Le droit de vote pour les étrangers est une aberration républicaine

Publié le 5 décembre 2011 - par - 642 vues
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Ces questions arrivent à point nommé actuellement dans le débat, mais c’est sans doute pas pour les objectifs, voire les conséquences que voudraient obtenir leurs auteurs.
En effet, l’acculturation historique de nos valeurs républicaines acquises depuis 1789 jusqu’au début du 20ème siècle est proprement ahurissante aussi bien par les responsables politiques que par les médias.
Il faut savoir en effet que la notion de nationalité et que le concept de laïcité ont été et sont donc toujours étroitement liés.
La nation a été clairement définie par nos révolutionnaires de 1789 comme n’étant pas d’origine ethnique (pas de droit du sang), contrairement à la notion anglo-saxonne et germanique, mais fondée exclusivement sur le fait de résider sur le territoire français. Est-ce donc totalement un droit du sol ?
Non car les républicains de 1789 et années suivantes ont exclu de facto de la nation françaises les émigrés de Coblenz qui refusaient la république. La citoyenneté française s’est donc fondée progressivement sur l’adhésion à la république et à ses valeurs; on dirait plutôt maintenant à l’allégeance à la république et à ses valeurs, de ceux qui résident sur le territoire national.
Cela a une grande conséquence. Ce n’est pas la nation qui fonde la République, mais la République qui fonde la nation, notion qui a été reprise ces dernières années uniquement par Jean-Luc MELENCHON et François BAYROU, au grand dam de l’acculturation d’autres politiques comme Marine LE PEN.
Mais cela signifie que si tous ceux qui résident sur le territoire national doivent avoir
obligatoirement la nationalité française (dans la pratique, par exemple obligatoirement au bout de 10ans de résidence), cela implique déjà que ceux qui la refusent doivent quitter le territoire national. Mais a contrario la République a le droit et le devoir de s’assurer que ceux qui résident sur le territoire national et qui acquièrent la nationalité française font allégeance à la république et à ses valeurs.
La signature d’une charte des droits et des devoirs de citoyens français paraît ainsi dans ce contexte une nécessité. Seulement, les personnes qui sont issus du droit du sol (y compris ceux qui comme on dit « de souche », doivent aussi signer cette charte à leur majorité, sinon, comme les autres, ils doivent être invités à quitter le territoire national et perdre leur nationalité (beaucoup d’admirateurs du Front National, surtout des nostalgiques de Jean-Marie LE PEN, entre autres, devraient être dans ce cas).
La conséquence sur les droits politiques vont alors de soi: seuls les citoyens résidants sur le
territoire national et ayant de facto la nationalité française ont le droit de vote à toutes les élections.
Le droit de vote accordé à des étrangers, et en plus a minima à des élections locales, est une aberration républicaine, cette fois n’en déplaise à Jean-Luc MELENCHON.
Cette situation où une partie importante de la population n’a pas la nationalité française en résidant sur le sol français et en ayant droit à être électeurs a minima est une aberration dans le droit républicain et fait un retour à la situation de la démocratie athénienne antique dans laquelle la population a des droits différents selon qu’on est citoyen,, métèque ou esclave.
Mais quelles sont les valeurs de la république auxquelles les citoyens doivent souscrire en signant une charte des droits et des devoirs.
L’égalité des droits
La démocratie
La laïcité
Mais encore faut-il les définir, sinon cela ne sert à rien.
Notre bateleur François HOLLANDE en prônant d’inscrire la laïcité dans la constitution semble oublier que c’est déjà formellement le cas « la République française est une République laïque ». Mais par contre, il faut définir précisément ce qu’on entend par laïcité , concept qui regroupe d’ailleurs en lui-même les principes de liberté individuelle, d’égalité en droit, de fraternité sociale.
Or la conception de laïcité générée dans l’histoire républicaine française implique non seulement la séparation des églises et de l’Etat, mais aussi la soumission des prescriptions religieuses aux lois républicaines.
Et chiche, une inscription de la laïcité dans la constitution permettra de faire des recours de type questions prioritaires de constitutionnalité permettant non seulement d’abolir le concordat en Alsace-Moselle, mais aussi d’arrêter l’entretien des lieux de culte catholiques (les églises construites avant 1905) aux frais des contribuables
Valentin BOUDRAS-CHAPON
http://laicite.republique.free.fr

 

 

 

 

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