Le gouvernement livre d’autorité vos dossiers médicaux à Microsoft

En 2018, Emmanuel Macron recevait discrètement Bill Gates, le fondateur de Microsoft. Un an plus tard, la loi Santé, destinée à « encadrer par l’humain l’emploi de l’intelligence artificielle et du Big data » était adoptée, avec à la clé, un groupement d’intérêt public pour un système de base de données et de services liés : le Health data hub. Celui permet de croiser les bases de données de santé informatisés des hôpitaux, pharmacies, dossiers médicaux partagés et données de recherche. Sans votre consentement !

Le Centre européen pour le droit et la justice vient de réaliser une enquête très poussée sur ce scandale qui vient s’adosser au scandale politico-sanitaire du coronavirus géré par les équipes de la macronie. Rappelons au passage que les 40 000 morts de l’incurie gouvernementale font l’objet de milliers de plaintes pénales et administratives (voir mes précédents articles sur https://ripostelaique.com/author/jacques-chassaing ).

Toutes les données sont stockées sur Microsoft Azure, la plateforme de cloud computing du géant américain Microsoft

« à l’origine de la plateforme Health data hub se trouvent « certains acteurs, proches des Gafam » comme Gilles Wainrib, « le Fondateur de la start-up OWKIN qui lève régulièrement des fonds auprès de Google Venture » [6] (OWKIN a été lancée avec une bourse de Sanford PostDoc en 2016 et qui prospère aujourd’hui grâce à des fonds[7] français et chinois de Cathay Capital[8]). »

Une décision hautement politique de Macron

« Le 18 février 2019, la revue en ligne La Lettre A[9] présentait le HDH comme « un chantier-vitrine de l’intelligence artificielle à la française voulue par Emmanuel Macron ainsi qu’une énorme opportunité pour Google, Amazon et Microsoft ». Alors que des spécialistes défendaient des solutions alternatives, la directrice d’HDH, Stéphanie Combes, a dû admettre dès décembre 2019 [10] que le choix de Microsoft était un « choix d’opportunité » afin « d’aller vite » dans le développement de la plateforme. « S’il y avait eu une alternative, nous aurions dû passer par un marché public et la procédure aurait été beaucoup plus longue », déclarait-elle à un journaliste du magazine Tic Santé [11]. »

« Pour se prémunir de fuites au sein du Health Data Hub, l’accent a été mis sur la pseudonymisation des données, mais l’anonymat complet est impossible : comme le montrent plusieurs études universitaires, il suffit de croiser un nombre limité de données pour réidentifier un patient ».

Pire : «  le gouvernement américain a adopté une loi appelée Cloud Act qui permet à la justice états-unienne d’accéder aux données stockées dans des pays tiers. »

Projet de loi Santé : Agnès Buzyn au Sénat. Celle qui fait aujourd’hui l’objet de multiples plaintes au pénal, parlait incomplètement du Health data hub ; c’est à la 8’

Ce système n’est pas à l’abri d’un piratage massif

« Le HDH se développe sur un modèle centralisé, avec pour conséquence un impact plus élevé en cas de piratage informatique. On pourrait penser que les Gafam proposent des solutions ultra-sécurisées. Or, les attaques viennent souvent de l’intérieur, c’est-à-dire des personnels ayant accès aux données » soulignait dans Le Monde du 10 décembre 2019 un collectif initié par des professionnels du secteur et de l’informatique médicale [13]. »

Karim Khelfaoui, médecin révolté par le contact tracing. « Ils sont en train de piller vos données médicales et vos DMP sans votre avis pour alimenter les serveurs de Microsoft »

https://youtu.be/YjnTKzCQVRU

https://youtu.be/YjnTKzCQVRU

lien de secours https://youtu.be/YjnTKzCQVRU

Edward Snowden avait prévenu

« Edward Snowden a mis en évidence dans ses révélations de 2013 la porosité entre Microsoft et les agences de renseignement américaines, ce qui avait à l’époque provoqué une crise de confiance des usagers des « clouds » fournis par les opérateurs américains [16]. Ces révélations qui corroborent pourtant les inquiétudes du président de la CNIL évoquées plus haut n’ont manifestement pas inquiété nos décideurs ».

Le Conseil national des barreaux [17], Conseil national de l’Ordre des médecins [18], des collectifs d’éditeurs de logiciels [19], et des professionnels de santé [20] ont attiré l’attention de l’opinion publique sur les dangers que présente le Health Data Hub

« Ce danger ne doit pas être appréhendé uniquement à partir de l’état actuel des possibilités d’appropriation des données légale ou par voie de piratage, mais aussi à la lumière des projets des grands trusts internationaux.

Le Forum économique mondial (Forum de Davos), qui s’investit dans des structures sanitaires globales comme la Coalition pour l’innovation dans l’anticipation des épidémies (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations – CEPI) lancée au forum de Davos de 2017[21] ne fait pas mystère de son intention d’instaurer une « traçabilité » de tous les citoyens du monde à partir de leur identité financière digitale (digital financial identity)[22] permettant de dématérialiser toutes les transactions mais aussi de centraliser toutes les informations sur la situation personnelle d’un individu. »

La gravité des enjeux rend d’autant plus surprenante cette hâte du Gouvernement français à céder les données sanitaires des citoyens aux « cloud » de Microsoft, avant même qu’il ne fût question de pandémie, et doit inciter l’opinion publique à la plus grande vigilance.

« de la collecte de donnée à leur utilisation à des fins de contrôle des comportements il n’y a parfois qu’un pas, comme l’a montré l’exemple chinois [23], ce qui est particulièrement inquiétant quand sont en cause divers éléments couverts par le secret médical, y compris dans certains cas le décodage de l’ADN des individus. ».

Par Frédéric Delorca, auteur invité, juriste, sociologue, auteur de « Les régimes populistes face au mondialisme » (Éditions du Cygne, 2017), article en intégralité sur : https://eclj.org/geopolitics/french-institutions/le-gouvernement-francais-livre-les-dossiers-medicaux-des-administres-a-microsoft?lng=fr

22 juges suspects ! ONG/CEDH/Conflits d’intérêts : 6 minutes pour comprendre

Le Rapport « Les ONG et les juges de la CEDH, 2009 – 2019 » de l’ECLJ met en lumière les relations existant entre plusieurs juges de la Cour européenne des droits de l’homme et des ONG actives devant cette Cour. Il analyse les différents problèmes engendrés par de tels liens et cherche à y remédier.