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Le fiasco d’un État trop obèse pour être efficace

Je ne voudrais pas paraître vindicatif, critique, ou agressif, mais avouons que nous vivons une période catastrophique, tant sur le plan médical et sanitaire que sur le plan de la gestion de la crise que nous traversons.

Rappelons-nous que fin février-début mars, nombreux en France furent les détracteurs des informations chinoises.

Rappelons-nous que certaines personnalités évoquèrent la « petite grippette » qui était à nos portes.

Rappelons-nous les déclarations, informations contradictoires sur les masques, les tests durant le mois de mars.

Rappelons-nous les promesses de masques de protection  (qui ne servent à rien) qui n’arrivent jamais.

Ne nous a-t-on pas dit que les masques pouvaient être utiles pour les personnes atteintes du virus et que pour les autres, leur utilité était nulle ? Donc il fallait protéger les malades et pas les personnes saines ?

Rappelons-nous que notre Président fut aux abonnés absents, et qu’il portait un masque.

Rappelons-nous la discorde, les querelles entre les médecins sur l’hydroxychloroquine.

Rappelons-nous l’orchestration faite autour du Pr Raoult.

Rappelons-nous que notre Président fut amené à rendre visite au Pr Raoult après l’avoir méprisé.

Rappelons-nous que nos soignants (à quelque niveau qu’ils soient) furent admirables, mais n’oublions pas que les hôpitaux ont été malades, délaissés et que le personnel hospitalier souffre.

Rappelons-nous que la France est malade (et le Covid-19 l’a révélé avec force) : nous sommes esclaves de notre gestion inadéquate dans un monde moderne. Nous souffrons d’obésité administrative, de lenteurs décisionnelles,  d’egos démesurés, et nos « dirigeants » souffrent de flatulence intellectuelle.

Depuis la débâcle de 1940, jamais la France n’avait connu une telle chienlit, une telle désorganisation, une absence de cohérence, une direction de l’État à la dérive.

La liste des critiques est à la hauteur des souhaits : sans fin.

Quand changera-t-on de comportement, quand cessera-t-on de vivre avec ces mille-feuilles administratifs ?

Pour l’heure, je dois avouer que je suis anéanti, atterré par nos gouvernants. C’est consternant.

Honnêtement je crains pour l’avenir.

Comment un pays comme la France, qui s’est empêtré dans la conduite de cette pandémie d’une façon lamentable, pourrait-il demain se relever, réactiver son économie et retrouver une valeur particulièrement déchirée de ses dirigeants : la confiance ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? Donnez-moi votre opinion pour que je ne reste pas tout seul.

Yves Rectenwald