Le fascisme ne passera pas !

La France est en danger. Des groupuscules fascisants, avec du soutien en haut lieu et dans une certaine presse, menacent la République. Ils ne se disent pas ouvertement fascistes, mais ils ont toutes les caractéristiques du fascisme tel que nos parents et nos grands-parents l’ont connu.
Comme les fascistes du siècle dernier, ils organisent de violentes manifestations de rue, et ils s’efforcent d’empêcher les réunions pacifiques de groupes n’ayant pas les mêmes opinions politiques qu’eux. Défendons la liberté d’expression.
La République est en danger. Ignorant la loi sur la séparation du politique et du religieux en France, ces groupuscules s’allient aux forces religieuses les plus rétrogrades pour imposer des comportements moyenâgeux, tels des interdits alimentaires, et permettre à la religion de faire irruption à nouveau dans la vie publique. La laïcité est menacée. Avec les forces de gauche, traditionnel rempart de la laïcité, unissons-nous tous contre ce nouveau fascisme obscurantiste.
Ces réactionnaires sont également opposés au principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Ils soutiennent les vues de ceux qui voudraient renvoyer les femmes à leurs fourneaux et considèrent que les femmes sont tout juste bonnes à faire des enfants. Ils ne disent pas que la femme est la propriété de l’homme, mais c’est tout juste. Pour préserver les acquis sociaux des derniers siècles, luttons contre ces réactionnaires.
Comme leurs prédécesseurs du siècle dernier, ces groupuscules fascisants sont opposés au capitalisme. Après tout, tout le monde sait que le capitalisme est aux mains des juifs ! On comprend donc leur hostilité au capitalisme. Ils veulent sa destruction, bien qu’ils n’aient aucun autre système économique à proposer pour le remplacer. L’un de ces groupuscules fascisants, dont le seul but est de détruire et de causer la ruine du pays, n’a même pas pu trouver de nom plus positif que « Nouveau parti anticapitaliste » ! Si l’on détruit la prospérité de la France, il n’y aura plus d’argent pour financer les services sociaux dont ont besoin les pauvres des banlieues. Pour une république sociale, combattons ces élitistes bien nourris qui ne pensent pas aux populations défavorisées.
Peuple de France, comme au siècle dernier, unissons-nous pour défendre notre pays. Le fascisme ne passera pas !
François Tocqueville

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