Le feu nucléaire ne peut qu’assombrir l’horizon !

Contrairement à ce qu’affirment les Grands de ce monde, les armes nucléaires ne permettent à aucun peuple les détenant de vivre en sécurité, tant sur le plan civil que sur le plan militaire. Quant à se prétendre vainqueur en cas de conflit armé n’utilisant que les armes conventionnelles, c’est aller vite en besogne, les vrais vainqueurs étant, en l’occurrence, les marchands d’armes ! Or, cet état de fait ne cessera qu’avec la fin des armes, autrement dit jamais, car « l’homme est un animal à mousquet » (Anatole France) ! Les armes nucléaires ne sont donc pas un gage de paix, mais un facteur d’inquiétude mêlée d’angoisse et de terreur, les frappes atomiques ne faisant pas dans la dentelle. En effet, ce qu’elles disent, c’est exactement ceci : « Si tu me tues, je t’extermine ! ». Voilà où nous en sommes.

Pessimisme ? Non ! Réalisme ! Après avoir connu, grâce à Céline et fort intelligemment le « voyage au bout de la nuit », nous risquons aujourd’hui de connaître mais dans un tout autre registre la nuit au bout du voyage !

Maurice Vidal

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3 Commentaires

  1. Céline l’impie lire d’abord

    Mort à crédit, le plus marrant
    Le voyage, le plus littéraire
    la trilogie Nord/Rigodon/D’un château à l’autre, pour une idée de la fin de l’Allemagne en 44-45

    « Les vieillards de l’hospice s’en allaient crachoter leurs cancans avec leurs caries d’une salle à l’autre, porteurs de petits bouts de ragots et médisances éculées. Ici cloîtrés dans leur misère officielle comme au fond d’un enclos baveux, les vieux travailleurs broutaient toute la fiente qui dépose autour des âmes à l’issue des longues années de servitude. » Voyage…

  2. A part, pour le moment, la thermonuke, toutes les armes fabriquées ont déjà été utilisées, tant bactériologiques que chimiques ou nucléaires.

    On attend donc la prochaine étape pour le bouquet final !

    Cependant, le concept de dissuasion (Destruction Mutuelle Assurée ou MAD), aura au moins, pour le moment, limité les guerres entre grandes puissances, sinon, on parlerait déjà tous Chinois.

    • On préfère parler la langue de l’amour qui vient d’une connaissance profonde du vrai christianisme. Patiente, on y va.

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