Le formatage idéologique de Bosse lui interdit de nommer ses agresseurs

« Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde« .

Cette phrase de Camus n’est pas de plus en plus employée par hasard. Elle illustre parfaitement la grande tricherie sémantique dont nous sommes, gens lucides, les témoins atterrés, quand elle ne percute pas de plein fouet, pour l’annihiler, notre volonté de la rendre obsolète.

La mésaventure du champion d’athlétisme Pierre-Ambroise Bosse la maintient, hélas, dans son actualité de la violence devenue ordinaire dans nos pays de libertés. Allons plus loin.

Ne pas nommer les bourreaux ajoute à la souffrance des victimes. En écrivant cela, je n’ai pas le sentiment de trahir Camus. Je maintiens donc que lorsqu’une personnalité de premier plan omet, dans le bilan qu’elle fait de son infortune, de désigner par leur réalité physique, mentale, confessionnelle ou politique, ses auteurs, elle ajoute le silence des complices par défaut à l’infinie veulerie des coupables.

Notre athlète donc. Il s’agit ici d’un instant de brutalité sanctionné par le genre de traumatisme dont une personne à ce point amochée, méprisée, niée en tant qu’être humain, gardera toute sa vie la trace. À des degrés divers, ce qui n’est pas rien de toute façon, que l’on soit champion du monde ou vulgum pecus.

Ailleurs, ce peut être une séquestration plus ou moins longue, un viol, une blessure. Dans un cas comme dans tous les autres, le désir, la volonté, la nécessité de désigner clairement l’agresseur me parait essentielle à la restauration de la victime. La non-exécution de ce protocole thérapeutique porte un nom : Syndrome de Stockholm. Il est par lui-même lourd de séquelles.

Que l’on soit tombé amoureux du bourreau ou que par une subtilité de la pensée conforme, on se défende de le nommer, l’occasion est d’autre part perdue de mettre son ennemi face à ses responsabilités. Ainsi couverte par le silence acceptant, le déni ou le mensonge, la société par essence assez lâche quoique caquetante jusqu’à la nausée par ses canaux d’opinion,  peut continuer à vaquer à ses occupations en se donnant bonne conscience. Et les bourreaux continuer à se choisir ici ou là de quoi satisfaire leur besoin viscéral (ou la froide nécessité dogmatique) de faire mal.

Monsieur Bosse, vos agresseurs ont ciblé votre visage, votre cou peut-être. Ils sont semble-t-il « défavorablement connus des services de police, habitués des comparutions immédiates, etc., etc.« . Dois-je poursuivre la litanie anthropologique ?

Dois-je vous faire un dessin ?

Vous ne pouvez pas les dédouaner par cette sorte d’acceptation du pire. Eux, penseront qu’au delà de la crainte qu’ils vous inspirent gite une sorte de fraternité, d’amour. Ils ne vous en mépriseront que davantage. C’est ça, le syndrome de Stockholm.

Monsieur Bosse, afin de vous libérer de la chape conformiste, ainsi dénommée, qui pèse désormais sur vos épaules, ne pensez vous pas qu’il vous serait préférable, ayant botté le cul de ceux qui exploitent votre bonne nature, de « bien désigner les choses » ? Par là, les gens qui ont éprouvé l’envie de vous tuer ? Pour, quelque part, les tuer à votre tour ?

Jean Sobieski

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22 Commentaires

  1. J’avais concocté un post aux petits oignons,culturel et tout et tout,mais las,il a été frappé par la limite(?)de parution:dommage,car il aurait pu en instruire certains.A propos,ya pas de fachos sur RL mais des gens révoltés par le réel.

  2. Je pense que Monsieur BOSSE , et vraiment représentatif de notre france….un Coq qui chante les deux pieds dans la merde qui pavane et nous flate…Ho une médailles…mais hors des projecteurs il est a l’image de bons nombres de nos contenporains…Pret a lécher le cul de ces racailles et les protégers par son silence! Sa lachetée ouvre la porte a toutes les autres formes d’exactions et…je souhaite de tout coeur que les memes racailles tombe un jour.. sur sa meuf..sa mere..ou sa soeur

  3. Bosse, pour moi, n’est plus champion du monde. Je l’ai vu en à la télé gagner sa superbe médaille d’or. Je l’ai, comme sans doute des millions d’autres Français, immédiatement admiré et aimé…Mais son déni de nommer ses agresseurs m’a rempli de honte, pour moi et pour lui. Un champion n’est pas seulement quelqu’un qui gagne parce que ses muscles et se détermination sont plus forts.Un vrai champion doit avoir de la force morale autant que physique. Bosse ne l’a pas. Il s’est couché comme une pauvre lavette, comme un Dhimmi. Il faut qu’il nomme ses bourreaux. Tout le monde sait qui ils sont: des racailles importées, adeptes d’une d’une idéologie raciste qui veut conquérir la France, l’Europe et le Monde. Bosse a été une cible parce qu’il est Blanc et que c’est un « kouffar »!

  4. On reste dans le registre du « Vous n’aurez pas ma Haine » !
    Il a des jambes, mais de cerveau patriote !

  5. Il se fait péter la tronche par des vermines et il n’est même pas capable de se défendre ? Un sportif de son niveau ? Je rigole. Grand bien lui fasse d’être une tafiole et de le rester. Si ça lui convient, ça ne dérange personne. Lui, un homme ? Un vrai ? J’ai des gros doutes. Et en plus, il n’avait pas de copains pour l’aider ? Et pas de témoins non plus ? Ca pue, cette affaire. Rien dans la calbar, ce type.

  6. Bosse a la gueule de la France d’aujourd’hui. Il a voté pour un de ceux qui contribuent à son martyre. Je n’ai plus aucune pitié pour ceux qui font du mal, volontairement ou par bêtise, à ma patrie. Qu’il aille se faire foutre !

  7. Y avez-vous pensé : et si en plus du massacre dont on a été victime se rajoutait la peur de représailles ?
    Eh oui, on en est là ! Ce qui rend bien aléatoire, pour le moment, toute velléité de résistance, de révolte, que sais-je encore !

  8. Il suffit de témoigner des paroles des agresseurs, ce que ne fait pas non plus PAB. Ceux-ci sachant qu’ils ne seront pas dénoncés clairement continueront…
    Merci pour les prochaines victimes, PAB !

  9. et si vous ne les dédouanez ben tant pis pour vous; vous ne travaillerez donc pas au sursaut de notre FRANCE endommagée comme votre gueule de champion de votre catégorie mais encore de l’OMERTA. Chaque fois que vous regarderez dans votre miroir pensez un peu aux suivants….je ne vous plaints pas !  » pas de pitié pour les canards boiteux »

  10. J’ajouterais que toute faiblesse est considérée par le musulman comme un aveu d’échec qui l’autorise à profiter de la fragilité de son ennemi et lui permet ainsi d’asseoir son pouvoir. Si le Coran exige de « faire le bien » par quelques aumônes, il n’exige aucune « compassion » ! Et aucun exemple de compassion ne lui servira jamais à se civiliser. Au contraire … il se durcira ! Braves Français, continuez à poser des bougies …. !

    • Bravo pour votre réaction en face de ce désolant fait divers Vous resituez le problème à sa source Un islam méprisant pour les « soumis » dont cet athlète est un parfait exemple et l’absence totale de compassion pour tout ce qui est » mecreance  » On fait l’aumône pour engranger des points au soi disant Paradis mais c’est de la comptabilité , pas de la compassion Au fait J’ai investi dans une fabrique de nounours ma fortune est faite associez vous avec moi cher disciple d’Alexandre Dumas ?

  11. La victime complice de ses agresseurs en quelque sorte, qui protège tous les agresseurs du même type, et donc qui favorise par là d’autres agressions avec la souffrance d’autres victimes qui subiront souvent pire que ce que lui-même a subi.

    • Dans le syndrome de Stockholm, il y a en effet l’adhésion au projet du bourreau, et sa défense. La victime est alors plus que complice. Elle devient combattante contre sa propre famille. Le drame étant qu’il ne s’agit pas là d’une tactique d’évasion possible, mais bel et bien d’une acceptation du dominant comme maître à penser.
      Notre champion est quelque part sur cette diagonale de la soumission. Peut-être se réveillera-t-il pour balancer tout ça à la poubelle? J’en doute. La pression de ses parrains (sportifs, médias, politiques, publicistes…) est telle qu’il se contentera de ne pas avoir été proprement trucidé. Ceci simplement : cher Monsieur Bosse, ne venez pas svp nous donner des leçons de morale à dix centimes sur le vivre-ensemble, le multi-culturalisme, la tolérance, etc
      JS

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