Le grand Ferré tue 40 Anglais : devoir de cours élémentaire sur le patriotisme  

Voici les éléments sur lesquels, enfants, nos Anciens devaient plancher.

Il sont tirés d’un livret de la collection d’ouvrages classiques rédigés en cours gradués, conformément aux programmes officiels d’Histoire de France. Je n’ai malheureusement pas retrouvé l’année d’édition.

Cette 45e leçon sur le « Patriotisme du peuple » était destinée aux élèves de cours élémentaire pour encourager l’amour de la patrie et le courage dans la bataille contre l’envahisseur.

Le contexte :

Pendant la guerre de Cent ans, les habitants d’un village près de Compiègne s’allient avec le capitaine Guillaume aux Alouettes pour résister aux Anglais.

Le capitaine paysan avait pour domestique un paysan d’une force colossale, dit le grand Ferré.

Mais les envahisseurs anglais qui occupaient un château fort non loin prirent les devants et fondirent sur ces manants. Guillaume aux Alouettes fut l’un des premiers tués.

Dans la bataille, les paysans frappaient sur les Anglais « comme on bat le blé dans l’aire » et le grand Ferré cognait à la hache. À lui seul, il en avait massacré une quarantaine.

Mais, en sueur, le gaillard but grande quantité d’eau glacée et ne se sentit pas bien.

Les jours suivants, les rescapés anglais apprirent qu’il était alité par la fièvre. Une douzaine vinrent pour l’assassiner, mais le grand Ferré en tua encore cinq à la hache et les autres s’enfuirent.

La fièvre amplifia, emportant le solide paysan, muni, nous dit-on, en bon chrétien, des derniers sacrements.

Le manuel d’enseignement scolaire termine le récit par l’explication de quelques mots, un questionnaire sur la leçon et un devoir : « Parlez de la force et du courage du grand Ferré ».

Je propose d’inscrire cet exercice au programme du baccalauréat 2023.

Jacques CHASSAING 

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13 Commentaires

  1. l’on pourrait aussi enseigner l’histoire de
    Roland de Roncevaux !

    i y a 10 ans déjà , j’interrogeais une
    Interne en médecine sur cet homme du passé.


    elle était incapable d’en parler.
    Jamais eu au programme , ni de l’école primaire , ni
    du lycée ( ni en faculté)

    un autre interne passant dans le service, même question,
    même réponse , ignorance totale de 2 français de souche,
    diplômés de faculté .
    Les médecins actuels ignorent qui était Roland !
    j’en étais estomaqué .

    même réponse pour Surcouf !
    je ne parle pas de jeanne Hachette, dans les oubliettes.

    • Les médecins sont des techniciens.La pratique des techniques ne nécessite pas la connaissance de l’histoire.La médecine demande une somme immense de connaissances.Achetez un seul des manuels de première année de médecine et lisez-le,vous comprendrez.Tout élu au niveau national devrait avoir une solide connaissance de l’histoire pour comprendre la portée des décisions qu’il participe à prendre, pas les ingénieurs, les ouvriers ou les simples employés.J’ai appris récemment qu’un camarade d’école devenu coiffeur etait incollable en histoire.Il avait le CE, un CAP et un BEP mais aussi passionné d’histoire.

  2. Sachez que voici un Anglais qui soutient avec enthousiasme votre lutte pour défendre la civilisation européenne (ou au moins ce qui en reste). Bon courage à tous et a toutes.

  3. Pourquoi pas plutôt un sujet plus réaliste sur le véritable ennemi, qui assassine des Anglais et viole aussi des petites Anglaises. Pourquoi ne pas mettre Godefroy de Bouillon au programme, avec des passages tels que « Les croisés pénétrèrent en masse dans la grande mosquée dont tous les occupants furent passés au fil de l’épée. Un véritable bain de sang ! On y pataugeait, on en était éclaboussé jusqu’aux genoux », ou puisque le féminisme est à la mode, Catherine Ségurane « poussant un « cri sauvage », surgit, entraînant derrière elle quelques soldats. Elle brandit son battoir à linge avec lequel elle assène un coup violent sur la tête du janissaire. Celui-ci aurait été tué sur le coup, le crâne fracassé ». Visualise un modèle familier qui pourrit la vie des élèves au quotidien serait plus inspirant. Comment Papa Dit-Aîe ne serait pas d’accord car ressemblant trop au modèle historique ?

    • Godefroy, si vous ne craignez pas de boire le bouillon, vous tenez là le canevas d’un article pour RL qui devrait exploser le compteur des vues. J’attends de vous lire avec impatience.

      • J’ai parfaitement saisi les raisons de votre retenue et taquinait le lecteur plutôt que vous. Si j’écrivais un tel article, il le serait dans le style de Paco mais la lisière entre le premier degré et le second, si elle est évidente en littérature, ne l’est bien sûr pas pour la branche judiciaire de notre riant régime démocratique. Je m’amuse à ce genre d’exercice mais réserve ma verve à mon cercle privé. Si j’avais l’assurance d’être lu par un comité de rédaction je m’y lancerais peut-être, mais aimant pousser le bouchon de la liberté de penser assez loin je ne voudrais pas risquer d’attirer des ennuis à votre sympathique site. Même si je n’ai toujours pas entendu d’explication convaincante au fait que les lois françaises puissent s’appliquer légitimement à un texte publié physiquement sur un serveur étranger.

        • Eh bien chiche ! Que diriez-vous d’un devoir type de type bac ? Version papa dit Aïe 2024 ou Zemmour président 2017 ?

        • à Godefroy. Je n’en n’attendais pas moins de votre bravoure qui consiste à observer les autres monter au casse-pipe. Vous avez au moins le mérite d’être franc dans votre couardise,

          • Il y a un malentendu, là. Je suis en train de vous proposer de faire une parodie de sujet de bac sur les thèmes suggérés.

            • Écrivez donc publiquement quelques articles bien sentis au lieu de me suggérer des sujets. Et, comme moi, signez- les de votre véritable identité.
              Sur ce, bonsoir, je travaille à mes prochaines publications.

              • J’étais en train de solliciter votre permission d’écrire, moi, quelque chose afin de voir si c’était publiable. Je suis enseignant, et faire passer le bac, je connais. Je n’ai aucune envie d’écrire quelque chose de sérieux sur l’enseignement. On sait tout dessus. Nous assistonsjuste à sa mise à mort programmée depuis longtemps. Bonne inspiration.

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