité : elles prient chez elles, comme peut le fait tout musulman, seul ou en petit groupe. Il a fallu que nous organisions un « Apéritif saucisson-pinard » pour qu’ils s’affolent et crient au « racisme ». Pourtant nous y avions convié tout le monde, et tout particulièrement les citoyens de culture musulmane qui pouvaient ainsi boire un coup avec nous et démontrer aux lâches de la République que le saucisson est bon, aussi bien pour l’intégration que pour l’assimilation.

Si SOS-Racisme et nos amis de gauche versent des larmes de crocodiles sur les « pauvres » musulmans, c’est parce qu’il savent que leur assimilation à la culture française les priverait du rôle de pleureuses sur le sort de ce prolétariat de substitution et des subsides qu’ils tirent de ce ‘charité’ -business. Ils se complaisent bien dans le rôle de pasteurs qui protégeraient le troupeau sans défense du méchant loup, de Riposte Laïque, du Bloc Identitaire et de l’extrême droite. C’est cette démarche paternaliste qui permet à des soi-disant militants de gauche de maintenir les musulmans sous tutelle, infantilisés, à tout jamais ‘victimes’, de père en fils. Mes amis de gauche et SOS-Racisme ne nous pardonnent pas d’avoir voulu taquiner, dans la joie et la bonne humeur, le maire du 18; sans nous prosterner sur la chaussée et en demandant une autorisation au préfet de police, s’il vous plait ! Et ils ont trouvé le biais pour nous discréditer : puisque nous nous sommes associés au Bloc Identitaire, nous ne pouvions être que d’extrême droite ! Le comble pour eux, est que nous ayons osé organiser les « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays » à Paris, aux côtés du même Bloc Identitaire, tout en invitant Oskar Freysinger, le champion de la lutte contre l’érection des minarets en Suisse.

Auprès de la gauche et des associations comme SOS-Racisme nous sommes donc devenus à tout jamais infréquentables, perdus, égarés à la droite de la droite.

 

Ma lutte a toujours été de gauche

Mes amis de gauche et de SOS-Racisme peuvent toujours courir pour me classer à l’extrême droite, ils n’y arriveront pas. Je considère que mes combats seront toujours républicains et souvent classés à gauche ; sans prétendre que la gauche en aurait le monopole :

  • J’ai toujours considéré la lutte contre l’opium du peuple comme un combat avant tout de gauche
  • J’ai toujours considéré la lutte contre le voilement des femmes et contre leur discrimination vestimentaire comme un combat de gauche
  • J’ai toujours considéré la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes et entre les croyants et non-croyants comme  un combat républicain et de gauche.
  • J’ai toujours considéré la religion islamique comme rétrograde puisqu’elle est fondée sur le principe d’inégalité intrinsèque entre les hommes et les femmes et sur la supériorité du musulman sur tous les autres, croyants et non-croyants.
  • J’ai toujours considéré le combat pour la liberté d’expression comme un combat républicain, ni de gauche, ni de droite
  • J’ai toujours considéré la fraternité comme une valeur républicaine, ni de gauche ni de droite, alors que l’islam la restreint à la communauté de ses adeptes tout en écrasant les femmes .

L’islam est foncièrement liberticide, misogyne, séparatiste, hégémonique et inégalitaire. Ses interdits et ses prescriptions alimentaires, sexuels, matrimoniaux, vestimentaires, sépulcraux érigent des murs de séparation et de lamentation entre les musulmans et le reste de la communauté humaine. Il est temps d’en finir avec ce dogme dont la pratique est nocive à ses adeptes ainsi qu’à leurs concitoyens et voisins ; du Cachemire au Nigéria, de l’Algérie aux polders des Pays-Bas, là où, il y a sept ans, Théo van Gogh fut assassiné, en pleine rue.

Manif de soutien à Charia Hebdo

Le 6 nov. 2011 - Esplanade de l'hôtel de ville à Paris

C’est pour défendre la liberté d’expression que j’ai décidé de manifester contre l’incendie des locaux de Charlie Hebdo, pardon Charia Hebdo, et contre le piratage de son site par des hackeurs turcs. Comme je n’ai jamais reculé devant les rétrogrades de tout poil et les soumises de tout voile, ce n’était pas le directeur général de SOS-Racisme, Guillaume Ayné et son service d’ordre qui pouvaient m’empêcher de manifester et de défendre la liberté d’expression en général et la mienne en particulier. Il a voulu me jeter comme un malpropre, hors de cette manifestation, en déclarant que je n’y étais pas le bienvenu. Raison invoquée : je serais d’extrême droite ; la preuve : j’ai participé à l’« Apéro saucisson-pinard » et aux « Assises contre l’islamisation de nos pays » aux côtés du Bloc Identitaire. Guillaume Ayné, dans son raisonnement sectaire qui frise la ‘bornitude’, n’a même pas remarqué que ce sont les vigiles du Bloc Identitaire qui m’ont protégé, moi le métèque d’origine marocaine, nullement identitaire, pour pouvoir m’exprimer librement et blasphémer comme je le voulais.

SOS-Racisme, comme je l’ai écrit à propos de Guillaume Ayné, est bel et bien islamisé dans sa tête, par le sommet : comme bien des musulmans, sa direction s’est mise à inverser les rôles et les valeurs. Son directeur général aimerait tant me déconsidérer comme raciste parce que je tape sur l’islam, sur le Coran et sur Mahomet, notoirement ségrégationnistes et liberticides. Sans y prendre garde, Guillaume Ayné s’est placé du côté des dealers de l’opium auprès du peuple.

Mais il n’a pas vu venir la colère des citoyens présents sur cette esplanade qui étaient justement venus défendre la liberté d’expression. Ils ont rabroué et hué Guillaume Ayné, malgré le soutien de son service d’ordre. Ce dimanche 6 novembre 2011, j’étais fier d’avoir des concitoyens qui m’ont défendu et qui m’ont ainsi permis de manifester sur l’esplanade de l’Hôtel de ville, au nez et à la barbe de SOS-racisme et de ses pasteurs qui s’ignorent.

Pascal Hilout

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