Le droit d’asile, à en devenir fou

Publié le 4 août 2015 - par - 14 commentaires - 2 900 vues
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Nous n’en sommes qu’au milieu de l’année et l’Allemagne a déjà reçu plus de 300’000 demandes d’asile – contre 200’000 pour l’ensemble de l’année 2014. Le site d’Eurotunnel à Calais est devenu le centre d’une polémique alors que la société doit faire face à plusieurs centaines de tentatives d’intrusion chaque nuit – avec parfois des morts. L’immigration est la première préoccupation des Européens.

asile-mendiants

Et en Suisse? Rien du tout. Dans le petit pays au centre de l’Europe, on célèbre le premier août comme il se doit – l’occasion de faire un peu la fête sans se préoccuper du lendemain.

Ce n’est pas que les gens soient moins inquiets, au contraire, mais simplement l’effet d’une situation où la caste médiatico-politique s’oppose frontalement aux citoyens. On a passé le stade où il suffisait de nier le problème ; désormais, on l’embrasse carrément, prenant fait et cause pour les envahisseurs. Le peuple n’est plus ignoré, il est ouvertement ridiculisé et méprisé.

La conseillère fédérale Simmonetta Sommaruga représente une espèce de monument historique vivant dans la catégorie pourtant disputée du déni de réalité. Son discours du premier août est ainsi un modèle du genre. Son éloge de la démocratie directe est-elle une oraison funèbre? Il est vrai qu’elle en est le premier fossoyeur, refusant obstinément de mettre en place des initiatives votées par le peuple comme le renvoi des criminels étrangers ou le refus de l’immigration de masse. Mais la Suisse, qui pèse un bon 0.95% de l’économie mondiale, se doit de devenir, à coup de taxes bien entendu, le fer de lance de la lutte contre le prétendu réchauffement climatique anthropique…

Pendant ce temps, les immigrés clandestins s’accumulent. Partout. Il faut ouvrir des centres de protection civile, des structures d’accueil, nourrir, loger, blanchir, distraire en distribuant de l’argent de poche. L’État pourvoie à tout, récoltant les ressources nécessaires sur le dos des contribuables. Il faut bien payer les smartphones avec un crédit de communication (pas compris dans le forfait payé aux mafias pour parvenir sur le continent semble-t-il) pour rester avec les cousins et oncles restés au pays ou déjà en route. Et surtout, surtout, il faut entretenir l’industrie florissante de l’asile – ses conseillers administratifs, ses traducteurs, ses travailleurs sociaux, ses magasiniers, fourreurs, nettoyeurs, comptables, sous-directeurs, animateurs, cuistots, fournisseurs et tutti quanti. Un secteur public pléthorique et en forte croissance, œuvrant sans relâche à surcharger jusqu’à la détruire la société hôte.

Le terme d’immigré clandestin est probablement galvaudé vis-à-vis de gens aussi plaisamment accueillis malgré leur mépris ouvertement affiché de toutes les lois sur l’accès d’un individu à un territoire donné – le viol des lois sur l’asile authentique n’étant que la première d’une longue liste d’infractions. Il n’y a jamais eu moins clandestin que ces gens s’invitant au vu et au su de tous. Le terme de « migrant », tournure de voix passive et fataliste particulièrement prisée de la classe médiatique, n’est pas moins mensongère ; elle laisse croire que rien ne peut être fait et que tout cet épisode a un parfum de transitoire. Or, le migrant n’a absolument pas vocation à migrer, au contraire, il vise l’installation définitive et une vie confortable aux dépens du pays qui l’accueille.

Malheureux migrants! En Suisse, on travaille à leur fournir une liste infinie d’excuses. Lorsque ce n’est pas la RTS qui nous livre sa « série de reportages de l’été » sur ces braves gens c’est au tour de la presse écrite de nous expliquer que la vie dans les abris de la protection civile n’est pas tenable. Ailleurs, en guise d’intolérable ils sont passés à la vitesse supérieure ; l’Italie nous donne ainsi l’exemple d’une manifestation pour avoir de meilleurs logements et de meilleurs habits, ou d’une autre parce que la température des douches et des bains n’est pas à leur goût. Ils joignent le geste à la parole ; lorsque les habits gracieusement fournis ne sont pas assez à la mode, ils les jettent. Mais vous ne verrez pas ces reportages dans les médias mainstream.

Question: avec leur nombre croissant, leurs revendications et leur manière de les exprimer vont-elles se calmer, ou au contraire s’aggraver?

Le délire érigé en politique

Tous pays confondus, la plupart des idéologies politiques sont complices de cette triste situation.

L’extrême gauche internationaliste, politiquement dérisoire mais idéologiquement dominante, a toujours vu ces nouveaux damnés de la terre comme un excellent moyen de mettre à genoux la bourgeoise société d’accueil qui les recevait. Les troubles civils consécutifs à une surcharge de population allogène revendicative, alliés à l’explosion des coûts de la paix sociale, font le terreau de bonnes guerres civiles.

Les grands frères fréquentables socialistes voient, quant à eux, une excellente façon de punir leur électorat traditionnel des classes populaires qui a eu le malheur de se tourner vers d’autres formations politiques. Quel meilleur moyen de créer une nouvelle population de working poors qu’en mettant en concurrence les employés locaux les plus modestes avec des candidats littéralement issus du monde entier? En outre, l’appauvrissement généralisé est une excellente justification pour une politique fiscale encore plus punitive. S’ajoute enfin la pléthore d’emplois de fonctionnaires qu’implique la gestion de ce lumpenproletariat d’importation et la boucle est bouclée – les socialistes sont gagnants sur tous les tableaux. Nulle surprise donc qu’un Christian Levrat y aille de son couplet en Suisse. Lorsqu’il clame que « le système fonctionne » parce que « nous accueillons des milliers de personnes », il ne fait pas forcément référence à l’intérêt général!

Au centre, diverses formations mineures d’obédience chrétienne, sur le papier tout au moins, font acte de myopie sélective en promettant accueil et soutien à des immigrés dans leur écrasante majorité musulmans, qui les méprisent et ont parfois été responsables d’exactions anti-chrétiennes dans leur propre pays d’origine. Cette contradiction n’est rien d’autre que les reflets de la posture merveilleusement incarnée par le Vatican qui culpabilise le monde entier à tour de bras sans accueillir lui-même le moindre réfugié.

L’aile économique n’est pas en reste: ouvrir les frontières c’est embaucher les meilleurs talents au meilleur prix ; les effets négatifs liés aux coûts sociaux du regroupement familial ou de la criminalité s’inscrivent dans une autre logique puisqu’ils concernent la société entière et seront payés par elle et non par le simple employeur. On retrouve donc l’équation si profitable de la privatisation des profits et de la collectivisation des pertes chère à certains grands comptables du secteur privé. La question de l’asile ne s’inscrit pas directement dans ce cadre pour les emplois les plus évolués mais trouve néanmoins sa place dans une stratégie pro-immigration assumée. Tous ces nouveaux miséreux sont autant de bouches à nourrir, de couvertures à fournir, de services à facturer…

Certains libéraux enfin s’aveuglent volontairement en ne voyant en chaque migrant qu’une ressource bienveillante, prête à travailler courageusement pour rembourser sa dette à sa société d’accueil dès qu’on lui en donnera l’occasion. Et si d’aventure il ne le fait pas c’est probablement à cause du vil système de redistribution étatique, sans comprendre que c’est à cause de celui-ci qu’il a entamé le voyage et qu’il deviendra de la plus extrême violence si on le force à y renoncer! Arc-boutés dans une perception rousseauiste du bon sauvage en totale contradiction avec la nature humaine et les enseignements de l’actualité, ils donnent une nouvelle profondeur au concept de déni de réalité.

Non, l’idéologie ne fait pas bon ménage avec la horde de migrants qui déferle sur les côtes européennes et envahit ses gares et ses centre-villes. Ce défi soudain et immense, cette guerre civile qui ne dit pas son nom, façonnera brutalement le destin de notre continent dans un avenir proche. Et quel que soit le pays européen dans lequel vous vous trouvez, ne comptez pas sur vos élites locales pour mener la lutte – soit elles sont trop stupides pour y parvenir, soit elles sont corrompues au point d’avoir fait cause commune avec l’ennemi.

En Suisse, c’est objectivement le cas de 80% de la classe politique, et même la démocratie directe a ses limites lorsque les élus décident de n’en faire qu’à leur tête, nous présageant un avenir des plus sombres. Mais comme les électeurs portent toujours les mêmes personnes au pouvoir, c’est probablement qu’ils sont satisfaits.

Stéphane Montabert

Paru en premier – Sur le web et sur Lesobservateurs.ch,  le 2 août 2015

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14 réponses à “Le droit d’asile, à en devenir fou”

  1. lulu dit :

    Franchement comment peut on être naïfs à ce point pour qualifier nos dirigeants d’irresponsables , d’inconsciences, alors qu’en faisant rentrer tant de migrants majoritairement musulmans , ils ont pour objectif premier de détruire nos racines chrétiennes .? Il faut enfin vous fourrer ça dans la tête . Ils savent parfaitement ce qu’ils font .

  2. Yves ESSYLU dit :

    L’émigration saigne l’Afrique et l’immigration arabo-musulmane détruit la France
    Dire qu’il existe des décérébrés par le marxisme pour prétendre que ces envahisseurs sont assimilables comme l’étaient les familles chrétiennes de Pologne ou d’Italie outre pour nier la stratégie du grand remplacement

  3. Rigdebert Rinocero dit :

    « dans les médias « mainstream » ; si on veut évite de recourir à cet anglicisme on peut tout aussi bien parler des « grands médias » ou encore de « médias de masse ».

  4. Lulu dit :

    Flamme, vous trouverez une réponse à vos légitimes interrogations , en allant sur YouTube et la franc-maçonnerie. Vous comprendrez enfin le pourquoi du comment nos gouvernements encouragent cette immigration sauvage véritable cinquième colonne sur notre territoire . Bon ensuite il faut faire suivre les infos à tous les enfumés .Sacré boulot … Peut être se réveilleront ils enfin !

    • paul ussion dit :

      Dans vos élucubrations, vous oubliez simplement … les juifs ! En effet, le grand complot mondial dont on parle depuis + de 100 ans est le conflit « judéo-maçonnique ». A part ça, ça va le tibia ?

  5. flamme dit :

    Notre pays est un de nos biens les plus précieux… Nous y sommes charnellement attachés… Pourtant, il m’a fallu abandonner des endroits que j’aimais pour fuir ces gens – toujours plus nombreux et agressifs – avec qui je n’avais aucunement envie de « faire république » ni « vivre ensembleuuu »…
    Arrivée dans une lointaine province du centre de la France, il va falloir encore que je m’en aille… Le tsunami migratoire y frappe de façon consternante… J’envisage Mars ou Jupiter !
    Nos « zélites » ont juré de faire aux Peuples de souche le plus de mal possible… Ils feront de nos pays un enfer !!!

  6. Beate dit :

    « immigrés clandestins »

    Cela n’est pas de la migration. C’est une invasion. C’est la guerre.

    Ces « pauvres migrants » font partie du plan de destruction des peuples européens.

    Ces « pauvres migrants » sont des djihadistes en tenue de camoufflage; ils se joindront aux musulmans « modérés » (djihadistes en sommeil) et aux musulmans qui logent dans les prisons en attendant que les portes s’ouvrent lors du signal d’attaque.

    Les dirigeants irresponsables des pays d’Europe et les ONG aidant les « pauvres migrants » sont des criminels qui devront répondre de leurs actes devant un tribunal; ils sont coupables de haute trahison.

    Les armées de tous les pays d’Europe doivent se désolidariser de leurs dirigeants irresponsables pour protéger les peuples européens contre l’invasion des « pauvres migrants » et contre l’islamisation de nos pays.

    – L’État islamique menace d’envoyer 500.000 migrants en Europe : ce n’est pas une menace en l’air !
    http://resistancerepublicaine.eu/2015/letat-islamique-menace-denvoyer-500-000-migrants-en-europe-ce-nest-pas-une-menace-en-lair/

  7. Lulu dit :

    Les gens ne sont pas satisfaits du tout mais les médias les conditionnent pour qu’ils ne fassent pas le lien entre leurs frustrations et cette politique mortifère qu’on leur impose . C’est juste scandaleux et c’est à nous qu’il incombe de faire le job pour les réveiller de leur anesthésie . De plus les migrants déjà présents et de plus en plus nombreux , soutiennent les aspirants à l’immigration . Il est grand temps de réagir .

  8. balte dit :

    Ce qu’il faut comprendre,c’est que tous ces gens qui se donnent bonne conscience en accueillant n’importe qui chez les autres (jamais chez eux) ne contribuent pas à résoudre les problèmes mais à les faire empirer. Ils ne servent à rien sinon à augmenter la misère humaine. On se demande si leur politique n’est pas dictée par un seul motif idéologique:nuire à une société où ils ne se sentent pas à l’aise. Ils ne méritent que notre mépris pour la façon qu’ils ont de se donner bonne conscience à moindre coût pour eux-mêmes. Il est temps que l’état fasse respecter les lois. Mais il faut bien dire qu’avec un président qui donne le mauvais exemple,en fraudant le fisc (Hollande n’a jamais payé l’ISF alors qu’il aurait du) il reste bien du travail à faire.

  9. Martin dit :

    On quitte Lyon, puis Toulon, puis la France pour la Suisse jadis plus sure, moins vorace et moins contaminée par l’ ignoble islam et voilà-t-y pas que ce dernier et les sales manies de la France vous y rattrapent. C ‘est vraiment la bête immonde en train de s’ emparer de la planète! Où aller pour lui échapper ? au delà du cercle polaire ou en Terre de Feu peut-être. Mon souvenir discret et forcément anonyme à G & MP.
    Martin au pays de l’ or zen

    • Dobermann dit :

      Thaïlande ; comme nous ! La_bas ils rasent les murs avec les Thaï, sinon c’est la mort et avec la bénédiction du roi en personne….compris? Sinon tu as l’amérique du sud….ou la Jamaïque, les Jamaïcains les adorent !!!

    • Oui-Oui dit :

      La meilleure destination pour échapper à L’islam c’est le Japon. Le Japon est le seul pays qui ne donne pas la citoyenneté aux musulmans. Au Japon les musulmans n’ont pas droit à la résidence permanente. Au Japon on ne trouve ni nourriture halal, ni éducation islamique, ni médias en arabe, ni littérature islamique. L’importation de Corans en langue arabe est interdite. Les musulmans peuvent très difficilement louer une maison au Japon. Les japonais considèrent que l’islam est une religion de pays sous-developpés etc.