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Le Figaro préfère les islamistes à Bachar

Ici à Riposte Laïque, nous connaissons le poids des mots. Nous disons une vérité qui déplaît et nous y mettons des mots clairs et précis.

Bien entendu, nous retrouvons nos débiles de la gauche bien pensante, qui ces derniers temps avaient perdu leurs voix. Normal, on tape sur les islamistes !

Ce n’est pas le cas du Figaro par exemple qui choisit ses adversaires, souligne ses préférences, et affirme ses vérités sur la base de témoignages faussés. Prenons l’exemple de cet article paru le mercredi 28 février, page 4, sur la Ghouta qui « agonise sous les bombes » écrit Delphine Minoui.  https://twitter.com/DelphineMinoui

Elle commence par la séquence émotionnelle. Un grand classique de la presse française qui consiste à apitoyer, à vous mettre en position d’avaler le reste du discours indigent. Je cite en résumant : Dans un hôpital improvisé, une jeune mère de famille sanglote ! « J’attends qu’il meure » pleure-t-elle, « j’étais en train de faire du pain quand le toit lui est tombé sur la tête » (…) dans un dernier soupir, son enfant s’est éteint. Désormais elle hurle « Il avait faim, il est mort affamé. Au moins il aura de quoi manger au paradis » Fin de citation ! Séchons nos larmes et revenons au sujet ! Après la séquence émotion, vous êtes priés de vous pencher sur le sort de Ghouta.

On notera en aparté, qu’il y eut le même genre de scènes à Mossoul et à Raqqa ! Mais c’était des bombes et des missiles américains, anglais et français ! Ils faisaient sans doute le tri avant de tomber ! Sans compter ceux qui tombent sur la tête des Kurdes suite à l’invasion du dictateur Erdogan !

En clair, ils nous refont la séquence d’Alep ! Les Russes et Bachar sont les méchants, les « résistants » sont les gentils ! Il faut attendre la fin de l’article pour apprendre qu’ils sont de Jeish al-Islam, ainsi que de Failaq al-Rahman, qu’il y a des salafistes d’Ahrar al-Sham, et des djihadistes d’Ayat Tahir al-Sham. Bref, pour Delphine Minoui journaliste au Figaro, la « résistance » est islamiste et donc mérite toute notre bienveillance je suppose !

Mais il y a plus grave !  J’en viens aux témoignages. Elle utilise le témoignage de Firas Abdullah qui a une page Facebook. C’est un opposant de toujours à Bachar Al Assad. (Source) Il affirme que Vladimir Poutine et Bachar Al Assad sont des menteurs ! Que des canons et des missiles sol-sols tombent et bombardent malgré le cessez le feu. Elle utilise aussi le témoignage de Rami Abdel Rahmane, qui préside un observatoire syrien des « droits de l’homme ». Sauf que ce personnage est seul, qui vit en Angleterre, que cela fait 18 ans qu’il n’a pas mis les pieds en Syrie.

Les trois grandes agences de presse internationales, l’AFP, Reuters et Associated Press s’appuient sur les communiqués de l’OSDH. Pourtant la neutralité et la fiabilité de cet organisme sont contestées par certains experts du conflit, et par le Figaro lui-même, dans un article d’Eugénie Bastié (Source). Il faudrait qu’ils s’accordent un peu au Figaro. Cela fait désordre !

De plus, c’est le Monde, journal de gauche bien-pensant qui titre : La crédibilité perdue de Rami Abdel-Rahman, directeur de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (Source). Cet homme de son vrai nom Ossama Souleiman n’est pas d’une grande impartialité car la majorité des amis de l’Observatoire, appartiennent au Comité de Coordination nationale pour le Changement démocratique (CCNCD) et se rangeaient sous la bannière des « opposants à l’intervention étrangère ».

Pour conclure sur le personnage et le témoignage qu’utilise la journaliste du Figaro je cite Fabrice Balanche, un chercheur au Washington Institute et expert du conflit syrien, qui estime que l’OSDH est un instrument de propagande favorable aux Frères musulmans, financé au départ par le Qatar. Depuis 2013, l’organisme reçoit également des subventions de l’Union européenne. Donc, quand vous entendrez des journalistes de chaînes de télévision citer ce « témoin », vous savez d’où vient l’info !

Que dire de l’UOSSM (Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux ) qui est dirigé par le Franco-Syrien Ziad Alissa et qui « soupçonne le régime » d’attaques chimiques ! Où était-il à Mossoul et Raqqa ? 

Sur les mots utilisés par Delphine Minoui, correspondante à Istanbul, chez le Hitler turc Erdogan : outre le mot résistant dont on a pu voir ce qui ils étaient en fait, il y a des qualificatifs qui frisent le parti pris : Activistes de la Ghouta, Militants. Un langage courtois et quasi syndical.

On ne penserait pas que sous ses vocables, il y a des hommes qui sont acteurs d’une guerre civile, et qu’ils tuent aussi ! Le Figaro n’est plus vraiment de droite et impartial. Il déverse une eau tiède et précautionneuse ! Sans doute aussi, que le parti pris de Delphine Minoui  tient au poste de correspondant qu’elle occupe à Istanbul, qui sait ?

Gérard Brazon (Libre expression)