1

Le film « de Gaulle » évoquera-t-il les phrases « racistes » du Général ?

« L’homme providentiel ». L’icône d’une très grande majorité de Français. Celui qui a dirigé la résistance derrière son micro, à Londres et qui ne doit sa « gloire » politique qu’au patriotisme d’un Juif (le ministre Georges Mandel, qui sera assassiné par des miliciens) qui, justement parce qu’il était juif, a refusé de quitter la Patrie en danger, et laissé ainsi sa place, dans l’avion qui l’attendait, à un de Gaulle opportuniste, déçu de ne pas avoir été retenu comme ministre de la Défense du nouveau gouvernement Pétain.

Mon livre « J’accuse de Gaulle » retrace sa remarquable carrière « politique » car il est préférable de passer sous silence sa « brillante » carrière militaire.

Sur les écrans de France s’affiche le film « De Gaulle ».

Est-ce que dans ce film seront rappelées ses phrases et ses commentaires qui, aujourd’hui, le catalogueraient comme « raciste » et « antisémite » ? Non, bien évidemment. Il convient donc de s’en souvenir.

« Sur le plan ethnique, il convient de limiter l’afflux des Méditerranéens et des Orientaux, qui ont depuis un demi-siècle profondément modifié les compositions de la population française. Sans aller jusqu’à utiliser, comme aux États-Unis, le système rigide des quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Suisses, Hollandais, Danois, Anglais, Allemands, etc.) » (Le 12 juin 1945, ses directives au garde des Sceaux).

« De toute façon, l’Algérie française, c’est une fichaise et ceux qui préconisent l’intégration sont des jean-foutre. C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une minorité sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même, avant tout, un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir ? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! »

« Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État. Avez-vous une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés. Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes. Ils ne peuvent rien faire seuls. »

« Il est impossible d’accueillir au Palais Bourbon cent vingt députés algériens. La Patrie deviendrait la colonie de ses colonies. »

« Les Arabes, les Kabyles, les Mozabites, les Juifs ? Ces gens-là ne font pas partie de notre peuple. »

Au général Allard : « Mais enfin Allard, vous n’imaginez tout de même pas qu’un jour, un Arabe, un musulman, puisse être l’égal d’un Français ! Voyons ! C’est impensable. »

Au député Raymond Dronne : « Voulez-vous être bougnoulisé ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? »

« Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France. Ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est, c’est presque banal de le dire, s’il n’était pas d’abord un pays catholique. » (Discours de Rome, le 27 juin 1959)

« L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs. »

Au général Koenig : « Évidemment, lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens. Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs parlant mal le français. »

Au député Delbecque, organisateur de son arrivée à Alger en 1958 : « Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés avec des musulmans ? Ce sont des gens différents de nous. Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes ? »

« Les Arabes, pour détruire les ponts, ça va. Mais pour les construire ! Avez-vous vu un Arabe construire un pont ? Les Arabes n’ont jamais rien construit, jamais un pont, jamais un port, jamais une usine, jamais un chemin de fer. Cela n’est jamais arrivé. Il y a peu de chances pour que cela arrive maintenant. Ils ont besoin de nous. »

Au député algérois Marc Lauriol : « Ces gens-là sont des Arabes, ils ne nous aiment pas, nous n’en voulons pas. »

Au ministre Joxe, en mars 1962 : « Alors, Joxe, vous avez bientôt fini avec vos bicots ? »

À Jacques Foccart (l’Africain), le 8 novembre 1968 : « Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. Foutez-moi la paix avec vos nègres. Je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Ce n’est pas en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. »

Raconté par son fils, Phillipe : « Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous pour imposer ses mœurs. »

« J’attire votre attention sur un problème qui pourrait devenir sérieux. Il y a eu 40 000 immigrants d’Algérie en avril. C’est presque égal au nombre de bébés nés en France pendant le même mois. J’aimerais qu’il naisse plus de bébés en France et qu’il vienne moins d’immigrés. Vraiment, point trop n’en faut ! Il devient urgent d’y mettre bon ordre. » (En avril 1962)

« Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! » (Le 5 mars 1959)

À Alain Peyrefitte : « L’intégration, c’est une entourloupe pour permettre que les musulmans qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent minoritaires dans la République française à un contre cinq. C’est un tour de passe-passe puéril ! Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire ? Il y aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris ? Vous voyez un président arabe à l’Élysée ? »

« On a prétendu faire des nègres de bons Français. C’est beau l’égalité, mais ce n’est pas à notre portée. Vouloir que toutes les populations d’outre-mer jouissent des mêmes droits sociaux que les métropolitains, d’un niveau de vie égal, ça voudrait dire que le nôtre serait abaissé de moitié. Alors puisque nous ne pouvons pas leur offrir l’égalité, il vaut mieux leur donner la liberté ! Bye Bye, vous nous coûtez trop cher ! »

« Les Noirs sont de braves bougres. Ils ne sont pas animés par la même passion, par la même haine que les Arabes. Il n’y a pratiquement pas de Noirs en dehors de l’Afrique noire, alors que le mouvement pan-arabe va bien au-delà du Maghreb. Mais vous comprenez bien que lorsque l’Afrique du Nord sera perdue, le même intérêt n’existera plus. Les Arabes sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiants. »

Le 3 avril 1962, lors d’un conseil des ministres : « On ne peut pas accepter de replier tous les musulmans qui viendraient à déclarer qu’ils ne s’entendront pas avec leur gouvernement ! Le terme de rapatriés ne s’applique évidemment pas aux musulmans, ils ne retournent pas dans la terre de leurs pères ! »

« Les harkis… ce magma qui n’a servi à rien et dont il faut se débarrasser sans délai. »

Le FLN et l’ALN se sont chargés de l’en débarrasser par dizaines de milliers, auxquels s’ajoutent tous les Français assassinés entre le 26 mars et fin juillet 1962.

Ne manquez pas d’aller voir de Gaulle : « L’homme qui a fait tuer le plus de Français par des Français. » (De son propre aveu à Pompidou).

Manuel Gomez