Le gouvernement Sarkozy veut forcer les Français à manger halal à l'insu de leur plein gré

Nous avons déjà largement évoqué sur Riposte Laïque le fait que nombre d’entre nous, qui ne sommes ni juifs ni musulmans, sommes obligés de manger de la viande abattue selon le rite halal, puisque des morceaux d’animaux sont recyclés sans étiquetage spécifique dans la grande distribution. C’est une atteinte à la liberté de conscience (et même à la laïcité) par le financement de cultes auxquels nous n’adhérons pas, par la souffrance animale, et c’est une tromperie sur la marchandise.
Hé bien, chers compatriotes, sachez que le gouvernement français de Messieurs Sarkozy et Fillon approuve totalement ce viol de vos consciences et de votre laïcité.
Ce n’est heureusement pas le cas de tous les gens de l’UMP. (Une division de plus au sein de ce « machin » !) En effet, Jacques Kossowski, député UMP des Hauts-de-Seine avait posé une question écrite au gouvernement sur ce sujet le 26 avril 2011. Et c’est Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État (chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation) qui répond le 21 juin, soit deux mois plus tard…
La question au gouvernement et la réponse de Frédéric Lefebvre au nom de ce gouvernement Sarkozy-Fillon peuvent être consultées sur le site de l’Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-106119QE.htm
Le député Jacques Kossowski attire l’attention « sur la traçabilité des viandes issues d’un abattage rituel. En effet, il semble que certaines de ces viandes sont disponibles à la vente dans des rayons de boucherie notamment de la grande distribution. » Selon lui, « pour des raisons philosophiques (laïcité, défense de la condition animale, etc.), certaines personnes ne souhaitent pas consommer ce type de produits. » Le député constate que « malheureusement, il n’existe pas pour l’instant d’étiquetage informatif. Afin que chacun puisse faire un choix éclairé, il conviendrait de rendre obligatoire une mention spécifique sur l’emballage. » Et le député « remercie » le membre du gouvernement « de bien vouloir prendre des dispositions en ce sens. »
Comme c’est une « question au gouvernement » tout à fait officielle, la réponse de Frédéric Lefebvre engage donc l’exécutif, et en particulier Messieurs Sarkozy et Fillon.
Frédéric Lefebvre s’abrite tout d’abord sur le fait qu’« aucune obligation d’information du consommateur sur les modalités d’abattage des animaux n’est prévue pour l’étiquetage des produits carnés » selon… la Commission européenne ! Voici déjà un bel aveu que la France n’est plus un pays souverain, puisque ce seraient selon Frédéric Lefebvre des fonctionnaires non élus et très majoritairement étrangers qui devraient décider pour le peuple français.
Donc « la Commission Européenne » estime « que les professionnels peuvent mettre sur le marché de la viande issue d’animaux abattus selon un rite religieux reconnu, sans mentionner ces modalités d’abattage » et on doit obéir à ce diktat !
Puis Frédéric Lefebvre nous explique en gros que du moment qu’on ne vend pas « la totalité de la carcasse d’un animal abattu rituellement » dans les circuits officiellement « sous appellation religieuse », on ne déroge pas à une directive du de la Commission Européenne (encore elle…) sur la dérogation pour l’abattage halal ou casher. Bref, Frédéric Lefebvre confirme totalement que de la viande abattue rituellement est allègrement recyclée sans étiquetage le mentionnant !
Mais Frédéric Lefebvre reconnaît que les députés européens, qui sont eux des élus, ne l’entendent pas ainsi : « Une réflexion est toutefois en cours au niveau européen. Le Parlement européen a en effet, dans sa résolution législative du 16 juin 2010 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, introduit, en première lecture, un amendement visant à la mise en place d’une mention obligatoire de l’abattage sans étourdissement sur la viande issue d’animaux abattus selon les rites musulman ou israélite. »
Le secrétaire d’État s’abstient toutefois d’argumenter cette « résolution » du Parlement européen, alors les diktats de la Commission Européenne a droit à de larges développements dans sa réponse.
Quant à cette « mention obligatoire de l’abattage sans étourdissement », Frédéric Lefebvre nous dit que « le Gouvernement français n’y est pas favorable. » Il engage donc directement l’exécutif, sans toutefois constater que des élus européens ont majoritairement un avis contraire. L’ Europe, c’est bien quand ça arrange…
Frédéric Lefebvre explique que le Gouvernement « considère que cette approche revient à porter une attention particulière sur un type de viande en fonction du mode d’abattage alors même que les viandes concernées n’ont pas de différence organoleptique, sanitaire ou de mode de production. »

Donc en gros, pour le « Gouvernement », les Français n’ont pas à râler puisque la viande halal ou casher aurait le même goût que la viande normale ! Quant à l’absence de différence « sanitaire », elle est justement mise à mal par des études récentes qui expliquent que l’abattage rituel favorise le passage de germes œsophagiques ou gastrique dans le sang et les muscles (donc la viande) des animaux égorgés à la mode musulmane ou juive. Et ça devient presque comique quand Lefebvre prétend qu’il n’y aurait pas de différence de « mode de production », puisque justement l’abattage halal ou casher modifie en soi le mode de production !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9mbPXXqqYHA[/youtube]
Évidemment, Frédéric Lefebvre, au nom du « Gouvernement », fait totalement l’impasse sur l’argument principal de la question du député UMP : les « raisons philosophiques (laïcité, défense de la condition animale, etc.) ».
Pire encore, Frédéric Lefebvre ose ajouter qu’un étiquetage spécifique sur la viande abattue au nom d’une religion donnée « serait susceptible de stigmatiser, aux yeux du consommateur, des pratiques d’abattage ayant des fondements relatifs à la liberté religieuse. » Quel aveu là encore ! Ça veut tout simplement dire que les consommateurs condamnent sans doute majoritaire ces pratiques d’abattage rituel, et ça inverse totalement l’argument car ce sont bien eux qui sont « stigmatisés » dans leur liberté religieuse, athée, laïque philosophique dans cette affaire.
Et le représentant du gouvernement termine sa réponse en disant qu’« un tel étiquetage différentiel serait de nature à déstabiliser les marchés de la viande de manière durable. »
C’est un nouvel aveu qu’une grande partie de la viande des animaux abattus rituellement est recyclée dans la distribution ordinaire ! Et c’est un faux argument, car la « traçabilité » des aliments a aujourd’hui des exigences françaises ou européennes bien supérieure à cet « étiquetage différentiel » !
Ainsi, le « Gouvernement » de Messieurs Sarkozy et Fillon, et les fonctionnaires étrangers de Bruxelles se fichent totalement de la liberté de conscience des Français, de leur laïcité et de leur santé, et veulent continuer à les forcer à manger halal à leur insu et contre leur gré. (Car évidemment le casher n’est qu’un alibi pour faire passer le halal).

Concrètement, comment résister à un tel totalitarisme et un tel débinage de la part de nos gouvernants ?
1. Interpellez votre député, et soumettez-lui la question de Jacques Kossowski et la réponse de Frédéric Lefebvre, et demandez-lui une réponse écrite qui établisse un choix clair. Et s’il ne répond pas ou se débine comme le représentant du « Gouvernement », dites-lui que vous ne voterez pas pour lui (ni évidemment pour Sarkozy ou les membres de son gouvernement) aux présidentielles et aux législatives de 2012.
2. N’achetez plus votre viande dans la grande distribution, mais auprès de votre boucher traditionnel, en lui demandant systématiquement si la viande qu’il vend ne provient pas d’animaux abattus rituellement, et en l’invitant à pratiquer « l’étiquetage différentiel » refusé par le gouvernement Sarkozy. Et selon sa réponse, vous lui ferez de la publicité ou de la contre-publicité auprès de vos proches et dans votre quartier.
3. Mangez du cochon ! C’est une viande économique, variée et là au moins vous êtes sûrs de ne pas manger halal contre votre gré et à votre insu.
4. Portez plainte auprès des organisations antiracistes et du « défenseur des droits » (qui reprend les prérogatives de la HALDE) pour discrimination – ou du moins non-respect de votre liberté de conscience – à raison de vos opinions religieuses ou philosophiques. (1)
5. Avertissez votre voisinage, diffusez les vidéos sur l’abattage rituel, prévenez vos amis des risques sanitaires qui y sont liés, et défendez vos droits de consommateurs et de Français.
La dhimmitude de Frédéric Lefebvre et de son gouvernement ne sera jamais la nôtre. L’islamisation ne passera ni dans nos assiettes, ni par le financement public des mosquées, ni ailleurs. Et ce sera un enjeu majeur pour 2012. Frédéric Lefebvre et son gouvernement ont choisi leur camp, tant pis pour eux.
Djamila GERARD
(1) Sur un sujet connexe, voici la lettre que j’ai envoyée il y a quelques jours aux associations « antiracistes » et au Défenseur des droits :
« J’ai récemment adopté un petit chat, et évidemment je cherche à l’alimenter du mieux possible. Je me suis donc rendue à mon supermarché favori, le magasin XXX situé à l’adresse suivante : XXX.
Dans le rayon d’alimentation pour chats, j’ai trouvé de nombreuses boîtes ou croquettes à base de poissons dont je vous passe le détail. Mais quant aux préparations à base de viande, sur une centaine de produits, aucun de ne contient de viande de porc, aliment pourtant traditionnel des Français. D’ailleurs mon petit chat adore que je lui donne à manger des rillettes du Mans, du jambon de porc, des saucisses de Strasbourg, des côtes de porc rôties et autres aliments porcins.
Comme le porc est un interdit religieux pour musulmans et juifs, j’en tire tout naturellement la conclusion qu’il s’agit là d’une discrimination indirecte pratiquée par les marques qui fabriquent ces aliments pour chats, envers les non-musulmans et non-juifs, et en particulier les Français et les Européens dont le porc fait partie de leur cuisine traditionnelle depuis au moins deux millénaires.
Je vous demande donc de suivre ce dossier avec intérêt, et d’engager les poursuites amiables ou judiciaires que vous jugerez utile pour cette discrimination alimentaire manifeste. »

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