Le Figaro : al Andalus est un mythe, l’islam des Lumières n’a jamais existé

Publié le 29 octobre 2017 - par - 34 commentaires - 2 893 vues
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Dans son essai Al Andalus, l’invention d’un mythe, Serafin Fanjul déconstruit le mythe romantique d’un islam éclairé dans l’Espagne médiévale.
Nous avons tous entendu parler d’al-Andalus, mais qui sait précisément ce que recouvrent ces deux mots magiques ? Un paradis perdu au cœur d’un Moyen Âge obscur où musulmans, juifs et chrétiens devisaient à l’ombre de la grande mosquée de Cordoue. Une sorte d’anti-Daech en somme… Mais les historiens sont méchants. Voilà que le rêve se dissipe et qu’une autre réalité apparaît. Avec Al Andalus, l’invention d’un mythe, Serafin Fanjul ne va pas se faire que des amis, en Espagne évidemment mais aussi en France. «Les hommes croient ce qu’ils désirent», disait Jules César. Le mythe d’al-Andalus est calqué sur le désir que naisse ou renaisse ce fameux «islam des Lumières» que tant d’esprits appellent de leurs vœux. N’a-t-il pas existé dans une Hispanie conquise au VIIIe siècle par quelques dizaines de milliers de guerriers arabes et berbères venus d’Afrique du Nord qui créèrent une civilisation inédite à laquelle coopérèrent les trois religions du Livre?
«Les femmes semblent exclusivement destinées à donner le sein aux enfants. Cet état de servitude a détruit en elles la faculté de parvenir à de grandes choses (…)»

Averroès, médecin et philosophe arabe d’origine espagnole

À travers 700 pages d’une terrible précision, Fanjul, docteur en philologie sémitique, professeur de littérature arabe et ancien directeur du Centre culturel hispanique du Caire, broie la légende d’un multiculturalisme précoce et éclairé. Il défait un mythe qui doit beaucoup au romantisme et à son exotisme de pacotille. Antifranquiste, Serafin Fanjul n’est pas précisément un militant de l’Espagne catholique. Armé d’une immense érudition, il s’est intéressé de près à ce que disent les chroniques de l’époque et les a confrontées aux clichés ambiants. Le résultat est à la fois comique et salutaire. Car on rit dans ce livre qui n’est pourtant pas facile à lire, surtout pour nous Français qui connaissons mal l’histoire de l’Espagne.  «La cohabitation de toutes les races et de toutes les religions avait créé une atmosphère morale pure et exquise (…) il s’agissait de la même civilisation que celle qui régnait dans la Bagdad des Mille et Une Nuits, mais dépourvue de tout ce que l’Orient a pour nous d’obscur et de monstrueux. L’air subtil et rafraîchissant de la Sierre Morena l’avait occidentalisée», écrit l’arabiste Garcia-Gomez en 1959.

Tueries et pogroms

À propos de cohabitation, Fanjul nous rappelle la longue et fastidieuse liste des tueries de chrétiens sans oublier les pogroms qui ont essaimé l’histoire d’al-Andalus entre la conquête arabe et sa reconquête par les rois catholiques qui se termine par la prise de Grenade en 1492. Il nous rappelle ce en quoi consistait le statut de dhimmi pour un non-musulman : par exemple, ne pas parler à voix haute à un musulman ou ne pas construire une maison plus haute que la sienne. Al-Andalus, paradis sensuel, comme se complut à l’imaginer Théophile Gautier ?
Fanjul nous remémore qu’elles étaient les prescriptions d’un islam devenu très rigoriste sous l’influence des Almohades. Interdiction de tous les jeux, notamment les dames et les échecs, prohibition de la musique et relégation des femmes. Les islamistes n’ont rien inventé. Les femmes ? Voilà ce qu’en dit Averroès qui fut d’ailleurs mis au ban : «Elles semblent exclusivement destinées à donner le sein aux enfants. Cet état de servitude a détruit en elles la faculté de parvenir à de grandes choses (…) leur vie passe comme celle des plantes, au service de leurs maris. C’est de là que vient la misère qui dévore nos villes, étant donné qu’elles sont deux fois plus nombreuses que les hommes.»
Al-Andalus, paradis de l’échange interreligieux ? Il y eut, à certaines périodes et dans certains lieux, des échanges cordiaux mais ils ne furent pas la règle, plutôt l’exception. Ce dans un monde où les mariages mixtes étaient rares du fait de l’impureté présumée des autres communautés. «Les tentatives de rapprochement doctrinal pacifique sont anciennes chez les chrétiens tandis qu’elles brillent par leur absence chez les musulmans, mais cela ne signifie pas que les chrétiens aient été fondamentalement meilleurs.» Fanjul fait preuve dans ce livre d’un esprit voltairien, le sarcasme en moins. Il conclut : «Ce que l’islam a perdu n’est en rien un paradis originel (…) Que les musulmans réfléchissent donc et ne nous impliquent pas dans leurs frustrations et leurs échecs: ce sont les leurs avant toute chose.»
«Al Andalus l’inventiond’un mythe», de Serafin Fanjul, traduit de l’espagnol par Nicolas Klein, L’Artilleur, 708 p., 28 €.

Rémi Brague, historien de la philosophie et spécialiste de l'islam.

Rémi Brague, historien de la philosophie et spécialiste de l’islam.  – Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Rémi Brague: «L’importance de l’héritage arabe en Espagne est exagérée»

L’historien de la philosophie et spécialiste de l’islam a lu l’essai de Serafin Fanjul.
LE FIGARO. – Dans son livre, Serafin Fanjul déconstruit ce qu’il appelle le «mythe d’al-Andalus». Sur quoi repose celui-ci ?
Rémi BRAGUE. – D’abord, une précision sur le mot : al-Andalus n’est pas l’Andalousie actuelle, qui est une des provinces de l’Espagne, correspondant en gros à la vallée du Guadalquivir, à l’extrême sud de la Péninsule. Le mot arabe désigne tout ce qui, à partir de 711, y est passé sous domination islamique. Elle s’est étendue loin vers le nord, puisque seules y échappaient les Asturies, le Pays basque et navarrais, la Catalogne. Puis elle a reculé par à-coups, jusqu’à la fin du royaume de Grenade en 1492.
Le mythe a plusieurs aspects. Pour simplifier, distinguons-en trois. Il y a d’abord l’idée d’un niveau de civilisation matérielle et de culture exceptionnel dans l’ensemble de la population ; puis celle d’une coexistence harmonieuse entre juifs, chrétiens et musulmans dans un climat de tolérance, la «convivencia» tant chantée ; enfin, la thèse d’Américo Castro selon laquelle les cultures juive et islamique auraient exercé une influence décisive et durable sur l’Espagne. Fanjul attaque ces trois dimensions du mythe, mais insiste surtout sur la dernière, sans pour autant imaginer une continuité parfaite entre toutes les étapes de l’histoire espagnole, et sans non plus ménager ses sarcasmes contre la légende franquiste d’une Espagne éternelle.
«La mythification du passé sert de compensation à des peuples dont la situation présente est peu brillante»

Rémi Brague

En quoi ce mythe est-il une «chimère» aux yeux de l’auteur ?
Tout simplement en ce qu’il ne repose sur rien, ou presque : tout au plus des cas isolés, des exceptions censées représenter la règle. Quant au niveau culturel de l’Andalus, il signale de pures galéjades : treize mille mosquées à Cordoue ! Quant à l’importance prétendue de l’héritage arabe, elle est exagérée : ainsi, les mots d’origine arabe représentent 0,50 % du vocabulaire espagnol, et aucun ne concerne la vie intellectuelle ou spirituelle. Les anachronismes abondent : on attribue aux Arabes le figuier dit de Barbarie, venu du Mexique, l’arc outrepassé, attesté au IIIe siècle romain, byzantin et wisigoth (269), le patio des maisons sévillanes, qui date de la Renaissance, ou la mantille, de la fin du XVIIIe siècle. Dans beaucoup de cas, on est en présence du phénomène répandu de l‘«invention des traditions» chère à l’historien britannique Eric Hobsbawm : ce que l’on croit ancestral et «typique» ne remonte pas plus haut que le XIXe siècle.
Sur la convivencia, Fanjul dit l’essentiel : elle ressemblait plutôt à l’apartheid sud-africain ; les communautés ne se mêlaient pas et se haïssaient souvent. Mais ce n’était pas son principal propos. Là-dessus, je renvoie au gros livre de Fernandez-Morera, The Myth of the Andalusian Paradise (2016).
Selon Fanjul, l’idéalisation d’al-Andalus est fondée sur un mélange d’ignorance et d’idéologie mi-victimaire, mi-exotique. Êtes-vous d’accord avec cette analyse ?
L’ignorance des choses espagnoles est monumentale en France, où la proximité des langues nous donne l’illusion de la familiarité.
L’exotisme est double. Il est d’abord chronologique, c’est le rêve, partagé aussi par bien des Espagnols, d’une sorte de paradis perdu. Pour les autres Européens, un second exotisme, spatial, s’y superpose. Depuis longtemps, l’Espagne abrite plusieurs de nos fantasmes. Esthétiques, d’abord : castagnettes et toreros. Mais surtout moraux. Ce fut d’abord la «légende noire», répandue aux XVIe et XVIIe siècles par des plumitifs à la solde des dirigeants anglais, français et hollandais, légitimant le pillage des galions qui portaient en Espagne les métaux précieux de l’Amérique. Elle fut reprise au XVIIIe par des gens qui n’avaient jamais franchi les Pyrénées. Puis, au XIXe siècle, on eut l’image d’un peuple si pittoresque resté primitif et au sang chaud, celui d‘Hernani et de Carmen. Fanjul cite des phrases à se tordre : Mérimée croyant arabes des monuments gothiques ou baroques ; Gautier disant en 1840 que l’Espagne catholique n’existe plus.
Le ressort psychologique de la victimisation est puissant : la mythification du passé sert de compensation à des peuples dont la situation présente est peu brillante.
«Les intellectuels musulmans ont des opinions très ­variées, comme leurs équivalents d’autres religions. Certains font d’al-Andalus un slogan à multiples fonctions»

Rémi Brague

Quel statut a al-Andalus aux yeux des intellectuels musulmans ? Celui d’un paradis perdu de l’islam, ou d’un projet d’avenir non seulement pour l’Espagne, mais aussi pour l’Europe ?
La perte de territoires jadis dominés est pour beaucoup de musulmans l’objet d’une mémoire douloureuse, bien plus que ne l’est pour les chrétiens le passage à l’islam de régions qui avaient pourtant été le berceau du christianisme, comme la Turquie et le Proche-Orient. Les intellectuels musulmans ont des opinions très variées, comme leurs équivalents d’autres religions. Certains font d’al-Andalus un slogan à multiples fonctions. Après l’échec d’Alexandrie et de la Bosnie, il sert à présenter le visage d’un islam bigarré et tolérant. Chez certains exaltés, il alimente le rêve de la reconquête d’une terre autrefois soumise, d’une contre-reconquista, donc. Ce sont eux qui demandent qu’on leur «rende» la mosquée-cathédrale de Cordoue, d’ailleurs elle-même construite sur les ruines d’une église…
Serafin Fanjul est à la fois philologue et professeur de littérature arabe. Comment jugez-vous ce livre sur le plan de l’érudition ? Vous a-t-il fait découvrir des éléments que vous ignoriez ?
Fanjul a enseigné à la Complutense de Madrid, sans doute la meilleure université d’Espagne, la langue et la littérature arabes, dont il a traduit plusieurs chefs-d’œuvre. Or, curieusement, l’accent du livre porte moins sur les textes arabes que sur l’histoire de l’Espagne. Je ne suis nullement spécialiste de ces questions et ne me risquerai pas à juger. En tout cas, le livre m’a appris mille choses dont je n’avais pas la moindre idée, mille petits faits historiques ou détails de vie quotidienne: habillement, cuisine, architecture. Sans compter un réjouissant sottisier d’auteurs français, espagnols, italiens.
Christine Tasin
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Notifiez de
victoire de Tourtour

Les chaînes des captifs chrétiens libérés par la Reconquista, et suspendues aux murs extérieurs de l’église au monastère de San Juan de los Reyes , à Tolède, sont une parfaite illustration de « l’islam des lumières ».

monrose

Il me semble que Jacques Attali fait partie de ces thuriféraires de « l’âge d’or arabe » en Espagne. Je me souviens d’avoir lu des articles de lui dans ce sens …

victoire de Tourtour

monrose
Son roman « historique », « La Confrérie des Eveillés » abonde en effet en ce sens.

JILL

Par quel miracle,les mahométans du Moyen-Age serait moins cons que ceux d’aujourd’hui ?

victoire de Tourtour

JILL
Ce ne peut être que la faute des méchants Européens.

lucide

Ce Monsieur vient de produire l’un des livres qui sera le plus bénéfique à l’occident.
On va sortir de l’ère du mensonge. Enfin ! Le plus grave ce n’est pas de devoir prouver quoi que ce soit aux musulmans, mais surtout de démonter la supercherie des ISLAMOPHILES occidentaux de tout poil.

Er Lannig

Eh! oui c’est bien là le problème : Les ISLAMOPHILES occidentaux de tout poil.

dufaitrez

Le mieux est d’aller sur place et de voir !

Tristana

Un Islam des lumières n’a jamais existé et ne peut être. Islam et lumière sont antinomiques. Tout est fermé et obscur dans cette religion, les esprits, les croyances, rien, de la burqa au moucharabieh ne laisse filtrer beaucoup de soleil, de lumière ni de joie.

BALT

Pour tous ceux qui connaissent la mentalité de ces gens là, il est évident que la prétendue coexistence pacifique en Andalousie est une chimère. On le voit actuellement: En pays Arabe, les Chrétiens et les Juifs ne sont tolérés que s’ils se cachent et que s’ils soumis.

OCTAVE DE MEQUERVILLE

toute l’Histoire de l’Espagne depuis la conquête islamique au 8eme siècle jusqu’ au salutaire et courageux Décret d’Expulsion pris par la Sainte Isabelle la Catholique reine de Castille et d’Espagne, a été une longue guerre de libération nationale des ibères et des francs contre les conquérants arabes et leurs royaumes d’Andalous présentés par certains escrocs et propagandistes islamiques et Zotres en France , comme un soi-disant modèle de la vie cosmopolite et de la tolérance religieuse ( bien sûr au détriment des chrétiens usurpés dans leur dignité , leur liberté et leurs territoires ) .Telle est la Reconquista couronnée par la décision salvatrice la Sainte reine Isabelle de les chasser pour que l’Espagne chrétienne puisse enfin vivre dans la paix organique de sa société

Desvignes

Meme si les misulmans avaient tout invente, ce ne serait pas une Raison suffisante pour se faire genocider

JILL

Pour les esprits éclairés,cet  » islam des lumières  » ne fût qu’une lampe à huile .Si la légende était en fait avérée,on serait en droit de se demander comment une civilisation aussi avancée a pu regresser à ce point;et pourquoi les mahométans seraient devenus aussi
abrutis .Leur part dans les progrès de l’Humanité : ZERO POINTE !

victoire de Tourtour

Et ils n’ont même pas inventé le zéro, qui pourtant les représenterait si bien.

patphil

la reconquista nous donne de l’espoir, après 500 ans de colonisation, les espagnols ont repris leurs terres, il a fallu 2000 ans aux juifs pour retrouver une partie d’israel, l’histoire s’emballe de nos jous

victoire de Tourtour

patphil
800 ans de colonisation .

;belphegor

Le Comte Juan a trahi son roi Roderic (Rogrigue) parce que celui-ci avait violé sa fille Fiorinda et c’est pour cela qu’il a aidé les berbères fraîchement islamisés à franchir les colonnes d’Hercule et à pénétrer en Vandalousie. Terre bénie des dieux par sa richesse à tous les niveaux et qui excitait l’envie et la jalousie des plumitifs sanguinaires musulmans du sud de la Méditerranée.

HARGOTT

Mais le pire est encore que cette mythologie moderne est enseignée et avalée, c’est la doxa officielle pour laquelle on fait un matraquage en Espagne et en Europe en général. Regardez le (bon) musicien baroque Jordi Savall: la musique de cette « époque bénie », il en fait son fonds de commerce. Au fait: l’Alhambra de Grenade, ce sont des féroces Berbères Nasrides, musulmans souvent en guerre avec les Arabes, qui l’ont fait construire.

victoire de Tourtour

Avec l’argent des autochtones, et, la plupart du temps, des architectes chrétiens , ou d’origine chrétienne.

reuri

Boycottez les séries tv qui font de la propagande islamique :
https://m.youtube.com/watch?v=63kgI8rh2hQ
Brûle hollywood brûle !

Daniel Boutonnet

Dans son « Histoire de l’Espagne » publié il y a déjà longtemps chez Fayard, Joseph Perez avait déjà sensiblement nuancé ce mythe, entretenu avec complaisance par les islamophiles.

TouN

TourN
Ste Nathalie de Cordoue, Excusez moi pour la faute d’orthographe

TouN

TourN
Tapez donc Ste Nathalie de Cordoux sur Google et vous aurez une idée de la religion d’amour et de paix en Andalousie

Honore

Tout connaisseur de cette période il y en a n’ont pas attendu ce livre pour savoir que cette histoire a été et est une vaste supercherie montée par la secte musulmane. Cette période a été une des plus noires de la civilisation islamique. Jamais eu autant de massacres contre les non musulmans.

OCTAVE DE MEQUERVILLE

Soyons honnêtes !!! .. le mythe de l’Andalous musulman est un mythe nationaliste arabe qui est passé en France dans les bagages du Décret Crémieux pour justifier et servir l’idéologie cosmopolite contre la réalité organique des sociétés humaines et notamment européennes .. le mythe de l’andalous n’a jamais été aryen !

Julien

Inspirée. Excusez-moi pour la faute d’orthographe

Julien

Excusez-moi mais la maison de la sagesse de Bagdad est l’ancêtre de notre fameuse thèse. Comme l’explique Luc Ferry, l’algèbre vient des arabes ou Erik Orsenna nous expliquait comment la soie est arrivé en Europe à travers le Sud de l’Italie précisément. Notre société est inspiré par les américains, les chinois, les arabes,etc. Je vous accorde aussi le fait que notre société doit beaucoup aussi à nos intellectuels

keltoy

Julien@/ vous faites un mélange quant à l’inspiration de la vieille europe,les arabes de par leur proximité avec l’Asie on eus accès à des connaissances qui sont arrivées après coup chez nous,ce sont les peuples de l’indus qui ont maîtrisé la physique quantique et le zéro,donc les sassanides descendants des perses et adoubés ensuite à l’islam connaissait cette science,ferry étant un collabo certifié ,il n’aurai pu dire différemment! Pour la soie ,vous confondez découverte du principe (les chinois) et négoce et essaimage(les arabes dans un premier temps ,puis avec l’avènement du coran les arabes musulmans qui contrôlaientles routes ,pour l’inspiration américaine de notre société,vous avez raison à ce jour, mais originellement c’est plutô à t l’europe que l’amérique doit ces fondamentaux!

HARGOTT

Et les Sumériens ont inventé la bombe atomique et le téléphone portable, puis ont migré sur Mars, et leurs descendants, dans un rêve, en ont révélé les arcanes aux ingénieurs modernes, par la route de la Silicon Valley qui passait par l’Egypte antique!!!

TEOPAUL

Trés bon Je me marre.

HARGOTT

On ne peut argumenter sainement en citant Ferry et Orsenna, valets de la doxa que j’appelle la pensée unique totalitaire d’ état (PUTE)

Desvignes

Excellent

cirrus

Non, tout ce qui vient des Arabes a en fait été pris aux Indiens. On doit notamment les mathématiques aux Indiens.

victoire de Tourtour

Aussi aux Grecs, aux Perses. Mais les guerres de conquête (546 batailles offensives) et l’expansionnisme arabo-musulman puis ottoman-musulman ont islamisé les autochtones, y compris les intellectuels qui ont continué leurs recherches jusqu’au Xe siècle. Ce qui permet aux musulmans ,notamment arabes de revendiquer et de s’approprier leurs découvertes.